LOUIS, DIANE, UN DOMESTIQUE
LE DOMESTIQUE, sur la porte.
Voici quelqu'un , mademoiselle, à qui vou» pourrez vous informer.
DIAXE, très-émue.
C'est bon... laissez-moi. {A Louis.) Ne suis-je pas chez M. Léonard Asthon î
Le domestique s'éloigne.
LOUIS
Oui, mademoiselle... eotrez, entrei.
DIANE DE CHTVRI.
DIANE
Dites-moi, savez-vous si un jeune homme est venu le demander tout-à-l'heure, il n'y a qu'un instant ?
LOUIS
C'est à moi qu'il s'est adressé.
DIANE
Eta-t-il vu M. Asthon?
EOUIS.
Non, mademoiselle; mais je lui ai dit où il pourrait le trouver, et il y a couru sur-le-champ.
DIANE, à part.
Ah I tant mieux!... Je tremblais que Martial n'eût oublié ce qu'il m'avait promis.
LOUIS
S', comme je le suppose, mademoiselle veut voir M. Asthon, elle serait mieux dans ce salon que dans sa voiture, pour attendre son retour.
Vous pensez donc qu'il va revenir ?
LOUIS
Je n'en doute pas.
DIANE
Eh bien! dès qu'il sera arrivé, prévenez-le qu'une dame l'attend, et qu'elle désire le voir seul... entendez-vous, tout seul.
LOUIS
Oui, mademoiselle... Tenez, mettez-vous là... «>.is le guetter.
DIANE
Merci, mon ami... merci!
LOUIS
Pauvre demoiselle!... quelle figure d'ange I... et être aveugle!... c'est bien triste... bien triste!
Il sort.
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