ENTRETIEN CHINOIS
Constantin et l'histoire des papes ? Nous avons entendu parler confuse'ment, re'pondit l'Asiatique, d'un certain Mahomet.
Il n'est pas possible, re'pliqua l'autre, que vous ne connaissiez au moins Luther, Zwingle, Bellarmin , Œcolampade. Je ne retiendrai jamais ces noms-là, dit le Chinois. Il sortit alors, et alla vendre une partie conside'rable de the' pekoe et de fin grogram, dont il acheta deux belles filles et un mousse, qu'il ramena dans sa patrie en adorant le Tien et en se recommandant à Confucius.
Pour moi, témoin de cette conversation, je vis clairement ce que c'est que la gloire ; et )e dis : Puisque César et Jupiter sont inconnus dans le royaume le plus beau, le plus ancien, le plus vaste, le plus peuplé, le mieux policé de l'univers, il vous sied bien, ô gouverneurs de (quelques petits pays ! ô prédicateurs d'une petite paroisse, dans une petite ville! ô docteurs de Salamanque ou de Bourges 1 ô petits auteurs ! ô pesants commentateurs! il vous sied bien de prétendre à la réputation.
Les chiffres placés au commencement de chaque note indiquent la page et la ligne : ~-6, g-i6, signifient page 7 ligne 6. page g ligne 16, et de même pour chaque note.
XLVI. A QUOI SERVENT LES MOINES. Extrait de Y Homme aux quarante écus, 1768.
2-27. Les ex-jésuites. L'abolissement des Jésuites, c'est le terme consacré, occupa l'opinion durant treize ou quatorze ans. Voici quelques-unes des péripéties de ce grand procès :
19 novembre lySg. Les Pères La Valette et Saci, banqueroutiers, sont condamnés solidairement par les consuls de Marseille à rembourser i,5oo,ooo francs aux sieurs Gouffre et Lionel, gros négociants marseillais. — 29 mai 1760. La sentenceestdéclaréeexécutoire contre toutela Société établie en France, — 8 mai 1761. Sur appel des Jésuites au Parlement de Paris, le général et toute la société sont condamnés à restitution, aux* intérêts, aux dépens, et à cinquante mille livres de dommages. — 17 avril. Ordre aux Jésuites d'apporter leurs constitutions au greffe. — 6 août. Brûlement de vingt-quatre gros volumes des théologiens jésuites. Défense de recevoir des novices et de faire des leçons publiques à partir du i«»- octobre 1761. — Ordre royal d'avoir à fermer leurs classes le le' avril 1762. — Tous les parlem.ents du royaume, l'un après l'autre, déclarent l'mstitut des Jésuites incompatible avec les lois du royaume. — 6 août 77^2. Le parlement de Paris leur ordonne de renoncer au nom, à l'habit, aux vœux, au régime de leur Société: d'évacuer, dans huitaine, noviciat, collèges, maisons professes ; leur défend de travailler en aucun temps à leur rétablissement sous peine de lèsemajesté. — 22 février 17Ô4. Arrêt ordonnant aux Jésuites
qui voudraient rester en France d'abjurer l'institut. — g mars, arrêt de bannissement. — Novembre l'y 64. Edit royal de dissolution. — 1773, Bulle de Ganganelli (Clément XIV), abolissant l'ordre tout entier.
3-24. C'est le sentiment de tous les magistrats. Qu'en pensent les nôtres ?