‹ Diane de Chivri drame en cinq actesChapitre 40 sur 49 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Lu Mêmes DIANE.

martial. Ab! mon père! grâce pour elle!... c» l'accablez pas !... Ce serait la tuer... vous l'avez dit.

dune, Martial!... Martial !... (S'appror/mi-t r< reconnaissant ton frire ) Ah ! c’e»t toi enfin!

martial Pauvre saur!... te voilà!... je t'ai quittée !... pardonne-moi.

BURE. Il était absent je le sais, et tu as été le chercher... Quand lu es revenu, j'étais déjà panir sans doute avec l'homme généreux qui nous sauvera tous.

MARTIAL. Que dis-tu?

ni ame- Oui. Martial... c'est le ciel qui m'a iopiiée lorsque j’ai voulu venir ici... Je le tauii bien que Léonard Aslhon ne voudrait p«s le déshonneur de Diane et de sa famille.

martial, à part. Oh! sa ranuu s’égare! ffauf.l Ma soeur .. que veux-tu dire?

dune. Que ce que j'avais prévu est arrivé.

martial. Mais quoi donc?... qu'est-il arrivé? Diane. Ecoute... Comme tu ne revenais pa»

tourmentée de ton absence, craignant que la présence de Léonard ne t'eût fait oublier tout ce ue tu m’avais promis, je me suis fait conduire ans sa maison.

MARTIAL. El tu lui as parlé?

dune. Non pat à lui ; mais à un de ses amis, à un de scs parents, à un homme vénérable, dont l'Ame m'a comprise... et cei homme m'a dit :

« Léonard Aslhon sauvera votre honneur ; je l« jure devant Dieu ! » •

martial. Cet homme t'a dit cela?

BiARE. Il me l’a dit... oui.

martial. Mais ect homme te trompait, malheureuse !

diane. Encore’... encore un mensonge!... mais c’est impossible !... Non, sa voix était solennelle cl sa parole sacrée ' rtnn, il ne me trompait pis... Je l'entendais m’écouter le cœur haletant quand je lui demandais de sauver mon père et mu frère»... Non. il ne pouvait me tromper; car. lorsque je lui ai dit que c'était ina vie qu’il fallait prendre, et non pas la leur, se* sanglots étouffaient sa voix et déchiraient sa poitrine .. Non. il ne me trompait pas. je le sens... Ah! jesiuvm mon père rt mrj frères... J'cn mourrai, je le sait... et je le lui ai promis à cet homme.. ■ mais peutêtre le pardon de mon père descendra sur m* tombe... peut-être que. plus heureuse. je le vertu me bénir sur mon lit de mort !... c’e*i ml ‘«le espérance... Ah ! si cet homme m'avait trompé* ce serait horrible!

m. be cuivri, à part. Oh! la malheureuse enfant!

martial. Hélas I... peut-être se trompait -il M* même .. car ce n’était pas Léonard A*tt"> n n'est-ce pas?

diane. Non, ce n’était pas lui.

martial. C’est qtz'alors cet homme ne savait rien.

dianr. Il ne savait rien, dis-tu?..- il ne savait rien... Martial... mon père... où est mon père? MARTIAL. Il Vit, lui!

dune. oranfonZ nu hasard. Lui?*.. Et m** frère*, Martial, 'me* frères? .. {Marital tedétoum et pleure.)

m. de cuivri, l'arancanf et d'une vois sov Morts !

dianr, arec un cri affreux. Ah! mon pète • ah!... {Elle t'éc<mot(if.)

m. de cniVRl. Ma fille! .. Ob' malheur à iw" : je l'ai tuée! (didé de Martial, il U place sur un fauteuil.)

BinTHL. Ma iiïurî... ;n lui fait respirer des

têts.)

«, dk chivri, st metlanl à gênons devant Diane. Ma fille'... Diane!.... entends-moi ! v . c'est ion père!... Je MIS tool ; je sais qui* lu es innocente. Je to pardonne... Elle ne m'entend pas.,. * Acer désespoir.) Elle est morte !

msniL. Non. elle respire encore; sa mnin presse la mienne-.. Diane!... Diane !

a. ni entrai. Ma fille!., mon enfant!...

martial. Ah ' la voilà qui reprend set aeni... » lui faites pas entendre voire vois... son cITroi a terreur pourraient l'accabler.

m. t>K ctmai, bas. Oui, je me tairai... je me tairai

wan«. rerenanlà elle. Oh!... qui m'a parlé?... [Son père lui prend la main.) Qui est là ?... ( Elle prend ton père et le palpe m parcourant ton visage des mains.) Mon père!...

si. de ciuvri. Oui, moi, qui te pardonne... qui tr demande de vivre... qui n'ai plus que deux enfants!... et qui pleurerai avec vous ceux qui ne sont plus!... et qui les vengerai maintenant. mot. Mon pire !

n. m mm. Car je sais tout... ce n’est pas ieuleir*nt le crime d'un lâche... {// te /ère.) Oh ! Léonard Asthon I... Une pauvre fille lltoglt, »ans defeese... et ee n’est pas mime une adduction, cèit une violence...

Mi.vt.Moo Dieu! vous ne voudrez donc jamais que je meure!...

i> domotique, paraissant en dehors de la parle du f„nd. Un étranger désire voir monsieur de

r.hivri.

DIANK tl F. CHIVRI.

1er!... Mois je puis te tuer, moi... je puisse tuer à mon tour... cl Dieu et les hommes m'absoudront... I II prend l'épée et s'élance sur lui, Léonard le désarme et jette l'épée à set pieds.)

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