‹ Dialogues et entretiens philosophiques (volume 2)Chapitre 62 sur 80 · Ta7it de sublimes desseins. En quoi sublimes · texte numérisé non relu

Ta7it de sublimes desseins. En quoi sublimes

40-33. Vous le suppose:^. Non; la science ici constate. Lucrèce cite des faits; Voltaire cherche des explications logiques : vice fondamental de ce rationalisme , qui fut en son temps un progrès.

44-22. Variante. Je peux vous répondre. Kehl dit : je veux. (?)

44-3 1. Il fallait donc que l'intelligence et le mouvement fussent en elle. Lucrèce n'a jamais accordé que l'intelli-

fence fût dans la matière. Il dit que l'àme est une sorte e matière, un corps très-subtil : ce qui n'a aucun rapport avec la suggestion de Voltaire. De plus, il ne s'est i'amais servi dece tour métaphysique. Ce sont pour lui es atomes, les éléments matériels, qui se meuvent, et non le mouvement (terme abstrait) qui réside en eux. Au reste, ce qu'on lui fait dire ici suffirait à battre tous les Posidonius du monde , qui accusent les autres d'hypothèses, eux qui supposent des êtres qu'ils avouent ne pas connaître, et ne pouvoir jamais connaître! 46-3. E71 vérité vous ne f:ouve:{ pas avoir sérieusement recours. Le morceau de Posidonius sur les causes finales est lamentable, et, chose à noter, la philosophie la plus orthodoxe ne dit rien de plus. On ne comprend guère que Lucrèce cède précisément aux plus faibles raisons de son adversaire. Serait-ce une ironie voltairienne.'' 47-1. C'est précisément parce que cet être suprême existe que sa nature doit être incompréhensible. 'Comment Voltaire a-t-il pu tomber dans un pareil pathos? 47 et 48.. Vers cités :

Idque situm média regione in pectoris hœret.

Hic exultât enim pavor...

Son siège est où l'angoisse et la terreur s'agitent, Où les frissons de joie autour du cœur palpitent : La poitrine est son trône.

5i.. Vers cités : Prceterea gigni pariter, etc.

D'ailleurs l'àme et le corps ensemble sont conçus; Nous les sentons grandir et décliner ensemble, ' Au pas du frêle enfant qui vacille et qui tremble Répond le mol essor de son mobile esprit. L'âge, en formant le corps adolescent, mûrit L'âme plus vigoureuse et la raison plus large. Puis, quand lés membres las ont plié sous la charge Des ans accumulés, l'âme comme le corps Voit chanceler sa force et s'user ses ressorts. C'en est fait. L'esprit boire et la langue se trouble. Tout croule d'une chute indivisible et double, Et, comme la fumée, au sortir de la chair. L'âme s'évanouit aux profondeurs de l'air. Elle naît, elle croît avec sa sœur jumelle, Et sous le poids des jours elle tombe avec elle.

(Liv. III, v. 440, trad. André Lefèvre, 1876.) 54.. Le dernier paragraphe de Posidonius est curieux. De tous les desiderata de la science, il n'en est pas un sur lequel le xix« siècle ne soit en état de fournir des faits concluants (transmission nerveuse de la sensation et de la volonté, digestion, formation du sang, mécanisme cérébral). — Etrange esprit qui dans ses remarques sur la végétation, la vie , Vimmortalité , Vdme , côtoie de si près la vérité, et qui consent à flotter dans le vague du déisme 1

IX. Dialogues chrétiens. (1760. Lyon, in-S», 16 pages.) Le Privilège de l'Encyclopédie" avait été supprimé en 1759, et tous les prêtres, catholiques et protestants, se déchaînaient contre elle. Voltaire a saisi sur le vif la tactique cléricale contre la libre pensée. Le prêtre du premier entretien est quelque rédacteur du Journal chré' tien, Trublet, Dinouart, Joannet. Le ministre du second est Jacques Vernet, de Genève, qui faillit dérober et falsifier VEssai sur les ma;urs, de Voltaire. Lire aux Opuscules, tome IV, édition Avenel , une lettre curieuse de Robert Covelle, sur cette supercherie.

56-28. Le pape qui occupe la chaire de Saint-Pierre. Clément XIII.

56-37. Son prédécesseur. Benoît XIV, à qui Voltaire avait dédié Mahomet.

57-7. Qu'on exposât sur le théâtre. Palissot, Les Philosophes.

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