SI B
seau sur la tète, ou une règle à la main. Hist. du Ciel» V. Apis. Chez les Grecs , Se'rapis était le même que Plulon.
Sergeste , Troyen qui suivit Enée en Italie.
Seriphe , île de la mer Egée , dont Persce pétrifia les habitants , en lenr montrant la tète de Méduse.
Serment» V. Styx , Orcus , Aconce.
Serpes t. V. Python , Aristhée , Achéîoùs , Méduse , Euménides , Envie , Cadmus , Eurydice , Esaque , Caducée , Laccoon , Latone , Discorde , Tirésias , Prudence , Salus , Saturne. Y. Couleuvres f Fraude.
Serpentaire , une des constellations. Les poètes ont feint que c'était le serpent ou dragon du jardin des Hcspérides , tué par Hercule , et que Junon plaça parmi les Astres. V. Ophieus.
Servator, surnom de Jupiter et de Bacchus.
Sessif.s , déesses qu'on invoquait quand on ensemençait les terres. On en comptait autant qu'il y avait de semailles différentes.
Setà , une des femmes de Mars , et sœur de Rhésus.
Sévères ou les Déesses sévères. On croit qu'elles étaient les mêmes que les Furies , parceqiVon les représentait avec les mêmes attributs. Elles avaient un temple à Athènes.
Set a. V. Seia.
Sibylles , filles qui prédisaient l'avenir. Une des plus renommées a été celle de Cumes ; elle fesait sa demeure ordinaire dans un antre auprès de cette ville, et était fille de Glaucus. On dit qu'Apollon lui avant témoigné sa teudresse, ne put la rendre sensible, qu'à condition de la faire vivre autant d'années qu'elle pourrait tenir de grains de sable dans sa main. Elle devint , dit-on , si décrépite , qu'il ne lui resta plus que la voix pour rendre des oracles : on l'appelait Déiphobé , ou Démo, ou Démophile , ou Hiérophyle, ou Amalthée. Il y avait plusieurs autres Sibylles. L*a plus ancienne a été 1a Delphique , appelée Arlémis ,
que quelques-uns appellent aussi Daphne. Après cellelà était la Sibylle Erythrée : ensuite celie de Cnmes. Eury pinte ou Erophyle prédisait à Samos : l'Hellcsponlique à Marpése , bourg sur les bords de FHellespont : la Lybienne , en Lybie : enfîu la Tiburline , qu'on appelait Albunée , lésait ses prédictions à Tibur , aujourdhui Tivoli , en Italie.
Sicelides musix , c'est-à-dire , Muses Siciliennes. On leur donne ordinairement pour attribut des rouleaux de papier dans leurs mains. Virgile désigne ainsi les Muses qu'il suppose avoir inspiré Theocrile Sicilien , qui a fait des poésies pastorales.
Sichée ou Sicharbas, prêtre d'Hercule , et mari de Didou. Pygmalion le fit tuer pour avoir ses richesses , qui étaient très-grandes. V. Didon.
Siculus, fils de ISep tune , régna dans l'île de Sicile, à laquelle il donna son nom.
Sic y on , petit-fils d'Erechthée , donna son nom à une vilie et à une contrée du Péloponèse.
Sidereus ccnjux , le mari changé en astre. C'est Lucifer , mari d'Alcione. Ovid.
Sidonius hospes, Cadmus 7 parcequ'il était de Phénicie , où était la ville de Sidou.
S [ g a l E o n ou Sigalion. C'est le même qn'Harpocr.Ue. Y. Harpocrate et Silence.
SigÉe , promonioiie de la mer Egée , sur lequel était le tombeau d'Achille.
StGiLLARiES , fêtes romaines qu'on célébrait après les Saturnales , et pendant lesquelles on se lésait réciproquement des présents de petites figures de cire ou d'argile , et d'autres semblables colifichets. Cela donnait lieu à une foire où l'on exposait eu vente toutes sortes de choses. Aulu-Geîle parle d'un exemplaire du second livre de l'Enéide , qui , dans une de ces foires , fut vendu vingt pièces d'or.
Signes du Zodiaque. V. Zodiaque.
Si le > ce , divinité allégorique. On la représentait sous I4 figure. <Tua homme a uuaat ua doigt sur sa
S I N 3S7 bouche , oxi sous la figure d'une femme ; et alors on l'appelait Muta chez les Latins, c'est-à-dire, Muette. V. Harpocrate.
Silène. C'était un vieux Satyre qui avait été le nourricier de Bacchus , qu'il aima toujours beaucoup , et qu'il suivit par-tout , monté sur un âue , dans la conquête des Indes. A son retour , il s'établit dans les campagnes d'Arcadie , où il se fesait fort aimer des jeunes bergers et des jeunes bergères. Il ne passait pas un jour sans s'enivrer ; mais il avait le vin agréable. V. Eglé.
Silènes. On donnait ce nom aux Satyres quand ils étaient vieux. On entendait aussi par Silènes des Génies familiers , tels que celui dont Socrate se vanîait d'être toujours accompagné. V. Dœmon.
Silicernion. On nommait ainsi le festin qu'on servait aux dieux Mânes.
Silvain. V. Sylvain.
Silvia. V. Syivia.
Simathius heroj. Acis , fils de la nymphe Siméthis.
Simoïs , fleuve de Phrygie aux environs de Troie. Il s'opposa avec Scamandre , autre fleuve, par un débordement , à la desceute des Grecs qui venaient assiéger cette ville.
Simoïsius , jeune Troyen , ainsi nommé parcequ'it était né sur les bords du Simoïs. Il fut tué par Ajax , fils de Télamon.
Singa. C'est le nom sous lequel les Phéniciens adoraient Pallas , dont Cadmus enleva le simulacre , et le plaça dans la ville de Thèbes.
Singes. Voy. Cercopes , Pi.hécuse. Les Egyptiens adoraient les Singes.
Sinnis , Scïnis ou Schinis , fameux brigand qui désolait les environs de Corinthe. C'était vraisemblablement le même que Cercyon. V. Cercyon.
SinoÉ , nymphe qui prit soin de l'enfance de Pan , qui pour cela fut surnomme^ Sinoïs,
388 SIR SinoÏs. V. Sinoé.
Sinon, fils de Sisyphe. Il passa pour le plus fourbe et le plus artificieux de tous les hommes. Lorsque les Grecs firent semblant de lever le siège de Troie , Sinon se laissa prendre par les Troyens , à qui il en imposa avec tant d'artifice , que non-seulement ils ne lui firent aucun mal , mais que même ils le reçurent parmi eux , lui laissant autant de liberté' qu'au plus fidelle Troyen. Dès que le cheval d« bois fut entré dans la ville , ce fut lui qui , pendant la nuit , en alla ouvrir les flancs où les Grecs s'étaient enfermés, et livra ainsi Troie aux Grecs.. Enéid. liv. 2.
Sinope , fille d'Asope , fut aimée d'Apollon , de qui elle eut un fils nommé Syrus. D'autres disent qu'elle demeura toujours vierge. Ce fut aussi le nom d'une Amazone.
Siphne , île de la mer Egée , où il y avait des mines d'or et d'argent , qu'Apollon détruisit par un déluge , parceque les habitants avaient néglige d'en consacrer la dîme dans son temple.
Sipyleià genitrix ; Niobé, mère de Sipylus.
Sipyli saxum ; c'est Niobé , mèro de Sypilus , changée en rocher.
Sipylus , un des fils de Niobé.
SiTÈnes , filles d'Achéloùs et de Calliope , monstres que tous les peintres et les sculpteurs représentent comme moitié femmes et moitié poissons } mais cette imagination , qui ne vient que de l'ignorance de la Pable , est démentie par les poètes et par les anciens auteurs , du moins ceux qui sont les plus recommandables , et qui tous dépeignent les Sirènes moitié femmes et moitié oiseaux. Pline ( liv, 10 , chap. 4<). ) les place parmi les oiseaux fabuleux , et Ovide [Mit, liv, 5. ) leur donne des visages de filles , avec des plumes et des pieds d'oiseaux. Ces monstres, dit -on chantaient avec tant de mélodie , qu'elles attiraient les passants , et ensuite les dévoraient. Ulysse se garautit de leurs pièges en bouchant les oreilles à ses
S M I 389 compagnons , et en se fesant attacher au mat de soq vaisseau. Les Sirènes étaient trois , qu'il faudrait re-r présenter comme de belles femmes dans la partie supérieure >du corps , jusqu'à la ceinture , ayant le reste en forme d'oiseaux , avec des plumes. L'une d'elles tiendrait à la main une espèce de tablette , la seconde deux flûtes , et la troisième une lyre. Serv. Claudm V. Sirenusse.
Sirenusse , promontoire de la Lucanie , qui était le séjour des Sirènes. Ce fut de-îà que , désespérées de n'avoir pu enchanter Ulysse , elles se précipitèrent dans la mer , où elles furent changées en rochers. V. Parthénope.
Sirius. C'est uue des étoiles qui forment la constellation de la Canicule. Les auciens en redoutaient si fort les influences , qu'ils lui offraient des sacrifices pour en détourner les effets. Quelques anciens ont donné ce nom au Soleil.
Sisachthée , c'est-à-dire , décharge des intérêts ; fête qu'on célébrait à Athènes pour perpétuer la mémoire et l'usage d'une loi de Solon , en faveur des pauvres débiteurs.
Sistre à la main d'une femme. Voy. Io.
Sisyphe , fils d'E oie , qui désolant l'Attique par ses brigandages, fut tué par Thésée. Ce fut un homme si méchant , que les poètes ont feint qu'il était condamné dans les enfers , à rouler continuellement une grosse pierre ronde du bas dnne montagne en haut f (Ton elle retombait sur-le-champ.
Sithnides, nymphes d'une fontaine dont l'eau était conduite à Athènes par un magnifique aqueduc.
Sito , surnom de Cérés , pris d'un mot grec qui signifie froment.
Si va. , divinité des Celtes. On croit que c'est Ops- Consiva.
Smilax , nymphe qui eut tant de douleur de se voir méprisée du jeune Crocus , qu'elle fut changée , aussifcka que lui ? en ua arbrisseau dont les fleurs sont pe*
3<)o SON
tites , mais d'une excellente odeur. On conle autrement cette métamorphose. Voy. Crocus.
, Smintheus , surnom d'Apollou. Voy. Crinis.
Sochotheekoth , idole des Babyloniens.
Socus , jeune Troyen dont Homère vante la taille avantageuse et le courage. Il fut tué par Ulysse. C'était aussi un surnom de Mercure.
Soleil. Les Païens comptaient cinq Soleils ; l'un , fils de Jupiter • le second , fils d'Hypérion ; le troisième , fils de Vulcain , surnommé Opas ; le quatrième avait pour mère Acantho , et le cinquième était le père d'Eéta et de Circé. Cïc. de Nat* Dcor. /iv. 3. Arnob. liv. Voy. Apollon > Phaéton.
SOLITAURILIES OU S UOVITÀTJ RIL1E5 , Sacrifices de
trois victimes mâles , savoir : d'un porc , d'un bélier et d'un taureau. On ne les fesait que de* cinq ans en cinq ans*
Sommeil , fils de l'Erèbe et de la Nuit. On feint qu'il a son palais dans un antre écarté et inconnu, où les rayons du soleil ne pénètrent jamais. Il y a , diton , à l'entrée , une infinité de pavots et d'herbes assoupissantes. Le fleuve d'Oubli coule devant ce palais , et on n'y entend point d'autre bruit que le doux murmure des eaux de ce fleuve. Le Sommeil repose dans une salle , sur un lit de pîum^s , entouré de rideaux noirs. Les Souges sont tous couchés autour de lui , et Morphée , son principal ministre , veille pour prendre garde qu'on ne fasse du bruit. On le représente couché sur un lit , tenant une corne d'une main et une dent d'éléphant de l'autre.
Sommalis. On honorait Hercule sous ce nom , quand on croyait avoir reçu de lui des avertissements «n songe.
Songes , divinités infernales subordonnées au Sommeil. Chaque Songe avait une fonction particulière» Ceux qui présidaient aux visions véritables , sortaient par une porte de corne } et ceux qui ne formaient <]u« de vaijaeô illusioaa j>assai#ftt par une j> or te <£'£-
S P A 391 voire. On les représentait avec Je grandes ailes de chauves-souris toutes noires. Voy. Sommeil , Morphéc , Phobétor.
Sopor , c'est-à-dire , profond sommeil , dieu différent du Sommeil. On lui donnait pour femme Pasithée , une des Grâces.
Soracte , montagne d'Italie , célèbre par le culte cm1 on y rendait à Apollon.
Soradeus , un des dieux des Indiens.
Soranus , surnom de PlutOu.
Soroadios , le même que Soradeus.
SoRODiEMONEs , les mêmes oue les Lémures.
Sort , divinité allégorique. On le confond avec 1« Destin ou la Fortune.
Sorts Préhestins. Ces sorts étaient des tablettes de chêne chargées de sentences d'une écriture antique, <et renfermées dans uue Cassette faite de bois d'olivier. Le hasard , qu'on croyait conduit par la vertu secrète de la déesse Fortune qu'on adorait à Préneste , les tirait par la main d'un enfant , et Ton croyait apprendre son sort de la lecture qui en était faite par un des ministres , qu'on nommait Sortilègucs.
Sosianus , surnom d'Apollon.
SosipoLis , c'est-à dire , qui conserve la ville , surnom de Jupiter. C'était aussi le nom d'un Génie adoré dans l'Elide.
Sospes ou Sospita , ou Sotira , c'est-à-dire 9 Conservatrice , surnom de Junon , de Diane , de Minerve , etc.
Sostrate , jeune Grec , «mi d'Hercule. On lui rendit des honneurs divins. Ce fut aussi Le nom d'un célèbre athlète.
Soter , le même que Sactas.
Soteres , c'est-à-dire , Conservateurs , surnom de Castor et de Pollux.
Sotira , la même que Scspes.
^Souris. Voy. Crïnis.
45fA*ï& , ville célèbre du Péîoponèse , et eapiuie
de la Laconie. Junon y était particulièrement révérée* Voy. Lelex.
Spart on , fière de Phoronée , d'où la ville de Sparte.
Sp^laÏtE , surnom d'Hercule , de Mercure et d'Apollon , pris de certaines cavernes où Ton voyait leurs simulacres ; du mot latin Spelunca.
Sperchius , fleuve de la Thessaiie qui fut révéré comme un dieu.
Sphiwx , monstre qui avait le visage d'une femme , le reste du corps ressemblant à un chien et à un lion , avec des ailes. Junon , irritée contre les Thébains* parcequ'Alcmène avait écouté Jupiter , envoya ce monstre sur le mont Cythéron , où il proposait une énigne , et dévorait ceux qui ne l'expliquaient pas , après s'être présentés pour la deviner. Cette énigme consistait à savoir quel était l'animal qui avait quatre pieds le matin , deux à midi , et trois le soir. OEdipe reconnaissant l'homme à ce portrait , développa le sens de l'énigme : aussi le Sphinx se précipita de rage, et se cassa la tête ; ensuite OEdipe épousa Jocaste , sa propre mère , sans la connaître , laquelle devait être le prix de celui qui vaincrait ce monstre. Voyez Œdipe.
Spicifera Dca , c'est-à-dire i la Déesse qui porte des épis ; c'est Cérès.
SpiwekSlIS Deus , ou le Dieu des épines. On l'in- Toquait pour qu'il les empêchât de croître dans les champs ensemencés.
Spinturnicion et Spinturxix. C'est le même que Sphinx.
Spio , nymphe , fdle de Nérée et de Doris.
Spodius , c'est-à-dire , cendre. Apollon fut ainsi surnommé d'un autel de cendres sur lequel on lui offrait des sacrifices.
Sponsor , c'est-à-dire , Répondant , surnom de Jupiter.
St^uiIlIsus , le même que Statanus.
Stàphylus , père d'Auius. Selon quelques-uns , il était fils de Thésée et d'Ariane, et selon d'autres , de Baechus et iâ'Érigorie , que* ce dieu trompa Sous la figure d'une grappe de raisin , sens du mol grec dont est forme le nom de Staphyius. Il y en a qui disent que Staphyius était un berger du roi OEnée , et que ce berger ayant remarque qu'une des chèvres qu'il conduisait , revenait toujours plus tard et plus gaie que les autres , il la suivit un jour, et la trouva dans un endroit écarte où elle mangeait du raisin , fruit dont l'usage avait e'té jusque-là inconnu. Ils ajoutent que Staphyius en porta à OFnèe , qui en lit du vin, et que ce fut du nom de ce roi que les Grées donnèrent à cette liqueur celui iïJEnon. Probus.
Il y eut un autre Staphyius , fils de Silène.
Stata , de'esse qu'on invoquait pour être garanti des incendies. C'est la même que Vesta.
Statanus ou Stabilinus , dieu auquel on fesait des vœux quand les enfants commençaient à pouvoir se soutenir sur leurs pieds. Il y avait encore une déesse Statina , qu'on invoquait pour la même raison.
Stator. On adorait Jupiter sous ce nom , comme protecteur de la république , et particulièrement pour obtenir de lui qu'on combattît de pied ferme , ou qu'il fît revenir les fuyards au combat.
. Statues. Voy. Pygmalion , Palladium 7 Pénates , Anchise , Thoas , Colosse , Laodamie.
StellÉ ou Stellio. On croit que c'est le même qu'Abas , qui fut changé en lézard , parcequ'il s'était moqué de Cérès , la voyant boire et manger avec trop d'avidité , lorsqu'elle était chez une \ieilîe pour s'y reposer, en allant chercher sa fille Proserpir.e.
Sténo bée. Voy. Sthênobêc*
Stentor , un des Grecs qui allèrent au siège de Troie. Il avait la voix si forte , qu'il fesait seul autant de bruit que cinquante hommes qui auraient crié tous ensemble.
SlSRCUUE 3 SXERGUTUS Gt St£RQI71L1KUS , dîviûi»
tes qui présidaient à tout ce qui contribue à engraisser la terre. Quelques-uns croient que sous ces noms c'était la Terre même qu'on adorait.
Stercutius , fils de Faunus , roi d'Italie , fut mi* au nombre des dieux. C'était aussi uu surnom de Saturne , et le même que Stercnlus. Voy. Sterculie.
Sterculus. Vov. Sterculie.
Sterope , l'un des plus habiles forgerons de Vulcain.
Il y eut une nymphe de ce nom , qui fut une femme de Mars.
Steropegerete. On donnait ce surnom à Jupiter , dans le même sens que celui de Fulgurator.
Sterquiliwds. Voy. Sterculie.
Stesichore , poète Grec qui perdit la vue, dit-on, pour avoir fait une satyre contre Hélène , et qui la recouvra après avoir chanté la palinodie.
Sthejîelé , femme de Ménétius , et mère de Patrocle.
Stheneleia proies. Gicnus , fils de Sthénélus. Stheneleius , Eurvsthée , fils de Sthénélus. Sthénélus , roi d'Argos et de Mycènes , fils de Persée et d'Andromède.
Il y eut plusieurs autres Sthénélus , entr'autres un fils d'Actor , qui suivit Hercule dans son expédition contre les Amazones ; et un autre , fils de Capanée et cf'Evadué , un des chefs des Grecs qui firent le siège de Troie.
Stkemas , c'est-à-dire ,- puissante , surnom de Minerve. Dans le même sens , Jupiter était surnommé Sthenius.
Stkensyo , une des Gorgones. Voy. Gorgones. Stkenobee , fille d'Iobatès , et femme.de Prœtus. Voy. Bellérophon.
Stilbe , nymphe qui fut une des femmes d'Apollon,
Stimpha^e , et mieux Stymfhalf, ; c'était , dans le Péloponése , un lac d'une puanteur horrible , sur
S T Y 3g5 lequel Hercule tua , à coups de flèches , une quantité prodigieuse d'oiseaux sales , qui incommodaient les environs.
Stimula , déesse de la vivacité.
Stiphilos ou Stiphelus , un des Centaures qui fuient tués aux noces de Pirilhoiis.
StophÉe , surnom de Diane.
Sr ratios , c'est -à -dire , belliqueux, surnom de Jupiter. C'est aussi le nom d'un des lils de Nestor.
Strena ou Stren^e. Les Romains adoraient sous ce nota des divinités qui présidaient aux présents et aux prolîts qu'on n'attendait pas.
S taenia ou StREhua , déesse de l'activité et de l'ardeur dans le travail , la même qu'Agénorie.
Stricte, c'est-à-dire mouchetée , une chienne d'Actéon.
Stropuades , îles de la mer Ionienue , séjour des Harpies.
Stroph;eus , d'un mot grec qui signifie rusé , intrigant , surnom de Mercure.
Strophius , roi de la Phocide , qui sauva Oreste de la cruauté de Clytemnestre. Oreste élevé avec Pylade , fils de ce prince , lui fut toujours uni par la plus tendre amitié.
Strïmon , fleuve entre la Thrace et la Macédoine, sur les bords duquel Orphée pleurait la moçt d'Eurydice.
Stygius Jupiter. C'est Pîuton.
Sttmphalk. V. Stimvhale.
Stymphalie. Diane était ainsi surnommée de Stympha!e , ville d'Arcadie , où elle avait un temple.
Styr agite, surnom d'Apollon, pris du culte qu'on lui rendait sur le Styracion , montagne de Crèie.
Styritis , surnom de Cérès , honorée à Styre f ■ville de la Phocide.
Styx , fleuve d'eufer. Il en fesait neuf fois le tour. Lorsque les dieux avaient juré par ses eaux , ils n'osaient plus être parjures , ou s'ils révoquaient leur se; -
ment, ils étaient prives pendant cent ans de la divinité. C'était aussi le nom d'une divinité infernale qui présidait à ce fleuve. Elle découvrit à Jupiter la conjuration des dieux contre lui ; et ce fut pour la récompenser de ce bon office , qu'il voulut que ses eaux fussent respectées par les habitants du ciel, de la terre et des enfers. Ovid. Met, /. 2.
SU AD A OU S t'ADELA. V. PltllO*
Subdiales. Y. Hypètras.
Subigus et Subjucus , dieux qu'on invoquait dans les mariages.
SuBRUNCISATOR OU SuBRU> CATOR , Ull des dieUX
des laboureurs.
Suesolancs, Tun des principaux vents , le même qu'Eu rus.
Succubes , mauvais Génies. On s'imaginait qu'ils prenaient la forme de femmes pour séduire les hommes.
Summanus , surnom de Pluton. Quelques-uns en font un dieu particulier qui présidait aux éclairs et aux tonnerres de nuit. Il était extrêmement redouté , et plus révéré que JupitPr même.
Sukias , surnom de Minerve , qui avait un temple «ur le promontoire de Sunium dans l'Attique.
Suoyitaurilies. V. Solîtdiirilies,
»S y ce A te , le même que Sycités.
Sycee , un des Titans , qui fuyant la colère de Jupiter, fut reçu dans le seiu de la terre, où il fut changé* eu figuier.
SycitÈs , surnom de Bacchus , pris d'un mot grec qui signifie figuier , pareequ'on croyait qu'il avait enseigné la manière de le cultiver.
Syllis , nymphe , une des femmes d'Apollon.
Sylvain , dieu des forêts. On le représente tenant Un jeune cyprès à la main. On le confond souvent avec le dieu Pan et le dieu Faunus. C'est de son nom qu'on nomma Sylvains des divinités champêtres qui paraissent être les mêmes que les Faunes.
Sïlyia à JigEÀ-SYLViA. ou Ilia, reine d'Albe , et
fille
S Y R 397 fille de Numitor. Elle fut enfermée avec les Vestales , par Amulms , son oncle, qui ne voulait point de concurrent au trône. Mais un jour en allant puiser de l'eau dans le Tybre, dont un bras passait alors à travers le jardin des Vestales , elle s'endormit sur le bord , et rêva qu'elle e'tait avec le dieu Mars. Elle fut mère de Rémus et de Romulus.
Sylvius , fils d'Enée, qui fut ainsi nommé parce-' qu'il naquit dans une forêt»
Simjethius héros. Acis est ainsi surnommé , parcequ'il était de la Sicile , où coule le fleuve Simaethus.
Symmachia , c'est-à-dire, qui aide à combattre. Vénus fut ainsi surnommée , comme ayant combattu avec les Romains , à la bataille d'Actium.
Symplegades, deux gros rochers de la mer noire Vers l'embouchure du Bosphore , très-peu séparés Tun de l'autre. Les poètes en ont parlé comme de deux monstres qui se rapprochaient et s'entrechoquaient pour engloutir les vaisseaux qui s'engageaient dans ce passage.
Sy^allaxis , une des nymphes Ionides.
Synhodes. V,. Parèdres.
Synthrones. Les mêmes que les Synhodes et î*a~ tfèdYés»
Syra, célèbre divinité des Syriens, appelée par èxcellence la déesse Syrienne. On croyait qu'elle était iiée sur les bords de l'Euphrate , d'un oeuf couvé par une colombe» V» Phacétis.
SrftÈîfES. V. Sirènes.
S y ri a , la même que Syra*
Syrînx , nymphe d'Arcadie. Elle fut fort aimée du clieu Pan , par qui étant poursuivie , elle implora le secours desNayades, ses sœurs, sur les bords du fleuve Ladon , qui la prit sous sa protection, et la métamorphosa en roseau , 4oa{ fan. fît , dit-on , la première