‹ Diane de ChivriChapitre 3 sur 57 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

VAl.ÉRIEX, seul. Et elle fait bien ; car elle pourrait nous gêner.

\Re fléchissant ) Je me suis embarqué là dans une entreprise bien hasardée... M. de Furières, mon ancien maître, traqué par tous les huissiers du pays, m'a promis vingt-cinq louis, si je pouvais parvenir à le cacher pendant quinze jours seulement... je veux que le diabie m'emporte si jamais j'aurais trouvé de moi-même le moyen de gagner cet argent! mais il me semble qu'il y a un Dieu pour les mauvais sujets, et je ne pensais guère ce matin, lorsque j'ai rencontré dans la forêt ce pauvre diable qui se cachait dans un taillis, qu'il me fournirait sans s'en douter, ni moi non plus, le moyen de sauver M. de Furières. Qui diable aussi se serait imaginé quf madame la marquise

prendrait feu comme ça ; car cest bien par hasard que je lui en ai parlé... Je sais bien qu'au fond de l'ame elle est pour les chouans et les autres... Chacun est le maître de ses opinions... muis offrir sa maison au premier venu qu'elle suppose être un proscrit, ce n'est plus de l'opinion, ça... Mais je l'entends qui revient avec M. Martial et M'i« Diane. Je vas attendre que les enfans soient partis, et alors comme alors... ce sera l'affaire de M. de Furières.

11 sort à gauclie.

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