‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœurChapitre 234 sur 413 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

Le premier symptôme qui attire l'attention en face d'un malade atteint d'hypertrophie du cœur est le soulèvement des côtes par le choc précordial. Ce soulèvement qui est surtout marqué dans la région de la pointe (Piorry (1), Berlin, Bouillaud) s'étend souvent à toute la région cardiaque (Monneret) (2). Le sternum est quelquefois lui-même soulevé. Cette agitation des parois de la poitrine s'accuse encore mieux si on engage le malade à cesser sa respiration. Ce symptôme peut manquer soit parce que le poumon recouvre une assez grande surface du cœur, soit parce que la dégénérescence graisseuse en s'emparant du myocarde diminue considérablement l'énergie du cœur, d'autre part, ce même phénomène d'impulsion peut être produit simplement par des palpitations nerveuses.

On constate, en outre, une saillie notable des côtes et du sternum dans la région correspondant au cœur hypertrophié. Celte voussure se rencontre surtout dans les hypertrophies considérables et déjà anciennes. Elle est formée par la saillie des côtes et même du sternum en même temps que par l'élargissement des espaces intercostaux (Louis). Sénac (3) avait déjà insisté sur ce symptôme, tout en reconnaissant qu'il n'est pas constant. M. Bouillaud a insisté beaucoup sur cette voussure qui, en effet, se présente assez fréquemment. Cependant, avant de regarder cette voussure comme produite par l'hypertrophie cardiaque,

(1) Piorry, Traité de diagnostic et de sêméiologie, L Ior, p. 1S3, 1S37.

(2) Monneret et de la Berge, Compendium de médecine, art. Cœun, t. II, p. 345, 1837.

(3) Sénac, Traité de la structure du cœur et de ses maladies, t. II, p. 410,

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