M. DE L'OFFICE DE TÉNÈBRES EN PRÉSENCE DH L'ÉVÈQUE
(Cérémonial, L. n, c. 22) CuapiTRE 1. — Des préparatifs.
1. On pratique ce qui est marqué pour les malines ordinaires; voici ce qu'il y a de particulier :
2. L'autel et le siége épiscopal seront parés le mercredi de violet; sur l'autel point d'images, ni reliques, ni fleurs.
3. Le jeudi et vendredi, l'autel et la chaire de l'évêque seront sans tapis ni parements.
^. Sur l'autel il y aura six chandeliers, avec six cierges de cire jaune.
5. On préparera un chandelier triangulaire, capable d'y mettre quinze cierges de cire jaune, du poids de 2 ou 3 onces chacun ou environ, qui sera mis au lieu oà le sousdiacre chante ordinairement l'Eplire; on les allumera en méme temps que ceux de l'autel, avant que l'évêque vienne à l'église.
Puisque l'Eglise n'admet point de musique depuis le premier dimanche de Caréme jusqu'à Páques, si ce n'est à la messe du jeudi saint, il est bien convenable qu'à ténébres on ne s'en serve point, mais bien du chant grégorien.
Car. II. — De l'entrée de l'évéque dans l'église, et des matines.
1. Vers les quatre heures du soir, l'évéque, revétu de sa chape ordinaire, viendra à l'Eglise accompagné de ses chanoines; en entrant dans l'église, il couvrira sa téte du capuchon de sa chape.
2. Si c'est un archevêque, il ne fera point porter de croix au devant de lui aux matines de ces trois jours.
3. L'évéque étant arrivé à l'église, après avoir pris et donné de l'eau bénite aux chanoines et autres qui l'accompagnent, il va au lieu accoutumé pour faire sa prière, laissant traîner la queue de sa chape sans que personne la porte. Aprés sa priére, il se rend à son siége el s'assied, n'ayant aucun des chanoines pour assistants, mais seulement quelques chapelains en surplis qui restent autour de lui.
^5. La prière faite, les chanoines vont en leurs places au chœur et s'asseyent ; deux d'entre cux au moins vont au banc qui est
au milieu du chœur, destiné pour les cho- 1istes.
L'évéque ferzit une action digne de louange s'il allait au chœur prendre place parmi les chanoines.
5. L'évéque ayant demeuré un peu assis sur son siége, le maître des cérémonies l'averlil que lout est prél pour commencer.
Alors il se découvre, se lève, el se lournant vers l'autel, i! dit secrètement Pater, Ave et Credo, jusqu'à la fin.
6. Ceux du chœur s'étant découverts et levés en méme temps que l’évêque, el s'étant tournés vers l'autel, disent aussi Pater, Ave et Credo, etc.
7. Un peu avant la Sn du Credo, le miltre des cérémonies va querir les deux choristes, et aprés avoir salué l'autel il les conduit au devant do l'évêque, qu'ils saluent d'une inciinatiou profonde s'ils sont chanoines, et d'une génuflexion s'ils ne le sont pas (le maître des cérémonies faisant toujours la géauflexion). Le premier lui annonce l'anenne, après la répétition de laquelle ils saluent l'évéque comme ci-d:ssus, el l'autel, et retournent en leurs places, demeurant debout jusqu'à ce que l'antienne soit enliérement dite; enfin, aprés avoir entonné le premier psaume, l'évêque et ceux du chœur S'asseyent et se couvrent.
8. À la fin du premier psaume, les choristes et ceux qui chantent au lutria se lèvent pour chanter l'antienne, l'évêque et ceux du chœur demeurant assis el couverts.
9. Aprés le chant du premier psaume, un acolyte, après avoir salué l'autel et l'évêque, ou avoir fait uno génuflexion à l'autel s'il en est peu éloigné, s'approche du chandelier triangulaire, éleint avec un éteignoir le plus bas cierge du côté de l'Evangile; et à la fin du second psaume en fait autant pour le cierge lo plus bas du côté de l'Eplire, éteignant ainsi allernativement les autres d'un côté et d'autre à la fin de chaque psaume, tant de malines que de laudes, ne laissant que celui qui est au plus haut du chandelier.
10. Quand le chœur répète l'antienne, le maître des cérémonies conduit le second choriste au devant du plus digne du chœur, après avoir salué l'autel et l'évêque, et puis celui à qui l'on annonce l'antienne, à qui Yon fait avant et aprés une inclination médiocre, ce qu'on o5servera à toules les autres antiennes de tous les trois nocturnes.
11. A la fin du troisième psaume de chaque uocturne, et pendant qu'on répéte l'anlienne, l'évêque el ceux du chœur se découvrent, se lèvent et se tournent vers l'autel iva la fia du Pater; et aprés l'antienne, es deux choristes ou acolyles qui sont au milieu du chœur disent le verset.
12. Le chœur ayant répondu au verset, l'évêque dit secrètement Pater noster, après quoi il s'assicd et se couvre, et ceux du chœur aussi.
13. Pendant qu'on dit le verset, le maltre des cérémonies va querir celui qui doit cbauter la première lamentation, et le con-
duit au pupitre ou autre lieu, suivant coutume de chaque église. En condus celui qui doit chanter la lamentalion, il sjlue l'autel et l'évéque, en è qu'elle est dite, observant Li pour les deux Ces lamentations peuvent être chantées pr quelque enfant de chœur suivant le cha prescrit par l'Eglise, mais non en musique.
15. Les leçons du second et du troisième nocturne, quand l'éréque officie, doivex tre chantées par des chanoines, comnesgant par les plus jeunes. Ceux-ci saleex autel et l'évéque, soit en arrivant, soil es uiltant le pupitre, et ne disent point Juk, omne, benedicere, ni à la Gin, Tu autem, De mine, miserere nobis. L'évéque , quoiquil fasse l'office, ne dit point de leçon, si la cow lume est telle.
Cra». III. — Des laudes.
1. Le dernier répons du troisième n cturne étant achevé, l'évêque et tous ceux de chœur se découvrent et se lèvent. Le mali des cérémonies ayant conduit les deux cb ristes à l'évêque, le premier lui annowe l'antienne, et ils se retirent en leur place lorsqu'elle est répétée. Après qu'elle est entièrement dite par le chœur, ils entonnent le preunier psaume, les choristes conlingast à donner les antieunes aux plus dignes 11 chœur et à entonner les psaumes coaruc à malines.
2. L'évéque et ceux du chœur demeurat assis et couverts jusqu'au Benedictus, ceux du chœur se lèvent quand le choriste asnonce une ontienne à une dignilé ou chæ noine, jusqu'à ce qu'elle ait été répétée, el ceux qui chantent au lutrin se lèvent quat il faut répéter les antiennes.
3. L'aculyte ordinaire, à la fin de chaye psaume, éteint un cierge d'uu côté el d'autre du chandelier triangulaire, comme à ur lines.
4. Vers la fia du dernier psaume des laedes, l'évêque et ceux du chœur se décovrent et se lèvent, le maître des cérémoo e conduit les deux choristes à l'évêque; e ayant salué l'autel, et puis l'évêque en arrvant près de lui, le premier lui annos e l'antienne du Benedictus, et après qu'ell- csl répétée, tous deux retournent en leurs plac avec les révérences ordinaires.
5. L'antienne étant entièrement dite parle chœur, un des choristes, ou autre aj charge, entonne le Benedictus. un
6. Quand on dit le verset Ut sine fintre, etc., on éteint le dernier cierge du ‘+ de l'Evangile; el au verset suivant, £s snc tate, elc., on éleint le dernier cierge du ct de l'Epftre, et ainsi allernauvement à càz cun de ces six derniers versels.
T. On éteint aussi toules les lampes # l'église, excepté ceile qui est devaut le saial sacrement. .
8. On ne laisse allumé que le seul ciert* qui est au plus haut du chandelier triantz laire. L'acolyte le prend lorsqu'on réré l'antiennc du Benedictus, el se mellanl à ct