III. — Troubles fonctionnels de nature inconnue
Paralysie agitans Diagnostic du syndrome
En dehors du tremblement (voy. p. 68), il existe plusieurs symptômes caractéristiques.
1° Raideurs muscidaires atteignant tous les muscles, se traduisant par de l’immobilité des traits de la face, un masque figé, une attitude caractéristique. Lorsqu’on essaye de mobiliser passivement les diverses articulations on éprouve d abord de la résistance, puis les muscles se laissent assouplir, et les raideurs disparaissent pour un moment.
3 ’ Une mise en train difficile , de tous les actes volontaires : commande-t-on un acte quelconque, donner la
(I) Sous co titre nous devrions décrire un très grand nombre de syndromes dont l'origine nous échappe. Nous avons déjà indiquo la plupart d’entre eux dans la première partie.
Nous n’y reviendrons pas, car ils no constituent pas des espèces nnsn/orjuims et leur diagnostic s’arrête au diagnostic symptoma-
J. Roux. — Maladies nerveuses 29
main, par exemple, le sujet reste immobile, semble ne pas avoir entendu, puis au bout d’un instant l’acte s’exécute. Il en est de même pour la réponse à une question.
3° Un besoin constant de se mouvoir sans cesse contrebalancé par la difficulté de la mise en train et l’effort pénible qu’elle nécessite. Le malade est soulagé non seulement par les mouvements actifs, mais par les mouvements passifs.
4° Une sensation de chaleur constante et assez pénible.
5° Un état psychique particulier : la caractéristique en est comme pour le système musculaire : la raideur, la difficulté de la mise en train, l’effort pénible qu’elle nécessite. Le Parkinsonien paraît ne s’intéresser à rien parce que son masque immobile ne traduit pas ses émotions; il paraît ne plus cérébrer que difficilement. C’est à tort qu’on le prend souvent pour un égoïste et un dément.
B. — Diagnostic de la cause
On recherchera s’il n’existe pas une lésion en foyer bilatérale ou unilatérale (forme hémiplégique) (V. diagnostic des lésions en foyer, p. 387). Si on n’en trouve pas, on admettra la paralysie agitans, ce qui est proprement un simple aveu d’ignorance.
Traitement. — Si le tremblement est très intense, on essayera les modérateurs du système nerveux, en particulier l’hyosciamine et la solanine.
Le Parkinsonien riche se payera un domestique pour déraidir ses muscles par des mouvements passifs, son cciveau par la lecture et la conversation.