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l'etamen des difücultés qui concernent les premiers sacrements. Deux raisons m'ont pngngé à préférer celles qui regardent l'office divin : l'une, que celte matière a beaucoup de rapport au Traité des Saints Mys-
tères : l'autre, que des prélats d'un mérite ,
distingué ont cru qu'on ne pouvail trop tôt discuter un sujet qui intéresse également et les simples prétres, et les chanoines, et cette nombreuse troupe de personnes que Dieu a lirées du siécle, et qu'il veut sanclifier dans la religion.
D'ailleurs, je m'étais imaginé que l'exécution de ce nouveau projel ne suspendrait pas heaucoup le plan général que je me suis formé. Comme j'ai parlé, dans un de mes premiers ouvrages, de la récitation des heures canoniales, je crus, comme bien d'autres le croient encore, que je n'aurais presque qu'à traduire du latin en francais ce que j'en avais dit. Je n'ai pas tardé à revenir de mon crreur. Quelle différence éntre cinq ou six feuilles d'impression et uu vo lume qui en demande quatre ou cinq fois davantage? Que de matières, ou supprimées, ou peu approfoudies , dans la crainte de grossir trop un livre, et d'accabler la mémoire des jeunes gens qui sont chargés d'en rendre compte! On sait quelque chose quand on sait un bon abrégé; mais, disait un illustre magistrat, on ne sail jamais bien que ce qui est discuté avec le deruier détail dans les traités particuliers.
A cette réflexion , qui est beaucoup plus importante en matière de devoir qu'en matière de spéculation, il s'en joint une autre : c'est que la piété doit entrer pour quelque chose dans des ouvrages de la nature de ceux-ci. Or, les théologies de l'école en sont bien moins susceptibles. On ne peut y glisser que quelques courtes réflexions : ce qui est
le plus embarrasse ; on le trouve bon pour une conférence spirituelle ; il paratt déplacé dans un livre où l'on ne cherche que la science. t
Je souhaiterais de tout mon cœur avoir réuni dans l'ouvrage que je donne présentement ces deux objets, la science et la piété. J'espère que ceux qui voudront bien le liro m'aideront à le perfectionner dans l'un ct l'autre genre. Mais je prie les gens de bien à qui Dieu en donnera la pensée, de le faire le plus Lôt qu’il sera possible (1). J'ai recu depuis peu des réflezions sur le Traité des Saints Mystéres. Elles viennent d'une main savante, d'un homme qui possède la matière, el qui sail redresser ceux qui ont besoin de l'être. Ce verlueux anonyme, qui me prie de ne le pas deviner, et qui peut compter que je ne le devinerai pas, m'a plus obligé par sa eensure que tous les autres no l'avaient fait par leurs éloges. Plus sa crilique est sérieuse, plus elle me rassure sur la totalité morale de mon livre. Mais enfin,
en jour. C'est pour cela qu’ l'exception des difficultés qui regardent mes propres écrits, je ne répondrai plus à aucun a5 qu'on pourrait me proposr des provinces. Je ue sait pourquoi, malgré une déclaration si souvent réitcrée, où couliuue à m'en assounmer.
comme deux ou trois écarts sont toujours un objet quand il s'agit de l'auguste sacrifice, il est juste de profiter de ses remarques. Le mal est qu'elles ne viennent qu'après trois éditions ; et qu'on n'achéte pas deux fois un livre dont on est souvent fáché d'avoir fait une première emplette.
Poor rémédier à cet inconvénient, je mettrai à la fin de ce volume, et la plupart de ces réflexions, et la réponse que j'ai faite à quelques difficultés qui m'ont été proposées sur la méme matière. Je supprimerai celles qui ne regardent que le style. Je l'avoue de bonne foi, le désir de plaire à des gens qui ont besoin de lire, et qui ne lisent volontiers que quand on les réveille ; une solte envie de me soutenir moi-méme, de m'égayer dans un travail qui épuise à la fn ; le dirai-je ? Vapplaudissement de bien des personnes d'un rang élevé et d'une vertu. peu commune ; le succès d'un tour qui n'a jamais blessé dans la conversation, et qui dés le second jour d'une retraite ecclésiastique où mon livre fut lu, en fit demander cent exem- .plaires ; la crainte du sort de tant d'ouvrages d'ailleurs solides , que la méme semaine voit naître et mourir ; toutes ces considérations m'engagérent à laisser couler ma plume : et sans les salulaires avis qui me sont venus de différents endroits , j' rais vraisemblablement suivi jusqu'au bout la route que j'avais enfilée.
Mais, el je me suis déclaré là-dessus dans la préface du troisiéme tome des Dispense:
mon parti est pris ; et désormais j'éviterai , autant qu'il me sera possible, tout ce qui serait capable de blesser le plus austére lecteur. J'ai táché de le faire dans ce nouveau volume. Ai-je réussi? N'ai-je point donné contre un écueil en voulant éviter l'autre?
c'est sur quoi j'attends la décision de ceux qui sont capables d'en juger. Ce que je puis dire, c'est que devenu timide jusqu'à l'excès, j'ai changé bien des choses qui dans un autre temps m'auraient paru hors d'alteinte.
Mais enfin l'on ne sé refond pas dans un jour. La nature, chassée d'un côté, rentre par l'autre. C'est une ombre qui suit le corps : on la croyait dissipée , le premier rayou la reproduit.
Plaise à Dieu de réformer en moi l'homme tout entier! De sages averlissemenls contribuent à la bon'é d'un ouvrage, mais il n'y a que de ferventes prières qui puissent changer le cœur. 11 me semble que j'ai quelque droit à celles de tant de saints prêtres, qui nvouent que mes faibles essais ne leur sout point inuliles. Il ne leur faut qu'un moment pour se souvenir de moi au saint aulel (1) :
il me faut des mois, et plusieurs mois, pour faire quelque chose qui ne soit pas absolument indigne de leur étre présenté.
Je finis en conjurant le lecteur de ne faire à qui que ce soit aucune application de ce
(1) J'ai fait la même prière dans la Vie de M. Roudon;
et je ne puis m'empêcher de publier qu'un respectable. doyeu qui jusque-là m'était inconnu il en ces Lermes, qu'une profore reconnaissance conservera Loujours dus mou cœur : « Je peus. vous assurer bier sin érciucut.
DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET, DES RITES SACRES. Ww
que j'ai pu dire contre certaines maxime, lont je n'ai pas cru devoir citer les auteurs. S'il est nécessaire que tous ceux qui aime la pureté de la morale connaissent les coy quon pent lui porter, il est inulileà plo.
sieurs de savoir en particulier que tel coup vient d'une main plutôt que due autre.
Quand les jugements qu'on fait en ce re ne seraient que téméraires, la charité oblige. rait à s'en abstenir; mais souvent ils vont plus loin ; ils sont trés -contraires à la joslice. Je n'étais pas chargé d'en donner à Eme parce qu'un ouvrage comme cui-ci ne tend pas à réformer tous les travers de l'esprit humain; je l'ai fait cependant ex plusieurs occasions, el je pourrais assurer que je l'ai fait d'une manière fort désistéressée, si le plaisir d'obliger ne portait are lui sa récompeuse.