‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 274 sur 480 · OCTAVE · texte numérisé non relu

OCTAVE

Voy. TiruLaine OFFERTOIRE.

C'est une partie de la messe que le préire récite, et que le chœur chante avant l'vffrande du pain et du vin qui sont la matière du sacrifice. Dans le (emps pascal, clle se lermine par alleluia.

Dans le Missel romain, à la messe pour les défunts, cette partie de la messe est prolongée, par suite de l'usage où étaient les idéles de venir à ce moment présenter leur offrande. L'usage s'cn est conservé dans certains lieux, à certains jours. Plusieurs Misse's prescrivent de présenter à baiser le dos dela

atàne aux laïques et le creux aux prélres; il a été défendu de présenter ainsi la patèce qui doit servir au sacrifice. Les missels dont nons parlons supposent une autre palèce,

uisqu'ils recommandent de recevoir ces of randes avant d'offrir l'hoslie du sacrifice, e que cette hostie est alors sur la patène.

leursils n'indiquent la patène à baiser qu'aux messes pour les meris; dans les rubriques générales, ils parlent d'uu instrument de paix.

USAGE DE L'OFFERTOIRE (Explication du P. Lebrun.)

L'offerloire est le verset que le prétre récite immédiatement avant l'oblation, et que le chœur chante dés qu'il a dit Dominus voliscum. On l'appelle offertoire, parce qu'il devait étre dil pendant que le peuple faisait son offrande, comme le remarquent saint Isidore, Amalaire (3), et. aprés eux, Remi d'Auxerre (4), vers la fin du ix* siècle. Celle offrande s'est faite en silence jusqu'au n° siècle. Mais au temps de saint Augustia on introduisit à Carthage l'usage de chanter uelque hymne tirée des Psaumes (5) peudaet Foffrande ella communion du peuple. Cet usage fut soutenu par ce saint docteur costre la critique d'un tribun nommé Hilarus, eL il se répandit dans toute l'Eglise latine. L'Antiphon: de saint Grégoire marqueles versets qui doivent étre chantés, doal le commencement qui était regardé comme unt

Conque poterat lacerabat, assereus Üeri moa oput. Aug., Retract. lib. u, c. 1

antienne était répété entre 18 versels autant de fois qu'il le fallait pour continuer de chanter jusqu'à ce que l'offrande fût finie, et qne le prêtre, faisant signe aux chantres de cesser, se tournát vers le peuple pour lui dire Orate, priez (1); et Remi d'Auxerre croit que ces mots qu'on répétait plusieurs fois, étaient appelés versels a rever(endo, à cause qu'on y revenait, c'est-à-dire qu'on les reprenait autant de temps que durait l'offrande. Il n’y a plus peut-être que l'église de Lyon t conservé aux jours solennels l'usage re chanter plusieurs versets à l'offerloire. Présentement l'offrande du peuple ne se faisant presque plus, si ce n'est aux messes des morts auxquelles, en plusieurs églises, on offre encore du pain et du vin, les autres églises se sont contentées de dire le commencement ou le verset qui servait d'antienne.

Et comme aux messes basses des morts le peuple n'offre rien, l'Eglise de Paris n'y fait pas dire ITostias et preces, elc., ni répéter le Commencement de l'offertoire. Quelqu'un méme pensera peut-être que, l'offrande ne *e faisant pas, on pourrait entièrement omettre l'offertoire. Cependant le prétre le dit toujours avec raison, parce qu'il renferme tantôt une prière, tantót des paroles de louanges, el souvent une exhorlation ou une instruction par rapport aux inystéres ou à la fête que l'on célèbre. Le chœur, qui le chante pendant que le prétre offre à l'autel le pain et le vin, imile, comme le remarque saint Isidore (2), les enfants d'Aaron 9 qui pendant l'oblation faisaient retenir les trompettes en un chœur de musique auquel le peuple joignait sa voix et ses prières. D'ailleurs ce chant convient encore dans le temps que le peuple présente, comme l'on fait cn quelques endroits, du pain à béuir el quelques offrandes.

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