ACTE III
DB PIBlfNB.
Je les quitte.
PAUL
Ce sont elles, eu ma tanière.
Qui me manquent , bien plus que l'air et la lumière.
DE PIENNE
Vous verrez votre sœur ce soir.
PAUL
Où donc?
DE PIBNNB.
PAUL
Que ne le disiez-vous tout de suite ! Ah ! merci !
DE PIBNNE.
Elle ne pouvait plus tenir à votre absence.
PAUL
Chère sœur! mais prenons garde à la médisance! Si quelqu'un la voyait entrer seule, le soir, Chez vous... Non, j'aime mieux renoncer à la voir.
DE PIENNB.
Ami, ne craigmB rien. La rue est isolée, La nuit sera très^voire et votre sœur voilée. Croyez que son honneur m'est aussi cher qu'à vom.
PAUL
A la bonne heure donc! La revoir m'est bien doux. Oh ! comme nous allons parler de Marguerite 1 Je l'aime, savez-vons?
dÈ PIENNB.
Certe, elle le mérite.
59 DIANE
PAUL
Elle ignore où je suis?
DE PIEIfNE.
Chacun en fait autant.. • Hors votre sœur et moi.
PAUL
Marguerite pourtant...
DE PIENNE
Sans traiter sottement les femmes de bavardes, Je vous dirai que moins un secret a de gardes Et mieux il est gardé, tout au rebours des rois... Et c'est déjà beaucoup que le vôtre en ait trois.
PAUL
Vous me comptez pour un?
DE PIENNE
Et pour le moins Gdèle
PAUL
Vous m'étonnez.
UN CRIEUR PUBLIC, au dehoH.
« Arrêt de la cour criminelle , a Qui condanme à la corde et confiscation <K De tous ses biens , pour meurtre et contravention « Aux édits des duels , le sieur Paul de Mirmande tt Contumace , lequel , devant qu'on Tappréhende^ « Sera pendu demain en effigie... » Un sou.
P A U L I aprfts un silence.
Ceci me raccommode avec cet affreux trou Pendu! c*est déplaisant, même par contumace
ACTIi lll.
Je ne veux pas mourir en faisant la grimace, Diable !
DE PIENNE
Chut! Je connais le bruit de ces talons...
11 faut que j'ouvre.
PAUL
Ouvrez. Je gagne mes salons.
Il rentie dans sa cachette. De Pienne va ourrir la porte da fond.