SCÈNE PREMIÈRE
LÀ DUCHESSE, assise près d'une table, à gttaene ,
MARGUERITE
LA DUCHESfSB.
Et cette demoiselle est belle?
MARGUERITE
Oh ! ma marraine, Belle dans le danger d'une beauté de reine !
Si vous aviez pu voir quels yeux étincelants Et fiers elle opposait à ces auatre insolents 1 Et comme ses regards devenaient, au contraire, Tristes et caressants à gourmander son frère... Un jeune homme charmant, brave comme un lion, Et tendre avec sa sœur dans sa soumission !
Il se laisse gronder comme un enfant par elle ; Mais on voit bien que c'est par bonté naturelle ! Ah ! ces quatre messieurs s'en seraient mal trouvés, S'il avait été là, quand ils sont arrivés 1
Si DIANE.
LA DUCHESSE
Où la beauté suffit, à quoi bon le courage?
La sœur mieux que le frère a conjuré l'orago. Alors tous ces messieurs Tont trouvée à leur goût?
MARGUERITE
Surtout monsieur de Pienne !
Ah ! de Piemie surloutî
MARGUERITE
Il a mis le premier son bras à son service.
LA DUCHESSE
C'est très-cKévaleresque ! Et la belle novice Sans doute a reçu l'offre avec empressement?
MARGUERITE
Non, elle a refusé.
LA DUCHESSE
Refusé? c'est charmante
MARGUERITE
Vous comprenez, marraine? avec un pareil frère, Du bras d'un étranger elle n'aurait que faire.
LA DUCHESSE
De Pienne offrait le sien sans doute avec transport?
MARGUERITE
Avec respect.
LA DUCHESSE
Respect ? ce n'est pas là son fort.
MARGUERITE
Diane est une femme à part.