‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 354 sur 355 · ACUPUNCTURE · texte numérisé non relu

ACUPUNCTURE

ligence revint, mais le malade était aphasique. Au bout de trois heures, le malade put se lever et uriner volontairement; enfm, l'aphasie cessa le septième jour {{).

ii» Acupuncture.

C'est Vélpeau qui innova, le premier, l'acupuncture, en 1830, pour un anévrysme poplité ; son cas fut malheureux.

Moore remplaça l'aiguille par une pointe de fer, dont son malade mourut cent trente-deux heures après l'opération.

Ayant fait, depuis 1878, de nombreuses applications de l'acupuncture avec des aiguilles japonaises, c'est-à-dire avec des aiguilles littéralement fines comme des cheveux, je fus convaincu de l'innocuité de ces piqûres, et je pensai, comme Bretonneau et Cloquet, qu'on pouvait les implanter impunément dans tous les organes, même les plus nécessaires à la vie.

Je fis donc, en 1878,:sur un malade dont j'ai rapporté l'observation (page S9S), une première série de piqûres. L'application n'en fut pas douloureuse; les aiguilles, enfoncées à 1 centimètre de distance l'une de l'autre, au nombre de cinq, pliaient comme des roseaux, sous l'influence du courant sanguin. C'étaient des aiguilles d'or, et lorsque je les ai retirées, au bout d'un quart d'heure, elles n'étaient pas altérées et ne portaient pas trace de coagulation de fibrine; il est vrai que l'aiguille serrée dans les tissus avait pu être essuyée; mais, le poli de l'aiguille n'ayant pas disparu, il est probable qu'il n'y en a pas eu en réalité. Voici le procédé opératoire :

Je plante dans la tumeur un certain nombre d'aiguilles japonaises aussi fines que possible, aussi fines qu'un cheveu, à la distance de 1 centimètre l'une de l'autre. Pour y arriver, il suffit de prendre un conducteur et de donner avec le doigt une petite secousse sur le bout de l'aiguille opposé à la pointe. Cette petite secousse suffit pour lui faire franchir la peau, puis, en prenant avec les doigts l'aiguille tout près de la peau, on la fait progresser peu à peu. Le passage de l'aiguille à travers les parois thoraciques n'est pas douloureux ; mais quand on vient à traverser

(1) Tillaux, dullelin général de thérapeutique, 1873, t. LXXXV, p. 231.

828 TRAITEMENT DES ANÉVRYSMES DE l'aORTE.

là poche, il y a quelquefois de la douleur; cela a lieu quand la poche est enflammée. GeLte douleur cesse, du reste, au bout de quelque temps, avant qu'on ait retiré les aiguilles. Je les laisse, en général, un quart d'heure. Je pourrais les laisser plus longtemps, Crist. Healt (1) en amis de plus grosses dans une tumeur de l'artère sous-clavière et les a laissées quatre jours, La tumeur s'est solidifiée et les battements ont disparu.

Dans ce cas, ce qui se passe, ce n'est pas une coagulation du sang ; mais, par le fait de la piqûre, la poche subit une certaine inflammation; elle s'épaissit dans le point qui a été percé par les aiguilles.

En effet, à chaque nouvelle séance d'acupuncture, j'éprouvais une résistance plus grande à traverser la poche, et à la fin, l'introduction est devenue impossible.

On obtient ainsi, par l'acupuncture, non pas la formation de caillots passifs, ce qui serait dangereux, mais l'inflammation de la partie saillante avec production de caillots actifs.

On obtient donc par ce procédé une digue contre la rupture extérieure.

■Ig" Introduction de corps étrangers.

Dans le but de provoquer la formation des caillots dans la poche anévrysmale, Lewin, de Philadelphie, avait introduit dans un anévrysme 8 mètres de crin. Bacelli (2) a fait pénétrer dans deux sacs d'anévrysmes aorliques, d'abord du fll de fer, puis, suivant une modification apportée par Montevenosi, des ressorts de montre, par une plaie faite avec un trocart. Il s'agissait de deux anévrysmes à petites ouvertures.il n'y a pas eu d'accidents, les ressorts de montre ont été bien supportés, mais la formation de caillots ne s'est pas produite.

13" L'électropuncture.

M. Dujardin-Beaumetz, qui a fait plusieurs opérations d'électropuncture pour des anévrysmes de l'aorte, a rapporté en détail

(1) tJrist. Ilcalt, the Brit. Med. J., 7 février t880.

(2) Bacelli, Conçrèa médical iuternational à Genève, 1877.

ÉLECTROPUNCTURE. 8«9-

l'histoire de cette méthode (I), qui a pris naissance à Lyon de 1838 h 1846 entre les mains de Pravaz, Liston, Gérard et finalement Pétrequin; puis elle a été reprise, en Italie, d'abord par Strambio, puis par Ciniselli (de Crémone).

L'opération consiste à enfoncer dans la tumeur une aiguille d'acier que l'on met en rapport avec le pôle positif d'une pile assez énergique, puis on ferme le courant par une plaque métallique large sur un autre point du corps. Que se passe-t-il dans cette opération ? Il peut se former des caillots. Mais ce n'est pas la fibrine qui se coagule, c'est l'albumine, et l'on obtient des sortes de caillots spongieux à cause du dégagement des gaz. Il est très heureux que dans ce cas on n'ait pas obtenu des caillots de fibrine durs et résistants, car ces caillots, adhérant à l'aiguille dans sa partie découverte, n'adhèrent pas à la poche. Pour ne pas faire de cautérisation à la paroi et par suite d'ouvertures dangereuses, on a enfoncé l'aiguille de manière à ce que l'enduit isolant pénètre dans la poche; si bien que, lorsque l'opération est finie, il reste dans la poche un caillot sans adhérence et tout prêt à être emporté par le courant sanguin, surtout si l'ouverture de la poche est large.

Fort heureusement, les choses se passent tout autrement, et Broca nous a montré qu'en pareil cas on n'avait d'action que parce que le traumatisme de l'aiguille enflammait légèrement la poche et la faisait s'épaissir par des exsudats inflammatoires. Il résulte donc que l'électricité n'ajoute rien à l'acupuncture et qu'il est bien plus simple de faire de l'acupuncture sans ajouter l'embarras d'appareils électriques difficiles h manier et dont l'intensité ne peut être mesurée encore d'une manière positive.

14° Opérations palliatives.

La trachéotomie n'a de raison que s'il y a un spasme du larynx, puisque, s'il s'agit d'une compression, l'obstacle est placé trop bas. Le laryngoscope nous permet aujourd'hui de remplir cette indication avec connaissance de cause.

(1) Dujardin-Beaumelz, Clinique thérapeutique, t. !«', p. 208, 1880.

830' TRAITEMENT DES ANÉVRYSMES DE l'aORTE.

Stokes avait proposé, en outre, quand l'anévrysme vient passer sous la clavicule, de faire la section des ligaments qui attachent cet os au sternum; c'est là une opération palliative comme toutes les sections de tendons ou de muscles qu'on fait pour soulager le malade en cas de goitre rentrant, et qui peut donner un peu de survie, mais probablement pour bien peu de temps.

TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Abaissement du cœur, 34, Abcès du cerveau, 5S8.

Absinthe, 722.

Accoucbement prématuré, produit par les maladies du cœur, 533.

Acétate de plomb, 82(3.

Acétate de potasse, 722.

Acide carbonique, 808.

Acidulés (Boissons), 808.

Aconitine, 97, 701 .

Acupuncture, 827.

Adhérences péricardiques, 149.

Albuminurie, 419, 531.

Alcool, 93, 243, 313, 400, 423, 722,

Alcoolat vulnéraire, 762.

Aliénation mentale, 536.

Aloës, 723, 792.

Altitude, 739.

Ammoniaque, 731.

Anadicrotismc, 349.

Anasarque, 339.

Anchusa officinalis, 797.

Anémie, 93, 09, 111, 441, 448,

Anémie cérébrale, 96.

Anesthésic, 97.

Anévrysmes, 36, 40, 41, 43, 400,

actif, 487.

partiels, 429.

— cardio-pulmonaire, 310.

passifs, 487.

de l'aorte, 380.

de l'artère pulmonaire, 609.

— ' des artères coronaires, 610,

du canal artériel, 018, Angine de poitrine, 449,

Ank;ylose du cœur, 149.

Antiarine, 700.

Aorte, 278.

. — (Athérome de 1'), 283, 313.

— descendante (Lésion de 1'), 323.

— (losufOsance del'), 28, 30, 244.

— (Inflammation de 1'), 281.

— (Rétrécissement de 1'), 28, 266.

— (Rétrécissement congénital del'),

Aortite, 281, 494.

Apoplexie cérébrale, 357.

— pulmonaire, 539.

Appareils automatiques, 62.

— à traitement, 817.

Arquebusade (Eau d'), 762, Arséniate d'antimoine, 753.

Arsénite de fer, 777.

Artère pulmonaire, 369.

— Anévrysmes,vrai,400; faux, 609.

— Athérome, 399.

— Embolies, 402.

— (Insuffisance de 1'), 394.

— (Maladies de 1'), 369.

— (Occlusion de 1'), 626.

— (Rétrécissement de 1'), 373.

— (Rétrécissement congénital de l'j, 620, 622, 623, 626.

— (Thrombose de 1';, 41, 402.

Arythmie, 447.

Ascite, 349, 796.

Asperge, 808.

Asphyxie, 97.)

Aspirations d'eau de carbonate de

soude, 731.

Asthme cardiaque, 438.

Asystolie, 490, 733.

Athérome aortique, 283, 313.

— artériel pulmonaire, 399,

— des artères, 492.

TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Atliérome des valvules aortiqiies, mitrales, pulmonaires, tricuspides, aortiques, 29.

Atrophie du cœur dans la phthisie,

Audition bi-auriculaire, 52.

Aulus, 789.

Année, 722.

Auscultation, 44.

— additionnelle, 58.

— différentielle, 58.

Avortement par maladie du cœur,

Bains, 735.

- d'air comprimé, 780.

— d'étuve, 736.

— sulfureux, 721.

— de vapeur, 736.

Ballota inflata, 808.

Baptisin, 794.

Baryte (Sel de), 97.

Benzoate d'ammoniaque, 733.

— de soude, 731, 792.

Béquilles, 825.

Bière, 807.

Bile, 98.

Birmenstorf, 790.

Blennorrhagie, 148, 176.

Borax, 722.

Bossus (Cœur des) ,519.

Botal (Canal de), 614).

— (Persistance du), 617.

— (Anévrysme du), 519.

— (Oblitération duj, 623.

— (Trou de), 614.

— (Persistance du trou de), 516.

Bourdonneme nt, 593.

Brides, 789.

Bromure de potassium, 705, 753,

Bronchite albuminurique, 540 . Bronchocèle anévrysmale, 562.

Bruit auriculo-métallique, 474.

— de caille, 225.

— de galop, 225, 513.

— paradoxal, 167, 217.

— présystolique, 211, 221.

— asystolique, 490.

— intermittent, 338, 353, 475,490.

— dans l'ictère, 526.

— de souffle trachéal dans l'anévrysme de l'aorte, 313.

— de la veine crurale, 354,

— du cœur normaux, 60.

Bruits extracardiaques, 107,144,173.

— de rouet, 148.

— desuccussion hippocra tique, 148.

Bryone, 723.

Café, 93, 761.

— vert, 807.

Caillots du cœur, 574.

Caïnca, 808.

Calabar (Fève de), 97.

Calculs du cœur, 570.

Camphre, 722, 731.

Canal artériel ou de Botal, 614.

— (Anévrysme du), 618.

— (Persistance du), 617.

— (Oblitération du), 629.

Cancer, 570.

Cannelle, 722.

Capacité du cœur, 4^7.

CapillairectfTsie pulmonaire, 541.

Carbonat^ d'ammoniaque, 732.

CardianaÉtrophie, 31.

Cardiectasie, 487.

Cardiodynies fausses, 40,93,441,

Cardiolithes, 157.

Carlsbad,789.

Cautères, 719, 825.

Cavernes, 27, 28, 156.

Céphalalgie, 554.

Cérébraux (Symptômes,) 554.

Cévadille, 702.

Chagrin, 484.

Châtel-Guvon, 789.

Chaux (Sels de) ,97.

Chimaphilla umbellata, 808.

Chloral, 98, 448, 721, 730.

Chloroforme, 97, 765.

Chlorose, 93, 441, 488.

Chlorure de sodium, 777, 789.

Choc de la pointe, 42.

Ch'rhose cardiaque, 546.

— hépatique hypertrophique, 36.

Citrate de soude, 789.

Climats, 739.

Coagulation du sang, 817.

Cœur dos bossus, 519.

— droit (Affection du), 328.

— forcé, 489.

Coït, 484.

Colchique, 702, 793.

Colonne vertébrale.

Coloquinte, 723, 794.

Compression des artères, 826,

TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Compression des poumons, 4|.

Congénitales (Maladies), 41, 612.

Congestions pulmonaires secondaires, 536, 539.

Contrôle de la mensuration du cœur, 26.

Convalescence, 97, 451-.

Convallaramine, 713.

Convallaria maïalis, 712.

Cordiaux, 722, 7oo.

Cornets acoustiques, 52.

Coroval, 98.

Corowal, 701.

Corps étrang-ers du péricarde, 157.

— dans les anévrysmes, 828.

Crème de tartre, 789.

— soluble, 789.

Croisement de l'aorte et de l'artère pulmonaire, 41 .

Croton-tiglium, 723.

Cyanhydrique (Acide), 721 Cyanose, 613, 630.

Dajaksh, poison de Bornéo, 701.

Décroisement de l'aorte et de l'artère pulmonaire, 40.

Dédoublement des bruits, 224.

Dégénérescence graisseuse du myocarde, 98, 448. • "

Délire maniaque, 333.

Déplacement du cœur, 31, 34.

Détresse cardiaque, 755.

Dexiocardie, 3t.

Diaphragme (Action du), 5,

— (Pai'ulysie du), 39.

Diète lactée, 797.

— sèche, 822.

Digitale, 97, 448, 683, 720. 7-)9 731,747, 804, ' '

Digitaléine, 686, 687.

Digitaline, 684, 748. 80i.

Digitalirétine, 680.

Digitalirésine, 687.

Digitalorésine, 685 Digitine, 686, 748, 804.

Digitonéine, 687.

Digifonine, 687, 748, 804.

Digitorésine, 687.

Digitorine, 688.

Dilatation du cœur, 35, 487.

— de l'estomac, 40.

Diphthéric, 176. Diurétiques, 722,797,803.

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