‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 187 sur 480 · DE L'OFFICE DU THURIPÉRAIRE · texte numérisé non relu

DE L'OFFICE DU THURIPÉRAIRE

(Ibid. )

Cuarirag I. — Préparation.

1. Pour servir de thuriféraire à la messe pontificale,il faut choisir un des plus forts d'eoire les acolytes, lequel préparera de bonse heure cn quelque lieu à l'écart, du feu dans un vase avec des charbons, des pincetles pour prendre lesdits charbons, et de l’encens dans la navette, à moins que le sacristaia n'ait préparé le tout.

2. S'étant rendu dans la sacristie à l'heure convenable, aprés avoir fait sa prière et s'être lavé les mains, il prend le sarplis, et attend l'arrivée de l'évêque au lieu où il dea prendre ses ornements épiscopaux.

3. Lorsque l'évêque cst presque habillé, il met du charbon allumé daus l'encensoir, qu'il tient de la main droite, et de la gauche le picd de la navette, l'ouverture de celle-ci en dehors.

5. L'évéque étant revêtu de tous ses oraements, il change de main l'encensoir et la navette, dont l'ouverture est alors de son côté; il s'approche de l'érâque, et aprés loi avoir fait une génuflexion, il présente de la main droite la navette au prêtre assistant, sans rien baiser, el se mettant à genoux devant l'évéque, il lui présente l'eucensoir, é'ère le couvercle jusqu'en haut, pread le milieu de toules les chafnetles avec Ja main droite, éléveaussil'encensoir, les denx mains également baussées à la hauteur ct proche ds la navetie, pour y mellre commodément de l'encens. Lorsque l'encens est bénil, il ferme l'encensoir, se reléve, recoil la navelteduprétre assistant, el faitunegénu(l-xionà l'éréque.

Règle générale. 7/ ne dott rien baiser il présente quelque chose à ceux qui assistent l'évêque.

Caar. II. — De la première entrée à l'autel.

1. Quand l'évêque veut aller à l'autel, le thuriféraire se met derrière avec les autres acolytes, et si c'est dans la sacristie ou dans la chapelle, ils font tous ensemble one Pr flexion à la croix, et à l'évéque quand il se tourne. .

2. En allant à l'autel, il marche le premier, la têle découverte, portant de la main droite l'encensoir sans le remucr, mellaat lepouce dans le grand anncau, et l'autre doigt dans le petit anneau des chafnetles ; de la main gauche il tient le pied de la navette fermée, dont la partie qui s'ouvre est alors en dehors, tenant les deux mains également élevées.

3. 11 salue les ehanoincs d'une inclinatioa profonde, si l'évéque les salue.

4. Etant arrivé à l'autel il se met du côtéde l'Epitre, ct l'évéquo. étant arrivé et saluaat l'autel, il fait en méme temps que ics autres

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acolyles la génuflexion vers l'autel, soit qu'il y ait tabernacle ou non.

5. i se relire vers la crédence ou vers le côté de l'Epltre, et se met à genoux jusqu'à ce que l'évêque monte à l'autel; il remue cependant l'encensoir tout doucement, sans être obligé de se signer ni de faire aucune indination quand les autres qui assistent l'éréque la font.

Cnr. Ill. — Du premier encensement.

1. Quand l'évéque monte à l'autel, le thuie monte aussi par-les degrés du côlé de l'Épltre, et s'approche de l'évêque jusqu'au milieu de l'autel, sur le marchepied; portant alors l'encensoir de la main auche, el la navette ouverte vers lui de a droite, où après avoir fait la génuflexion en méme temps que le diacre et le sons-diacre la font, il donne au diacre la navette à demionrerle, el se mettant à gonoux, il présente l'encensoir à l'évêque, de la même façon que gi-devant, chapitre 1, numéro &. Après que l'érêque y a mis de l'encens, et l'a bénit, Jl ferme l'encensoir, le donne au diacre et fail ensuite une autre génuflexion.

2. Après il descen] au bas des degrés de Y'autel du côté de l'Epitre, remet la navetie sur la crédence, près de laquelle il demeure durant l'encensement , tenant les mains jointes. .

3. L'encensement fini, il reçoit des mains du diacre l'eneensoir, qu'il remet sur la créfence arec la navette, aprés avoir vidé le feu dans le vase un peu à l'écart de l'autel Mi de la crédence, où il demeure debout avec les céroféraires, tenant les mains joinles. Si c'est une messe de férie d'Avent, 'elc., il se met à genoux durant les oraisons, comme ceux du chœur.

Cuar. IV. — Del'Evangile. —

1. Quand le chœur. chante le Graduel, ou plus tôt s'il le juge nécessaire, lethuri re mel du charbon allumé dans l'encensoir, le prend de la main gauche, et la navetle de la droite; et quand le diacre se met à genoux pour dire Munda cor meum, il va vers l'évêque, qui est à son siége, fait une génuflexion en passant au milieu de l'autel, et flant arrivé devant le trône épiscopal, fait une génuflexion à l'évêque, se relève, donne la natetle au prétre assistant, el s'approchant de l'évéquese met à genoux sur la plus haute marche, présentel'encensoiràl'évéquo pour y mettre de l'encens et le bénir, comme G-devant, chapitre 1, n. &,

2. Ensuite il ferme l'encensoir, se relève, reçoit la navette du prêtre assistant, et fait ane génuflexion à l'évéque, change l'encen- *ordela main gauche à la droite, et de mém la navelle de la droite à Ja gauche,

uis va au devant de l'autel, où les acolytes,

diacre et le sous-diacre l’attendent, et il se mel derrière le diacro au milieu des acolytes.

8. Quand il est temps d'aller chanter l'E- Yatgile, après avoir fait la génuflexion avec Jes autres, il marche le premier, va à l'évéque, el sc tient à genoux à la gauche du

MES 558 sous-diacre, jusqu'à ce que le diacre ait r.qu la bénédiction. Puis il se relère, fait la génuflexion à l'évêque, marche aprés le matire des cérémonies, et va au lieu destiné pour dire l'Evangile, où étant arrivé, il se met à Ja gauche du maire des cérémonies, tous deux derrière le diacre.

k. Quand le diacre dit Initium, ou Sequentia sancti. Evangelii, etc., il présente l'encensoir au malire des cérémonies.

5. Le livre encensé, il reprend l'encensoir des mains du maître des cérémonies, et durant l'Evangile il remue doucement l'encensoir, Lenant le couverc'e un peu ouvert, et faisant les inclinations et génuflexions vers l'autel quand le diacre en fait quelqu'unc.

6. l'Evangile étant fini, il retourne à l'évêque, et aprés lui avoir fait la génuflexion, il s'approche du prêtre assistant afin de lui donner l'encensoir pour encenser l'évéque ; l'ayant reçu du diacre, il fait une autre génuflexion à l'évêque, sc relire à la crédence, faisant une génuflexion à l'autel en passant, où il pose la navette : puis il va vider les charbons comme ci-devant, el remet l’encensoir sur la crédence, auprès de laquelle il demeure debout les mains jointes.

Cap. V. — Du deuxième encensement

L'évéque revenant à l'autel après l'offerloire, le thuriféraire met du charbon allumé dans l'encensoir, et à l'oblation du calice , il monte à l'autel sur le marchepied, par le côté de l'Epitre, portant l'encensoir de la main gauche et la navette de la droite; puis il fait la génuflexion et présente la navetteau diacre, elc., comme il a fait au premier encensement, chapitre 3, numéro 1. Aprés avoir donné l'encensoir au diacre, il fait une génuflexion, descend au bas des degrés, et se tient prés de la crédence, comme ci-devant. Quandl'encensement de l'autel est fini, il accompagne au chœur le diacre qu'il encense à son retour à l'autel.

Cuar. Vl. — De la Préface et de la fin de la messe.

1. Lorsque l’évêque commence la préface, ou autemps qui lui estle plus commode, après avoir fait la génuflexion à l'autel, Jo thuriféraire va à la sacristie pour préparer les lambeaux, qu'ildonne ensuile tout allumés aux acolyle:, qui viennent pour les

rendre vers la fin dela préface ; et, s'en al-

nt à l'autel, il marche après le maître des cérémonies, tenant l'encensoir de la maia droite, et la navetle de la gauche.

2. Il fait unegénuflexionen arrivant à l'autel, au milieu des acolytes , puis il se met à

enoux surle plus bas degré, vers le coin f YEpitre, et, sans faire aucune bén sur l'encens, il en met dans l'encensoir lorsque l'évêque prend l'hoslie pour la consacrer. .

8. Il met la navette sur le premier degré, elencense par trois fois le saint sacrement à chaque élévation, savoir, un coup v uand l'évêque l'adore, le second quand il l' lève, etle troisième quand il le remet sur l'autel,

observant de faire une inclination profonde avant et aprés l'encensement.

^. Il reprend la navette, se relève, fait Ia génuflexion, va quitter l'eneensoir à la sacristie ou ailleurs, et se remet prés de la crédence, où il demeure debout ou à genoux, avec les autres acolytes , selon la dignité du jour ou de la messe.

5. Sur la fin de l'oraison dominicale, il va à l'autel pour recevoir le grand voile du sous-diacre au défaut du maître des cérémonies, et le rapporte à la crédence, aprés avoir fait une génuflexion en arrivant à l'autel, au côté de l'Epitre, et l'autre en partant; il pie le dit voile, et le remet sur la crédence.

. Quand l'évêque dit Agnus Dei, etc., il ‘s'incline profondément, et frappe de trois coups «a poitrine.

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