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I. — Exécution des mouvements volontaires

Les mouvements volontaires peuvent être troublés: 1° soit qu’un ou plusieurs muscles n’obéissent plus (paralysie); 2° soit que des contractions musculaires involontaires (myoclonie, chorée, tremblements, etc...) viennent troubler les contractions volontaires; 3° soit enfin que la coordination de ceux-ci se fasse mal.

Nous n’avons plus à examiner que cette troisième hypothèse.

Coordination des actes volontaires.

A. — Exploration des mouvements des membres inférieurs.

Prescrire des mouvements exigeant unecoordinalion plus ou moins délicate : placer le talon sur le genou de l’autre côté, sur le cou de pied — élever le pied jusqu’à une certaine hauteur — toucher avec le gros orteil un objet situé de façon variable au-dessus du lit.

S’il y a incoordination (tabes par exemple) on voit le mouvement s’ébaucher, puis s’écarter de la direction, s’en rapprocher aussitôt, enfin atteindre le but après une série d’oscillations irrégulières. C’est que (dans le tabes) les sensations internes étant altérées, le courant centripète de contrôle fait défaut ; le malade y supplée en partie par la vue (et c’est là la base de la rééducation des mouvements chez les ataxiques — méthode de Frenkel). Si les yeux sont fermés, l’incoordination est plus considérable.

Il faut distinguer l’incoordination ou ataxie, du trouble des mouvements par l’intervention de mouvements involontaires : dans le tremblement de la sclérose en plaques par exemple (vov. p. 09). Dans certains cas le Rouble est

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