ACTE Tir
Je veux bien vous prouver qu'ils seraient inutiles. — La sœur du fugitif, s'il s'est vraiment enfui , Me dis-je , recevra quelque chose de lui , Des nouvelles, par lettre ou par courrier, n'importe J'ai mis trois espions de planton à sa porte, Afin que rien n'entrât chez elle à mon insu; Or, en huit jours, monsieur, elle n'a rien reçu.
DtANB.
Sauf monsieur, cependant.
LAFf EMAS.
Mais je ne puis admettre Que monsieur ait été le porteur d'une lettre , Car pourquoi le baron eût-il pris ce détour?
DE PIENNE
Pourquoi ? pour vous cacher l'endroit de son séjour , Cher monsieur : il avait flairé votre malice.
LAFFEMAS
S'il est en sûreté, que lui fait la police?
Donc il est en danger, donc il est à Paris ; Donc il faut le chercher , le trouver à tout prix ; Car c'est fort important à pendre, un duelliste ! Sa sœur, ai-je pensé, nous mettra sur sa piste , Elle l'aime , dit-on, comme son propre enfant: La biche conduira les limiers vers ie fëoii.
Mes gens depuis trois jours guettent mademoiselle : ^ C'est la première fois qu'elle sort de chez elle, Et nous voici ! — Monsieur, votre hôtel est cerné; Aucune évasion possible au condamné I Sa présence chez vous est pour moi manifeste Par celle de sa sœur , cela va sans conteste ;
6i . DIANE.
Ainsi, livrcz-lc-iiioi, ne pouvant le sauver, Car je démolirais Thôlel pour le trouver.
DIANE, ba« à de Pienne.
Vous allez nous trahir ; faites votre visage.
Haut.
Sommes-nous délivrés de votre bavardage?
LAFFEUAS.
J*ai tout dit.
DE PIENNB.
Eh bien ! moi , je vous dis, en un mot.
Monsieur de Laffemas, que vous êtes un sot.
LAFFEMAS
Prenez garde !
DE PIENNE
Un croquant!
LAFFEMAS
Monsieur !
DE PIENNE, marchant sur lui.
Un petit cuistre !
Et je cravacherai votre face sinistre.
LAFFEMAS
Monsieur , je suis en force et viens au nom du roi l
Heureusement pour vous ! Faites donc votre emploi Démolissez Fhôtel que mon nom écussonne ; Mais si par un malheur vous n'y trouvez personne , Je vous en avertis , de la base au fronton Vous le rebâtirez, monsieur , sous le bâton.