DIÈTE LACTÉE
stoti,e aux affoctions gaslro-hépatiques. Ici la cause de l'alTec-
M. Pécholier (f) a signalé les bons effets de la diète lactée dans 1 hypertrophie siœple. Mais il „> a pas d'hypertropW .mple ce mot veut dire seulement ; sans lésion valvulaire • ajo ° tons mtoe que cela veut dire : sans albumine dans Fur n t sans grosse affection hépatique. Que peut-on penser de cette iZltt" ''"^'"'"^^'^ goutteuse
D'autre part, le lait redevient un moyen de premier ordre
IZ r t'roV' T"'''"' ''^'-"''-^ " cœur, que ce sm simplement l'œdème des membres inférieurs
da.re et enlevé des obstacles à Faction du cœur - nar là il peut le rendre propre à sa tâche pour quelque temps'. ' '
LES AUTRES DIURÉTIQUES,
Les diurétiques sont de deux ordres : les uns sont des dissol vants q„. entraînent au passage des matériau, de déch t Tes
mpor ent par les nrmes. Les liquides qui agissent dans ce en sont des eaux mmérales fraîches (U degrés), à peine chargées de maueres sohdes, et contenant un peu de silice; par exemple les eaux d-Ev.an, Contrexéville, Vittel, mais sur ent les eaux d Repertweiler ou ... mirée d'Ahace (source César), qui co„lnt unepeute quantité, t5 centigrammes, de nitra de . otasse
les son réellement diurétiques et sont les meilleures u pu si sent rendre des services dans les maladies du cœur
Les aulres diurétiques, qui sont les diurétiques hydragogues sont ceux qui font évacuer une quantité de liquide, etpar on ! quentsont des éliminateurs d'eau. iparconse-
^^!.) Pécholier «le Monlpemer), D,, MUa,io„, Ue la lame, A„el,„,
TRAITEMENT DES HYDROPISIES
Le meilleur de tous les diurétiques est assurément la digitale, mais toutes les préparations de digitale n'ont pas cette propriété
au même degré.
Bouillaud regardait la macéraiion de digitale comme le meilleur diurétique ; il pensait que la macération à fmid dissolvait un principe diurétique et l'alcool un principe sédatif du cœur, et eu cela il ne se trompait pas de beaucoup, car la digitaline est surtout soluble dans l'alcool et très peu soluble dans l'eau, tandis que la digitonine ou digitine de Nativelle est soluble dans l'eau froide et dans l'eau bouillante, mais n'est pour ainsi dire pas soluble dans l'alcool. .
Bouillaud faisait macérer 0,30 de poudre de feuilles de digitale pendant douze heures dans 1 litre d'eau, et faisait boire ce
liquide comme tisane. „ -, e -n^c
M. Bucquoy fait faire une macération de 0,50 à 0,75 de feuilles
dans 2U0 grammes d'eau. . . tt- a
Cette formule était celle qu'employait autrefois M. ^Herard Aujourd'hui, M. Hérard a constaté qu'il obtient J^^^' '^f avec 0,25 de feuilles dans 200 grammes d'eau. M. Moutard- Martin et beaucoup de praticiens ont adopté cette dernière for-
™ A quel moment faut-il l'administrer? M. Moutard-Martin fait prendre cette potion par gorgée toutes les heures, sauf le moment du repas. Cependant, cette préparation, pnse dix mmu es avant les repas en trois fois (trois repas), est bien tolérée (1)
(Blondeau et E. Labbé).
Pour mon compte, j'ai fait pendant très longtemps usage de la formule de Bouillaud et à l'hôpital je la trouve excellente. Cett énorme dilution de la poudre la fait bien tolérer par 1 esomac 1 ville, quand les malades peuvent -H., 3e pre^- a formule de M. Hérard. c'est-à-dire que je donne 0,30 dans 200 grammes d'eau à prendre avant le repas. Q.uant à la teinture de digitale, elle est bien moins diurétique
Société de ILérapcutique, .877, 26 novembre, .2 et 20 décen^bre.
que la macération, quoi qu'on ait dit Gubler ; il en est de môme des différentes sortes de digitaline.
Une fois qu'on a donné de la macération de digitale, il faut savoir que l'action diurétique est lente à se produire, qu'elle n'apparaît que le quatrième jour de l'administration du médicament; mais, en revanche, par ce fait de la lente élimination de la digitale, l'action diurétique continue encore pendant quatre ou cinq jours.
Pendant combien de temps faut-il administrer la digitale comme diurétique? Il est une remarque importante à faire. Quand l'action diurétique se prononce chez un malade atteint d'hydropisie et surtout d'anasarque, si les reins ne sont pas très altérés, la diurèse monte facilement à 4 et S litres par jour, et l'hydropisie diminue à vue d'œil ; les jours suivants, l'action hydragogue continue, mais en diminuant, à mesure que l'hydropisie diminue. On serait tenté de continuer l'administration de la digilale à la même dose, jusqu'à la disparition complète de l'hydropisie. Ce serait une faute grave, car, en pareil cas, le malade reste digitalisé et a grand'peine à. se relever, souvent môme il ne se relève pas.
Il faut donc cesser plus tôt l'administration du médicament, mais sur quel caractère se régler ? J'avais songé à me régler sur le pouls et tant que le pouls ne descend pas au-dessous de 60 par minute, je continue. M. Ilérard continue même au delà, si la digitale est bien tolérée, et en effet c'est.là la pratique pour les cas ordinaires.
Cependant beaucoup de médecins ont une frayeur telle de l'accumulation des doses, qu'ils cessent la digitale dès que la diurèse est étabUe (Moutard-Martin, Bucquoy, Gubler) ou diminuent progressivement la dose (Dujardin-Beaumetz).
Quand la digitale donnée par la bouche cesse d'agir, on peut essayer delà donner en injection sous-cutanée, selon la formule de Gubler :
Eau, 10 grammes; digitaline d'Homolle et Quévenne, 0,02.
Un milimètre cube de cette solution renfermerait, se'lon Gubler, d milligramme de digitaline. Mais les preuves de l'eflicacité de cette méthode sont restées bien douteuses.
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