III. 116. — Effets exhilarants d'une bonne selle, III
Sens. Trompent-ils? « Ce que vous nommez une erreur n e!i est point une, » 1, ibS. — « Dieu nous accorde cinq sens
iio
DIALOGUES DE VOLTAIRE
et la pensée, » II, i lo. — Six organes des sens, tact, ouïe, vue, goût et odorat; sens génésique ou « sixième sens, »
II, 199-201. — L'intelligence dépend des sens, II, 204; III, 148. — M Ce n■e^t que par le mouvement que raco cinq sens sont remués; ce n'est que par mes cinq sens que j'ai des idées, » III, 107.
Sensation. >< Il n'est point dans l'animal une créature secrète qui s'appelle sensation, »
II, 207. — « Mes sensations ne m'étonnent pas moins; j'y trouve du divin, et surtout dans le plaisir, » II, 24.3. — « Point de pensées dans l'homme avant la sensation, III, 129, 14e).
Sens commun. « Tout le monde se mêle de prétendre au sens commun avec une indiscrétiou qui fait pitié, » I,
Sentiment. «Tous ces êtres ont ûu sentiment, qui n'a aucun rapport avec l.;ur organisation, » II, i8d. — u Le sentiment, qui fait la vie, » don du grand Etre, II. 199. — «Personne n'a pu deviner la cause du sentiment dans les animaux ; cependant, ce sentiment leur est si essentiel que. si vous supprimez l'idée de sentiment, vous anéantissez l'idée d'animal, » III. 57. — Dieu « dit au sentiment : Viens, et il le logea chez tous les animaux. ); — « C'est une portion de la grande àme de l'univers. »
Après la mort, « il anime d'autres corps ou se replonge dans l'océan aont il est sorti, »
III. 67. — Peut-il ((exister de nous quelque chose de sensible quand tous les organes du sentiment sont détruits?» III, i56.
bEPTA.NTE, traduction ce la
Bible, exécutée par les Juife d'Alexandrie, sous le premier et le second Ptolémée, II, i8j.
Serfs DECORPS, II, 141-145.
Serfs de glèbe, en Pologne, Bohême, Hongrie, Allemagne, « dans la moitié de la Franche-Comté, dans le quart de la Bourgogne, » esclaves des prêtres. « Il y a tel évêque qui n'a guère que des serfs de glèbe, de mainmorte, dans son territoire, d II, 144..
Serment politique, I, 197.
Sermon, ennuyeux discours divisé en trois points. « Nous aimons à prêcher, parce qu'on loue les chaises, » I. 79. — Les passants ne regardent les chiens que quand ils aboient,
I, 80. — Sermon sur la montagne; les maximes d'Epictète le (( valent bien, » 1, 249; II, 7.
Serpent. Il parle à Eve, I, II 0, 247. — «Condamnée marcher sur le ventre... Le serpent, c'est visiblement le diable..., )' II, 1 19. — Le serpent menant boire 1 ane, » vole la recette » de l'immortalité, « le secret de changer de peau, »
II, 210. — La langue dans laquelle le serpent eut des conversations iivec Eve était-elle la même que celle dont l'ànesse se servit avec Balaam? »
III, i5. — Serpents des Furies, apaisés par Orphée, III, 64.
Servet, brûlé par Calvin, I, 62.
Sha-Abbas. Il ne fond i point d'hôpitaux; pourquoi?
Shasta, livre sacré des Indiens, II, 184. —«Subsiste depuis cinq mille ans dans la langue du hanscrit, » II, 209.
— Faut-il « prononcer 5/îâS?abado\iShastra-beda?^>U\.,6g.
SiCHbMiTEs, tués et volés par le.-i patriarches fiU de Ja- ^ob, U, 129.
INDEX PHILOSOPHIQUE
3ll
Simon le Magicien, ait assaut de miracles avec Simon Barjone (Pierre) ; inepties d'un Abdias, d'un Marcel, d'un Hcgésippe, II, 2 3. — « Simon Vertu-Dieu, premier sorcier, conseiller d'Etat de l'empereur Néron, » III, qo.
Simple. « Prétendue âme simple..., être simple, être métaphysique, qui attend pendant une éternité le moment d'animer la matière pendant quelques minuies, » 111, io5.
Sirènes, « ont enseigné la musique aux hommes, quand elles ont habité la terre au lieu de demeurer dans l'eau, >< III, 200.
Skia, « ombres, mânes ou farfadets , » quatrième âme « quand on est mort, » 111, i5o.
Sociabilité. « Le sanva^ie isolé et br t (s'il y a ue tels animaux sur la terre, ce dont je doute fort), » H, 140,
Société. « L'homme me paraît né pour la société, comme plusieurs espèces d'animaux. »
I, 87. — Oripine des socié es,
II, 127. — !i Ceux qui tourniront le pius de secours a la société seront ceux qui suivront la nature de plus près, »
SocaATE, c( se moquait des f 1bies des Grecs. » 1, 241, — Religion de Socrate, I, 241, 248. - Eloge de Socrate, III, 4b. — Il pensait « qu'il n'y a qu'un Dieu, maître de toute la nature, )) m, 4g. — Ayant lu le Phédon, Socrate s'écria :
<i Que de sottises notre ami Platon nous fait dire! « III,
Sœur. «■ Il était permis, ciiez les Egyptiens, les Athéniens, et même chez les Juifs d'épouser sa sœur de pèie, h II, 14, 123.
Soldats. « N'ont-ils pas
perdu ab oiument leur liberté?
; a s:ule différence entre le nèj:re et le guerrier, c'est que I.- guerrier coûte bien moins, »
II. 142. — H L'un et l'autre sont b itiispourla moindre faute,»
H, 143. — « Qui dit soldat ait voieur, » III, i36. — « Le rold ,t citoyen se mari:, » et n'en est que meilleur soldat et meilleur cultivateur, III, 6.
— Il faut rendre a la profession de soldat si honorable » que l'on ne soit plus a tenté de déserter. » 111, 83.
Soleil, arrêté en plein midi, I, Il I ; H, 56. — « Le soleil, tel qu'il est... n'est pas celui que nous voyons, » I, 169.— << Qui aurait cru alors qu'on analyserait les rayons du soleil?» II, 154. — «Mille milliards de soleils. » Exposé du système solaire, II, 196, 197; m, 175. — « Nous ne savons pas si tes soleils ne seront pas à la fin détruits comme nous, »
III, 1.8. — Gali'.ée a découvert le mouvement propre du soleil, III, 176. — On lit, «dans je lie sais quel livre d Hérodote,quelesoleilavait deuxfois cha.igé son cours en Egypte, »
III. "177. — Newton a prouvé cuie «chaque planète pesé sur le so.eil et le soleil sur elle, etc., 1) III, 184. — La terre, jadis vrai soleil, aujourd'hui soleil encroûté, lune du soleil, 111. 104.
SoM.MEiL. Sil'on pense beaucoup quand on dort profondément, 11, 243.
S PHisME. Les arguments ce Posidonius, dans le dialogue VI IL 1, 39-54.
SoFiciERS. « Il n y a point de sorciers, » I, 74, i54-i53.
— « On ne croit plus aux sorciers, » 11, 33.
Sors, pauvres d'esprit, les heureux de l'Evangile, I, 239;
DIALOGUES DE VOLTAIRE
II, 8. — « Les sots prêchent parmi eux, et les fripons intriguent, » II, 62.
Sou5- DIACRE. Dieu fut « sous-diacre quand il changea 1 eau en vin, parce que les sous-diacres servent à table, »
Spartacus, « tragédie composée par un Français qui pense profondément, )) "11, ibj.
Sparte. « Il ne pouvait se commettre de larcin à Sparte, lorsque tout y était commun, i- II, 122.
Spécifiques. « Autant d'inventions pour gagner de l'argent et pour tiatter les malades pendant que la nature agit seule, » III, 22.
Spermatozoaires , découverts au microscope par deux Hollandais et par M. Andry :
chenilles, vermisseaux, « petits hommes bons nageurs, »
II, 240, 241 ; III, l'éq.
Spinosa. «Spinosa lui-même avoue » qu'il y a une intelligence qui anime le monde, II, 186, 187. « Pourquoi voulezvous aller plus loin que lui? »
Stanislas L^czinski. « Je plains un monarque vertueux, sage et humain, » III, 82.
Stephanus. " Le vice-dieu Stephanus ôta le royaume de France à Chilpericus pour le donner à son principal domestique Pipinus, « II, 172.
Stériuté, vice de la nature ou attentat contre la nature, L i5.
Stolifères. n Que vos grands stolifères n'aient jamais moins de dix talents d'or de rente, et que les très grands n'en aient jamais moins de mille, n II, 216, 217.
Structure. La structure d!i corps humain présentée comme preuve d'une i'.telligence créatrice : « étonnant laboratoire
de chimie, profond ouvrage de mécanique et d'hydraulique, r, II. 43.
Substance incorporelle.
Dieu a-t-il créé des substances incorporelles, qui ont ensuite des i:;ées par elles-mêmes, tantôt avec le secours des sens.
ta.itôt sans ce secours? Ces substances sont-elles formées au moment de la conception?
ou, formées auparavant, atte;;dent-elle5 des corps? etc.,
I, 53. — A.veu d'ignorance, I, 54. — « Le cerf court, l'aigle vole, etc., sans avoir besoin d'une substance inconnue, résidante en eux... Les volontés, les désirs, les raisonnements ne sont point des substances à part, » II, 207.
Suède. Révolution qu'elle accomplit au XVIlIe siècle,
Suisses, « ont tenu essentiellement à l'Empire, et tiennent aujourd'hui essentiellement à la liberté, » II, 170.
Superstitieux. « Le superstitieux croit faire par devoir ce que les autres font par habitude ou par un accès de folie .. Le superstitieux est comme le tigre, qui tue et décnire encore, lors même qu'il est rassasié, III, iS-.— Le brigandage « devient une guerre sacrée, » III, i36.
Superstitions. « Je pense qu'il est très aisé de déraciner par degrés toutes les supersti'.ions qui nous ont abrutis, »
II, c3. — « La canaille créa la superstition; les honnêtes gens la détruisent, jv IL 41.— « La superstition n'a jamais fait que du mal, » II, 74. — « Les superstitions n'ont été inventées que par des ambitieux, »
\{, 86.— Superstitions chrétiennes, II, i5i. Voir Christianisme, Possessions, etc.,
etc. — « La superstition excita les orages, et la philosophie les apaise, » IL i8i.
Supplices. Leur atrocité, I, 23i; leur absurdité, I, 233.
— «Supplices abominables des Jeanne Gray, des Marie Stuart, des Charles I", » II, ii5; de la maréchale d'Ancre, de Marillac, de .^ommerset, II, i8i.
— « Le bourreau, en un jour, arracha le cœur, dans Carlisle, à dix-huit partisans du prince Charles-Edouard, » II, ii8.
Swift, soupe aux champs Elysées avec Lucien, Erasme et Rabelais, I, 212.
SvNDERÈSE, « n'est pas une puissa7ice habituelle, » III, i59.
Syphilis, « venin qui s est
f lissé de « trou en cheville de Amérique en Europe. » II,
Syrie, « patrie du fanatisme, » II, 2 5. — « Cicéron n'en sait pas plus que le dernier sacristain d'Isis ou de la déesse de Syrie, j; III, 127. — « Dieu de q'uelques prêtres de la déesse de Syrit;, qui font la honte et l'horreur du genre humain, >: III, i65.
Syriens, « disaiert que notre planète n'était pas faite orii:;inairement pour être habitée
Far des gens raisonnables, »
Système de la nature.
Voir DiAGORAS.
Systèmes. « En fait de systèmes, il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille, » II, 191. — « Ce n'est pas que ces créateurs de systèmes n'aient rendu de grands services à ia physique, » II,
Talapoins. Au Pégu et dans le Tonquin, ils « font descendre la lune, » I, 145. — « Tous fainéants et très riches, » I, 23o.— On leur donne les plus belles terres ; ils paient !a première année de revenu à l'étranger tondu, I, 234.
Tantale. « Ces dieux ne sont-ils pas des monstres de barbarie d'avoir fait naître un Tantale, pour qu'il mangeât son fils en ragoût, et pour qu'il fût ensuite dévoré de faim? » III, i53.
Tartare. « Un Tartare oii les crimes sont punis : alors la justice divine est justifiée, »
III, i53.
Taupe, Son raisonnement sur le grand Architecte, I, 167.
Taxes. Les taxes intérieures, de province à province : abus honteux et ridicule, I, 18.
Télémaque, (( roman » d'un « onctueux auteur, tout en digressions et en déclamations, »
Tilliamed, « riait de ses montagnes formées par la mer, »" II, 191. — Un descendant de Thaïes, nommé Telliamed, m'apprit que les montagnes et les hommes sont produits par les eaux de la mer.» II, 23 r. — Résumé du système de Telliamed, II, 23 1- 234; III, 199-201. — «Surquoi a-t-il pu fonder ces extravagances? — Sur Homère, qui a parlé des Tritons et des Sirènes, » III, 200.
TÉMOINS, fi On ne fait point dépo?er les témoins en secret, ce serait en faire des délateurs, n II, 177.
Tempéraments. Il y a des
DIALOGUES DE VOLTAIRE
tempéraments ; îout dépend t-agement de la volonté arbitraire a'un curé ou d'un vicaire, I, 74. — Saint Eu5tache refuse d'enterrer Molière, saint Joseph le reçoit dans sa chapelle, I, 74.
Temps. « Il existe avec Dieu pendant l'éternité; mais on ne peut l'apercevoir et le compter que au point où Dieu créa le mouvement qui le mesure, « III, 68.
Termes abstraits. "Voir Mots génériques. Etre, Entité. — « Nous avons la faculté de donner des noms généraux et abstraits aux choses ûue nous ne pouvons définir...:
des termes généraux pour exprimer toutes les opérations, tous les effets de ce qu'ils sentent et de ce qu'ils voient... Si ces expressions ont servi pour la facilité du discours, elles ont produit bien des méprises. »
On en a fait des êtres réels; on a pris « des mots pour des choses, ;) III. 149.
Terre. « La terre appartient partout au plus fort et au plus habile. » II, i3o. — a Cultivez la terre et ne l'ensanglantez pas, » II, 162. — Pourquoi n'j' aurait-il pas une terre meilleure que la nôtre « dans un des globes qui roulent autour de Sirius. ou du Petit-Chien, ou de l'Œil du Taureau? » II, 190. — Les trois mouvements de la terre, translation dans l'étendue, révolution, rotation, II, 198. — Sur la lormation de 1 . terre II, 232-234. — " Si cette terre, a toujours été peuplée d hommes? Si la terre elle-même a toujours existé? » III, i38. — « Vaste cimetière qui se couvre sans cesse de mortels entassés sur leurs prédécesbcurs, » III, 191.— A-t-elle
été formée par une comète?
III. iq6. —Est-elle un soleil encroûté? III, 194. — Elle a dû mettre « plus de cinquante mille ans à se refroidir, » III, iq6.
Terre sainte, infiniment plus légère que la profane,
Tertuluen. Citation, II, q i . — «Ce fùu de Tertuliien, »
Testament de Richelieu.
Son authenticité contestée, II,
Thaïs, « misérable débauchée, » dont un caprice causa i incendie de Persépolis, III,
Théâtre de Ferney (allusion au), I, i55.
Thècle, favorite de Paul, ses Aces, I, 244. — Délivra de l'enfer son amie Faconille, II, II.
Théocratie. Elle prétendit écraser, « sous l'anneau du pêcheur, » les lois des royaumes. IL 102. — Sur la théocratie, IL i3o-i32, 172-175.
— <t Comment des princes , qui étaient libres, ont-ils pu se soumettre si lâchement à quelques jongleurs? — Les brutaux savaient se battre, et les jongleurs savaient gouverner, X II, 174.
Théologie. Subtilités théologiques, II, 9. — « La théologie est dans la religiou ce que les poisons sont parmi les aliments, » II, 40. — « Disputes théologiques, farce italienne, » II, 41- — « La faculté de théologie me paraît ie corps le plus méprisable du royaume. » Ses « décisions criminelles contre Henri III et le grand Henri IV, » II. 41.
— « La moitié de 'anation égorgea l'au.re pour des arguments théoiogiques,)) II, ii5. — «Ré-
INDEX PHILOSOPHIQUE
priraer la théologie. Je voudrais, pour riionneur de la raison, qu'on l'abolît; il est trop honteux d'avoir fait une science de cette grave tolie, » II, i5i.
— « Il faut absolument qu'on détruise la théologie,»^ II, i52.
— « Elle seule fait les athées,»
II, i54, i55. — Sottises de l'éducation théologique, III, i5. — La dernière de toutv;s les conditions, I, 210.— «Nous autres théologiens, nous pouvons tirer de l'enDr qui nous voulons... Les prières des théologiens soulagent les damnés, » II, II. — « Contemptibles théologiens. » 11, 34. — « Y a-t-il eu des théoloi^ien^ de bonne foi? — Oui, comme il y a eu des gens qui se sont crus sorciers. » IL 41. — «Depuis dix-s2pt cents ans, vous êtes occupés à expliquer, à retrancht;r, à concilier, à rajuster, à forger, » II, 83. — « Les doux théologiens assurent que, )) dès le péché originel, '.( le diable s'empara de toute notre race, » II, 114. — „ A quoi sont bons les théojogiens? » II, i5i. — « Ils
ont longtemps recherché si Dieu peut être citrouille ou scarabée, » II, i52. — « Un fou, après avoir répété toutes les bêtises scolastiques pendant deux ans, reçoit ses grelots et sa marotte en cérémonie^ » ibid.
Theos. « Y a-t-il un Théos?
— D'un mot grec qui signifiait courir, ils ont fait des t/iéoi, des dieux qui coureni, » III,
Théotocos. Nom donné à Marie par le concile d'Ephèse, en 43 1, III, qi.
Thomas D"ÀQUiN,âme «fort ténébreuse,» 1, 141, note. — Mystères bons pour la Somme dudit, II, 34. — Belles ques-
tions auxquelles il consacre mille pages, étudiées par cinq cent mille hommes, II. i52.
i5o. — Son argumentation sur l'éternité du monde, « paroles sensées qu'on e>t bien étonné de trouver dans saint Thomas, » II, iq5.
Tien, ciel divinisé des Chinois, I, 142. — « Il y a entre le Tien et l'hoinrae une correspondance sûre, infaillible, pour les récompenses et les châtiments, » II. 49.
Tiers-état. L'ordre mo3'en est éclairé... 11 gouverne 'les grands qui pensent quelquefois et les petits qui ne pensent point, I, 12.
T1.MÉE. « Platon prit ces belles choses mot à mot chez Timée le Locrien. Timée les avait prises chez Pythagore, et Pythagore les ten:nt, dit-on, des brachmanes, » 111, 168.
Titans, imaginés par les Grecs pour expliquer l'origine du mal, II, 209.
ToBiE, chassait les diables avec la fumée du fiel d'un poisson, II, 26 — Raphaël le mène chez Raguel, II, 118.
Tolérance. « Cette vertu si respectable, » I, 143. — « Après avoir demandé" la tolérance, les chrétiens osèrent être intolérants, » II, 26. — Tolérance des anciens : a Je vous défie de me montrer une seule guerre excitée pour le dogme dans une seule secte de l'antiquité, » II, 28. — « Laisser les hommes libres dans leur commerce avec Dieu, et ne les enchaîner qu'aux lois dans tout ce qu'ils doivent aux hommes, » II, 29.— « L'esprit de tolérance faisait le caractère de toutes les nations asiatiques, » II, 5o, 66. — Tolérance publique accordée par Kang-hi à la religion
DIALOGUES DE VOLTAIRE
chrétienne, II, 5o, 66. — " Je suis tolérant, et je vous chasse tous parce que vous êtes intolérants, » II, 67, 77. — « Tolérer les superstitieux en les plaignant, si on ne peut les éclairer, » II, 88, — « Enfin on a osé prononcer le mot de tolérance, » III, 87.
Tonneaux. « Si Jupiter a eu deux tonneaux, celui du mal était la tonne de Heidelberg, et celui du bien fut à peine un quartaut, » II, 179,
Tortcre, « moyen affreux de faire périr un innocent faible et de sauver un coupable robuste, a fini, » en Angleterre, « avec notre infâme chincelier JefFreys, » II, 176.
Tourbillons de Descartes, « qui n'ont jamais pu exister, »
111, 181. — La terre déchue de son tourbillon dans le tourbillon solaire, III, 194.
Traités. « Et la perfidie dans les traités, l'admettezvous?— Elle est fort commune, » II, 167.
Transfiguration, « Un sage ne se transfigure point pendant la nuit pour avoir un habit blanc. » I, 242.
Transpiration, Dieu mangé et bu n s'écharpe par insensible transpiration, » II, 65.
Transsubstantiation. Dieu dans un morceau de pâte. I, 120, pour être mangé sur l'autel par des souris, I, i23, 128, 129. — Un dieu par miette.
Dieu-pain , dieux-oignons :
quelle différence? I, 128. — Tant de sang versé, « pour savoir au juste si la chose était in, cum, sub, ou non, ;) III, 82.
Travail. La nécessité du travail est !e plus beau présent que Dieu ait fait à l'homme, 1, 27. — « Le travail modéré
contribue à la santé du corps et à celle de 1 ame, » I, i56'.
Tribunaux appelés Parlements, Audiences, Banc du roi. Echiquier, II,' 102.
Tributs levés par les papes sur tous les royaumes de la communion romaine (rois de Castille, d'Aragon, de Portugal, de Naples), II, 173,
Trinité, Trois font un, I, 120, 129.— De qui procède l'Esprit-Saint? I,' 195-196.
(! Jésus a-t-il dit qu'il était trin ? j) I, 244. — Définition de la trinité, II. 9; III, 91. — « Le Père a engendré le Fils avant qu'il fût "au monie, le Fils a été ensuite engendré par le pigeon, et le pigeon procède du Père et du Fils, etc., »
II, 55. — Invention platonicienne, II, 221, 228. — «Jamais Paul n'a écrit le nom de trinité, « lîl. 82. — Trinité de Platon, III, 168.
Trismégiste. « Le Thaut ou Mercure Trismégiste des Egvpûens, II, 184.
Trois, « Des philosophes prétendus ont dit que ce nombre trois est parfait, parce qu'il est composé de l'unité et de la dualité, » III, 149. — Platon « ne considère que l'harmonie du nombre trois. »
Trône. « Quelle est la différence précise entre un trône et une domination? » III, i5.
Trou « qu'on voulait percer jusqu'au centre de la terre, pour savoir bien précisément comment il faut se conduire sur sa surface, s II, 145. — (( Ce trou allait droit chez les Patagons, » II, 235.
Tusculanes, dans lesquelles Cicéron « vous prouve avec tant d'éloquence que la mort n'est point ua mal, » III, 126,
INDEX PHILOSOPHIQUE
Ubiquité. «Quoi! la force active serait en tous lieux, et le grand Etre ne serait pas en tous lieux, » II, 197.
Ulysse, évoque, à l'entrée des enfers, des ombres qui lèchent du sang et boivent du lait dans une fosse, )> III, i5i.
Unitaires, « ne croient pas
?ue Jésus-Christ soit fils de >ieu, » I, 226. — Ne croient pas à l'éternité des peines, ni à la résurrection des corps, ni au péché originel; « disent que nous sommes tous anthropophages, I) I, 227.
Univers. L'univers -Dieu, de Platon. Pourquoi Dieu?
«C'est qu'il est rond, et que la rondeur est la forme la plus parfaite, » III, 168.
Ursule. « Cérès, Pomone et Flore valent mieux que votre Ursule et ses onze mille vierges, » II, 17.
Utilité. « L'utilité est la mère de la justice, » II, 91,
Vanité. La vanité n'est pas tant un vice, I, 11.
Vautours. «U y a des âmes dont les vautours mangent le foie, » III. i5i.
Veau d'or , fabriqué par Aaron, fondu en un jour, réduit en poudre impalpable, I,
Végétation, mouvement interne ; il n'y a pas un être appelé végétation. I, 52. i35.— R Une rose végète, mais il n y a point un petit indiN-idu secret dans la rose qui soit la végétation, » II, 109. 110, 207.
Veidam, livre sacré des Indiens, II, 184.
Veïes. Ses démêlés avec Rome. « Les Veïens ont aussi leurs oracles qui leur promettent qu'ils voleront la paille des Romains, » III, i36.
Veimique (conseil), « tribunal abominable, tribunal de sang, plus horrible que l'Inquisition, » institué par Charlemagne en Westphalie, II, io3.
Vénalité des charges, l, 232. — « C'est ce qui nous distingue de tous les peuples, »
II, Î06.— Selon Montesquieu, « la vénalité des charges est benne dans les Etats monarchiques, » II, 107. — Contre la vénalité des charges. '■ Presque toutes les places et les dignités se vendent en France, comme on vend des herbes au marché, » II, 178.
Venise. Ancienneté et habileté de son gouvernement,
II, i3o, i34- — Elle coupe les griffes, le bec et les plumes noires de l'Inquisition et des « harpies qui venaient manger le dîner de la république, »
III, 81. — «Pour penser, ne consulte que sa raison. » C'est •X sur la plate-forme d'une tour qui domine sur la mer Adriatique » que Galilée a fait voir « aux sages de l'Etat tout l'artifice da ciel, » III, I77'
Vent. « Je vois bien que l'air est agité, mais je ne vois point d'être réel qu'on appelle cours du vent. » II, 109.
Verbe. Quelques platoniciens d'Alexandrie « nous ont appris que Dieu fesait tout par son Verbe, par son lo^s; alors Jésus est devenu le looQS de Dieu : et comme l'homme et la parole sont la même chose, il est clair que Jésus, • étant Verbe, est Dieu mani-
DIALOGUES DE VOLTAIRE
festement, » II. 221. — Le Verbe fils de Dieu, d'après Platon, III, 168. — « Un homme de génie dont le système a été de s'entretenir avec le Verbe. » III, 181.
Vérité. « La vérité ne s'effraie point des recherches, »
I, 57. — «Je ne veux point établir la vérité par le meurtre, » II, 32. — « Il n'y a de vrai que ce qui force tous les hommes à un consentement unanime, n II, 85. — « C'est par îamour et la connaissance de la vérité que nous avons quelque faible participation de » l'essence suprême, lil, i33.
VÉROLE, portée à Otaïti par les Anglais, ou par les Fran çais? — !( La vérole ressemble aux beaux-arts: on ne sait point qui en fut l'inventeur. »
— Vérole héréditaire, III. 1 14.
Véroles. Le capitaine WaL
lis, qui visita lîle d'Otaîti, « y porta les deux plus horribles Héaux de la terre, les deux véroles. » III, 114.
Verre. « Figurez-vous que la terre est un globe de verre qui a été longtemps tout couvirt d'eau, » ÏI, 2:)2, 235 ; ILI, 195, 196.
Vertu. « Les véritables vertus sont celles qui sont utiles à la société, )) I, 148. — La vertu « vL-nt de Dieu, »
I, 1 56. — n Nouvelle vertu»
annoncée par une a nouvelle secte, » I. 236. — « Il n'y a point de religion qui n"au recommandé la vertu, comme Jésus, )) I. 248. — (( Grandes leçons de vertu que l'antiquité nous a laissées, » II, 9. — « Prêchez Dieu et la morale..., il y aura plus de vertu et de félicité sur la terre, » IL 38.
— « Les vertus des infide es sont des crimes, » II, 78, Si.
—- La vertuest-elle le ressortdu gouvernement mo; archiaue"^ il, Qô; ni, 18. — « L'homme vertueux est bien plus à ton aise dans une république; iJ n'a personne à flaît.;r, » III, 19.
— Vertus cardinales, III, 60.— Vertus théologales, III, 61. — Dan- quelle mesure la vertu r.ni-ehe heureux? III, i3i.— (( Si souvent foulée aux pieds des pervers, » III. i56.
Vesuv;:. « .\L Hamilton apprenait aux Napolitains étonnés l'histoirî naturelle de leur mont Vésuve, » III. m, iiî;.
Vicaire. « Nous sommes ses vicaires apostoliques; il est vicaire de Dieu; ainsi vous serez gouverné par Dieu même, :> III. J!.
Vice Dieu. « Notre vice- Dieu est si bon, qu'il ne prei dra d'ordinaire que le quart tout au plus, excepté dans le»
cas de désobéissance. » — La moitié de l'Europe « s'est séparée de lui et ne le paie point; l'autre moitié paie 1moins qu'elle peut, « III, 71 =
VlCTl.MES DE LA REL:GI0N.
Vingt-trois mille Juifs « qui dansèrent devant un veau: »
vingt-quatre mille tués « sur des fil!e> madianites, » III, 45.
— Chrétiens égorgés dans les disputes métai^hysiques , par monceaux, « de quatre siècles chacun ; un seul aurait monté jusqu'au ciel. » — Douze millions d'Américains « tues dans leur patrie, parce qu'ils n'avaient pas été baptisés, » III,
\ lE. Impossibilité de concevoir le principe de la vie, I, 5i ; 111, 58. — « Mot qui signifie les choses vivantes. Il n'y a pas un être appelé la vie: c'est la végétation avec le sentiment dans un corps organisé, » I, 53, i35; 11,' ixo.
NDEX PHILOSOPHIQUE,
— « On allait jusqu'à croire que la vie était quelque chose qui fesait l'animal vivant, » IL iio. — Multiplicité, finesse, force, souplesse, proportion des ressorts par lesquels nous avons reçu et nous donnons !a vie. » II, 201. — « De tout temps la vie a passé d'un corps dans un autre; ainsi elle est éternelle, comme le grand Etre dont elle est émanée, » II, 202.
— « La nature me parait tendre beaucoup plus à la vie qu'à la mort, » III, 190.
Vie (aurre;. « Dansle doute seul, vous devez vous conduire comme s'il y en avait une, »
L i3 5. — Arguments contre,
I, i35-i?7-i.ig-i4i. — Pour:
doutes tnstts.' vraisemblmices consolantes, I, 137-141. Voir Ame, Immort.alité, etc. — il Des charlatans vous promettent richesses et plaisirs quand il n'y aura plus personne, afin que vous tourniez la broche pendant qu ils existent, » III,
Vie éternelle. «1 La communication avec l'Etre suprême, H I, 2 38.
Vin eucharistique. Pourquoi rouge? « Bien plus aisé de faire du sang avec du vin rouge qu'avec du vin paillet, »
■Virginité. « Quoi ! elle était pucelle et elle avait des enfants ! .) II, 54.
Vitres, « qui laissent un libre passage à la lumière dans les maisons, en les g.i- Tantissant des injures de l'air,»
ViTSNou. « s'est métamorphosé neuf fois pour venir converser avec les hommes, »
Vœux par lesquels « des citoyens et des citoyennes » sacrifient ■ témérairement leur
liberté, dans un âge où les lois ne permettent pas qu'on dispo.-e d'un fonds de dix sous de rente, » III, 3. — « Attentat contre la patrie et contre soimême, » III, 7.
Voie lactée. « Foule de so'eils dont chacun a ses mondes planétaires roulant autour ae lui, » II, iq6,
\ oL. Impunité des gros voleurs; les peiits sont pendus, de peur qu'ils ne se corrigent, L 233. — Le vol à Lacédémone, II, 122.
Voleurs. « Les Arabes du désert furent presque toujours dei voleurs républicains; mais les Persans, les .Mèdes furent des voleurs monarchiques, »
H, 129. — « Les successeurs j'Alexandre volent aujoura'hui pour eux les provinces qu'ijs avaient volées pour leur maître voleur, » III, i36.
Volonté, I, 34, 36, 38. — Est-elle libre? I, 90. — La volonté est nécessitée; sans motifs, elle serait absurde, L 173-177.— «Il e.st ridicule de dire : Je veux vouloir, » L i y5. — (( Dieu a eu la volonté pendant toute l'éternité, ou de produire l'univer.- ou de ne le pas produire,» II, I93. — Il n y a point « d'être réel qui s appelle la volonté, » II, 207; IlL 149. — " Dites-moi comment 1 homme remue le petit doigt quand il le veut, » II, 237, 243. — « La volonté demeura en Dieu de toute éternité, » III. 67. — '< Cette opinion et cette volonté sont les effets immc.:iats de la manière dont les esprits animaux se filtrent dans le cervelet et de là dans la moelle allongée, »
III. 1 1 5 . — La volonté de Dieu eit déterminée, autrement elle serait sans cause : « ce qui serait absurde.» III, i32.—
DIALOGUES DE VOLTAIRE
Entre le mouvement de notre petit doigt et notre volonté, « il y a 1 infini, » III, i5g.
Voltaire, secourt un exjésuite. III, i6.
Volupté. La volupté d'Epicure « consistait à éviter les excès, » II, 43.
Vue, « tact qui se prolonge jusqu'aux étoiles, » II, 200.
Welches, « composé d'ignorance, de superstition, de bêtise, de cruauté et de plaisanterie, » I, 211.
XÉNOPHON. « Vous avez lu le roman de l'Athénien Xénophon sur l'éducation de Cyrus? — Oui, et je vous avoue qu'il m'a donné encore meilleure opinion de Xénophon que de Cyrus même, » III,
XissuTRE, averti par Saturne, construit un vaisseau, « mauvais voilier, » que le déluge laissa « perché sur une montagne d'Arménie, » III, 201, 203.
YONG-TCHING, fils et SUC-
cesseur de Kang-hi, supprime le christianisme à la Chine.
Son entretien avec Rigolet, II, 5 1-68. — « Faites-vous jésuite..., on vous appellera saint Yong-lching après votre mort, »
II, 60. — « Prince très sage et très vertueux, » II, 77.
ZÉLANDAÏs, a qui sont aujourd'hui les plus barbares de tous les barbares, » III. no.
Zend, livre sacré des anciens Persans, II, 184,
ZoMBODPO. Les Grecs « ont donné au fleuve Zombodpo le nom d'Indos, » ( Djambhou- Dwîpa, nom de l'Inde), III, i35.
ZoROASTRE , supérieur à Moïse, I, 109. — Sa maxime fondamentale, sa morale divine, II, i5o.— Sa doctrine du bon et du mauvais principe, II, 210. — Zoroastre « s'occupait à concentrer le feu céieste dans le foyer d'un miroir concave, » III, 48.
Préface i axLvii