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Dactyles, ministres de Cybèïe , appelés aussi Idéais , parcequ'ils habitaient le mont Ida. Si on les confond avec les Corybantes et les Curètes , c'est parceqne ce fut entre les mains d'eux tous ensemble , qu'on mit Jupiter , pour être élevé , et pour empêcher par îeurs danses , que les cris de cet enfant ne parvinssent jusqu'aux oreilles* de Saturne qui l'aurait dévoré,
Dactïlomantie , sorte de divination ou d'enchantement qui se fesait par le moyen d'une bague- Telle était la bague de Gygès.
Dadés ou Daoesies , fêtes qu'on célébrait à Athènes en l'honneur de la naissance de quelques dieux en particulier, et de tous en général. Une des principales cérémonies était d'allumer beaucoup de torches.
Daduçus : c'était le nom que les Athéniens donnaient au grand -prêtre d'Hercule. On appelait aussi Daduques les prêtres qui dans les fêtes de Ccrès portaient des torches allumées.
D.mîOCORGON , divinité sous le nom de laquelle les anciens adoraient la nature.
D.Tv?,ïon. Bans les auteurs profanes , ce mot signifie un Génie bon ou mauvais. Il ne faut pas le confondre avec Dcemonium , qu'on n'y voit qu'en bonne part , *t signifiant un être divin , sage et bietifesdnt | et
ï3î DAN
c'est le nom que Socrate donnait à celui dont il prétendait ne suivre que les impressions. Cic. de Divin. L i.
Dagon : c'était la plus célèbre des divinités des Philistins : elle avait un temple fameux à Azot , et un autre à Gaza. On croit qu'elle était adorée dans la Phénicie , sous les différents noms de Dercète , d'Atergatis et de Vénus , et que c'est aussi la même qu'Oannès. V. Oaimès,
Damjeus. V. Hippius.
Damasicthon , un des fils de Niobé , qui fut tué par Apollon.
Damaste : c'est le même que Procruste.
Damaster. V. Dcméter.
Damatris , prêtresse de Cybèle -Bamia.
Damia , surnom de Cybèle. C'était aussi une divinité particulière d'Epidàure.
Dan. V. Zeus.
DanacÉ , petite pièce de monnaie que Charon exigeait de ceux qu'il recevait dans sa barque.
DanaÉ , fille d' Acrise , roi d'Argos, et d'Euridice. Acrise ayant appris qu'il mourrait de la main de son petit-fils, on enferma par son ordre Danaé , sa fille unique , dans une tour d'airain, pour la soustraire à la connaissance des hommes : mais Jupiter descendit dans cette tour , transformé en pluie d'or. Acrise se voyant trompé , fit exposer Danaé sur la mer. Elle aborda dans Tune des Cyclades , où Polydecte l'épousa , et éleva Persée , dont Danaé était devenue enceinte*. L'oracle fut accompli dans la suite. V . Persée , Acrise , Ovid. Métam. H or.
Danaeius héros , Persée , fils de Jupiter et de Danae'.
DanaÏoes. C'étaient cinquante sœurs, filles de Danaùs , qui épousèrent leurs cinquante cousins - germains , enfants d'Egyptus. Danaùs , averti par l'oracle que ses gendres le détrôneraient, ordonna à ses filles d'égorger leurs maris la première nuit de leurs noces, Hypermnestre saura le sien appelé Lyncée. Ses^sœurs en punition de leur cruauté , furent cçndamue'es dans
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des enfers à jeter éternellement de l'eau dans un tonneau percé. Ou les appelait aussi Bêlides , du nom de Bel ou Belus leur aïeul.
Danaus, fils de Bel, frère d'Egyptus , roi d'Argos, et père des î)anaïdes. C'est de son nom que les Grecs qui étaient appelés Pelasgi , furent aussi nommés Danai. V. Danaïdes.
Danses. V. Dactyles ou Corybantes , Bacchantes % B apte s.
' Danubis , Danubius ou Danusis. Le Danube, Je plus grand fleuve de l'Europe , a été révéré comme une divinité par les Gétes , les Daces , Thraces , etc.
Dapalis. Jupiter fut ainsi surnommé à l'occasion des grands festins qu'on fesaît en sou honneur.
DaphNjEUS , surnom d'Apollon. Diane était aussi surnommée Daphnota ou Daphnia. V. Daphné,
DaphnÉ , fille du fleuve Pénée. Comme elle fuyait les poursuites d'Apollon , elle fut métamorphosée en laurier. Ce dieu voulut que cet arbrisseau lui fût consacré , et il s'en lit une couronne qu'il porta toujours depuis.
Il y eut une autre Daphné , nommée aussi Artémis , fille de Tyrésias, qui rendait à Delphes des oracles en vers si excellents , qu'on prétend qu'Homère en a inséré plusieurs dans ses poëmes*
Daphnéphages ', c'est-à-dire mangeurs de laurier. On donnait ce nom à des devins qui, avant que de rendre leurs réponses, mangeaient des feuilles de laurier , pareeque , cet arbrisseau étant consacré à Apollon , ils voulaient par-là faire croire qu'ils étaient inspirés.
Daphnephories , fêtes que les Béotiens célébraient de neuf ans en neuf ans en l'honneur d'Apollon. V» Daphné.
Daphnts , jeune berger de Sicile , et fils de Mercure. Il aima une nymphe , avec laquelle il obtint du ciel , que celui des deux qui violerait le premier la roi con'ugale, deviendrait aveugle. Daphnis ayant oubaé
«ou serment , et s'e'tant attaché à une autre nymphe , fut privé de la vue sur-le-champ.
Dard. V. Diane , Cupido-. , Céphale , Adraste r Philoctète , Achille , Action , O iotu
Darda ni des , nom patronymique des Troyens , pris de Dardanus , fondateur de leur ville.
Dardanis. Troie fut d'abord appelée ainsi de Dardanus son fondateur , et le premier roi de cette contrée , qui fut aussi nommée Dardanie.
Dardanus, fils de Jupiter et d'Electre fille d'Atlas. Ayant tué son frère Jasius, il fut obligé de fuir de File de Crète ; d'autres disent d'Italie , et vint en Asie , où il bâtit une ville qu'il appela de son nom , Dardaïiie , et qui depuis fut nommée Troie.
Daulias, surnom de Philomèle , parceque ce fut, selon la fable, à Daulie , ville de la Phocide , qu'elle fut changée en oiseau.
Daulis , fêtes que les Argiens célébraient en mémoire du combat singulier de Prcetus contre Acrise. V. Prœtus,
Daulis fut aussi le nom d'une nymphe qui donna son nom à la viile de Daulie dans la Phocide.
Daunia dea. C'est Juturne , sœur de Turnus , et fille de Daunus.
Daunius héros , Turnus, fils de Daunus.
Daunus , fils de Pilumuus et de Danaé. ïl eut un fils de même nom que lui , qui épousa Vénilie , de laquelle il eut Turnus.
Dauphin : c'est le nom d'une constellation en laquelle fut changé celui qui sauva Arion. V. Arien , Amphitrite , Téthys.
Dldale , Athénien , ouvrier si ingénieux et si adroit , qu'il fesait des statues qui avaient des ressorts, par le moyen desquels elles marchaient comme si elles eussent été vivantes , et ne s'arrêtaient que quand on en avait lié un certain ressort. Il fit mourir un de ses neveux aussi habile que lui , de crainte qu'il ne le surpassât ensuite , et il se içiugi^ en Crète.} où il bâtit un
DÉ J i35 fameux labyrinthe qu'on appela Dédale de son nom > et dans lequel Minos le fit enfermer avec Icare son fils , parcequ'ils favorisaient Pasiphaé dans ses débauches. Etant dans ce labyrinthe , ils s'attachèrent des ailes avec de la cire pour se sauver, et Dédale recommanda bien à son fils de ne voler ni trop haut , ni trop bas ; mais dès qu'ils furent dans l'air , ce jeune homme ne se souvint plus des leçons de son père , et vola si haut que le soleil fondit la cire de ses ailes. Il tomba dans cet endroit de la mer, qu'on appela depuis mer Icarienne. Dédale se sauva en Sicile, où Cocalus le fit suffoquer dans une étuve , pareeque Minos le menaça de lui déclarer la guerre , s'il ne lui rendait ce fugitif mort ou vif. Ovid. Les poètes ont fait du nom de Dédale , l'adjectif dœdalus , a , um , pour signifier la même choce qixingeniosus , à moins qu'on n'aime mieux croire avec de bous critiques , que d&dalus , mot grec signifie naturellement ingenicsu.< , indépendamment du nom de Dédale, qui ne leur paraît être qu'un surnom donné à cet Athénien.
DÉdalies , fêtes Grecques qui se célébraient eu mémoire de la réconciliation de Jupiter avec Junon. V. Cythéron. Ceux de Platée célébraient ces mêmes fêtes d'une manière plus particulière en mémoire de leur retour d'exil , et de leur réconciliation avec les autres Grecs.
DÉdalion , frère de Ceyx. Il fut si touché de la mort de Chioné sa fille , qu'il se précipita du sommet du mont Parnasse en bas : mais Apollon le changea en faucon.
Déesses , divinités féminines. V. Dieux,
Déesses Mères. V. Materes.
DÉjAnip.e , fille d'OEnée , et femme d'Hercule qui pour l'obtenir , combattit contre le fleuve Achéloùs. Ce héros emmena sa nouvelle épouse ; et lorsqu'il fallut passer le fleuve Evène , le centaure Nessus s'offrit-de la porter sur son dos de l'autre coté. Hercule le voulut bien , et le centaure allait s'enfuir avec Dé»
i36 BEI
janire , lorsqu'Hercule s'aperçut de son dessein , et lui décocha une flèche qui l'arrêta sur-le-champ. Nessus se sentant mourir , donna sa chemise teinte de son sang à Déjanire , l'assurant qu'elle rappelerait son mari dès qu'il voudrait s'éloigner d'elle pour s'attacher à d'autres. Cette femme crédule ayant appris qu'Hercule recherchait Iole , lui envoya la chemise du centaure • mais il ne l'emt pas plutôt mise , qu'il se sentit entouré d'un feu dévorant, et se jeta dans celui d'un sacrifice , malgré Lycas et Philoctéte ses compagnons , qui ne purent l'en empêcher. Déjanire se tua de désespoir. Ovid. Mét. , /. 9. Hygîn,
DÉtdàmie , fille de Lycoméde , roi de Scyros , de laquelle Achille eut Pyrrhus, lorsqu'il était caché dans la cour de ce prince.
Il y eut une autre Déidamie , fille de Pyrrhus.
Deicoontes ou Deiloechus , fils d'Hercule et de Mégare.
DÉilÉon , compagnon d'Hercule.
Deilochus , fils d'Hercule et de Mégare. Deione, une des femmes d'Apollon , qui eut d'elle Miletus.
Deionee. V. Ixion.
Deiopée , l'une des plus belles nymphes de la suite àe Junon, qui là promit à Eole , à condition qu'il ferait périr la flotte d'Enée.
Deiphile. V. Deiphyle.
Deiphobe, fils de Priant. Il épousa Hélène après la mort de Paris ^ mais après la prise de Troie , Hélène le livra à Ménéîas , pour rentrer en grâce avec lui.
Deiphobe , c'est le nom d'une Sibylle. Elle était fille de Glaucus , et prêtresse de Diane. Ce fut cette Sibylle qui guida Enée dans sa descente aux enfers.
Deiphon , fils de Triplolème et de Méganire • ou , selon d'autres , fils d'Hippothoon. Cérès l'aima telle,, ment , que pour le rendre immortel , et afin de le purifier de toute mortalité , elle le fesait passer dans des flammes $ mais Méganire , mère de ce prince ,
DEL i37 alarmée tTun tel spectacle , troubla par ses cris les mystères de cette déesse , qui monta aussitôt sur son char traîné par des dragons , et laissa brûler Dciphon. Ovide conte autrement cette fable. V. Triptolême.
Deiphyle , fille d'Adraste , femme de Tydée et mère de Diomède.
Deiphylus, (ils de Sthénéîus, et ami de Capanée , qu'il suivit au siège de Thèbes,
Deipyrus , un des capitaines Grecs au siège de Troie.
Délias et Deliastes. V. Délies.
DÉlie , surnom de Diane , pris de l'île de Délos , où elle naquit.
Délies , fêtes en l'honneur d'Apollon , surnommé Délits ou Delius , de l'île de Délos où il naquit. Pendant ces fêtes , les Athéniens envoyaient une députatiou à Délos , pour y olFrir des sacrifices à Apollon* On équipait pour cela un vaisseau auquel on donnait le nom de Délias ou de Theoris ; celui de Deliastes ou de Theoves , à ceux qui le montaient , et celui d'Architheore au chef de la députation.
De lic s. V. Délie \
Delli , petits marais auprès desquels Thalie accoucha des frères Paliques. V. Paliques.
Délos , île de la mer Egée , l'une des Cycladet. Cette île errait au gré des flots , avant que Latone y mit au monde Apollon et Diane. Ce dieu y rendait ses oracles. Les habitants prétendaient qu'il passait six mois de l'année à Patare ; et lorsqu'ils croyaient qu'il revenait , ils célébraient des fêtes magnifiques en son honneur.
Delphes, ville de la Phocide auprès du mont Parnasse , renommée par l'oracle d'Apollon. Cette ville passait chez les anciens pour le milieu de la terre, Jupiter , pour le marquer , fît voler en même temps de l'Orient et de l'Occident, deux aigles qui se r en-
contrèrent à Delpke* Y. Delphus.
Delphïcolà , surnom d'Apollon , pris de son; temple de Delphes.
Delphinies , fêtes en l'honneur d'Apollon.
Delphinius , surnom d'Apollon. Diane était aussi surnommée Delphinia,
Delphis, une pythonisse ; une prétresse du temple «le Delphes.
Delphus, fils d'Apollon et de Thya. Il habitait les eu irons du mont Parnasse , et bâtit la ville de Delpues , à laquelle il donna son nom.
Deluentinus , dieu qu'on invoquait dans les temps de guerre , pour être préservé des ravages de la part de< ennemis.
Déluge. V. Deucalion , Ogygès.
. Delus. V. Délies,
Deménete ou Démarque , habitant de Parrhasia , Ti'le d'Arcadie, fut changé en loup , pour avoir mangé d'une victime humaine immolée à Jupiter - Lycœus. Xes Grecs disaient que dix ans après il recouvra sa première forme , et qu'il fut vainqueur aux jeux Olympiques. Il y en a qui racontent cette fable de Lycaon,
Demeter , Damater ou Demetra , noms que les Grecs donnaient à Cérès.
Demi -Déesses ou EmithÉes , femmes illustres auxquelles on rendait après leur mort des honneurs divins.
Demi- Dieux. V. Dieux,
Democoon , un des fils de Priam , qui fut tué par Ulysse.
Il y en eut un autre qui fut tué par Hercule , avec sa mère Mégare et ses frères.
Demodice , femme de Créthée. Voyez Créthée , "Phryxus.
Demodgcus , célèbre musicien de la tour d'Alcinoiis. Horn. Odyss. 8.
Demogorgon. V. Dcemogorgort*
Démons ou Génies. Le9 Païens en reconnaissaient £e bons et de mauvais, V. Damcnu
DES i3$
Demophïle ou Hierophile. On croit que c'est un des noms de la Sibylle de Cuines.
DÉmophoon , fils de Thésée et de Phèdre. Après l'expédition de Troie, où il s'était trouvé , ayant été jeté par la tempête sur les côtes de la Thrace , il y épousa Phyllis , fille de Lycurgue , roi de cette contrée. V. Phyllis. Ovid. Htr.
J)en. V. Zeus.
- Dendrites. V. Hélène»
Dendrolibanus , c'est-à-dire , arbre du Liban. On en lésait des couronnes pour les Dieux , et on croyait qu'il n'y avait point de sacrifice qui put leur être plus agréable que ce présent. V. Libanus.
Dendrophore , c'est-à-dire , qui porte un arbre , surnom donné à Sylvain , pareequ'on croyait qu'il portait toujours un jeune arbre, et sur-tout un cyprès. On appelait aussi Dendrophores , ceux qui , dans les fêles de quelque Dieu , comme de Bacchus ou de Cybéle , portaient en leur honneur des arbres sur leurs épaules : c'est ce qu'on appelait Dendrophorie.
Dent. V. Sommeil , Cadmus.
Deo ou Dio , nom que les Grecs , et sur-tout les poètes , donnent à Cérès.
Deoïs , c'est-à-dire , fille de Cérès , surnom de Proserpine. V. Deo.
Deradiotes ou Diradiotes, surnom d'Apollon.
DercÉ , fille de Vénus , qu'on croit être la même que Dercète.
Dercete , Dercetis ou Derceto , divinité des Syriens , la même qu'Atergatis. On la représentait moitié femme et moitié poisson. Elle avait un temple magnifique auprès d'Ascalon.
Derrhiatis , surnom de Diane.
Des à jouer. V. Palamède.
Doespena , c'est-à-dire, Maîtresse, surnom de Proserpine.
Destin , Destinée , Divinité allégorique qu'on fait naître du Chaos. On le représente tenant sous ses
pieds le globe de la terre , et dans ses mains l'urne dans laquelle est le sort des hommes. On croyait ses arrêts irrévocables , et son pouvoir si grand , que tous les autres dieux lui étaient subordonnés. On admettait plusieurs Destins.
Deucalion , roi de Thessalie , fils de Prométhée , et mari de Pyrrha. Les Dieux firent périr tous les hommes de son temps par un déluge universel , parcequ'ils étaient tous méchants. Deucalion et Pyrrha en furent préservés , à cause de leur équité. Après le déluge , ils consultèrent l'oracle de Thémis , qui leur conseilla de jeter les os de leur mère , c'est-àdire , des pierres derrière eux par-dessus leur tête ; et ces pierres , en sortant de leurs mains , se métamorphosaient , celles de Deucalion en hommes, et celles de Pyrrha en femmes. Ovid. liv. i des Métam.
Il y eut plusieurs autres Deucalions ; un , fils de JMinos ; un autre , fils d'Abas , eic
Deverra ou Deverrona , déesse du balayage , du verbe deverro , balayer. On l'honorait , sur-tout quand on se servait de balais pour amasser en tas le blé séparé de la paille , et quand , après la naissance d'un enfant , on balayait la maison pour empêcher , à ce qu'on croyait, par-là, le dieu Sylvain d'y entrer, de crainte qu'il ne tourmentât la mère de l'enfant qui tenait de naître.
Devins. Il y en avait de bien des sortes. Voyez Aruspices , Augures , etc.
Dévouement. C'était un acte de religion , par lequel quelqu'un se dévouait à la mort pour le salut d'une ville , d'une armée , etc.
DtA , déesse qu'on croit être la même qu'Hébé.
DiAtoros , c'est-à-dire, Messager, surnom de Mercure. ,
Dialïs Flamen , c^est - à - dire , prêtre de Jupiter, Ses prérogatives étaient très-giandes. Il avait la chaise curule , et il était ordinairement précédé d'un licteur*
C'était toujours de sa juaisou ^u'oa apportait le feu
I» I A Ht pour lel sacrifices. Il ne devait jamais faire aucun serment. Il ne montait jamais a cheval , et toute sa Sle vivre devait représenter la simplicité des premiers temps. Il avait droit, en certaines occasions , Lier les chaînes à ceux qui en éta.ent lies , et d empêcher qu'on ne battît de verges ceux qu on condu.- Ltà ceqsnpplice , lorsqu'il se buvait s.u; le ,r passage , etc. A. Gdl- M 10 , chap. i5. V. Flammes. 3Dia.ma.nt. V. Richesse , Phaetoti*
en l'honneur de Diane, surnommée Orthtas. La pnn ciPa.rcérêmon.e de cette fête éttit de mettre de jeunes enfants sur l'autel de la déesse , et de es batue s. * dément de verges , que souvent * , ^ ™J DivNE, déesse de la chasse , fille de Jt ipuet et de Latone; et sœur d'Apollon. O» V*VJ>*l*l Hécate dans ïes enfers, la Lune ou Phœhé au ciel , et Diane su, ïa terre. Elle avait encore d'autres noms suivant
les lieux où on ^^^P^ffS^^ regardait comme la déesse de la chasteté. EU î «va.t tant de pudeur, qu'elle métamorphosa Ac g». t en ce ,f nom- l'avoir regardée dans un ba.n. EUe avait a sa ÏZ «, e troupe" de nymphes , et n'en souffrait point Z ne fussent "aussi chastes qu'elle ; car elle ch. m»* sa compagnie , Cahsto qui s'était la.sse gagnei par Jupiter. On dit cependant qu'elle aima le berger Endyndon , et qu'elle quittait souvent dant la nuit pour le visiter. Que. qu'il en mU notait pas plus sage que les autres déesses , elle fesa t d„ moins semblât de l'être. Elle était jours à la chasse, et n'habitait que les bo,s sume E meute de chiens. Les Satyres , les Dryades , etc. célébraient des fêtes en son honneur. On la représentait quelquefois sur un char traîne par oes biches , a,me'e d'un arc et d'un carquois rempli de flèches et ayant sur sa téte un croissant. Cette déesse avait à Ephèse le temple le plus superbe q,u fut dans le : monde. La biche lui était consacrée. H«g. Jf#. Cvmc Y. Hécate.
îfa DIT)
DianiA turba ; la troupe de Diane , c'est-à-dire, les chiens , comme étant sous la protection de Diane , déesse de la chasse.
Diasies , fêtes en l'honneur de Jupiter - Melfchius , c'est -à -dire , Propice, Eiles étaient accompagnées d'une grande foire , où Ton trouvait toutes sortes de marchandises. Les Athéniens s'y distinguaient par le grand nombre de sacrifices quils fesaient y et plus encore par la joie et la délicatesse des festins qu'ils s'y donnaient les uns aux autres.
DicÉ , fille de Jupiter ; déesse qu'on croyait présider aux jugements.
Dictée a co ona ; la constellation d'Ariadne , que Thésée avait emmenée de 1 île de Crète , où est le mont Dicté.
DictjE;e nymphœ , nymphes de l'île de Crète , ainsi nommées de Dicté , montagne de cette île.
DictjEus , surnom de Jupiter , pris de Dicté , montagne de Crète , sur laquelle on prétendait qu'il avait été élevé.
Dictynne , nymphe de l'île de Crète , à laquelle on attribue l'invention des filets de chasseurs. On croit que c'est la même que Britomarte. Dictynna est aussi un surnom de Diane.
Dictys , un des Centaures , qui fut tué par Pyrithoûs.
Didoit ou Elise, fille de Bélus, roi de Tyr. Pour éviter la fureur de Pygmalion son frère, qui avait tué *5ichée , elle se sauva en Afrique avec sa sœur Anne , où elle bâtit la ville de Carthage. larbas t roi des Oétules , ayant voulu l'épouser malgré elle , cette princesse aima mieux se donner la mort que de manquer à la tendresse qu'elle croyait encore devoir à son premier mari. Elle fut depuis révérée à Carthage comme une déesse. L'Episode de Didon , dans l'Enéide , est un morceau de pure invention. Enée vivait plus de trois cents ans avant la fondation de Car.* thage , de sorte que Virgile n'a feint la passion de
DIE 143 Bidon pour le prifice Troyen, que pour y faire entrer les fameux intérêts qui ont si long-temps divisé Rome et Carihage. Jcs. App. Just. Macrob. , etc.
Dïdima , c'est-à-dire Jumelle, surnom de Diane, parcequ'elle naquit en même temps que son frère Apollon.
Didymjeus , surnom d'Apollon , sous lequel on l'adorait comme Fauteur de la lumière du jour et de celle de la lune i et comme e'tant né en même temps que Diane. V. Didymozus.
Didymeobt, quartier de la ville de Milet, où Apollon avait un temple et un oracle : c'était aussi le nom du temple. V. Didymaus.
Diespiter ou Dijovis , c'est-à-dire Père du jour > surnom de Jupiter. Ou le donne aussi à Pluton.
Dieux , Déesses , Génies , etc. objets du culte religieux des païens. L'impression de la divinité est si naturelle aux hommes , et si profondément gravée dans leurs coeurs , qu'ils n'ont perdu la connaissance du seul et vrai dieu qu'il faut adorer , qu'en lui en substituant d'autres , tels qu'ils se les forgèrent , ou d'après ce qui leur était resté d'idée de la vérité dont on retrouve des traces précieuses, jusque dans le chaos de leurs superstitions , ou d'après leurs passions dont ils se firent autant de divinités. Comme chacun pouvait impunément en imaginer à sou gré , leur nombre était prodigieux. On en a compté jusqu'à trente mille. Jupiter était regardé comme le plus puissant de tous de manière cependant que son pouvoir était subordonné à celui du Destin. Les autres dieux , las de sa domination , s'etant révoltés , il les défit , et les contraignit de se sauver en Egypte, ou , pour éviter aa colère , ils prirent diverses formes , comme de chats, de rats , d'éléphants , etc. auimaux que les Egyptiens adorèreut depuis, Jupiter , sous la forme d'un bélier, les poursuivit jusqu'à ce qu'ils se rendirent. Les païens reconnaissaient plusieurs sortes de dieux ^ savoir , des célestes, des tcrrçstyes , des aquatiques et des infçruauau
Il y en avait douze principaux qu'ils appelaient let grands dieux , comme Saturne , Cybèlè , Cérés , Jupiter , Junon , Apollon , Diane , Bacchus, Mercure, Vénus, Neptune et Pluton. Les autres étaient appelés petits dieux, comme Momus, Mars , Pallas , Tliémis, Eole, etc. et d'autres enfin qu'on appelait demi-dieux. Ceux-ci étaient des héros nés d'un dieu et d'une mortelle , ou c'étaient des mortels , qui par leurs belles actions avaient mérité après leur mort , d'être admis parmi les dieux : tels étaient Hercule , Thésée,, Minos et tant d'autres , jusqu'à des empereurs Romains. 11 est bon d'observer que , quoique les anciens auteurs emploient quelquefois indifféremment les mots Du et Divi pour toutes sortes de dieux ; cependant Dii dans son sens propre , ne convient qu'aux dieux du premier ordre , aux grands dieux , et Divi qu'aux autres dieux , sur-tout à ceux qui n'étaient reconnus pour dieux que par l'apothéose.
Parmi les plus anciens objets du culte idolâtre , on peut compter le Soleil , la Lune et les autres corps célestes, ensuite la Terre , l'Air, le Feu et l'Eau. On y ajouta bientôt les Vents, le Tonnerre , les Comètes, etc. On ne s'en tint pas là, on adora les poissons, les serpents, les oiseaux, et parmi les quadrupèdes , le bœuf, Je chien , le chat , le singe , le bouc, etc. enfin l'extravagance alla jusqu'à adorer les arbres , les plantes , les métaux et les pierres.
Duovis. V. Diespiter.
Diipolïes , très- anciennes fêtes qu'on célébrait à Athènes , en l'honneur de Jupiter - Polieus , c'est-àdire Protecteur de la ville,
Dimorphos. V. Biformis.
Dindyme. C'est le nom de plusieurs montagnes dans la Troade , dans la Phrygie et dans la Thessalie. C'est de celle de Phrygie que Cybèle est surnommée DiifoiMENE et Dindyme.
Dtndyméne. V. Dindyme.
Dio ou plutôt Deo. Y. Vep*
DipclÈs , héros révéré chez les Megaviens , qui célébraient en son honneur des jeux nommés de sou nom D iodée s.
DiomÉda, fille de Phorbas, qu'Achille subsLtua à la place de Briséis , lorsqu'Agamemnon lui eut enlevé celle-ci. Hom.
DiomÈde , roi d'Etolie , fils de Tyrle'e , et le plus •vaillant des Grecs après Achille et après Ajax, Il se distingua beaucoup au siège de Troie , où il blessa Mars et Vénus , et fut un de ceux qui enlevèrent le Palladium. Après la ruine de Troie, il eut tant d'horreur des excès de sa femme Egialé, que pour n'en être pas témoin, il abandonna l'Etolie dont il était roi , et vint s'établir en Italie. On dit qu'il y fut tué par Enée ; et que ses compagnons en eurent tant de chagrin » qu'ils furent changés en hérons, Hom. Ovid.
Il y eut un autre Diomède qui nourrissait ses chevaux d£ chair humaine. Hercule le tua et assomma ses chevaux.
Dioné , nymphe, fille de l'Océan et de Te'thys. Elle fut au nombre des concubines de Jupiter. Il eut d'elle Vénus qui fut surnommée Dionée du nom de sa mère, Jules - César fut aussi surnommé Dionaus , comme descendant de Vénus.
Dionee, V. Dioné.
Dionysies ou Bacchanales , fêtes célèbres en l'honneur de Baechus.
Dionysius, et mieux Dionysus, nom de Baechus, appelé ainsi de la ville de IN) sa , où il avait un temple superbe , et où il avait été élevé.
Diopetef. Ou donnait ce nom a des statues de Jupiter, de Diane et d'autres divinités qu'on croyait être descendues du ciel.
Dioscures. Les anciens entendaient ordinairement Castor et Pollux sous ce nom. Ils étaient particulièrement révérés sous cette dénomination comme les divinités tutéiaires de la navigation* On comprenait en-
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core sous ce nom plusieurs dieux subalternes , enfants
de Jupiter.
DiosroLis , c'est le nom de plusieurs villes en Egypte , en Phénicie et dans la Lydie. II signifie ville de Jupiter , parcequ'il y était particulièrement révéré.
Diphther a. On donnait ce nom à la peau de la chèvre Amalthée , sur laquelle on croyait que Jupiter avait écrit toutes les destinées humaines.
Diphues. V. Biformîs , Cécrcps,
DircÉ , reine de Thèbes. Lycus , pour l'épouser , avait répudié Antiope , dont les enfants attachèrent Dircé à la queue d1uu taureau furieux, afin de venger leur mère de cet afFront.
Il y eut une autre Dircé , qui , ayant osé comparer sa beauté à celle de Pallas , fut changée en poisson. V. Cassiope,
Dm ex us , surnom d'Amphion , pris de Dircé , fontaine de la Béotie. De-là aussi Pindarc est appelé Vircxus cycnus.
DirÉes, filles de l'Achéron et de la Nuit , en latin Dira. Elles étaient au nombre de trois. Postées auprès du trône de Jupiter , elles recevaient ses ordres pour aller troubler le repos des méchants , et exciter des remords dans leurs anies. On les nommait Dirées clans le ciel; Furies ou Euméuides sur la terre; Chiennes du Styx dans les enfers. Virz. Eneïd. liv, 12. Serv. V. Euménides , FurLs.
Dirphia., surnom de Jnnou , pris du culte qu'on 3ui rendait sur le mont Dirphys dans l'île cTEubée.
Dis , dieu des enfers. C'est le même que Pluton. Quelquefois aussi c'était Jupiter. V. Ztus.
Discorde ou Eris , déesse que Jupiter chassa du ciel , parcequ'elle brouillait continuellement les dieu* ensemble. Elle fut si piquée de 11 "avoir pas été invitée aux noces de Thétis et de Péiée avec les autres dieux qu elle résolut de s'en venger , en jetant sur la tabie une pomme d'or , sur laquelle elle avait écrit ces mots : A la plus bette* Junon , Pallas et Véau* dis-
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putèrent cette pomme , jusqu'à ce que Paris , par Tordre de Jupiter , termina la querelle en faveur de Vénus ; ce qui causa une infinité de malheurs. On représente la Discorde coiffée de serpents, tenant une torche ardente d'une main, une couleuvre et un poignard de l'autre , ayant le teint livide, les yeux égarés , la bouche écumante , et les mains ensanglantées.
Disque. C'était une espèce de gros palet de figure ronde. V. Hyacinthe 7 Acrise. Le Disque représente aussi la terre par sa rondeur. V. Cybèie ou Vesta.
Ditiit RAmbus , surnom de Bacchus. On appelait aussi Dithyrambe une sorte d'hymne composée en son. honneur.
' Divaj Es , fêtes en l'honneur d'Angerone.
Diviàna pour Diana , Diane.
Divination , l'art de prédire l'avenir. Il fesait partie de la religion des païens. V. Augure , Aruspices • etc.
Divipotes, Dieux que les Samothraces nommaient Théédynates , c'est-à-dire divinités puissantes. Il y en avait deux ; le Ciel et la Terre , ou l'ame et le corps , ou l'humide et le froid : peut - être aussi ces Divipotes étaient-ils les mêmes que les dieux Cabires. V. Cabires.
Dius Fidius ou Meoi-Edi , ancien dieu des Sabins , dont le culte passa à Rome. Ce Dius ou Dei s Fidius , et quelquefois simplement Fidius , était regardé comme le dieu de lu bonne foi , d'où était verui chez les anciens l'usage si fréquent de jurer par cette divinité. Cette formule de serment était Médius- Fi* dius , qu'on doit entendre dans le même sens que Mehercules. On le croyait fils de Jupiter , et quelquesuus Font confondu avec Hercule. V. Mehercules.
Dodone , ville d Kpire , auprès de laquelle il y avait une forêt consacrée à Jupiter, et dont les ehêHes rendaient des oracles. Il y avait au milieu de cette forêt un temple bati en ^honneur de Jupiter Dodonéeq.
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I o jonïdes , nymphes , et nourrices de Bacchus : ce joct les mêmes que les Atlautides.
DoLtCHiEtJs - surnom de Jupiter , pris du culte qu'on lui rendait à Dolichène , ville de la Comagene..
Dolon , Troyen extrêmement léger à la course , qui , daus l'espérance d'avoir les chevaux d'Achille pour récompense , étant allé comme espion au camp des Grecs , fut pris et tué par Diomède et par Ulysse.
Dolopes , peuples de Thessalie , commandés au siéf ;ë de Troie par Pyrrhus.
l'OMiDUCÀ et Domidl'CT}s , divinités qu'on invoquait quand on conduisait la nouvelle mariée dans la maison de son mari. C'est pour la même raison que JucoB est surnommée Domïduca.
DoMiTitJs j dieu que les païens invoquaient dans les mariages, pour que la nouvelle mariée prît soin de sa maison.
Doride , contrée de la Grèce , ainsi appelée de Do£us , fils de Neptune et d'Alope , on dit aussi de Kellen et de la nymphe Optix. Les Doriens étaient grands parleurs , peu sincères et peu modestes, d'où sout vécus bien des proverbes faits à leur sujet. Les pcétPS désignent quelquefois tous les Grecs , par ceux de la Doride , comme quand Virgile dit Dorica castra»
Doris, fille de l'Océan et de Téthys. Elle épousa son frère Nérée , dont elle eut cinquante nymphes appelées les Néréides. Le nom de Doris , comme une des divinités de la mer , est quelquefois mis par les poètes pour la mer même. Virgile a dit Doris amara, Ecl. 10.
Dorus , fils de Neptune. V. Doride.
Doryclls , fils naturelle Priam , tué par Ajax au siège de Troie.
Il y eu a eu un autre , fils de Phinée , roi de Thrace,
Do h Y las . un de ceux qui osèrent attaquer Persée dans la cour d*e Céphée. Il fut tué avec les autres, de Ja main de Persee.
Un des Centaures se nommait Dorylas*
DRY ifo
Boto, nymphe de la mer, fille deNéréeet deDoris.
Douleur. Les anciens en avaient fait uue divinité. Hygin la fait naître de l'Air et de la Terre.
Draconigenaurbs; lu ville née des dents d'un dragon : c'est Thèbes. V. Cadmus,
Dragon. V. Cadmus , Andromède, Cérès , Médée t Déiphon , HcspCrides.
Drances , un des grands de la cour du roi Latinus,, hardi discoureur, mais très-lache quand il fallait payer de sa personne. Il était ennemi particulier de Turnus. Virg.
Drimaque , brigand , qui , à la téte d'une troupe d'esclaves fugitifs , ravageait l'île de Cliio. Les luttants de cette île ayant mis sa tète à prix, il persuada à un jeune homme de sa suite de le tuer, et d'aller recevoir la somme promise. Ceux de Chio firent de ce Drimaque une divinité qu'ils avaient en grande vénération.
Druides, ministres du culte idolâtre chez les Gaulois* Leur nom est pris d'un mot grec qui signifie chêne , parcequ'ils demeuraient et fesaiônt leurs sacrifices dans les forêts.
Dryades , nymphes qui présidaient aux bois et aux forêts , où elles se tenaient nuit et jour. V. Querquétulanes*
Dryantxàdes , Lycurgue , roi de Thrace , fils de Dryas.
Dry as , fille de Faune , qu'on révérait comme la déesse de la pudeur et de la modestie. Il n'était pas permis aux hommes de se trouver aux sacrifices qu'^n lui offrait.
Dryas était aussi le nom d'un des princes qui donnèrent du secours à Etéocle. Il fut tué par Diane.
Dry mo , nymphe , fille de Nérée et de Doris.
Dryope , nymphe d'Arcadie , aimée de Mercure» Tenant un jour son fils entre ses bras , elle arracha Une tige de lotos pour l'amuser. Bacchus , à qui celte
plante était consacrée , ea fut h ivvité , qu'il la méta«
morphosa en arbre : elle n'eut que le temps d'appeler sa sœur pour prendre l'enfant , qui aurait été enfermé avec elle dans l'écorce.
Les Dry opes étaient un peuple au voisinage du mont Parnasse.
Dùellone , la même que Bellone.
Dulichium, île dépendante d'Ithaque, d'où Ulysse est surnommé Dulichius.
Dusiens, Génies craints et révérés par les Gaulois.
Dyasar. V. Dysarés.
Dïmas , père d'Héciibe , et roi de Thrace. Dymantis , Hécube , fille de Dymas , selon Homère , et femme de Priâm.
D y mon , l'un des quatre dieux Lares. V. Anachis. Dyndimene. V. Dindyme.
Dysarés ou Dyasar , dieu des Arabes. On croit que c'est le même que Bacchus ou que le Soleil.
EfA , nymphe qui implora le secours des dieux pour éviter les poursuites du fleuve Phasis. Ils la chaugèrr nt en îie.
Ea , et mieux ^Ea , était aussi le nom de la capitale de la Colchide , et celui de Pile de Circé, vers le détroit de Sicile. Cette îie se trouve aussi sous le nom (VJEœa ou JE&e, d'où Circé est surnommée elle-même JEcea. V. Cyta.
Eacees, jeux solemnels en l'honneur d'Eaque.
Eacos. V. Eaque.
Eawus pour Janus. Les Anciens^ mettaient souvent TE pour l'I.
Eaque , fils de Jupiter et d'Egine. Il était roi de Tîle d'OEnopie , appelée aussi OEnone , qu'il nomma Egine , du nom de sa mère. La peste ayant dépeuplé ses Etats , il obtint de son père , que les fiimmis fussent changées eu hommes . et les appela Myvnudons»
Il régna avec tant de jusiice , que Pluton l'associa à Minos et à Rhadamanthe pour juger les âmes dans le* enfers. V. Myrmex.
Eau. Les Anciens avaient fait une divinité de cet élément. Les Perses lui offraient des sacrifices avec de grandes cérémonies.
Eau Lustrale. C'est ainsi que les Païens appelaient l'eau dans laquelle ils avaient éteint un tison ardent , tiré du bûcher d'un sacrifice. Ils lui attribuaient de graudes vertus.
Ecastor et Mecastor , formules de serment , par lesquels on jurait par Castor, dans le même sens qu'on disait Mehcrcults , quand on jurait par Hercule. C'est aussi dans ce sens, selon les plus savants Grammairiens.^ qu'il faut entendre Edepol , qu'il faut écrire ainsi , et non par un M , quand on jurait par Pollux ; car ils prétendent qu'E est pour me , que de n'a été ajouté que pour adoucir la prononciation ; et que c'est mal entendre Edepol , de dire que c'était un serment par le temple de Pollux. Vossius , Mcursius , etc. V. Meher eu les.
EcDUsiES , fêtes qu'on célébrait à Pheste , ville de Crète , en l'honneur de Latone , parcequ'elle avait changé une jeune fille en garçon. Ant. Liberalis.
Echecs. V. Palamède.
EchÉmojt , fils de Priam , qui fut tué par Diomède.
Echidna , monstre, moitié femme et moitié serpent , qui fut mère du chien Cerbère, de l'hydre de Lerne , delà Chimère, du lion de Némée , etc. Echldna est un mot grec qui signifie vipère , hydre,
-Echidné , reine des Scythes , qn'Hercule épousa, et de qui il eut plusieurs enfants.
Echinade?. C'étaient des nymphes qui furent métamorphosées en Oes , pour n'avoir pas appelé Achéloûs à un sacrifice de dix taureaux , auquel elles avaient prié tous les dieux des bois et des fleuves.
Echion , roi de ïhèbes. Ses deux filles se laissèrent immoler pour apaiser les dieux qui affligeaient la con-
ï?2 E D TT
trée d'une sécheresse horrible. Il sortit de lenrs cendres deux jeunes hommes couronne's , qui célébrèrent la mort généreuse de ces princesses.
îî y a en un autre Echion , père de Penthée , qui fut un de ceux qui naquirent des dents du dragou , et qui aidèrent Cadrnus à bâtir Thèbes : et c'est de son nom que les Thébains ont été appelés Echionides.
Il y en eut encore uu autre qui était le hérault des Argonautes.
Echionides ou Echiomus , Penthée, fils dEchion. C'est aussi pour la ville de Thèbes et pour les Thébains. V. Echion,
Echmagoràs , fils d'Hercule, fut exposé aux bêtes sauvages avec Sa mère Phillone , par Tordre d'Alcimédon son aïeul , irrité du mariage clandestin de sa fille arec Hercule. Celui-ci les délivra Vun et Tantre.
Echo , fille de l'Air et de la Terre. Cette nymphe habitait les bords du fleuve Céphise. Junon la condamna à ne répéter que la dernière parole de ceux cjui l'interrogeaient , parcequ'elle avait parlé d'elle imprudemment , et qu'elle Pavait amusée par des discours agréables , pendant que Jupiter était avec ses nymphes , afin qu'elle n'allât point le troubler. Ayant Tonlu se faire aimer de Narcisse , et s'en voyant méprisée , elle se retira dans les grottes , dans les montagnes et dans les forêts , où elle sécha de douleur et fut métamorphosée en rocher.
Eclypse. Les Païens les regardaient comme des présages funestes.
Ecrevisse. V. Cancer*
Edepol V. Ecastor.
Edipe. V. Œdipe,
Edone. C'est la même qu'Aédon. V. Aédon.
Edonides. Les Bacchantes étaient ainsi surnommée! «TEden , montagne de la Thrace , où elles célébraient les Orgies. Edonis , au singulier Bacchante»
EiK>iaus , surnom de Bacchus. V. Edcnides.
Edcu > Edulu 7 EdVUU ou Edusà , divinité
qui présidait à ce qu'on donnait à manger aux enfants, comme Potina ou Potica , à ce qu'on leur donnait à boire.
Eeta ou EetÈs , fils du Soleil et de Persa ; il était roi de la Colchide , et père de Médée. V. Médée.
Eetias , et mieux ./Eetias, ou «^Eetis , Médée , fille d'Eétès.
Eetiojc , père d'Àndromaque , et roi de Thèbes , Tille de Cilicie.
Ega , et mieux j£ga , nymphe , nourrice de Jupiter , la mcme qu'Abc.
Egée , roi de TAttique , et mari d'Ethra , dont il eut Thésée , qui fut envoyé en Crète pour être la proie du Minotaure. Il avait ordonné aux matelots , que , quand ils reviendraient , ils déployassent des voiles blanches , si Thésée sortait du labyrinthe. Mais comme ils étaient transportés de joie à la vue de leur patrie, ils oublièrent d'exécuter les ordres d'Egée, qui , pénétré de douleur, et croyant son fils mort, se précipita dans la mer , qu'on appela depuis Egée. V. Aix.
Egéon ou Briaree , dieu marin , fils de Titan et de la terre. Ce fut un géant d'une force extraordinaire , qui avait cent bras et cinquante têtes. Junon , Pallas et Neptune , ayant résolu d'enchaîner Jupiter dans la guerre des dieux , Thétis gagna Egéon en faveur de Jupiter , qui, pour ce service, lui rendit son ami-, tié , et lui pardonna ce qu'il a^vait fait auparavant avec les géants.
Egerie , nymphe d'une beauté singulière , que Diane changea en fontaine. Les Piomains l'adoraient comme une divinité , et les femmes sur-tout lui fesaie nt des sacrifices pour obtenir des accouchements heureux. Numa feignit d'avoir des entretiens, secrets avec cette nymphe , afin de donner plus d'autorité à ses lois,
Egeste , fille d'Hippotès, prince Troyen : elle fut exposée sur un vaisseau par son pète , de peur que te
sort ne tombât sur elle pour être dévorée par le monstre marin , auquel les Troyens étaient obliges de donner tous les ans une fille pour expier le crime de Laomédon. Egeste aborda en Sicile , où le fleuve Crinise , sous la figure d'un taureau , puis sous relie d'un ours , combattit povir re'pouser , et en eut Eole et Accste.
EgialÉ , sœur de Pbaëton , laquelle , à force de verser des larmes à cause du malbeur de son frère, fut métamorphosée en peuplier avec ses sœurs. On croit que c'est la même que Lampétie.
Il y eut une autre Egialé, fille d'Adraste , roi d'Argos , et femme de Dioraède. Venus fut si irritée de la blessure que lui fit Diomède au siège de Troie , que, pour s'en venger , elle inspira a Egialé l'infâme de'sir de se livrer à tout le monde. Quand Diomède revint , elle attenta à sa vie , pareequ'il ne salisfesait pas à sa détestable passion ; mais il se sauva dans le temple d'Apollon , et abandonna cette malheureuse femmë. Servius in Enéïd.
Egialé est encore , selon quelques-uns , le nom d'une des Grâces.
Egide ou Egis , monstre né de la terre , qui vomissait feu et flamme, avec une fumée noire eîépaisse^ Il désola la Phrygie , mettant le feu dans les forets et dans les campagnes , de sorte que les habitants furent contraints de quitter le pays. Pallas combattit ce mons* tre , et le tua. Nat. Com.
C'est aussi le bouclier ou la cuirasse de Jupiter, car les poètes en donnent l'une et l'autre idée. La chèvre Amalthée , qui avait nourri Jupiter , étaut morte , Jupiter prit sa peau dont il couvrit son bouclier , qu'il nomma Egide , d'uu mot grec qui signifie chèvre, 11 rendit ensuite la vie à cette chèvre, et la plaça parmi les constellations. Jupiter donna depuis ce bouclier à Pallas qui y attacha la tète de Méduse , ce qui le rendit encore plus redoutable , en lui donnant la vertu de pétrifier ceux qui le regardaient. Les boucliers des dieux et de quelques héros furent aussi appelés Egides,
M. Winkelman prouve par une antique , que l'Egide de Jupiter n'était autre chose que la peau de la chèvre .Amalthée , dont son bras gauche était entoure'. V. Minerve,
Egine, fille d'Asope : elle fut si tendrement aimée de Jupiter, que ce dieu se changea plusieurs fois en flamme de feu pour la voir. Il eut d'elle Eaque et Rhadamanthe.
Egijsetf.s , habitants de l'île d'Egine dans le golfe Saronique dont Eaque fut roi. Ils furent depuis appelés Myrmidons. V. Eaque,
Egipan. Pan était ainsi surnommé , parcequ'il avait des pieds de chèvre. Quelques-uns font d'Kgipan une divinité particulière, et le disent fils de Jupiter , d'autres de Pan et d'Ega . sa femme. On donna aussi le nom d'Egipans aux Satyres et à des divinités champêtres qu'on représentait avec des cornes à la tète , des pieds de chèvre et une queue.
Egiochus ou Egiuchus , nom qu'Homère et quelques autres donnent à Jupiter , soit parcequ'il avait été nourri par une chèvre , soit à cause de son bouclier qu il avait couvert de la peau de cette chèvre. V. Egide.
Egire , une des Hamadryades.
Egis. V. Egide.
Egisthe, fils de Thyeste et de Pélopée. Thyeste , a qui l'oracle avait prédit que le fils qu'il aurait de sa propre fille Pélopée , vengerait les crimes d'Atrée, fit cette fille prêtresse de Minerve dés sa tendre jeunesse, avec ordre de la transporter dans des lieux qu'il ne connaîtrait pas , et avec défense de l'instruire touchant sa naissance. Il crut par cette précaution éviter l'inceste dont il était menacé • mais quelques années après , l'ayant rencontrée dans un voyage , il l'épousa sans la connaître; et pour gage de sa foi , il lui laissa son épée. Quelque temps après que Thyeste eut quitté Pélopée , à qui elle ne s'était pas fait connaître , elle eut ua fils qu'elle lit élever par des bergers qui le nonv
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mérent EgistKe. Lorsqu'il fut en e'tat de porter le* armes , elle lui fît présent de l'épée de Thyeste. Ce jeune prince s'avança dans la cour d'Atrée , qui le choisit pour aller assassiner Thyeste , dont il voulait envahir les Etats. Thyeste reconnut son épée ; ce qui lui donna lieu de faire plusieurs questions à Egisthe , qui répondit qu'il la tenait de sa mère. On obtint de lui de la faire revenir ^ et après quelques recherches , Thyeste se souvint de l'oracle qu'il trouva accompli quant à l'inceste. Egisthe , indigné d'avoir obéi à Atrée , pour vènir massacrer son père , retourna aussitôt à Mycéne , où il un Atrée. Ayant voulu épouser Clytemnestre , il assassina Agamemuon , et s'empara du trône } mais Oreste le massacra dans la suite à son tour. La plupart des auteurs racor tent cette fable différemment : les uns font cet Egiste fils de Plistène , et les autres le font fils de Thyeste.
Egle , une des trois Héspérides.
Il y eut une nymphe de ce nom , fille du Soleil et de Ncérée , qui se plaisait à faire des tours de malice aux bergers. Ayant un jour trouvé le vieux Silène ivre, elle se joignit aux deux satyres Chromis et MnasiUç pour lui lier les mains avec des fleurs, pendant qu'elle lui barbouillait le visage avec des mures.
Egnatia, nymphe révérée comme une déesse dans la Pouille. On croyait que le feu prenait de lui-même au bois sur lequel on mettait les victimes qu'on lui immolait.
Egobole, surnom de Bacchus, pris de ce qu'il voulait qu'on lui immolât des chèvres.
Egoceros ou Capricorne. V. Capricorne.
Egolius, jeune homme qui étant entré dans une caverne consacrée aux abeilles de Jupiter, pour en enlever le miel , fut changé en oiseau.
Egon , fameux athlète , qui traîna par les pieds au haut d'une montagne un taureau furieux, pour en faire présent à Amarillis.
il 7 avait plusieurs bergerj «le ce a°n*«
EL A 157 Egophage , et mieux Aigophage ou Caprivora, c'est-à-dire , qui dévore Us chèvres : surnom de Junon , à qui les Lacédémoniens immolaient de ces animaux.
Egypitjs , jeune homme de Thessalie , et fils de Bulis. Il obtint, à force d'argent, Tymandre, la plus belle femme qui fût alors. Néophron , fils de Tymandre , piqué d'une convention aussi odieuse, , trouva moyen de gagner Bulis : ensuite , bien informe' de l'heure à laquelle Egypius devait venir trouver Tymandre , il la fit sortir , et mit adroitement Bulis en sa place } après quoi il la laissa , avec promesse de revenir aussitôt. Egypius vint au rendez-vous, où, aulieu de Tymandre qu'il s'attendait d'y voir , il ne trouva que sa mère Bulis. Us en eurent tant d'horreur, qu'ils voulurent se tuer : mais Jupiter changea Egypius et Néophron en vautours , Bulis en plongeon , «t Tymandre en épervier. Ant, Lib.
' Egtptus , fille de Neptune et de Lybie , et frère de Danaûs. Il avait cinquante fils qui épousèrent les cinquaute filles de son frère, appelées Danaïdes : elles égorgèrent leurs maris la première nuit de leurs noces , excepté Hypermnestre , qui fit grâce à Lyncée. Voy. Jiypermnesire.
Eidothée. V. Idothée.
Eione , une des Néréides.
ExokÉe , un des princes Grecs qui assiégèrent la Ville de Tro>. Il fut tué par Hector. Le père de Rhésus $e nommait Eionée.
Eirewe ou Irène , nom de la Paix chez les Grecs. V. Paix'.
El site RÏES ou Eiseteries y fêtes qu'on célébrait à Atùènes , quand les magistrats entraient eu charge.
Eljeus , surnom de. Jupiter, pris d'un temple magnifique qu'il avait dans l'Elide,
Elagabalk. V. HéliogabaU.
Elaïs, une des filles d'Abus. V. Anius.
El aph£soj*îes ? fétç* que ï$s Ath*Q&eiis célébraient
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en l'honneur de Diane. Elles étaient ainsi appelées du mot grec Elaphos , c'est-à-dire , un ccrfy parce, qu'on lut offrait des gâteaux faits en forme de cerfs r c'est dc-là qu'elle e'tait surnommée elle-même FXyjfr/ , belvs , Elapkibolia , et Elapklxa.
Elàteius , Cœnée , fils d'Elatus.
Elea , surnom de Diane -, pris d'un lica nommé Eîos , sur les bords de l'Alphée.
Electre , fi Ile cTAgamcraoon et de Cîyîenraestre r elle persuada à son frère Oreste de venger la mort cTAgamemnou , qu'Egisthe avait assassiné de concert avec Cîytemnestre , à son retour de Troie. Euripide l'appelle vieille fille , parcequelle vécut fcng - temps sans £tre mariée.
Il y eut une autre Electre, fille tTOEd ipe, et une autre <, fille de l'Océan et de Téîbys. Ceite dernière était aïeule de Dard a nu s.
Electr ïdes , petites îles dans Tune desquelles on dit que tomba Phaétou , foudroyé par Jupiter.
Electryon ou Electrius -, fils d'Akée ? et père d'Alcmène,
ElEen , surnom de Jupiter-, pris tfun temple trèsriche qu'il avait à Elis , ville du Pelopori*?,r
Eléides et Eleleides , surnoms des Bac^banfe? , comme Eîéltus en e'tait un de Bacchus ., pri* tf an mot grec qui exprime les cris et les emportements avec lesquels on célébrait les Oi"jies.
Elésophories , féte pendant Inqueîîe les Grecs portaient mystérieusement de petites corbeîïïes d*osîer.
El E usine. On surnommait ainsi Cérès , du nom d'Eleusis , ville d'Àtlique , où elle avait un superbe temple , et où ses mystères se célébraient plus exactement qu'en aucun lieu du monde. Ou gardait dans ces sortes de fêtes un silence rigoureux. C'était un crime que de divulguer le moindre de ses mystères ; il y allait de la vie.
Eletjsinies , fêtes qu'on célébrait à Eleusis e» rhoaneux de Cwrès. V. Zkxfinc.
Eleusis r yîlle de FAttique , où Ce'rès était particulièrement révérée.
Elkusio, Gvec à qui Cérès enseigna l'agriculture. Il donna son nom à la Aille d'Eleueis.
Eleittheries , fêtes en Phorinéui3 de Jupiter- Eleutherîus , c'est-à-dire , Libérateur.
ELEBTHEnius. V. EUutheries. C'était aussi un surnom de Bacchus.
Eleutho ou Ilythie , déesse que I^s femmes invoquaient pour être heureusement délivrées. On croit que c'est la même que Lucine.
Elicius. Les Romains adoraient Jupiter sous ce nom , quand ils croyaient pouvoir , par de certaines pratiques superstitieuses , obtenir des coups, de tonnerre d'un heureux présage , ou expier ceux qu'ils s'imaginaient de mauvais augure.
Elide , province du Péloponèse , dont Elis était la capitale, célèbre par les fameux spectacles , connus sous le nom de Jeux Olympiques , qu'on y donnait en l'honneur de Jupiter Olympien. V. Jeux Olympiques.
Elise ou Eliza. V. Didon.
E&isei patres ; les Carthaginois , ainsi appelés du Hom d'Elisë. V. Didon.
Elpenor , l'un ,des compagnons d'Ulysse , que Circé chaUgea en porc. La forme humaine lui ayant cté rendue , il courut avec tant de précipitation pour se joindre aUx autres qui s'en allaient avec Ulysse , qu'il tomba d'un lieu élevé , et se^tua. Ovid. Trist. liv. 3.
Elpis , Samien qui bâtit un temple à Bacchus.
Elysées ou Champs Elisiens , partie des enfers, ©ù les poètes feignent qu'il règne un printemps perpétuel , et où les ombres de ceux qui ont bien vécu , jouissent d'un bonheur parfait.
Emathie. Les poètes donnent quelquefois ce nom à la Thessalie et à toute la Macédoine. V. Emathion.
Emathion , fils de Tithon , fameux brigand , qui
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égorgeait tous ceux qui tombaient dans ses mains.
Hercule le tua, et les campagnes que ce brigand parcourait , furent appelées Emathiennes ou Emathie.
EmÉnÉ , la même qu'Aiinené.
Emithées. V. Demi-Déesses.
Emolos. V. Eumolus.
Emon , homme qui ayant conçiiune passion crimi- ©elle pour sa fille , fut changé eu montagne.
Empan d a , déesse , protectrice des bourgs et def
villages.
Emplocies , jeux solemnels où les Athéniens paraissaient avec des cheveux tressés.
Empol^ecs , Mercure était révéré sous ce nom f comme dieu protecteur des marchands et des cabaretiers.
Empusa , spectre qu'Hécate, disait- on , envoyait aux hommes pour les effrayer. C'était un fantôme féminin qui n'avait qu'un pied , et qui prenait toutes sortes de formes hideuses. Aristoph, Hésyehius»
Emus. V. Hémus.
Emylus, fils d'Ascagne, dont la famille Patricienne des Emiles préteudaient descendre.
EnCelade. le plus puissant des géants qui voulurent escalader le Ciel. Il était fils du Tartare et de la Terre. Jupiter renversa sur lui le mont Etna , où il fut à moitié brûlé. Les poètes ont feint que les éruptions de ce volcan venaient des efforts que fesait ce géant pour se retourner; et que , pour peu qu'il remuât , ce volcan vomissait des torrents de flammes.
Il veut de ce nom un des cinquante fils d'Egyptus , qu'Amymone , l'uue des Danaïdes , tua la première Xjuit de ses noces.
EncÉnies , fêtes que les Grecs célébraient à la dédicace d'un temple.
Enclume. V. Vulcain , Cy dopes.
Endeis , fille de Chiron , femme d'Eaque, et mère lie Télamon et de Pelée.
EjfDEïfDRos , afboreuS) surnom de Jupiter.
E N E rfci
Ekdovellicus , UDe des divinités des anciens peuples d'Espagne.
Endymiok , berger de la Carie , et petit-fils de Jupiter. Ayant été surpris avec Junon, il fut condamné à dormir pendant trente ans. Diane l'aima après , et Posant le voir pendant le jour , elle quittait le ciel toutes les nuits pour le visiter , ei en eut plusieurs enfants. V. Epiménide.
EifÉE , prince Troyen, fils d'Àncîiise et de Vénus. Lorsque les Grecs prirent Troie , il soutint vaillamment quelques combafs dans les rues de la ville ; mais se voyant trop faible contre le nombre , il prit son père Anchise , le chargea sur son dos avec ses dieux Pénates , tenant son fils Ascagne par la main , et se retira sur le mont Ida , avec le plus de Troyens qu'il put re'unir : il perdit dans -ce moment Creuse , sa femme , sans avoir jamais pu savoir ce qu'elle était devenue. Il monta ensuite sur des vaisseaux., passa en Epire ; et après avok essuyé plusieurs tempêtes , il aborda à Carthage , où la reine Didoii l'aima passionnément. Il alla de-là en Sicile , où il rendit des honneurs funèbres à Anchise , qui v e'iait mort l'année précédente : enfin , après «voir encore été le jouet dés vents , sa flotte arriva en Italie. La première chose <m'il fît , ce fut d'aller interroger la Sibylle, qui lui Enseigna le chemin des enfers , où il descendit, après avoir t rouvé le rameau d'or qu'elle lui avait indiqué , §3our en faire présent à Proserpine. Il vit dans les Champs Elysées tous les Troyens , et soa père , de •qui il apprit sa destinée et celle de Sa postérité. Iî sortit après cela des enfers , et campa sur les rives du Tybrc , où Cybèle changea ses vaisseaux en nymphes. 31 eut la guerre avec Turnus, au sujet de Lavinie qu'il «çpousa après un combat singulier, dans lequel il tua oe prince de sa propre main. Il fonda là un petit état, *Jtie les Romains regardaient comme le berceau de leur empire. On dit que Vénus l'enleva et le porta a« malgré' Junon , gui avait çlé causée de tous les
malheurs , et qui s'était déclarée contre lui , parcequ'il était Troyen. Il fut houoré des Romains sous le nom de Jupiter-Indigète. Virg. Hom. Ovid. Hygin» V. Didon.
Enenthius , Enanthius ou Etenthius , un des dieux des Phéniciens.
Enfant du avec des ailes , un carquois et des flèches, V. Cupidon. Qu'on tient par la main, V. Ascagne , Enée. Sur les genoux d'une femme , ou à qui elle présente la mamelle, V. Io, Ayant un doigt sur la bouche , V. H ar pce rate.
Enfers , lieux souterrains où allaient les ames pour y être jugées par M in os , Eaque et Rhadamanthe, Pluton en était le dieu et le roi. L'espace des enfers contenait le Tartare , les Champs Elysées , et cinq fleuves , savoir : le Styx , le Cocyte , l'Achéron , le Léthé et le Phlégéton. Le Tartare était le séjour des malheureux ; les Champs Elysées étaient la demeure Je ceux qui avaient bien vécu. Cerbère , chien à troia têtes et à trois gueules , était toujours à la porte des enfers pour empêcher les vivants d'y entrer , et le* ames d'en sortir. Avant que d'arriver â la cour de Pluton , et au tribunal de Minos , il fallait passer l'Achéron dans une barque conduite par Charon , 3t qui les ombres donnaient une pièce de monuaie pout leur passage. Virg. Hygin. Ovid. V. Achérusie.
EngastrimytHes ou Engastrites , sorte de devins. V. Euryclès.
EniochÉ , nourrice de Médée.
Eniopee , cocher d'Hector , qui fut tué par Diemède. Iliad. 8.
EnipÉe , fleuve de la Thessalie , qui fut beaupoup aimé de la nymphe Tyro. Neptune , qui en était jaloux , prit la forme d'Enipée pour tromper cette nymphe , et eut d'elle Pélias et N^lcé,
Enlèvement. V. Proserpine , Orythie , Céphale , Canymède , Hélène , Ariane , Salines.
Eiîîîea, Gérés était ainsi surnommée la Tille
EOL i63 d'Enna en Sicile , où elle avait un temple magnifique.
Ejvkosigjêus , c'est-à-dire , qui fait trembler la terre , surnom de Neptune.
Enodius , c'est-à-dire, qui est sur le chemin, surnom de Mercure , pris de l'usage où Ton était de dresser des pierres carrées, surmontées d'une téte de Mereure , et sur lesquelles on trouvait l'indication des chemins et des mes.
Eissifer Orion, c'est-à-dire, Orion qui porte une épéç, à cause de trois étoiles qui, dans cette constellation , figurent comme une épée dans la main d'Orion.
Ekthea , surnom de Cybèle. Ewheus et Entheatus, c'est-à-dire , plein de la divinité , inspiré , se disait de tout lieu où se rendaient les oracles , et de tout homme qui prédisait l'avenir.
Eitvie , divinité allégorique, extrêmement hideuse, qu'on représente avec des yeux égarés et enfoncés , lin teint livide , et le visage plein de rides , coiffée de couleuvres , portant trois vipères d'une main , une hydre à sept têtes de l'autre , et un serpent qui lui ronge le sein. Métam. liv. 2.
. Eîvus ou Emus. V. Hémus.
Enyalitjs. C'est un surnom de Mars , comme Uîs ou frère d'Euyo.
E»yo , une des divinités de la guerre , qu'on confond ordinairement a^ec Bellone. Quelques-uns la font mèr<* . d'autres fille , et la plupart nourrice de Mars. C'est aussi le nom d'une des Grées.
Eole , dieu des vents , et fils de Jupiter. Il reçut très - bien Ulysse , qui passait par ses Etats ; et pour marqîie de sa bienveillance -, il lui fit présent de plusieurs peaux, où les vents étaient enfermés. Les compagnons d'Ulysse ne pouvant commander à leur curiosité , ouvrirent ces peaux , d'où les vents s'échappèrent , firent un désordre épouvantable , et causèrent ]ttne tempête si furieuse , qu'Ulysse perdit tous ses r*aisôcaux , et se spta ses* star Une plaucfce. Eole atVtt
un si grand empire sur les vents, que sa seule volonté
les retenait.
Eolie , royaume des vents , composé de sept petites îles, JEoliœ insidœ, entre la Sicile et l'Italie.
Eores ou Eories , fêtes en l'honneur cTErigone» Ce sont les mêmes que les Alétides.
Eos, géant, fils de Typhon. On donne aussi ce nom à l'Aurore.
Eous, c'est-à-dire \Matinal ou Oriental ; l'un dei quatre chevaux du Soleil. Les poètes donnent aussi ce nom à Lucifer.
E pal ius , roi d'une contrée de la Grèce, qui ayant été dd'tiOLie' , fut rétabli par Hercule.
Etaphcs , fils de Jupiter et d\Io. Il eut dans son enfance une querelle avec Phaéton , qui causa la* perte de ce dernier. On croit qu'il bâtit la ville de Memphis.
Epee. V. Justice , Pynzme.
EpErvier. V. Nisus , Têrèe* Une figure humaine avec une téte d'épervier. V, Osiris. Cet oiseau est consacré à Apollon.
Epeus , fils d'Endymion , habile ouvrier pour le» machines de guerre» Il inventa le bélier et le bouclier, et fit le cheval de Troie.
Ephese , ville dTonie , renommée par le fameux temple de Diane.
Ephestikns. ( Les dieux ) Les mêmes que les Latiné nommaient Lares et Pénates.
Ephesties , ou plutôt Hetitestiennes* V. phetstos.
Ephestries-, fêtes qu'on célébrait à Thebes ex* Thonneur de Tirésias.
Ephiàlte et OEtus, enfants de Neptune et d'Iph*inédie. C'étaient des géants qui chaque année croissaient de plusieurs coudées , et grossissaient à propor» lion. Ils n'avaient encore que quinze ans , lorsqu'ils
^ulureat escalader is Ciel* Ces deux frètes se tuèïea*
EPI t€$
Ynn Tmtre , par l'adresse de Diane , qui les brouilla ensemble.
On nommait aussi Ephialtes des esprits malfesants. V. Incubes,
Ephydriades ou Ephydrides, nymphes des eaux.
ErHYRA , nymphe dont les poètes donnent souvent le nom à la ville de Corinthe où elle avait demeure'. Il y en a qui rapportent ce surnom de Corinthe à Ephyrus , fils d'Epimt'thée et de Myrmex,
Ephyrabs et Ephyreius , Corinthien ;
Ephyreias , Corinthienne. V. Ephyra,
Ephyrus. V. Ephyra.
EpiBATERit s , surnom d'Apollon.
Epicaste , mère de Trophonius. V. Trophonius.
Cest aussi le nom que quelques-uns donnent à la femme de Laïus. V. Jocaste.
EriCLiDiEs et Epicrehes , fêtes en l'honneur de Ce'rès.
Epis. V. Cêrès , Paix.
Epicurios , c'est-à-dire , qui secourt , surnoîa d'Apollon.
EpidaurE, ville du Pélopbnèsè , renommée par le temple d'Esculape , et par les cruautés du géant Périphcte.
EpidElïcs, surnom d'Apollon , pris d'un temple ijti'il avait à Epidelie , ville de la Laconie.
Epidémies, fêtes particulières qu'on célébrait lorsqu'un parent ou un ami revenait d'un long voyage. C'était aussi une féte publique en l'honneur d'^Lpollon, à Délos et à Milet , et de Diane à Argos.
Epidotas et Epidotes , Génie révéré par les La- ^édémoniens. Il y avait aussi les dieux Epidotes , dont on ne sait que le nom. Les Arcadiens surnommaient Jupiter. Epidote.
Epies , divinité Egyptienne. On croit que c'est le même qu'Osiris.
Epigiès , nymphes de la Terre.
EpiGônes, c'est le nom que les Grecs donnent aux
capitaines qui firent le second siège de Thèbes. Hw étaient fils des capitaines de la première guerre. V. Adraste.
Epimelides. V. Méliades.
EpimÉnide , philosophe de Crète. On dit qu'étant entré dans une carverue , il y dormit vingt-sept ans , ( Plutarque en met 5o , et Diogène Laërce , on ) , et qu'au sortir de-là il ne connaissait plus personne. Quelques poètes le confondent avec Endymion , et en disent des choses merveilleuses. Plut, Val. Max.
EpimÉthÉe , fils de Japet , et frère de Prométhée, Celui-ci avait formé les hommes prudents et ingénieux, et Epiméthée les imprudents et les stupides. Il épousa Pandore , statue que Minerve anima , et à qui tous les dieux donnèrent quelque belle qualité pour la rendre parfaite : il eut de ce marige Pyrrha , qui épousa Deucalion , fils de Prométhée.
Epi met H is . Pyrrha , fille d'Epiméthée.
Epione , femme d'Esculape. C'est aussi un surnom de Diane.
Epire, royaume sur les confins de la Grèce , proche le golfe Adriatique. On l'appelait autrefois Molossie t ensuite Chaonie , nom pris de celui de Chaon y frère d'Hélénus.
Episurtius , surnom que les Cretois donnaient à Jupiter.
Episcaphies , fêtes qu'on célébrait à Rhodes : onne sait en l'honneur de quelle divinité.
Epistrophus , roi de la Phocide. Il fut un de ceux 4)ui allèrent au siège de Troie.
Epone. V. Hippone.
Epolons ou Epulons , prêtres qui , chez les Romains , étaient chargés du soin des tables qu'on fesait servir en l'honneur des dieux. Ces prêtres étaient au nombre de sept , que pour cette raison on appelait Septemvirs.
Equerre , instrument de géométrie, V. Minerve, Uranie7 Apollon.
E R E 167 EçcirïîŒ , jurement par Quirinus , dans le même
sens qu'Ecastor. V* Ecasior.
Equité , divinité allégorique. C'est la même que
la Justice.
Eraphiotes , c'est-à-dire Querelleur , surnom de Bacchus.
EratÉ , nymphe , fille de l'Océan et de Téthys.
Erato , Tune des neuf Muses : elle présidait aux poésies lyriques. On la représente sons la figure d'une jeune fille enjouée , couronnée de myrte et de roses, tenant d'une main une lyre , un archet de l'autre , et à côté d'elle un petit Cupidon ailé , avec son arc et son carquois.
Ercitjs, surnom de Jupiter. On l'invoquait sous ce nom ou sous celui de Penetralis , dans l'intérieur des maisons , afin qu'il en écartât les voleurs.
Erebe, fils du Chaos et de la Nuit. Il fut métamorphosé en fleuve , et précipité dans le fond des enfers , pour avoir secouru les Titans. Erèbe se prend souvent pour les enfers même , ou pour un endroit particulier des enfers.
Erebintïntjs, c'est-à-dire, de pois, surnom de Bacchus , parcequ'on le croyait l'inventeur de la culture , non-seulement de la vigne , mais encore des pois et des autres légumes.
ErECHThÉe , roi d'Athènes , et père de Cécrops , de Pandorus , de Métion et de Bulès. Il fut mis au nombre des dieux avec ses quatre filles Procris, Creuse, Chlhonie et Orithye, parcequ'elles se dévouèrent étant "vierges , pour le salut de la patrie.
H y eut un autre Erecthée , père d'une autre Orithye , qui fut enlevée par Borée.
Erectheon , temple de Neptune dans l'Achaïe.
ErechtiiiDfs , les Athéniens^ ainsi appelés du nom d'Ereclithée , un de leurs roîs.
Erkchthis , Procris , fille d'Erechthée.
Eresichthon ou erisichthon , l'un des principaux habitants de la The s salie , fils de Tiiopius, Gérés ,
pour le punir d'avoir abattu une forêt qui lui étai|
consacrée , lui envoya une faim si horrible, qu'il consuma tout son bien , sans pouvoir la satisfaire. Réduit à la dernière misère , il vendit sa propre fille nommée Métra. Mais Neptune qui avait aimé cette fille , lui ayant accordé le pouvoir de se changer en ce qu'ello Voudrait , elle échappa à son maître sous la forme d'un pécheur. Rendue à sa figure naturelle, son père la vendit successivement à plusieurs maîtres. L'argent reçu , elle n'était pas plutôt livrée à ceux qui l'avaient achetée , qu'elle se dérobait à eux, en se changeant à chaque vente en génisse , en biche , en oiseau ou au— trement. Malgré cette ressource pour avoir de l'argent , elle ne put jamais rassasier son père , qui mourut enfin misérablement en dévorant ses propres membres.
ErganÉ ou Ergaties , fêtes qu'on célébrait à Sparte en l'honneur d'Hercule et en mémoire de ses travaux,
Ergatis. Sous ce nom on honorait Minerve, comme ayant inventé les arts.
Ergints , roi d'Orchomène. Il fut en guerre avec Hercule , qui le vainquit , le tua , et pilla ses Etats, Pausauias dit qu'il lui laissa la vie , et même qu'il lit alliance avec lui. Selon le même auteur , il fut pere du célèbre Trophonius.
Un autre Erginus, fils d'Hercule, fut un des Argc«« gantes. Quelques-uns croient que c'est le même qu« le roi d'Orchomène.
Eribée , surnom de Junon. Iliad. 5.
Erichthon, fameuse magicienne de Thessalie.
EricthÉe. C'était un chasseur que Minerve prît soin d'élever , et fit proclamer roi des Athéniens, On dk qu'il savait tirer de l'arc avec tant d'adresse , qu^Alcon , son fils , étant entouré d'un dragon , il perça le monstre d'un coup de flèche , sans blesser .son fils.
jBRiCTKOtfiBS , fils de Vrfcava. H fa* r<>* d'Athènes,
On conte de lui qu'il avait les jambes si mal faites f qu'il n'osait paraître en public que dans un char de «on invention , dans lequel la moitié de son corps était cachée. V. Aglaure,
Il y eut un autre Ericthonius, fils de Dardanus, roi de Troie , auquel il succéda,
Eridan , fils du Soleil. V. Phaéton, C'est aussi le nom d'une constellation.
Eri&one, fille d'Icarius. Elle se pendit à un arbre lorsqu'elle sut la mort de son père, que Méra, chienne d'Icarius , lui apprit , allant aboyer continuellement sur le tombeau de son maître. Elle fut aimée de BaCchus qui , pour la séduire , se transforma en grappe de raisin. Les poètes ont feint qu'elle fut changée ea cette constellation , qu'on appelle la Vierge.
Il y eut une autre Engone , fille d'Egisthe et de Clytemnestre.
ErIgoneius canis , c'est-à-dire le chien d'Engoué 9 la Canicule. V. Erigoue.
Erimanthe , montagne et forêt célèbre d'Arcadie , où Hercule terrassa et porta sur ses épaules un sanglier qui ravageait la campagne.
Erinnyis , surnom de Cérès , pris de la fureur on elle entra de se voir outragée par Neptune.
Erînnys , Furie ; Erinnyies, les Furies, divinités infernales. V. Euménides.
Eriphyle , femme d'Atnphiaraûs. V. Amphiaras*
Eris , déesse de la Discorde. Y. Discorde,
Erisichthon. V. Eresichthon.
Eriunius , c'est-à-dire lucratif , surnom de Mereure«
Eromantie , sorte de divination , par le moyen de l'air.
Erope , femme d'Atrée. Ayant succombé aux sollicitations de ïhyeste, elle en eut deux enfants, qu'Atrée fit manger dans un festin à, Thyeste même. Voy, Atrée.
jënos. Les Grecs appelaient aîasiCupidon.V. Cupidon*
Erostrate , célèbre fanatique , qui pour se faire un grand nom , s'avisa de mettre le feu au temple de Diane d'Ephése.
Erotidies ou Eroties , fêtes en i'honneas de Cupidon.
Erycine , surnom de Venus , pris du temple bâti en son honneur sur le mont Eryx en Sicile. Erymanthe. V. Erîmanthe.
Erymanthidos, urscz custos, c'est-à-dire le gardien de V ourse Erymanthide. C'est Arctophylax. Voy. B cotés , Erimdnthis.
Erymanthis. Les poètes donnent quelquefois à FArcadie , ce nom pris de la montagne d'Erymanthe. C'est aussi un surnom de Callisto.
Erysichthon , fils de Cécrops , qu'il ne faut pas confondre avec Erisichlhon le Thessalien.
Erytheis prœda , c'est-à-dire le butin dCErythie ; les troupeaux de Géryon. V. Erythie.
Erythie, île ou région célèbre dans les poètes, qui en font le royaume de Géryon qu'Hercule tua , et dont il emmena les troupeaux , appelés par Ovide Erytheidas boves ; car c'est ainsi qu'il faut lire , et non Erythreidas, On ne peut déterminer quel était ce pays. La plus commune opinion est qu'il fesait partie de l'Espagne.
Erythras ou Erythrus , fils de Persée et d'Andromède , qui donna son nom à la mer Erythréenne, sur l^s cotes de laquelle il régna.
Erythrée, ville d'Ionie , où naquît la fameuse Sib} Uê de ce nom , autrement dite Bagoé. V. Sibylle.
C'était aussi le nom d'un des chevaux du Soleil.
Erythreides boves. V. Erythie.
Eryx, fils de Butés et de Vénus. Fier de sa force prodigieuse, il luttait contre tous les passants , et les tuait : mais il fut tué par Hercule et enterré dans le temple qu'il avait dédié à Vénus sa mère , sur une montagne de Sicile , appelée Eryx de son nom.
E*\qvêt , fils de Priana et d\Atao&oé* Ce prince
ETE 171 aima tellement la nymphe Hespe'rie , qu'il quitta Troie pour la suivre. Hespérie ayant été mordue d'un serpent, mourut de sa blessure. Esaque se précipita dan* Ja mer de désespoir : mais Téthys le métamorphosa en plongeon. V. Aristéc ou Ewydice.
Escarbot. Il fut une des divinités Egyptiennes.
EsculaNus, dieu des pièces de monnaie de cuivre.
Esculape, dieu de la Médecine , fils d'Apollon et de Coronis. Apollon , après avoir tué Coronis et Ichys qu'elle aimait , tira Eseulape des flancs de cette nymphe , et le donna à élever au centaure Chiron , qui lui enseigna la médecine et lui donna une connaissance parfaite des simples. Jupiter le foudroya , pour avoir rendu la vie à Hippolyte , fils de Thésée. Eseulape était adoré à Epidaure , sous la forme d'un serpent. On le représente avec une couleuvre à sa main ou autour de son bras , et un coq auprès de lui. V. Apollon,
Esepe , fils de Bucolion, et petit-fils de Laomédon. Hom*
Esmtjnus , un des dieux Cabires.
Esosï , père de Jason , fils de Créthée , et frère de Pélias. roi de Thessalie : étant parvenu à une extrême "vieillesse , il fut rajeuni par Médée, à la prière de son mari. V. Pélias.
Espérance. Les païens en avaient fait une divinité: elle avait deux temples à Rome.
Esprit. V. Morts , Mens.
F sus. V. H^esus.
Esymnete ou /EsymnetÈs , divinité particulière, adorée à Patras en Achaïe. C'est la statue de Bacchus , qui se trouva dans la caisse d'Eurypile. V. Eurypile.
EtÊ > divinité allégorique : c'est la même que Cérés. On lui donne pour attributs une corne d'abondance et une couronne d'épis.
Eteocle ou Etheocle , roi de Thèbes , frère de Polynice , naquit de l'inceste d'QEdipe et de Jocaste, II partagea le royaume de Thèbes avec son frère Po-
lynice après la mort d'OEdipe , qui ordonna qu'ils régleraient tour-à-tour. Etéocle étant sur le trône n'en voulut pas descendre : et Poiynice lui fit cette guerre , qu'on appela l'entreprise des sept Preux, ou des sept braves devant Thèbes. Ces deux frères se haïssaient si fort , qu'ils se battaient dans le ventre de leur mère. Ils se tuèrent i'uh l'autre en même temps dans un combat singulier. Euripid. Stace* ApolL
Il y eut un autre Etéocle , roi de Béotie, qui le premier établit un culte public en l'honneur des Grâces, C'était aussi le nom d'un des chefs des Argiens au liège de Thèbes.
Eterwité ; divinité que les anciens adoraient et qu'ils se représentaient sous l'image du Temps. V. Sam turne.
EthalidÈ* , fils de Mercure. On dit qu'il obtint de son père la liberté de demander tout ce qu'il voudrait , excepté l'immortalité. Il demanda le pouvoir de se souvenir de tout ce qu'il aurait fait , lorsque son ame passerait dans d'autres corps. Diogène Laërce , iiv. 4 > 'rapporte que Pythagore, pour prouver la métempsy» cose , disait que lui-même avait été cet Ethalidès,
Ethàlion, matelot Thyrrénien, qui fut changé eu dauphin.
Ethéocle. V. Etéocle.
Etherie. V. Ethra , fille de l'Océan.
Ethiokome , une des filles de Priam,
Ethliusv V. Proto génie,
EthodÉe 7 fille d'Amphion et de Niobé : elle fut eue de celles que Diane tua à coups de flèches. V. Niobé.
Et ho» , et mieux JEthpn , c'est-à-dire ardent, sur^ nom donné à Erisichthon , à cause de son insatiable avidité pour le manger. V. Erisichthorh
C'était aussi un nom qu'on donnait aux chevaux. Le Soleil j Pluton , Pallas et Hector en avaient chacu» an , que les poètes nomment ainsi.
EïKRA, fille de Piihee. Ayant épousé Egée, ?çr*
F Athènes , qui était logé chez son père , elle devint grosse de Thésée; et Egée , dans la nécessité de s'en retourner sans elle, lui laissa une épée et des souliers, que l'enfant qu'elle mettrait au monde devait lui apporter lorsqu'il serait grand , afin de le reconnaître. Thésée dans la suite alla voir son père , qui le reçut et le nomma son héritier. Castor et Pollux fesant une irruption dans TÀttique , y firent prisonnière Ethra qu'ils emmenèrent à Lacédémone , d'où Paris , lorsqu'il enleva Hélène, la fit passer à Troie. Ethra ne recouvra sa liberté qu'à la prise de cette ville , où elle fut fort à propos reconnue par ses deux petits* fils Acamas et Démophoon , lorsque les Grecs voulaient l'arrêter comme une princesse de la famille de Priam» V. Acamas»
Il y eut une autre Ethra , nommée aussi Etherie , fille de l'Océan et de Téthys , femme d'Atlas , mère d'Hyas et de sept filles. Hyas ayant été dévoré par un lion , ses sœurs en moururent de douleur ; mais Jupiter les métamorphosa en étoiles , qu'on nomme pluvieuses : ce sent les Hyades chez les Grecs , et les Sucules chez les Latins.
Etna ou JEtna , montagne dans la Sicile , fameuse par son volcan et par les Cyclopes qui l'habitaient» Ijes poètes ont feint que les forges de Vulcaîn étaient dans cette montagne', et que les Cyclopes y travaillaient continuellement aux foudres de Jupiter.
Etna était aussi le nom d'une fille de Cœius et de la Terre : elle fut une des femmes de Jupiter et mère des dieux Paliques.
"Etoiles. V. Pléiades , Ethra , Castor et Pollux.
Etolus , fils de Diane et cTEndymion. Il s'empara de cette partie de la Grèce , qu'on appela depuis Etolie.
Etolie , province de la Grèce : elle reçut son nom «TEtolus , fils d'Endymion. Diomède y régna , d'où il est appelé par Ovide JEtkolius héros»
Eïuye. V* VtiaU.
Pi
i;4 EVE
EvAdne , fille de Mars ; selon quelques - un» , d'Iphis et de Thébé : elle fut insensible aux poursuites d'Apollon , et elle épousa Capanëe. Celui-ci ayant été' tué d'un coup de tonnerre au siège de Thèbes , Evadné se jeta sur le bûcher de son mari,
Evagore , un des fils de Priam. C'était aussi le nom d'une nymphe.
Evan , veut dire bon fils ; on appelait ainsi Bacchus , d'où les Bacchantes étaient aussi nommées Joviales. V. Evohé.
Evan DRE , petit-fils de Pallas , roi d'Àrcadie. Il quitta son pays avec sa mère Nicostrate , et vint en Italie , où il se fit un petit Etat daus l'endroit où Rome ;fut bâtie. Il fît alliance avec Enée.
EvarnÉ , une des Néréides.
EubÉe, fille cPÀstérion et nourrice de Junon. Eubée est aussi une île séparée de la Béotie par le détroit cTEuripe. Ce n'est pas de cette île qu'il faut entendre dans les poètes , carm.cn Euboicum , l'oracle d'Eubée * rupes Euboica , l'antre d'Enbée ; Sibylla Euboica , la Sibylle d'Eubée , mais de Cumes , ville d'Italie , Lâtie et habitée par une colonie des habitants de l'île d'Eubée , aujourdhui Négrepont.
EubulÉ , une des filles de Danaùs.
Eubitleus , un des Dioscures.
Eubxjlie , déesse du bon conseil.
Xubulus , aïeul de Britomarte.
IEucrate , une des Néréides. .
Etjdemonie. V. Félicité. -
Eudore , l'une des Hyades. C'était aussi le nom d'une nymphe.
Eudorus, fils de Mercure, qui accompagna Achille au siège de Troie.
Evemerïon. V. Telesphore.
EvÉmon , père d'Eurypile. V. Enrypile.
Evenus , roi d'Etoile , fils de Mars et de Stérope. Il eut tant de douleur de n'avoir pu se venger de l'outrage fait à sa fille Marpesse , qu'il se précipita dans un fleuve auquel il donna son nom*
EMU i75 Bventhius. V. Enenthius.
Eugerie , déesse à qui les dames Romaines sacrifiaient pour être préservées d'accidents pendant leur grossesse.
Euhyas ou Evias , Bacchante. V. Evan,
Euhyon , Euhyioîy et Euhyius , surnom de Bacchus dans ïe même sens qu'Evan.
Eviterne. Les ancieus adoraient sous ce nom un dieu ou un génie de la puissance duquel ils se formaient une très -grande idée , et qu'ils paraissaient mettre au-dessus de celle de Jupiter. Ils le distinguaient bien certainement des autres dieux . qu'ils appelaient néanmoins quelquefois Eviterai et Mvintegri , pour marquer leur immortalité.
Evius , Evyus ou Euhius , surnom de Bacchus , de même sens quEvaii.
Ecjmède , père de Dolon. V. Dolon.
Eumée , iutendant des troupeaux d'Ulysse , qu'il reçut , sans le reconnaître , à son retour dans l'île d'Ithaque , et à qui il facilita les moyens de se venger des poursuivants de Pénélope.
Eomelds , fils d'Admète y roi de Thessalie , et d'Alceste. C'était aussi le nom d'un Troyen de la suite d'Enée.
EumÉnides , autrement appelées Furies ou Erinnyes , filles d'Enfer ; selon d'autres, de l'Achéron et de la Nuit. Elles étaient trois , «avoir : Alecton , Mégère et Tisiplione; elles châtiaient dans le Tartare , et flagellaient avec des serpents et des flambeaux ardents ceux qui avaient mal vécu. On les représente coiffées de couleuvres, tenant des serpents et des flambeaux dans leurs mains. V. Dlvèes.
EumÉnidies , fêtes en l'honneur des Euménides.
Elmolpe , fils de Neptune et de Chioné. Il fut prêtre de Cérés, et c'est de son nom que ceux qui^présidaient à ses mystères se nommaient Eumolpides.
Eumolpides. V. Eumolpel
Eu mo lu s , ou plutôt Euaolus , un des dieux Dioscures»
Eu née , fils de Jason et d'Hysipyle. V. Hypsipylc* Eunice , une des nymphes qui enlevèrent Hylas. Eunomie , une des Heures, fille de Jupiter et d« TThémis.
Eunostus , divinité particulièrement révélée à Tanagra , dans la Béotie. L'entrée de son temple était sévèrement interdite aux femmes.
Evocation , l'art de faire apparaître les dieux ou les morts.
EvohÉ , EvoÉ , Evoe ou Etan. C'était le cri que les Bacchantes fesaient pour chanter les louanges de Bac chus. V. Evaru
Eupheme , nourrice des Muse».
EtippiEMUs , fils de Neptune , qui , après la mort de Tiprhjs , fut le pilote des Argonautes.
Euphorbe , Troyen , fils de Panthoiïs , tué par Ménélas au siège de Troie. Pythagore , pour prouver îa métempsycose , assurait avoir été cet Euphorbe.
EuphradÈs , Génie <jui présidait à la joie et aux . plaisirs des festins,
Euphrone , nom que les Grecs donnent à la Nuit» C'est la même qu'Eubulie.
Eupiirosine , Tune des trois Grâces.
Etjphyrus , un des fils de Niobé.
Euriclée , et mieux Euryclee , fille cfe Pile d'Ithaque , que Laèrte acheta pour vingt bœufs , et pour laquelle il n'eut pas moins d'attention que pour sa femme. Ce fut elle qui nourrit Ulysse , et que celuici reconnut bientôt , lorsqu'il revint de Troie.
Europ^us dux. Minos, fils de Jupiter et d'Europe,
Europe , fille d'Agénor , roi de Phénicîe , et sœur ^e Cadmus. Cette princesse était si belle , qu'on disait qu'une des compagnes de Junon avait dérobé un petit pot de fard sur la toilette cette déesse , pour le donner à Europe. Elle fut fort aimée de Jupiter , qui prit la figure d'un taureau pour l'enlever, passa la mer la tenant sur son dos , et l'emporta dans cette patti$
du jaoode k laquelle elle donna son nom
Europus , un des descendants d'Hercule , tut l'aïeul de Lycurgue.
Eurotas , fleuve de la Laconie, sur le bord duquel Jupiter , sous la figure d'un cygue , trompa Leda , et ou Apollon regretta ia perte de Daphné,
Euruopes , surnom de Jupiter-Tonnant.
Elrus , vent d'Orient, C'est l'un des quatre prin« cipaux,
Euryale , un des princes Grecs qui allèrent au siège de Tjoie, Il y eut un Troyen de ce nom , qui suivit Enée après la ruine de Troie, et fut célèbre par sa tendre amitié pour Nisus. Virg* liv. g.
EurtalÉe , fille de Miuos et mère d'Orion : elle fut aimée de Neptune, Il y eut une autre Euryalée 9 reine des Amazones ; une autre , fille de Pr.œtus , et une autre , qui était une des Gorgoues.
E urybate , hérault à qui Agamemnon donna la commission d'aller enlever Briséïs à Achille,
Eurybie, nymphe, mère de Lucifer et des Etoiles.
Euryclée. V, Endette.
Eury cle ides, V. Euryclès,
Euryclès , célèbre devin d'Athènes. On croyait qu'il portait dans son ventre le Génie qui l'inspirait , ce qui le fit surnommer Engastrimythe. Il eut des^lis» ciples qui furent appelés de son nom , Euricléïdes et Engastrimythes ou "Engastrites.
Eurydamas, snmoio d'Hector, C'était aussi le nom d'un autre Troyen.
Eurydice , femme d'Orphée, En fuyant les poursuites d'Aristée , elle fut piquée d'un serpent , de la morsure duquel elle mourut le jour même de ses noces» Orphée , inconsolable de cette mort , l'alla rechercher jusque dans les enfers , et toucha par les charmes de 6a voix et de su lyre , les divinités infernales. Plutoji et Proserpîne la lui rendirent , à condition qu'il ne regarderait point derrière lui , jusqu'à ce qu'il frit gçrti des enfers, JEurydi.ce Je suivait ; mais Orphée no
pouvant s'empêcher de regarder si elle venait , elle
disparut aussitôt , et lui fut ravie pour toujours.
II y eut une autre Eurydice , mère de Danaé. La femme de Nestor se nommait aussi Eurydice^
EuryganÉE , femme de Laïus, selon quelques-uns.
Euryloque, compagnon d'Ulysse. Ji fut le seul qui ne but point de la liqueur que Circé fit prendre aux autres , j.ojr les changer en bètes.
Eurymldos , père de Péribée.
Un des fils de Minos se nommait aussi Eurymédon» 1 C'était e'ïcore le nom d'un des fils de Faunus.
Eury mi des. Télème , fils d'Eurymus.
Euryjvome , fille de l'Océan et de Téthys , mère «îe> Grâces.
Il y eut une fille d'Apollon qui se nommait ainsi , et qui fut mère d'Adraste et d'Eryphile. La mère de Leucothoé se nommait aussi Eurynome.
C'était encore une divinité infernale qui mangeait les morts jusqu'aux os , et qu'on représentait noire et assise sur une peau de vautour , montrant toujours les dents.
Euryphile , fameuse Sibylle de File de Samos. EurYphile , fils d'Evémon. Dans le partage du Lutin qu'on fit à Troie , il avait eu une caisse qui renfermait une statue de Bacchus , fabriquée par Vulcain , et donnée par Jupiter aux Troyens. Eurypile n'eut pas plutôt regardé dedans , qu'il en perdit l'esprit. Comme la raison lui revenait de temps en temps r il saisit un de ses bons moments pour consulter Foraele de Delphes louchant sa maladie. Il lui fut répondu qiie lorsqu'il trouverait un pays où les hommes sacrifieraient avec des cérémonies étrangères , il y dédiât sa statue, et s'y arrêtât. Il arriva peu de temps âpre» au port d'Aroé, et s'y trouva dans le moment qu'on allait sacrifier un jeune garçon et une fille à Diane Tricîaria. S"etant arrêté dans ce lieu , et les habitants se souvenant que l'oracle leur avait prédit autrefois qu'ils seraient délivrés de la nécessité d'an si barbare
ÈTIR i79
sacrifice , lorsqu'ils verraient arriver un roi inconnu avec une caisse où serait la statue d'un dieu , ils dédièrent cette statue , qu'on appela Esymnète. Eurypile fut guéri de sa maladie , et le peuple fut délivré d'une si cruelle cérémonie , qui lui avait été imposée par le même oracle , pour expier le crime de Ménalippe et de Cométho, qui avaient profané le temple de Diane par leurs amours criminels.
Il y eut un autre Eurypile , fils de Téléphe , qui aima beaucoup Cassandre , fille de Priam ; et un autre , fils <P Hercule , qui était très - habile dans l'art des augures.
Eurypile fut encore le nom d'un Triton.
Etrtsace, fils d'Ajax, à qui les Athéniens dccerV lièrent des honneurs divins.
Eurysthee , roi de Mycénes , et fils d'Amphitryon et d'Alcméne. Junon le fit naître avant Hercule , afin qu'en qualité d'aîné , il eût quelqu'autorité sur lui î. elle le suscita pour faire entreprendre à Hercule douze travaux , dans lesquels elle espérait voir périr celui à qui Jupiter avait promis de hautes destinées. Mais Hercule sortit heureusement de tous ces travaux ^ et Eurysthée , contraint de se contenter du royaume d'Argos , cessa de persécuter Hercule.
Euristerne , c'est-à-dire , qui a une large poitrine , surnom de Telius.
Euryte , roi d'OEdralie , père d'Iole. Ayant pro-, mis sa fiîle à celui qui remporterait sur lui la \icloire à la lutte, Hercule se présenta , et le vainquit; mais Euryte ne voulut pas la lui donner : alors Hercule le tua d'un coup de massue , et **nW" te. V.
Atalanie , Hippomène , Achéloiù , Hippodamie , etc.
Il y eut un Centaure de ce nom ^ . .uà$ii*i cuiever Hippodamie , fut tué par Thésée.
Un frère des Titans se nommait aussi Euryte.
Il y eut encore un autre Euryte , fils de Mercure , qui se signala beaucoup dans l'expédition des Argo~ uautes.
i8o EXT
Ettrttioîî , un des Argonautes. Virgile fait mention de deux autres Eurytions . l'un , fils de Lycaon , •t l'autre habile orfèvre. Il y eut encore un berger de ce nom , qu'Hercule tua.
Eubytis. C'est Iole , fille d'Euryte.
Eusébie. C'est le nom que les Grecs donnaient à. la déesse Piété. V. Piété.
Euterpe , Tune des neuf Muses. Elle inventa la flûte , et c'est elle qui présidait à la musique. On la représente ordinairement sous la figure d'une jeune fiMe couronnée de fleurs , tenant des papiers de musique , une flûte , des hautbois , et d'autres instruments de musique auprès d'elle.
Etjthyme , fameux athlète. V. Lybas.
Evyus, V. Evi:x.
Exadius. Homère en parle comme d'un illustre héros , dont néanmoins on ne sait rien.
Execestxs , tyran des Phocéens. Il prétendait connaître l'avenir par le son que rendaient en heurtant l'un contre l'autre , deux anneaux enchantés qu'il portait avec lui.
Exiteries. Les Grecs appelaient ainsi les prières et les sacrifices qu'on fesait avant quelqu'entreprise militaire , ou avant un voyage.
Expiation , cérémonie religieuse par laquelle on prétendait purifier les personnes coupables et les lieux profane's.
ExtispïGE*. On nommait ainsi ceux des ministres de la religion païenne , qui dans les sacrifices prétendaient conuaitre la volonté des dieux par l'inspection des entrailles : les mêmes que les Aruspices.
I^ABAries. On appelait ainsi les Calendes de Juin , à cause d'un sacrifice dans lequel on offrait à la déesse Gaina de la bouillie faite avee des ft vçs et du lard. Fabien*. V. Lupercw*
Fasiys 3
FAN riz Fa bits, un des fils d'Hercule.
Fable, divinité allégorique , i,i.lle du Sommeil ee de la Nuit. On dit qu'elle épousa le Mensonge , et qu'elle s'occupait continuellement à contrefaire Tinstoire. On la représente avec un masque sur le visage , et magnifiquement habillée.
Fabulinus , dieu qu'on invoquait quand les enfants commençaient à parler.
Facelina , Facelis, Fàscellina ou Fascelis , surnoms de Diane; les deux prenuers du mot Fax 9 pareequ'on la représente quelquefois avec un flambeau à la main, d'où elle est encore surnommée JLucifercz et Phosphore ; les deux derniers 7 du mot Fascis , parcequ1Oreste ayant tué Thoas dans la Ciiersonnèse* Taurique, cacha la statue de la déesse dans un trousseau de menues branches d'aibres pour Temportetf avec lui.
Fagutalïs", surnom de Jupiter, pris du culte quyor* lui rendait à Rome dans un lieu nom-mé FagutaU C'était un petit bois sacré planté de hêtres.
Faim. Les Païens en avaient fait une divinité. Elle avait une statue dans le temple de Minerve, à Lacédémone.
FalaCEK , dieu des arbres fruitiers. îl «vait « Rojoa© lin prêtre particulier, nommé aussi Falacer.
Falcifer et I^alcïger, c'est-à-dire, qui porte nue faux ; Saturne.
FakjEOU FATUiE, déesses de la classe des nymphes r dont on prétend que le nom a donné lieu à celui der fanum , qui signifie, non proprement un temple ^ . mais uu endroit consacré à quelque divinité qu'or* consultait sur l'avenir , car c'était principalement sur cela qu'était fondé le culte des Fanes. Voy. Fauma , Fées,
Fanatiques. On surnommait ainsi les Galles 9 prêtres de Cybèle. Chez les Romains , ce mot ne se prenait pas en mauvaise pavt , npn plus (pie, chez les. Grecs, le mot ehtfieos , qui signifie la même chose que< fancukus^ Y. Emh^a > Faim, .
F a nu m. V. Fana,
Fas , divinité qu'on regardait comme la plus ancienne de toutes. Prima Deûm Fas : c'est la même que Thémis ou la Justice.
Fascelis. V« Factlina.
Fascihus , divinité' tulélaire de l'enfance. On lui attribuait le pouvoir de garantir des maléfices. Dans les triomphes , on suspendait sa statue au-dessus du char, comme ayant la vertu de préserver le triomphateur des prestiges de l'orgueil. Son culte était confié aux Vestales.
Fascinus était aussi un surnom de Priape»
Fatales De je , les Parques,
Fatalité. V. Destin.
Fatidicus Deus , Apollon,
Fatua. V. Fauna.
Fatuellus. V. Faunus.
Faucille. V. Cérès , Priape , le.
Faveur , divinité' allégorique 7 fille de l'Esprit et de la Fortune. Les poètes la représentent avec des ailes , toujours prête à s'envoler , aveugle , ou un J>andeau sur les yeux , au milieu des richesses , des honneurs et des plaisirs, ayant un pied sur une roue , et l'autre en l'air. Ils disent que l'Envie la suit d'assez |>rès»
Faviens , et mieux Fabiens. Y. Luperces.
Faula , une des femmes d'Hercule , dont les Rom. ins firent une divinité:
Fauna ou Fatua, la même que Marica , fille 2e Picus , sœur et femme de Faunus. Elle fut mise au nombre des immortelles , parcequ'elle avait été si fidelle à son mari, que dès qu'il fut mort , elle se tint enfermée le reste de sa vie sans parler à aucun homme. Les dames romaines instituèrent une fête en son honneur , et l'imitaient en fesant une retraite austère pendant ses solemnités. On la nommait la bonne déesse et Senta.
Faukaiiïe* > fêtes en l'honneur de Faunus»
FÉE i83
Fa unes, divinités champêtres , moitié hommes et moitié chèvres , qui tiraieut leur nom de Faunus , et qui , comme les Sylvains , habitaient les forets. Les Faunes e'taient chez les Romains , ce qu'étaient les Satyres chez les Grecs.
Faunigena , Latinus , fils de Faunus.
Faukwekje, les Romains , comme descendants de Faunus,
Faunus , fils de Picus, un des plus anciens rois du Latium, II établit un culte public pour Saturne , son aïeul, et mît au nombre des dieux, Picus, son père , «t Fauna , sa femme, qui était aussi sa sœur. Les Romains Thonorèrent lui - même comme un dieu , qu'ils nommaient aussi Fatuçllus , comme ils donnaient à sa femme le nom de Fatua , qu'il* croyaient la première des déesses Fanes. V. Faïux.
Favonius , l'un des principaux vents , celui que les Grecs nommaient Zéphyre.
Faustitas , divinité Romaine qui présidait à la fécondité des troupeaux*
Faustulus, mari d'Acca Laurentia , père nourri* cier de Rémus et de Romulus»
Faux. V. Saturne,
Februa , dées&e des Purifications* On croit que c'est la même que Junon , qui est aussi surnommée Februalis , Februata et Februla , d'où les fêtes Fe^ bruales.
Februales ou Februennes , fêtes qu'on célébrait au mois de Février , en l'honneur de Junon et de Pluton, et: pour apaiser les mânes des morts. C'étaient aussi des fêtes d'expiation pour le peuple.
Februus , surnom de Pluton , c'est-à-dire , qui nettoie. On l'honorait sous ce nom , comme le dieu des expiations. Quelques-uns font de Februus un dieu particulier différent de Pluton, et père de Pluton.
Fées , êtres fabuleux qu'on a substitués aux nymr phes , à celles sur-tout qu'on nommait Fanes. Vay> fance*
FÉltcitÉ on EudÉmome , divinité allégorique à laquelle on lit bâtir un temple à Rome. On la représentait comme une reine assise sur un li Ane , tenant lin caducée d'une main , et une corne d'abondance de l'autre. Ou la représente encore debout, tenant une pique au-lieu d'une corne.
Fellenius , divinité particulièrement adorée dans la ville d'Aquilée.
Femme attachée à un rocher , V. Andromède. Sur •lin dauphin , V. Mélantho. Sur un char en forme de coquille , V. Amphitrite. Avec une robe noire parsemée dVtoiles , V. Nuit. Armée de pied en cap , Yoy. 'Minerve \ Bellone. Sur un taureau , V. Europe , Jupiter. Ailée , Y. Ambition . Victoire , Renommée, Appuyant la main sur une charrue, Y. Age dPorgent. Ayant le coté ouvert , Y. Amitié. Avec des ailes de yapillon, V. Psyché. Ou encore avec des aiîes et une * toile au-dessus de la téte , Y. Aurore. Le corps depuis 3a ceinture terminé en poisson , Y. Néréides, Sirènes. ferrée d'une grande enveloppe , depuis les épaules -jusqu'aux pieds , Y. Io.
Ferales , fêtes pendant lesquelles on servait à jnanger aux morts sur leurs tombeaux. On nommait aussi Ferales les dieux des enfers.
Ferentina , déesse adorée à Ferentum , ville du JLaiium.
Feretrius , surnom de Jupiter. Il fut appelé ainsi , pareeque Romnius ayant porté les dépouilles de ses ennemis au Capitole, les suspendit à un chêne, où on les conserva long-temps , et où Ton balit un temple superbe en l'honneur de Jupiter , à qui Romuïus avait consacré ces dépouilles.
FÉrie. C1cst ainsi que les Romains nommaient ordinairement leurs jours de fêtes.
Flronie , déesse des bois et des vergers. Le feu ayant un jour pris dans un beis qui lui était consacré , en voulut emporter sa statue pour la sauver de l'incendie \ mais ceux qui se disposaient à le faire 3 la
FEU i85 laissèrent , parceque le feu s'erant éteint tout-d'uncoup , ils s'aperçurent que le bois reprenait déjà sa verdure. Ses piètres marchaient , dit -on , sur des charbons ardents sans se brûler. Cette déesse était particulièrement honorée par les affranchis, parceque c'était dans son temple qu'ils recevaient le bonnet 9 qu'il n'était permis qu'aux hommes libres de porter.
Ferotiie était aussi un surnom de Junon.
Férule , plante consacrée à Bacchus. Hésiode dit que ce fut dans une lige de cette plante , qui croît ordinairement jusqu'à la hauteur de huit ou neuf pieds , que Promélhée cacha le feu qu'il avait dér obé à Jupiter.
Fessonîe , déesse des voyageurs fatigués.
Festin. V. Arc as. , Discorde , Hippodamie , Jascn , Ithys , Pélops , Thyeste , Tirée.
Les festins étaient souvent des actes de religion chez les Païens- Ils en fesaient servir aux dieux et aux morts. V. Cornus , Férules , Lcctisternes.
Fêtes. Les Grecs et les Romains en avaient un très-grand nombre. Ils auraient cru les profaner , s'ils en eussent troublé la joie , en fesant subir à quelque criminel le supplice qu'il avait mérité. On se couronnait de fleurs , on s'abstenait des paroles qu'on regardait comme de mauvais augure. Quelquefois on ouvrait les prisons publiques , etc. Mais aussi on s'y livrait souvent aux excès de débauche les plus honteux.
Fétiches. V. Fétichisme.
Fétichisme , culte religieux , ainsi nommé des Dieux fétiches , auxquels on le rendait. Ces prétendues divinités étaient des dieux tutélaires que chacun se fesait à sa fantaisie , comme une mouche , un oiseau, un lion, une montagne, un arbre, une pierre , un poisson , la mer même. Il y a des peuples barbares chez lesquels on trouve encore le Fétichisme avec toutes ses extravagances.
Feu. Cet élément fut révéré comme un dieu chez ies Chaldée-as , les Perses, les Indiens , les Grecs, etc.
On lui consacra des temples , on lui dressa des autels , on lui immola des victimes. V- Canope , Hiver , Janvier , Vesta.
Feve , légume ce'lèbre par les ce'rémonies superstitieuses dan* lesquelles on s'en servait, et plus encore par l'exactitude avec laquelle les disciples de Pythagore s'abstenaient d'en manger.
Feuillages sur la tète d'une figure. V. Osiris , lo , Bacchus , Faunes , Satyres,
Février. Ce mois était sous la protection de Neptune. On y célébrait les Lupcrcales , les Fébruales , les Terminales , etc.
Fidélité ou Foi. V. FoL
Fidius , fils de Jupiter ; divinité qui présidait aux alliances. On nommait aussi ce dieu , Sémou. Voy» Dius-Fidius , Semones.
Fièvre , divinité malfesante h laquelle on sacrifiait , pour n'en être point attaqué.
Fil. V- Ariane , Parques. Fils ou petites chaînes qui sortent de la bouche d'un homme. V. Hermès*
Fille. V. Vierge.
Flambeau. V. Euménides , Hymen, Envie» Sur une tour ou sur une montagne , V. Cérès , Héro. Dans la main d'une femme , Y, Facclina.
Flamines, prêtres de Jupiter, de Mars, de Romulus , et de plusieurs autres dieux. On les appelait Flamines par abréviation , au-lieu de Filamines , de Filum , parcequ'ils se nouaient les cheveux avec un fil de laine , ou qu'ils se couvraient la tête avec un bonnet fait de fils de laine : ils portaient pour surnom le nom des dieux auxquels ils appartenaient. Le prêtre de Jupiter, Flamen Diaiis ; celui de Mars, Martialis ; ainsi des antres.
Flamimques , prêtresses , femmes des Flamines. Elles étaient distinguées par des ornements particuliers , par de grandes prérogatives et par bien des singularités. La Flaminique Diaiis avait des honneurs proportionnés à ceux <ju on rendait à *Oû mdji* V.» Diaiis F.lamsn»