‹ Diane de Chivri drame en cinq actesChapitre 15 sur 49 · DIANE, MARTIAL · texte numérisé non relu

DIANE, MARTIAL

martial. Ma foi, en voila assez pour une nuit des i bal* de province... [Apercer ans sa mur.) Diane !

I in an * C’est Martial ! i Elle i*a vers lui.) Martial, mon fiére, mou ami, veux-tu me sauver?

1 mirtial. Diane, qu'a* lu ?... quel désordre !... I Tu as pleuré, tu pleures!...

diank. Ce n'est rien; tu m aimes, n'est-renis? (Le faisant passer ù la table .! Eh bien, viens, viens... prends ce* journaux, n lis-moi ce qu'il» contiennent. yKlle prend let journaux et les lui présente.')

martial. Ces journaux 1 ces journaux!... mai» en quoi peuvent-ils f intéresser?... dis- moi plutôt' re qui le eau»e le désespoir où je te vois.

diank. Te le dire.. . mais tu me tromperas aussi, Martial : écoute-moi, Martial, ne m'abandonne jias...

martial. Jamais !

dune. Eh bien! si tu ne vem pas que je devienne folle, lis-moi res journaux.

martial, à part. Il faut la satisfaire. [Saut.) Tu le veux? soit I diank. Eh bien, je fécoute.

martial. Pauvre Diane! diank. Mal* je l’écoute.

martial, lisant, n Nouvelles d'Afrique... * diane. Non, ce n'est pas cela : en France! co France!

martial. • Paris... »

diank. Paris!

Mvrti al. « Hier il y a eu bal à la cour... » diane. Bal!... Mais ce n'est pas cela, cherche doue ailleurs.

martial. Mais je or j is trouver.

Diane Tu ne peux trouver... tu y vois cependant : à quoi te sert donc le jour, mon Dieu ?... Ah! ma raison, ma raison «‘en va.

martial, à part. Elle m’épouvante!... {Haut.. I.h bien» Diane, voyou», câltne-fii I. . dis-tnoicé que tu veux savoir, je le trouverai, je te le promets.

diane. Tu me le diras, tu me le diras , n'eiKc pas?

martial. Oui. je te le jure.

diank. Eh bien, dan» ce» journaux, ou a parlé d’un proscrit, d’un condamné, qui est venu se constituer prisonnier.

martial. De beaucoup.

dianl. Mai* je ne le parle que d’un seul.

martial. Lequel?

diane. Cet homme que tu hais; eh bien, Léonard Asthon!

mvrtial. Léonard Asthon, comme tous le* autres , il a été acquitté.

uivne. Acquitté!

martial. Depuis huit jours, à Nantes à quelques lieues d'ici...

DIANE. Acquitté !... depuis huit jours à Nantes, et il n’est pas venu... El ma mère se tait: et 'a* lérieu me luit... Ah! malheureuse! uiaiheureuK! Mar iial. Diane, qu as-tu donc?

diank. saisissant la main de Martini, et met une résolution exaltée. M’aimci-tu ?

martial. F.n peuz-tu douter?

diane. Il faut que tu me conduises à Nantes.

martial. Toi!

diank It y va de ma viel martial. Mais...

diane. De ma vie, eide mon honneur pi-ui-étrc! mvrtial. Grand Dieu 1 dune. Ta voiture e»t encore prête?

j mirtial. Sans d"Uté!

divnr. Lh bien : qu elle nous attende.

martial. Diane, je ne pais con«enl»r sans savoir...

{ diane. Tu le sauras.

! m"** DE EVRMie. en dehors. M. Martial est rentré?

un domestique , de même. Oui, madame, il es* dans le salon.

l diane Oh! r’est notre mère ! Tais-toi, ou je suis | perdue!

: martial. Perdue!

DtANE Oh! va faire ce que je te demande; st- , tends moi chez toi . alors, je té dirai tout , et tu , dérideras s'il faut que je meure.

mvrti4|,û part. Ah! ne la perdons pas dénie;

i car il y a un leirible mystère dans ce désespoir.

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