‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 4 sur 355 · PRÉFACE . IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE . IX

Piorry et l'école organicienne ne voyaient que des affections successives sans aucun lien entre elles.

Aussi, en pathologie, ses études de prédilection se portaient surtout sur les maladies constitutionnelles qui, tout en changeant, dans leur évolution, de siège organique et de processus pathologique, n'en avaient pas moins une unité qu'il savait retrouver.

Au lit du malade, J.-J. Bouley avait une sûreté de coup d'œil remarquable, il savait immédiatement saisir le caractère dominant.

Le premier, certainement, il comprit l'importance des travaux de Traube sur la température.

En 18S8, alors que j'étais son interne, il m'apporta un thermomètre pour prendre les observations ; et pour avoir des températures rigoureuses, il avait choisi un thermomètreétalon ; mais cet instrument, long et fragile, se déplaçait constamment et ne nous donnait que des résultats inexacts, îl fallait le tenir à la main pendant vingt minutes pour avoir un chiffre vrai. Ce n'était pas pratique, il fallut y renoncer, Quelques années après, j'allai en Allemagne, je vis la méthode de Traube largement mise en. pratique, à Leipzig, par Wunderlich : je rapportai les travaux de ce clinicien. Nous fîmes venir des thermomètres de Leyser, construits pour cet usage spécial, et nous nous mîmes à relever les températures.

Bien que tout le monde ignore, en France, que' c'est ainsi que l'étude de la température s'est introduite, il en reste un témoignage. C'est que la feuille que je fis lithographier, en 1864, pour y inscrire les courbes, a été reproduite depuis par tout le monde, et que c'est ce modèle qui est adopté aujourd'hui dans tous les hôpitaux.

J.-J. Bouley, longtemps collaborateur de Bazin, s'associa un des premiers à la réforme des classifications des maladies de la peau. Ils substituèrent tous deux une classification clinique h une classification empruntée à l'histoire njiturelle.

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