M. DE CHIVRI, LÉONARD ASTHON
entrant et fermant la porte.
M. DE CHIVRI, se retournant.
Léonard Asthon!... Léonard Asthon!
LÉONARD
Lui-même.
M. DE CHIVRI.
Ici, devant moi! lui?... mais c'est impossible I
LÉONARD
Si je vous avais écrit, auriez-vous lu ma lettre?
U. DE CHIVRI.
Une lettre de vous !... mais vous êtes fou, monsieur, de me le demander...
LÉONARD
Vous n'auriez pas lu ma lettre!... il me fallait donc venir.
M. DE CHIVRI , cachant sa tête dans ses mains , puis regardant encore Asthon.
C'est lui! c'est bien lui!... il a osé venir!
LÉONARD
Oui, parce que vous seul devez entendre et savoir ce que j'ai à vous dire.
M. DE CHIVRI.
Ce que vous avez à me dire!... à moil à qui vous avez jeté la honte et le malheur 1
Vous vous trompez, monsieur le comte; car il y a une honte plus affreuse et un malheur plus irréparable, dont je voudrais vous sauver...
M. DE CIIIVRI.
Mais c'est donc parce que tu as tué mes fils , que tu crois pouvoir venir m'insuller!... Mais je puis te tuer, moi... je puis te tuer à mon tour... et Dieu et les hommes m'absoudront...
Il prend l'épéc et s'clance sur lui, l-.(M)nar<l le désarme et jctle l'eiicc à ses iiit'ds.