‹ Diagnostic et traitement des maladies nerveusesChapitre 58 sur 322 · IV. — Traitement · texte numérisé non relu

IV. — Traitement

1° Le traitement des narcolepsies est surtout causal et pathogénique : les excitations cutanées répétées peuvent bien dans certains cas faire sortir le malade de sa torpeur, mais pour un temps seulement. On en usera pour obtenir du malade qu’il s’alimente, boive, vaque à ses besoins, etc.

1" Il n’y a pas non plus de traitement s’adressant au syndrome coma : les dérivâtifs (saignée, ventouses, purgatifs, sangsues) ; l’application de glace sur la tête ; les diurétiques, les lavements froids, les injections de sérum artificiel... s inspirent toujours de quelque idée pathogénique.

faire boire le malade ; veiller à ce qu’il vide sa vessie, évacue ses matières; prévenir la formation des escharres, faire 1 antiseptie de la peau et des muqueuses.

3J Le traitement symptomatique de la syncope et do 1 asphyxie est plus actif, mais ici nous sortons du domaine exclusif des maladies nerveuses: excitation des téguments J. Itoux. — Maladies nerveuses q

FONCTIONS DE RELATION

des muqueuses ; eau froide, air frais, respiration artificielle, trac lion de la langue, marteau de Mayor ; électrisation du phrénique, etc., etc.

2o TROUBLES DANS LES ACTES COORDONNÉS

1° Division des actes coordonnés.

La coordination des mouvements est le résultat d’une série de réflexes :

1° Actes coordonnés automatiques innés ou instinctifs. Le poussin est à peine sorti de l'œuf qu’il se tient debout, marche, court, prend sa nourriture. .. Tous ces mouvements sont le résultat d’excitations périphériques multiples, s’élevant vers les centres, traversant ceux-ci à travers des voies déterminées d’avance, par la structure du névraxe. La structure du névraxe a elle-même été déterminée par des acquisitions ancestrales multiples, résultant d’expériences répétées, se fixant par l’hérédité, d’après les lois de l’évolution.

Chez l’homme, à part les mouvements de la vie organique on ne peut guère citer que la succion comme acte coordonné automatique inné.

2o Actes coordonnés volontaires. Voulons-nous exécuter un acté pour la première fois : nous avons d'abord la représentation intérieure des diverses positions à réaliser; nous ébauchons le mouvement vers la première de ces positions ; notre système nerveux centripète (surtout les sensations internes et la vue ) nous apprend aussitôt si ce mouve-

ment est bien celui qu’il fallait réaliser ; puis nous passons à la seconde position à réaliser... et ainsi de suite jusqu à l’accomplissement de toutes les positions, du mouvement voulu.

Mouvement centrifuge, sans cesse contrôlé par un mouvement centripète correspondant, telle est la formule de ce

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