‹ Diane de Chivri drame en cinq actesChapitre 6 sur 49 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

M“ e DE KKRMIC. DUNE, v” de kkrmic. Aht je voudrais que ce fût lui : je serais fii-rr d'avoir protégé celte sainte et généreuse existence, loi-même, Diane, nt sens-tu pas quelque orgueil * l'associer au dévouement de ce noble jeune homme?

uiAXi. Oui. ma mère, oui... et cependant, je ni* puis vou» dire quelle crainte m'agite malgré moi en pensant à ce que vous venez de faire.

m*« dk k lame. Regrettera s-lu déjà de m'avoir secondée?

DIANE. Moi?... 6 ma mère, vous ne le pensez pas... Du'ai-je à craindre pour moi? n'ai-je pas un inalbrur qui me protège contre tous les outres ? et si l'on devait découvrir un jour votre généreuse complicité avec ce que l'on appelle des coupables... ce n'est pas moi qu'on accuserait, ce n'etl pas une pauvre meugle qu'on punirait de cette noble action, ce n'est pas elle qu’on en supposerait capable.

u“* ne kermic. Diane, n'es-tu pa* capable de tout ce qui est digne et bon?

punk. Non... inutile à tous et à charge à moimême... Oh! tenez, ce soir j'éprouve une tristesse ..

K" * DK KEIIMIC,. Lt pourquoi?

UU*K. Vous me demandez?... pensez-vous doue que j'aie oublié le* récits dont vous avez bercé mon enfance ?... Je nie souviens, moi... car re ne sont pa» les plaisirs du monde qui nie font oublier ce que j'écoute... je me souviens de ce* nobles dévouements qui ont signalé la vie de tant de femmes.

u na> t „- KCKKIC. K u cst-il une qui mérite mieux que toi l'affection de çeux qui te connaissent ?

PltNB. L'affection de ceux qui ont pitié des malheureux.

m*' ne KKRMtc. Diane, pourquoi ces pensées aujourd'hui?

dune. Aujourd'hui plus que jamais! N'est-ce pas dans un temps comme cclui-a que ma mère, ma pauvre mère, a qui j'ai donné la mort en naissant, sauva mon père? Elle était plus jeune et plus faible que moi... et pourtant elle sauva celui qu’elle aimait, elle le cacha... elle ce plaça entre lui et ses assassins .. elle pouvait voir le danger et le braver; mais moi...

u Bt DR kermic. Toi? ne viens-tu pas de faire tout ce qui est en ton pouvoir?

wame. Oui, j'ai pu vous livrer les clefs d'un appartement , je pourrai garder le secret qui m'est ronflé... voilà tout ce que je puis.

u“ D iif. kkrmic. Tu n'en auras pas moins droit à la reconnaissance de celui que tu m'aides à sauver.

diane, Irùfemcnf. Oui, à sa reconnaissance.

m”* db kkrmic. Diane 1

diane. Mon père aima ma mère qui l'avait sauvé... mai* qui m'aimera jamais, moi? (On entend sonner au dehors. ) i*' db KKRMtc. Duel est ce bruit? (On eonriiiüc. ) Encore! qui peut venir à cette heure - ' i Ajjpeianl. Marthe, Marthe 1

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