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DIAGNOSTIC DE LA SCLÉROSE MITRALE

souffle à l'artère pulmonaire et aux jugulaires en môme temps qu'à la pointe. 11 faut se demander alors si l'anémie est seule ou si elle accompagne une lésion mitrale. Le diagnostic doit d'autant plus se poser que l'induration mitrale entraîne dans certains cas une véritable anémie. Le diagnostic reste alors suspendu, puis l'influence du traitement vient montrer si la lésion de la pointe survit à l'anémie. Mais si les bruits n'existent qu'à la pointe il n'y a pas de doute.

Il n'y aura d'ailleurs de confusion possible que si le bruit du souffle est nettement systolique.

Dans le cas de l'induration mitrale accompagné d'un bruit maximum au deuxième espace intercostal, les phénomènes généraux de la maladie du cœur seront très accusés et ne permettront pas l'erreur.

Le bruit anémique ne donne jamais naissance à la pointe à un bruit débordant vers l'aisselle, il a beau être rude, il ne dépasse jamais le claquement sigmoïde. Il peut être quelquefois tardif, mais jamais il ne se décompose en trois ou quatre bruits. L'anémie ne donne ni l'hypertrophie gauche ni l'arythmie. Enfin la coïncidence constante des bruits pulmonaires et des bruits jugulaires viendra aider tout comme l'évolution de la maladie tout entière.

En cas de rhumatisme, on devra être réservé.

Le diagnostic différentiel avec la pérkardile est en général assez facile.

Le diagnostic avec la péricardite est assez facile si l'on tient compte exactement du siège, du temps, du timbre, des variations des bruits. Ce diagnostic se trouve déjà exposé à l'article Endocardite végétante ; je ne puis qu'y renvoyer le lecteur.

Un diagnostic différentiel des plus difficiles, et souvent impossible à résoudre, consiste à savoir si une lésion mitrale se produit au moment même ou si elle est déjà ancienne.

Dans la clientèle de la ville, lorsque le médecin connaît ses sujets, qu'il les a vus grandir et se développer, qu'il sait exactement dans quel état ils sont au moment où ils commencent une maladie, il n'y a qu'à voir les phénomènes surajoutés. Mais si, comme c'est le cas le plus ordinaire pour les hôpitaux, on a de-

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