Les autres antiennes sont annoncées
par les choristes, chacun de son côté, aux Chanoines, par ordre, commençant par les plus dignes qui sont au chœur, observant les mémes cérémonies que nous décrirons à l'arlicle des vépres pontificales, soit pour se découvrir, soit pour se lever ou demeurer assis ; et les choristes entonneront tous les psaumes comme le premier.
Cr». II. — Du chapitre et de l'hymne.
1. Sur la fin da dernier psaume le maître des cérémonies, aprés avoir fait les géauflexions ordinaires, va querir le premier choriste pour dire le chapitre: l'invitant par une inclination. médiocre, il l'accompagne au lieu où le chapitre doil être dit : ou après
oir salué l'autel et l'évêque et recu des mains du maltre des cérémonies le livre qu'il tient lui-même entre ses mains, le choristo chante à haute voix le chapitre, l'éréque étant debout avec la mitre sur la tête, et tous les autres du chœur debout et découverts et tournés vers l'autel.
2. Le chapitre flai, le maître des cérémonies reprend le livre qu'il donne à un acolyte.
3: Le chœur ayant répondu Deo gratias, le maître des cérémonies conduit le même choriste au devant de l'évêque qui est encore debout avec la mitre, et lui annonce l'hymne, et l'évêque ayant quitté la mitre répète l'hymne, le chœur poursuivant le reste, soit en plain chant ou en musique, ou avec les orgues, comme il a été dit, puis le choriste, accompagné du maître des cérémonies, s'en retourne à sa place si elle n’est pas éloignée, autrement il resterait auprès do l'éréque pour lui annoncer l'antienne du Bene-
ictus.
b. Pendant que le chœur chante l'hymne, l'évêque, demeure debout sans mitre, el tous ceux du chœur aussi, et sur la fin, le maître des cérémonies reconduit au devant de l'éréque celui qui lui a annoncé l'hymne, s'il s'était retiré à sa place, lequel après avoir salué l'évêque, lui annonce l'antienne de Benedictus; et l'évêque l'ayant répelée, s'assied et prend la mitre, tous les autres demeurant debout.
5. Pendant que le chœur chante l'antienne, le thuriféraire porte l'encensoir avec la navelte à l’évêque, présente la navette au prétre assistant, qui se rend auprès de l'évêque vn peu auparavant; et celui-ci présente la cuiller à l’évêque, qui prend et met de l'encens dans l'encensoir, et le bénit comme à vépres. t
6. En méme temps les deux acolytes des chandeliers vont à l'autel, replient le tapis et le découvrent à moitié.
Car. HI. — Du Benedictus.
1. Quand le chœur commence à chanter le Benedictus, l'évêque se lève avec la mitre, et ayant fait le signe de la croix sur soi et pris la crosse de la main gauche, ayant ses deut. assistants à ses côtés, les choristes, revétus de pluviaux, marchant devant, il va à l'autel; le maître des cérémonies marche le premier, et les acolytes de la mitre et do la
crosse marcnent après l'évêque. Et étant arrivé devant le dernier degré du miliou de l'autel, l'évêque quitte la crosse et la mitre, et après avoir fait une inclination ou génuflexion silya tabernacle, monte àl'autel etle baise au milieu, ayant à ses côtés ses deux assistants ; les choristes demeurent au bas des degrés de l'autel.
2. L'évéque reçoit des mains du premier assistant l'encensoir que le thuriféraire lui a donné, encense l'autel comme il est marqué aux vépres pontificales.
3. L'autel encensé, et l'évêque étant au côté de l'épitre, rend l'encensoir à celui qui le Jui avait donné, et celui-ci au thuriféraire.
^. Ensuite l’évêque va au milieu de l'autel, où il prend la mitre et puis la crosse, fait une inclination à la croix, retourne à son siége accompagné comme en y venant.
- Les acolytes qui avaient découvert l'autel avant le Bine ictus le. reconvrent après que l'évéque en cst parti.
6. L'évéque étant retourné à son siège, le premier choriste ayant recu l'encensoir des mains du thuriféraire, fait une inclination profonde à l'évéque, et l'encense de trois coups ; l'évêque se tient debout avec la mitre et la crosse, el donne sa bénédiction à celui qui l'a encensé ; le choriste fait une profonde inclination, puis rend l'encensoir au huriféraire et se remet à sa place avec les autres choristes.
7. L'évéque après avoir encensé quitte la mitre, retenant la crosse qu'il tient des deux mains, el demeure aiusi debout, jusqu'à ce que le Benedictus soit entièrement fini.
8. Pendant qu'on dit le Benedictus, après que l’évêque a été encensé, le choriste qui porté les antiennes, ou tout autre qui a coutume de le faire, ayant recu l'encensoir du tburiféraire qui l'accompagne fai l'encensement du chœur, commençant par les plus dignes.
9. Si ceux qui sont revétus des chapes sont chanoines, on les encense les premiers de deux coups : s'ils ne le sont pas, on les encense après les chanoines.
10. Les chanoines qui sont au chœur regoivent deux conps d'encensoir chacun, puis les autres bénéficiers et clercs sans interruplion,comme il est amplement dit à vépres.
1. Le Benedictus étant fini, l'évêque quitte la crosse, et s'élant assis reçoit la mitre.
12. Le maftre des cérémonies ayant fait prendre aux deux acolytes les chandcliers, et allumer les cierges, les conduit au devant de l'évêque, faisant une génuflexion en passant à l'autel, puis à l'évêque, et y demeurant la face tournée l'un rers l'autre.
13. L'antienne étantentiérement répétée par le chœur ou par les orgues, l'évéque quitdant la mitre, se lève, et tourné vers l'autel les mains jointes, il chante : Dominus vobiscum, Oremus, etc., et ensuite l'oraisón; tous ceux du chœur sont tournés vers l'autel décourcrls et debout.
15. Aprés la conclusion de la derniére nraison, soit qu'il y en ait une on plusiears, d'évéuue dit Dominus vobiscum, les acolytes
s’enrelournen à l'antel, et les choristes chantent Benedicamus Domino.
15. Pendant que le chœur répond Deo gratias, l'évêque s'assied, prend la mitre et la crosse, et donne la bénédiction so!ennelle, comme à Vépuus. Voy. ce mot.
16. Si l'évêque était présent, et qu'il n'officidt pas après le Benedicamus Domino, il donnerait aussi la bénédiction solennelle, étant couvert de son bonnet, et découvert s'il est archevêque, l'officiant demeuraut profoadément incliné pendant la hénédiction.
17. Si l'office finit Jà, l'évêque dit Pater noster, puis, Dominus det nobis suam pacem; le chœur répond : Et vifam ælernam.
Amen. Puis l'évéque, étant debout ou à genoux, commence l'antienne de la Vierge, selon le temps, que le chœur poursuit sans chanter; ensuite, l'éváque se relevant, en cas qu'il se füt mis à genoux, il dit le verset et l'oraison ; aprés quoi il quitte les ornements, et est accompagné par les chanoines jusqu'a la porte de l'église.