‹ Diane de Chivri drame en cinq actesChapitre 24 sur 49 · LOUIS, MARTIAL · texte numérisé non relu

LOUIS, MARTIAL

martial. Monsieur Léonard Astboo ?

loch. U est sorti.

usrti.il. Sorti pour longtemps?

loch. Je oe crois pas, monsieur.

martial. Ne pourrais-je lui écrire?

louis. Voilà tout ce qu'il faut.

martial, à pari, sur te devant de la seine.

> oublions pas le peu de mots quo Diane m’a recommandé de laisser pour lui, aans le cas où je ne le trouverais paj. Ab! si j'avais prévu ce quelle exigerait de moi, je ne lui aurais pas fait cetie folle promesse ; mais je lui ai juré ; heureusement, je n'ai pas rencontré Léonard Astboo ; I aime roieui avoir à lui écrire que le voir en face « moi. üh! j'aurais peut-être oublié que Diane fiperc encore en lui ; écrivons. [Il s assied et terit pendant que Louis regarde au fond-) louis. Tiens, il parait qu'il y a une dame avec ce jeune homme; la voilà qui regarde par la poriwe de sa voiture.

DIANE DE CillVRI.

martial plie la lettre, et la montre à Louis, qui redescend. Dés que monsieur Asthon sera rentré, donnez-lui ce billet, et diUs-lui que la personne ui le lui a fait écrire attend la réponse ici près, ans la voiture qui est ou bout de l'avenue.

loui. Oui, monsieur. ( Martial va pour sortir.) Mois pardon; il parait que voire lettre est trèspressée ?

martial. Trés-prrs*ée.

louis. En ce cas, monsieur, si la personne qui attend la réponse <W»ire voir monsieur Asthon tout de suite, je puis vous dire où sous le trouverez; car, j’y pense, il n'a pasdit formellement qu'il eût l'intention de rentrer lorsqu'il s'est séparé de ses amis.

martial. Monsieur Astbon était donc ici tout à l'heure 7

LOUIS.' Oui, monsieur, il y omit grand déjeuner an château ; puis ce* messieurs devaient tous □lier a la chasse; mais il parait que la parties été rompue par l'arrivée de dcui étrangers.

martial, virement. L’arrivée de deux étrangers, dites-vous?

louis. Oui, monsieur, deux hommes, dont l'un...

martial, avec aNxiété. Est militaire, n’e«l-ce pas?

louis. C’est possible, car il est décoré et porte des moustaches.

'MARTIAL, à part. C’est Georges... Ah! mes frères nous ont devancés. [Haut.) Et ces étrangers, où sont-ils?

u ois. Je ne puis vous le dire; ma:* à peine ont-ils été sortis que la société s'est séparée, «t que monsieur Avllion. acrouipngné de deux de ses amis, s'est dirigé vers la llsiere du bois, du côté de la fontaine.

martial, A pari, tris-agité. Ah! c'est cela, nous sommes arrivés trop tard; mai* je puis peut être encore prévenir ce combat Ihutl. Mon ami, dites-moi, de quel côté puis-je trouver voire maître?

louis. Au haut du parc, li-has, à la fontaine. martial. J'y cours ! üh! pauvre Digne! pauvre sœur! .

louis. Par ici; en suivant celte allée vous arriverex juste à la fonuinc.

martial. Merci, merci!... Ah l mon Dieu, faites que je n'arrive pas trop lard, [Il sort en courant..

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