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Dans le corps de l’utérus, on peut distinguer, en prenant pour base de classification le siège de ces tumeurs, quatre variétés distinctes :

1° Fibromyomes interslitiels développés au sein du parenchyme (musculaire) utérin ;.

2 Fibromyomes sous-séreux ou sous-péritonéaux ;

3° Fibromyomes sous-muqueux ;

hs Fibromyomes pédiculés.

Ces diverses variétés présentent une assez grande conformité de structure pour qu’il soit possible de les réunir en une commune description.

A l'œil nu, les tumeurs fibromyomateuses présentent sensiblement toutesle même aspect, quelle que soit la proportion respective des éléments musculaires et conjonetifs qui entrent dans leur constitution; dans la plupart des cas, ce sont des masses assez abondamment vascularisées, présentant à la section un aspect blane nacré, parfois bleuté, ne fournissant pas de suc au raclage ; sur les surfaces de section, on distingue, sans le secours d'aucun instrument, des faisceaux irréguliers, orientés dans les sens les plus divers, séparés les uns des autres par du tissu conjonctifassez lâche; en certains points, on remarque des vaisseaux béants, à parois épaissies.

L'étude des coupes fournit des renseignements plus précis et, parmi les techniques spécialement à recommander dans le cas présent, je citerai la méthode de coloration de Van Gieson (1), qui permet de distinguer avec la plus grande facilité les tissus conjonctif et musculaire, en raison des colorations différentes de ces deux espèces d'éléments, rose pour le tissu conjonctif, jaune d'or pour le tissu musculaire.

Les cellules musculaires se présentent sensiblement

(1) Voyez ci-dessus, p. 18.

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avec les mêmes caractères qu'à l'état normal; et sauf dans quelques cas exceptionnels où elles présentent la double striation longitudinale et transversale (Rhabdomyomes), leur structure est calquée sur celle des fibres cellules ; leurs dimensions, très variables d’ailleurs, peuvent atteindre des chiffres élevés, 250 à 300 w, parfois même 400 y ; l'extrémité du corps cellulaire est simple ou bifurquée ; le cytoplasma en général homogène, sauf dans les portions centrales, où il n’est pas rare de constater des traces de striation longitudinale.

Les noyaux ont une forme elliptique, et, le plus souvent, ils sont aplatis ainsi que le corps cellulaire proprement dit ; généralement unique, on peut parfois en compter deux ou même trois dans le même élément; les figures karyokinétiques y sont sensiblement plus fréquentes que. dans les éléments du tissu normal homologue.

En général, le tissu musculaire n’existe pas à l’état de pureté ; il coexiste avec du tissu conjonctifen proportion variable qui forme en quelque sorte des gaines aux éléments contractiles. Le tissu conjontif est alors constitué par des éléments fibrillaires lâches, pauvres en noyaux et plongés dans unesubstance fondamentale présentant, après action des réactifs, une structure lamellaire.

Enfin, je signalerai la présence au sein de ces tumeurs de troncs nerveux ainsi que de Mastzellen, facilement reconnaissables à leur cytoplasma, irrégulièrement sphérique, bourré de granulations, ainsi qu’à leur noyau excentrique.

Dans quelques cas assez rares, le tissu fibromyomateux renferme des formations glandulaires, ne différant guère des glandes normales que par leur active prolifération et leur volume ; cette association est actuellement décrite sous le nom d’adénomyome et, comme on pourra aisément s’en convaincre, les notions acquises antérieurement permettent d’en faire le diagnostic.

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