C. PAUL. MAL. DU CŒUn. . wn
818 TRAITEMENT DES ANÉVRYSMES DE l'aORTE.
l'artère s'altère, le sang s'y coagule. M. Frédéricq(l), professeu h l'université de Liège, le démontre par l'expérience suivante. Il prend une veine jugulaire sur'un cheval qu'on vient d'abattre ; après l'avoir liée aux deux extrémités, il fait de nouveau trois autres ligatures pour diviser la cavité de la veine en quatre parties. Dans deux de ces sections, il enfonce des stylets de verre effilés à la lampe, et, plusieurs heures après, il ouvre la veine. Dans les deux segments libres, le sang est liquide; dans les deux autres, un caillot s'est formé autour des stylets de verre.
Si l'on examine un caillot au microscope, on constate de môme que le dépôt de fibrine a toujours pour point de départ des amas de globules blancs.
Pour se rendre compte plus facilement du processus de coagulation, on a soin de la retarder; pour cela, on reçoit le sang dans un vase à large surface, mais de faible contenance et entouré de glace ou d'un mélange réfrigérant. Les globules tombent au fond et le plasma surnage ; mais dès qu'on soustrait ce plasma au froid, il se coagule.
Un second moyen de retarder la coagulation consiste à conserver le sang dans une veine.
■Le troisième est un moyen chimique. Au moment de la saignée, on mélange au sang des solutions concentrées de chlorure de sodium, de sulfate de sodium ou de magnésium, et en y joignant le froid on suspend complètement le phénomène de la coagulation.
Dans ces conditions le plasma se sépare complètement des globules, qui tombent au fond.
Denis (de Commercy), qui a découvert ce moyen, jetait dans le sang du chlorure de sodium en poudre. Il se formait un précipité floconneux qu'il recueillait sur un filtre. Il obtenait ainsi une pâte molle et floconneuse, qui se redissout parfaitcmcnl dans l'eau et forme une solution parfaitement limpide après fillration. Cette solution abandonnée à elle-même se coagule complètement au bout d'une heure ou deux et donne une belle gelée
(1) Frôdéricq, Leçon sur la coagulation du sang {Reoue scientifique, /. tloccnibrcl880).
MÉCANISME m LA COAOOIATION DU SABO. ,,9
hyaline Si, avant la coagulation, on la soumet au battaKO elle dépose de la nbrine sur la baguette de baleine comme fe s g lui-même Den,s(de Commercy) avait donné à la substance extraite par le cblorure de sodium le nom de plasn„„e, il supp sait ou d ans la ceagulafon elle se dédoublait en fiM,. eo^He et en r>in„ed,s.oule onpan,gMuU,u,; anjourd'bui on donne le nom de fiir,noge.e à la substance liquide qui se coagule, et l'on a conservé le nom de pa,-ashinl,ne k la partie qui reste liquide. Ces deux substances si voisines ne peuvent être réellement séparées que par des précipitations fractionnées (Hoppe-Sevler Hammarsten); le fiinnogéne se précipite par le ilo ure de »: dium avant la paraglobultne.
Ces deux substances ne diffèrent pas seulement par la facilité
coagule i des températures différentes : le flbrinogène à 56 degres, la paraglobuline à 78. s e a 00 ae-
Selon m. Prédéricq, ces deux substances, flbnnooine et mra-
d reaeffs employés à les préparer; elles préexistent à côté de 1 albumme dans le plasma sanguin
en'ltlî iTv fi"-'"'!'"' - transforme
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n est pasla paragtobulme, c'est une sorte de ferment qu'il a appelé
crcule, Il se forme au moment où le.sang vient subir le contact dos corps étrangers, il dérive des globules blancs.
extaitToî,"',' f '"-S"'-"»-, peut être
ext a,t, sou du sérum, soU du sang coagulé, par les procédés or-
d na,r squ, servent à extraire les ferments . précipitation pir 1 alcool, p„ 1 ^^^.^^ .^^^j^^j^ ^^^^ P ^ par
ipet te quantité d'eau. Le ferment précipité par l'alcool se redU isout et fournit un liquide très actif.
Il suffit delquelques gouttes de cette solution de ferment nour aire coaguler rapidement du flbrinogène maintenu en s" u. on b>ar du chlorure de sodium. Pour obtenir la meilleure' „,t™