III. — Diagnostic
1 La narcolepsie se distingue facilement du sommeil ordinaire par I impossibilité de réveiller complètement le malade; du coma par la possibilité, au contraire, d’obtenir un réveil partiel, de provoquer quelques réactions motrices. Cependant les (ormes très prononcées des narcolepsies louchent au coma, et dans certains cas la distinction n’est pas possible : telles peuvent être par exemple les narcolepsies (1) dans des intoxications (opium. ..)ou auto-intoxications (hé-
(1) Voy, Lamack, Rev. de méd., 1807, p, 700.
FONCTIONS DE RELATION
patiques, gastro-intestinales, dyscrasiques...) des maladies nerveuses (tumeurs cérébrales, paralysie générale).
La narcolepsie hystérique peutètre absolumentcomplèle, les fonctions de relation peuvent être totalemen t abolies ; ce sont ces cas qu’on a décoré du nom d’apoplexie ou de coma hvstérique; habituellement le diagnostic est très simple, il se fait pour ainsi dire à première vue, par le mouvement vibratoire des paupières abaissées ; ce mouvement vibratoire s’exagère et il se produit un certain degré de blépharospasme, si l’on essaie d’ouvrir les yeux. Si ce signe manque, l’intégrité absolue de l’état général et des fonctions organiques, la recherchedes zones hystérogènes, surtout dans les régions ovariennes et vers la pointe du cœur, font faire facilement le diagnostic. 11 est exceptionnel aussi que la piqûre de la cloison des forces nasales ne provoque quelques réactions motrices.
2° Le coma se distingue facilement de la syncope par l'intégrité presque complète de la respiration et de la circulatiou. (
L’existence du coma complique beaucoup l’examen méthodique du malade. Prenons le cas le plus difficile : on est en présence d’un malade dans le coma, sans aucun renseignement, que faut-il faire?
a) Examen soigùeux de tout le corps, et surtout de l'extrémité céphalique, pour rechercher la trace d’un traumatisme (plaie, contusion, fractures du crâne, etc., etc...).
b) Y a-t-il paralysie? Soulever successivement les bras
et les jambes, les laisser retomber; mobiliser les articulations, en faisant exécuter des mouvements étendus pour rechercher l’état du tonus musculaire (hypotonie, contractures). . .
Recherche des réflexes tendineux, du signe de Rabinski
(V. plus loin), du signe de Rosenbach.
Examen de la face, déviée, soulevée d un coté par le courant d’air (malade fumant sa pipe).