MER
Mens , c'est- à-d Ire , Ame , Esprit. Les Païens en .avaient fait une divinité qu'ils adoraient comme l'ame générale du monde , et celle de chaque être en particulier. Ils la révéraient aussi comme la déesse de l'intelligence et du bon esprit.
Mensonge, divinité infernale. Quelques-uns disent qu'il avait le soin de conduire les ombres dans le Tartare : on le représentait avec un air affable et séduisant. C'est sans doute Mercure qu'on entend par cette divinité allégorique.
Mente et mieux Menthe , fille du Cocyte , et une des concubines de Pluton , que Proserpine, par jalousie , métamorphosa en une plante de re nom.
Mentes , roi des Taphiens , dont Minerve prit la ressemblance pour assurer Pénélope qu'Ulysse était •vivant, et pour engager Télémaque à aller le chercher. Homère le distingue de Mentor.
Mentor. C'était , dit Homère , un des plus fidelles amis d'Ulysse, et celui à qui, en partant pour Troie , il avait confié le soiu de toute sa maison , afin qu'il la conduisit sous les ordres du bon Laërte. Ce fut, selon îe même poëte , de ce Mentor que Minerve prit la ligure et la voix , pour accompagner Télémaque , lorsque ce jeune prince partit d'Ithaque pour aller chercher son père.
MÉon , ancien roi de Phrygie , que quelques-uns disent avoir été père de Cybële.
MÉonte, contrée de l'Asie mineure, depuis appelée Lydie , de Lydus , fils d'Athys.
"MÉphitis , déesse des mauvaises exhalaisons.
Mer. On en avait fait une divinité. Il y en avait plusieurs qui présidaient à cet élément. V. Neptune, Océan , Nérée , Amphitrite , Téthys , etc.
MerA , fille de Prcetus , qui fut aimée de Jupiter et métamorphosée en chieune. C'est aussi le nom de la 4 hienne d'Icarius. V. Icarius.
Mercedona , déesse qui présidait aux marchandises «et aux payements.
Mercure. Cicéron compte cinqMercures différents < dont le plus célèbre passait pour fils de Jupiter et dfc Maïa. Il était dieu de l'éloquence , du commercé ét des voleurs , et le messager des dieux , principalement de Jupiter , qui lui avait attaché des ailes à la têV6 £t aux talons , pour exécuter ses ordres avec plus de vitesse. C'était lui qui conduisait les ames dans les enfers, avec pouvoir de les en tirer* Il savait parfaitement bien la musique. Ce fut lui qui déroba les troupeaux, les armes et la lyre d'Apollon, et se servit de cette lyre dont il savait jouer, pour endormir et tuer Argus qui gardait la vache Io. Il métamorphosa Battus en pierre de touche , délivra Mars de la prison oh Vulcain Pavait enfermé , et attacha Prométhée sur le mont Caucase. Il fut fort aimé de Vénus , dont il eut Hermaphrodite. On le représente ordinairement tenant un caducée à la main , avec des ailes à la tète et aux talons. Y. Caducée,
Mercuriales. C'était à Rome une société de marchands , ainsi nommés , pareeque Mercure était le dieu du commerce. Ce n'est que par conjecture que quelques-uns ont pensé qu'il y avait chez les anciens Romains des fêtes Mercuriales • mais elles étaient fort communes dans la Grèce, et sur-tout en Crète, soiiS le nom iïHermèes.
Mère des "Dieux , Grande-Mère , Mère-Nourrice , ou simplement MÈre. On adorait sous ces noms la Terre. V. Tellus , Cybèle.
Mères ou Déesses mères. Outre les divinités gêné-* raies , les Païens, et sur-tout les Gaulois, en reconnaissaient de particulières , et , pour ainsi dire , de locales , qu'on n'honorait que dans le territoire d'une ville ou d'un bourg , et c'est ce qu'on appelait Déesses Mères,
Merion , fils de Molus, et cocher d'Idoméne'e , qni se distingua beaucoup au siège de Tvoief Homève îe compare à Mars pour la valeur»