Si c'est un archevéque qui a l'osage du
lium, et que ce jour-là il le puisse porter, l le faudra mettre sur l'autel, plié dans quelque voile. Or l'archevéque porte le pallium en toutes les églises de sa province, et non ailleurs, et cela seulement quand il y célèbre la messe pontificale eu certains jours qui ont coutume d'être exprimés dans le priviléges de son église métropolitaine. Mais
l'Evangéliste; la Circoncision, l'Epiphanie, le dimanche des Rameaux, le jeudi et samedi saints, le jour de Páques et les deux jours suivants, le dimanche in Albis, l'Ascension, la Pentecôte, la Féte-Dieu, Saint- Jean-Baptiste, les fétes des douze apôtres, les quatre fêtes de la sainte Vierge, sa— voir sa Purification, son Annonciation, son Assomplion el sa Nativité ; le jour et fête de la Toussaint, les Dédicaces des églises, les principales fétes de l'église métropolitaine ; en la collation des ordres sacrés, en la consécration des évéques et des vierges, aux jours anniversaires de la consécration épiscopale et de la consécration de l'église principale. En tous los autres jours et cas non spécifiés ci-dessus, ni dans les priviléges de son Eglise, s'il veut célébrer pontificalement, il ne doit pas user du pallium.
Car. lil. — De la crédence.
1. La crédence doil étre assez grande pour y pouvoir meltre commodément tout ce qui est nécessaire à la solennilé de celle messe. Elle sera au côté de l'Epitre au plan de Ja chapelle, c'est-à-dire hors de toutes les narches de l'autel, et éloignée de la muraillo de deux piedsoucnviron, afinquelesdomestiques de l'évêque destinés à lui donner à laver
MES° 4n les mains, y puissent demeurer W'estque la petitesse du lieu ne le permit pas. i
. Elle sera couverte d'une nappe blanche pendante jusqu'à terre de tous les cótés.
3.11 n'y aura par-dessus ni croix niimage, mais seulement deux cbandeliers avec deux cierges blancs sur les coins de devant, et au milieu un calice et un purificaloire; par-dessus, la patène, la pale, et couvert de son voile, et au-dessus la bourse avec le corporal dedans; auprés du calice on mettra la botte des hoslies, le bassin et les burettes à vin et eau ; le tout couvert du grand voile, dont le sous-diacre pourra se servir pour tenir la paténe .
&. Il faut mettre sur la méme table deux mitres, l'une précieuse à la droite, l'autre simple à gauche, et une calotte, au cas que l'évêque n'en porte point d'o ire qu'avec la mitre : comme aussi un voile pour celui ndrala mitre, un bassin et une aiguière d'argent pour laver les mains, et quaire servietles ou essuie-mains, l'encensoir avec la navette, la cuiller et l'encens dedans, le grémial;etdans un bassin ou dans un voile, les brodequins et sandales couyerts d'un autre voile, le livre pour la préparation de la messe ; et enfin tout ce qui peut servir à la messe pontificale, exceptéles ornements épiscopaux pour la messe dont nous avons déjà parlé, et la crosse que le ministre qui en a le soin tiendra en sa main, ou étant empéché ailleurs, il la mettra proche de l'autel au côté de l'Epitre.
* 5.0n y mettra aussi les livres qui servent pour l'Epltre et l'Evangile.
6. Si l'évêque s'habille en la sacristie ou autre lieu destiné à cela, une partie des choses susdiles se prépareront sur la crédence, qui y sera dressée. .
Cuae. IV. — Du siége épiscopal.
1. Le siége épiscopal est placé diversement dans l'église, selon la diverse situation de
-Y'autel, auprès duquel il doit être mis.
Si l'autel est au milieu, sous la tribune et le chœur des chanoines par derrière , alors le siége épiscopal doit être au fond du chœur, en sorte que l’évêque assis regarde en droite ligne le milieu du grand autel, et aura les siéges des chanoines à droite et à gauche entre lui et l'autel.
2. Que si le chœur est au milieu de l'église, et l’autel contre la muraille, ou tant soil peu séparé, comme ils sont en France, alors le siége épiscopal doit étre du côté de l'Evangile contre la muraille, entre l'autel et le chœur, s'il se peut au milieu, ou en aulre lieu le plus commode qui se trouvera do ce côté-là.
3. Ce siége étant au fond du chœur où au côté de l'Evangile, doit étre couvert de Loùs les côtés de drap de soie de la couleur des ornements de l'autel. Il doit y avoir trois degrés des deux côtés et par devant, pour y monter, et ces degrés doivont étre couverts d'un tapis ou drap, el doivent être larges chacun d'un pied el demi et d'un demi-pied de hauteur, afin qu'on y puisse coinmoJé-
im
ment placer les escabeaux pour le prêtre assistant et pour les diacres d'honneur, lesquels escabeaux no doivent être couverts d'aucun tapis.
^. Sur ce slége épiscopal on doit mettre un dais de la couleur des parements, si faire se peut pourvu qu'il y en ait un autre sembla-
le ou plus somptaeux sur le grand autel, ou bien quelque ouvrage magnifique d'ar— chiteclure en saillie, couvrant le dessus de l'autel au lieu d'un dais.
5. Outre le siége épiscopal ci-devant déerit, il y en a encore un autre appelé faldistoire ou fauteuil , duquel l'évêque se sert H “7 T7 our les trépassés, le ven-
"il est hors de son diocèse.
3tre guère éloigné du dertel du côté de l'Epitre, et de chaque côté et par dee d'un drap dé soie de la es ornemenis, avec um rap de soie. Pour l'ordi- 'e se met sur le plan ou re : mais si l'autel avait *n sorto que ce siége étant füt par trop abaissé, on sr une petite élévation d'éetroisióme degré del'autel.
saint le faldistoire n'est lrap ou tapis, et se doit piacer au côté de l'Eplire, en sorte que l'évêque étant assis regarde le côté de l'Evangile.
(On trouvera, à l'art. Owrice PONTIFICAL, Ta manière d'officier au fauteuil bien détaillée, d'après l'usage actuel de Rome).
Cnar. V. — Du lieu où se doit ha’iller l'évêque.
1. Il est tràs-convenable el conforme à l'ancienne discipline ecclésiastique (comme l'enseigne le Cérémonial des évêques, liv. it chap. 8), que dans chaque église cathédrale il y ait une chapelle, ou sacristie, ou autre lieu , dans lequel l'évéque qui voudra célébrer solennellement la messe pontificale puisse commodément se rendre avec tous ses ministres, chanoines, el autres du chœur, s’y revétir de ses ornements épiscopaux , y chanter tierce, et aller de là processionnellement à l'autel ; puis, la messe finie , y retourner de méme, toujours accompagné, allant et reveaant de l'autel, tant de ses chanoines que de scs assistants et ministres, et enfin quitter ses ornements sacrés.
92. Ce lieu doit étre bien proprement ac— €ommodé avec an autel paré d'ornements convenables à la solennite da jour, et pardessus une croix avec des chandeliers et des cierges allumés, et les ornements cpiscopaux pour la messe, chacun en son rang, comme nous avons dit ci-dessus, au chap. 2.
Le reste qui y sera nécessaire doit étre mis sur une crédence préparée à cet effet proche de l'autel. Il y aura aussi un siége pour l'évêque au côté droit ou gaucne de l'autel, selon la situation et commodité du liea, avec les siéges ordinaires pour scs assistants, ct
d'autres tout autour, tant r les chanoines que pour les autres officiers et prébendiers qui y chanteront tierce.
8. Mais comme, par une coutume presque générale de France, les évêques prennent
urs ornements en leur siége épiscopal près de l'autel, en ce cas on prépare les ornements pontificaux sur le grand autel (si ce n'est que le saint sacrement fût expusé, car alors il faudrait préparer les ornements sur une table couverte d'une nappe, comme la crédence, auprès de l'autel, du côté de l'Evangile ou autre lieu commode), et on répare tous les autres ornements, tant pour les assistants que pour lcs autres ministres, dans la sacristie.
Cua. VI. — De ceux qui doivent. assister l'évêque officiant pontificalement.
1. L'évéque qui veut célébrerla messe pontificale avec commodité et décence doit étre assisté de plusieurs ministres. Le premier de tous est le prêtre assistant, les second et troisième les deux diacres d'honneur, le quatrième le diacre de l'Evangile , le cinquième le sous-diacre.
2. Quire ceux-là, s'il se peut commodé ment, il faut sept autres ministres bien choisis et en habit et tonsure décente, avec surplis; dunt le premier est celui qui tient le livre, le second celui qui tient le bougeoir, le troisième celui qui tient la crosse, le quatriéme celui qui tient la mitre, le cinquième le thuriféraire, le sixième et le septième les acolytes portant les chandeliers.
3. Et par-dessus ce nombre il en faut encore six, savoir, deux en habit clérical avec surplis, l'un pour le grémial et l'autre pour les burettes ; les quatre autres peuvent être des domestiques de l'évêque qui demeurent debout prés de la crélence, entre clle et la muraille, la face tournée vers l'évêque, lesquels lui donneront à laver chacun en son rang, cominençant par le plus jeune ou moindre d'entre eux la premiére fois que l'évêque se lave les mains, et ainsi de suite aux (rois autres ablutions des mains. [ls serviront aussi à le déchausser et le chausser, et aideront à lui mettre et Ólcr les brodequins et sandales.
&. Ceux qui portent la crosse, la mitre, l'encensoir, les chandeliers et les burettes, doivent avoir, s'il se peut commodément , l'ordre d'acolyte , afin de conserver, autant qu'il est possible, l'honneur et la dignité do la discipline ecclésiastique.
5. Tous les susdits acolytes, non toutefois les quare domestiques, qui ne seront port empéchés en quelque autre actiou de leur charge’, serviront aussi à porter et reporter les ornements épiscopaux quand on habille et déshabille l'érêque.
6. Si l'évéquo ofllcie au faldistoire, il ne sc sert point des deux diacres d'honneur, mais seulement du prétre assistant et des diacra et sous-diacre de l'Evangile et de l'Eplire, qui donnent la mitre el le grémial à l'évêque, et l'ótenl aussi quand il eu cst besoin.