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VI. Arrêts divers du développement physique

Bec-de-lièvre, pied-bot, genu valgum, syndactylie, asymétries.

Monstruosités, nanisme, gigantisme.

B. — Signes d’anamnèse :

Le malade : Eruptions du jeune âge, ophtalmie; écoulements d’oreille, convulsions, épilepsie, pseudo-paralysie de Parrot. douleurs osseuses, etc.

Ses ascendants : Syphilis.

! Avortement et accouchements avant terme, morts-nés, morts en bas-ù^e.

[Arthrepsio, convulsions, méningite.]

Polymortalité infantile.

do TRAITEMENT DE LA SYPHILIS DES CENTRES NERVEUX

Dès que le diagnostic est posé il faut agir vile et aussi énergiquement que possible.

Le mercure pourra sans doute être donné sous lou les ses formes ; il faut préférer la méthode la plus énergique.

faire tout de suite dans I épaisseur des muscles de la fesse une injection de 1 ce. de ;

Calomel

Orthoforme . . .

Vaseline liquide.

Cette injection n'est 'pas douloureuse dans la grande majorité des cas : faite antiseptiquement elle ne provoque pas d’abcès, n’a aucun inconvénient (à cette dose d’orthoforme).

Quatre ou cinq jours après, une seconde injection sera faite, et ainsi de suite tous les 5 jours, en surveillant avec soin la muqueuse buccale et en prescrivant les soins d’usage : lavage à la brosse et au savon, gargarisme au chlorate de potasse, applications de teinture d’iode sur toutes les gencives enflammées.

Si l’on craint l’injection de calomel, on injectera tous les jours 2 ou 3 cc. de la solution suivante :

Cette injection est absolument indolore ; elle paraît moins active que celle de calomel, mais peut-être pourrait-on augmenter la dose (1).

(1) Prokhorov injecte à l’adulte autant de fois 0,003 mmg. que le patient pèse do kilos; soit par exemple 0,24 cg. chez un malade de 80 kil. en uno seule fois; choz l’enfant, dose moitié moindre.

Ces doses énormes ont été expérimentées par Tchevagesky, Taubé, Akatzatov, qui ont confirmé les bons résultats obtenus.

Voici le manuel opératoire de Prokhorov :

Asepsie rigoureuse.

Injecter de la solution suivante :

autant do cent, cubes que le sujet peso de kil.

Faire garder le lit pondant 48 heures.

Renouveler l’injection au bout de 10 jours.

Faire do la suralimentation. (Voy. Semaine médicale, 1 899, p. 173).

SYPHILIS DES CENTRES

Enfin les frictions faites énergiquement pendant 10 minutes, l’injection sous-cutanée d’huile grise et de diverses autres préparations, l’injection des diverses préparations mercurielles, pourront aussi être données, mais seulement dans les cas où il n’y a pas urgence à aller vite.

L’iodure de potassium sera donné d’emblée à fortes doses ; ne pas craindre de commencer par 10 gr. chez un adulte. Dans ces cas de doses massives, il y a avantage à donner moitié par la bouche, moitié en lavement.

Nous répétons que lorsqu’on est sûr de son diagnostic il ne faut pas être timide. Malgré l’énergie du traitement, s’il n’est pas précoce, il échouera souvent.

Il faut bien savoir aussi qu’assez souvent le traitement mixte parait produire une aggravation. On se trouve en présence d’une syphilis cérébrale avérée, on prescrit un traitement énergique, tout semble aller pour le mieux, le malade s’améliore très rapidement ; puis, tout d’un coup, au bout de b, 6, 8 jours, il survient des accidents subits : ictus, délire, hémiplégie, attaques épileptiques. C’est alors la température qui fournit le pronostic ; si elle s’élève, peu d’espoir ; si elle reste normale, on peut espérer la guérison. Dans tous les cas, suspendre le traitement spécifique : faire fonctionner tous les émonctoires et surtout injections de sérum artificiel, qui aideront à passer l’orage. Si ces symptômes aigus cèdent, la guérison est probable, on pourra bientôt reprendre le traitement et l’amélioration sera progressive.

Dans certains cas l’amélioration est presque instantanée, et définitive pourvu qu’on poursuive le traitement, surtout au début des formes artérielles.

Il est bien certain que le traitement ne peut rien sur les lésions destructives, telles que le ramollissement ou l’hémorrhagie.

Le traitement peutaméliorer une gomme, faire disparaître lessymptômesquisontdusà la congestion, qui l’entourent;

.J. Roux. — Maladies nerveuses 27.

il est, douteux que la gomme puisse disparaître complètement.

Dans certains cas où la lésion bien limitée est rebelle au traitement, on est autorisé à intervenir chirurgicalement.

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