‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœurChapitre 146 sur 413 · STÉNOSE OU RÉTRÉCISSEMENT DE L'ORIFICE AORTIQUE · texte numérisé non relu

STÉNOSE OU RÉTRÉCISSEMENT DE L'ORIFICE AORTIQUE

Les lésions qui amènent le rétrécissement des valvules sigmoïdes de l'aorte leur laissent rarement assez de souplesse pour qu'elles puissent fermer hermétiquement l'orifice aortique; aussi peut-on dire en général que le rétrécissement seul n'est pour ainsi dire qu'une période de la maladie. Cependant il est réellement des cas où le rétrécissement peut exister seul sans l'insuffisance jusqu'à la mort du malade.

Points de repère anatomo-pathologiques. — Quand les lésions sont minimes, elles se bornent à un épaississement des nodules d'Arantius, à l'hypertrophie des bords libres; quelquefois à une frange de végétation sur la face ventriculaire de la valvule, plus rarement sur la face aortique.

A un degré plus avancé, qu'on est convenu d'appeler le deuxième degré, on constate une altération des valvules consistant dans l'épaississement, la dégénérescence athéromateuse et des infiltrations calcaires. Les valvules sont en général rigides, soudées entre elles à leur base et formant alors un dôme à convexité tournée vers l'aorte, ayant à son sommet une ouverture rétrécie qui peut à peine laisser passer une plume (Heaton) ou même être réduite à une simple fente (Murray). Dans un degré plus avancé, le rétrécissement ne porte pas seulement sur la valvule, mais sur l'artère elle-même.

Il est un autre lieu d'élection de ce rétrécissement, appelé par M. Vulpian sous-aortique, et qui siège au niveau de l'orifice mitral et de la cloison, formé par une cicatrice de tissu conjomiif et consécutif à un abcès du myocarde. M. Vulpian en a décrit

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