RÉFLEXES EXTRA CARDIAQUES
Dans les cas de sensibilité du cœur qui viennent d'être cités plus haut, l'excitation partie du cœur, peut-être même du péricarde (Pagliani, Ranvier), peut être réfléchie soit par les ganglions intracardiaques, soit par le bulbe, et aboutir soit au cœur, soit aux autres organes de la circulation, soit même aux organes de la respiration. Inversement, on voit, et le cas est le plus fréquent, les impressions ressenties par différents points de l'économie transportées par une action réflexe sur le cœur.
11 est encore d'autres influences qui agissent sur le centre cardiaque :
1° La vénosité du sang, qui diminue la fréquence des pulsations du cœur ;
2° L'augmentation de la tension intracranienne qui se produit dans les dépressions du crâne, les épanchements intracraniens, et lorsque des tumeurs intracraniennes s'accroissent rapidement;
3° Les influences psychiques, la tristesse ou la joie, la crainte, la colère, etc.;
4° Le centre cardiaque est paralysé dans l'empoisonnement par le chloral. Un faible empoisonnement par le chloral ne supprime que les réflexes d'arrêt (F. Franck) ;
5° La distension du poumon par Pair accélère le cœur en supprimant le centre d'arrêt (Hering) ;
6° Dans la fièvre, les réflexes d'arrêt ne se produisent plus, bien que l'excitation du nerf vague arrête encore le cœur (Frédéricq).
Tel est l'état actuel de nos connaissances sur l'innervation du cœur, nous aurons à en faire notre profit pour étudier la pathologie et la thérapeutique du cœur. Cet exposé est loin d'être complet ; il ne comprend que les parties fondamentales. J'ai dû laisser de côté un certain nombre d'expériences qui trouveront plus loin leur place dans chacun des chapitres de la pathologie ou de la thérapeutique.