SCENE IX
DIANE, seule.
Me voici dans sa maison, et il va venir!... Que lui dirai-je, mon Dieu I... Uélas! dans le premier transport de mon désespoir, je n’ai pas pensé que ma mere n'avait pu se résoudre à avouer ce fatal secret à mon père sans avoir tenté de I» fléchir, lui... Si la voix de l'bonneur n'a pu le ramener, que lui feront les larmes d'une jeune fille qu'il n'aime plus, qu’il n'a jamais aimée?... O mon Dieu! mon Dieu! inspirez-moi... Vous savez si je suis coupable... O mon Dieu ! vous qui avez été assez cruel pour ne pas me laisser mourir de mon désespoir, prenez pitié de moi aujourd'hui... Parlez par ma voix à ce cour inflexible .. O n'rst pas pour moi que je vous implora; ce n'est pas le honheur que je viens lui demander... c'est l'honneur de mon père... le salut de mes frères... 0 mon Dieu! n’est-ce pas assez d'une victime pour un crime que je n'ai pas commis? .. Mrs frères... ils vont venir... sans doute, ils vont venir... Ahl malheur à moi, s'ils m'avaient devancée!... ce serait lamortpoureux et pour lui!... Et Martial ne revient pas... Martial!... ob! tiendra-t-il sa promesse?... sera-t-il resté calme en f«re de cet homme?... 11 ne revient ps*!... et penonne, personne à qui parler... Martial I... Martial!