MAN
de Lausanne, 1636 ; — 33. Manuel de Culogne, 1614 ; — 3%. Manuel do Liége, 1651 ; — 35. Manuel commun à plusieur, diocé:
d'Allemagne, imprimé à Ingolstadt en 1627; — 36. Actes de l'église de Bologne-la-Grasse en lialie, sous le cardinal Paleotte, 1594 ; — 3T. Statuts synodaux de Grasse et Vence, 164%; — 38. Manuel de Valence, archevéché en Espagne, 1562.
Instruction de Beuvelet sur le Manuel Qu'est-ce que le Manuel ? .
Le Manuel proprement est un abrégé et un
sommaire de tout ce qu'un prêtre doit savoir et faire pour bien s'acquitter de son devoir dans l'administration des sacrements, dans les bénédictions différentes qui sont en son pouvoir, ou dans l'instruction qu'il a à faire au peuple les dimanches, et semblables choses qui regardent les fonctions curiales et parochiales.
Quels noms donne-t-on encore au Manuel ?
On l'appelle Rituule, Agenda, Sacerdotale, Pastorale, Sacramentale , Promptuarium , Liber officiulis; En Grec: Enchiridion Rituale, parce qu'il contient les cérémonies qu'il faut observer dans les sacrements, bénédictions, etc. Agenda Sacerdotale ou Pasorale, parce que c'est ce qu'un prêtre a principalement à faire ; Sacramentale, parce qu'il contient la doctrine et la pratique des sacrements qu'il doit administrer aux fidèles ; Enchiridion ou Manuel, parce qu'on le doit quasi toujours avoir à la main, ou du moins s'en rendre l'usage si familier, que quand il s'agit de quelque chose on le puisse trouver à l'ouverture du livre.
Comment se divise le Manuel ?
Quelques-uns le divisent en deux parties principales, dont la premiére comprend :
1* le mandement du prélat ; 2° la table des fêtes mobiles, le calendrier, les fêtes chómées, les vigiles et jeünes observés dans chaque diocèse ; 3° les règles générales touchant l'administration des sacrements, puis tout ce qui concerne chaque sacrement en particulier, le baptéme, la confirmation (là où par accident il est parlé du catéchisme), la pénitence, l'eucharistie, l'extréme-onction, après quoi il est parlé de la visite des infirmes et de la maniére de les assister à la mort, et enfin l'ordre ét le mariage.
La seconde partie comprend : 1* tout ce qui est des sépultures ; 2° les règles géuérales qui concernent les bénédiclions et la maniére de faire chacune en particulier ; 3* le prône de la messe paroissiale et les choses qui s'y doivent anuoncer; et cufin les for mules ordinaires des attestations que les curés sont obligés de donner en diverses renconires.
Quelques-uns y ajoutent les absolutions qui se font en certains lieux les lundi, mercredi et vendredi de caréme , les exorcismes des possédés, la manière de séparer les lépreux , la facon de faire le service le ven- Missale, ad tergendum os et nares, si fuerit necesse. » Siatula Synod. Odonis 63 Soliaco. .
(3) Ration., I. m, c. 16.
dredi saint ; ce qu'il fant observer pour recevoir l'évéque ou l'archidiacre venant faire sa visite ; d'autres, enfin, pour le soulagement des évéques quand ils sont en visite, et pour s'exempter de la feine quil y a de porter toujours un Pontilical, y mettent la maniére de donner le sacrement de confirmation et de conférer les saints ordres, à uoi celui de Rouen tout seul ajoute la façon le convoquer, de commencer, de continuer, de finir les synodes diocésains ; et d'autres encore, un petit traité de l'habit et tonsure ecclésiastiques, avec les figures qui représentent la grandeur différente des tonsures ue doivent avoir les prétres, diacres, sousiacres et autres clercs à proportion de leur ordre. n Est-il nécessaire que tous les ecclésiastiques soient instruits de la doctrine et de la ratique des choses qui sont contenues dans E Manuel ?
pH jeltent les premiers: car élant par office el par engagement obligés de faire les fonctions de leur ordre, s'ils veulent être en chemin de salut ; ne pouvant d'ailleurs s'en acquitter comme fl faut s'ils n'en savent la manière, et cette manière ne se trouvant que dans le Manuel, il faut de nécessité conciure qu'ils doivent ea étre instruils pour y bien réussir MARIAGE, :
(Extrait du Tet romain.)
Du sacrement de mariage. De sacramento matrimoni 1. Un curé averti — 1. Parochus admod'un mariage quidoit nitus de aliquo matriêtre contracté dans monio in sua parochia e, doit d'a- contrahendo, primum , former au- cognoscat ex his, ad près des personnes quos spectot, qui et ui connaissent les quales sint, qui mafaturs contractants, (rimonium contrahere s'il n'y a point en- volunt:aninter eos sit treeux quelqueempé- aliquod canonicumimchement canonique, pedimentum': utrum s'ils se déterminent sponte libere, et seavec une entière li- cundum — honestatem berté, et s'ils veulent sacramenti velintconle fairo avec le res- trahere : utrum sint pect dû à un sacre- in atate legitima, ut ment; s'ils ont l'âge eir saltem quatuorderequis, c'est-à-dire, cim, mulier vero duol'époux quatorze ans decim annos. ezpleveaccomplis,etl'épouse rit, et uterque sciat douz:; s'ils connais- rudimenta fdei, cum sent l'un et l'autre les. ea deinde filios. suos éléments de la foi, docere debeant.
élant obligés de les enseigner dans la suite à leurs enfants.
2. 1 doit connaltre, — 2. Noterit ez prod'après des auteurs batis auctoribus que approuvés,quelssont sin( canonica impeles empéchements ca- dimenta — niatrimonii noniques qui annu- contrahendi, et qug lent un mariage à contractum dirimant; contracter ou déjà et qui simt gradus
. contracté; les diffé-
rents degrés de consanguinilé ou d'affinité, et la parenté spirituelle qui résulte du sacrement de baptéme, et de celui de la confirmation.
‘8. 11 doit surtout bien connaftre les rgles prescrites par les saints canons et
ar le, concile de
rente pour la célébration des mariages; il s'appliquera à les observer et à les faire observer exactement dans sa paroisse.
^. Il se rappellera tout qu'il y a nallité absolue dans les mariages contraciés entre le ravisseur et la personne enlevée pendant qu'elle était en són pouvoir, et dans les mariages clandestins quiont été coníraclés sans la présence du curé ou d'un autre prétre délégué par lui ou par l'ordinaire, et de deux Ot trois témoins, comme l'exigent les décrets du concile.
5. Le propre curé, dont la présence est nécessaire, est celui dans la paroisse duquel le mariage cst célébré, soit celle du mari, soit celle de la femme.
6. Le curé doit prendre garde à ne pas admettre facilement au contrat de vaga-
qui ont déja été ma- .
riés , comme les femmes des militaires, des esclaves, des pèlerins Ou autres voyageurs; il doit auparavant s'informer avec soin de leur état, en faire part à l'ordinaire, et en obtenir l'autorisalion de célébrer de tels mariages; on l'accurde gratuitement.