‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 305 sur 480 · Pour éviter ce malhcur, il y aun moyen · texte numérisé non relu

Pour éviter ce malhcur, il y aun moyen

aussi précis, que les suites en sont étendues : et ce moyen, qui a sanctiflé les élus de tous les temps , c'est de ne faire aujourd'hui que ce qu'on sera bien aise d'avoir fait uu quart d'heure avant sa mort. Mais cette leçon courte, ce n'est ni la philosophie qui l'ensei gn», ni les forces de la nature qui la pratiquent. Elle ne s'apprend bien qu'aux pieds de la croix du Sauveur ; el ce n’est guère là qu'on fait ses principales études. L'exemple de nos voisins nous rassure, une comparaison lacite d'eux avec nous nous fi croire que nous sommes bien , parce q sont mal; nous voyons trop leur in nous ne voyons pas assez la uótre.

sur nos yeux un collyre salutaire ; encore un médecin qui guérit les aveugles , ou qui règle la vue: approchons-noos de lui avec (0i, nous serons éclairés. Bien loin de nous faire rougir par un rebut bumiliant, il se fera un plaisir de dissiper nos ténàbres (5). Alors nous le servirons dans la

mémes qui avaii naftront que le Dieu de majesté y fait sa résidence (7). On nous trouvera tels qu'était Salomon devant l'autel du Seigneur (8). Attendris, enchafnés par nos exemples, les peuples rendront gloire au Père qui habite dans les cieux (9). Les moins vertueux so reprocheront leur tiédeur, au lieu de nons faire un crime de la nótre.

9. veux-je donc qu’un chapitre peu non X, souvent composé en grande partie de vieillards et d'inflrmés, réduit d'ailleurs par le malheur des temps à la plus incommode médiocrité, fasse l'office avec cet air de dignité et de grandeur qu'on admire dans la premiére église de Paris? Non sans doute ;

4) Si quis autem superssdibicat... aurum, argentum, la» preticsos, ligna, faxum, stipulam, uniuscujusque opus manifestum erit. [ Cor. im, 12 et 13. .

(55) Accedite ad enm, et illuminaminl ; et fscies vestra aon Praise, Pain inue 5. po, omnibus dlebos n sanctitate et justitia coram Ipso, omnibus diel nostris. Luc. 1, 75. (7) Vere Dominus est in loco isto, et ego nesciebam, Genes. xxvii, 16.

(8) Flexis'genibes, et palmis in cœlum extensis. UE Reg. vi.

(9 v. glorificent Patrem vestram, qui in ceelis est. Math v, (0.

dtm Jerusalem in lucernis. Sophon. 1, 13.

il n'y eut jamais de loi pour l'impossible. Je ne lui demande donc, ni cette multitude d'officiers, ni ce grand nombre d'ornements, ni cette confusion de voix de tout genre, qu'on fait si bien valoir dans les grandes cathé-

drales. Je demande, et je suis sûr que Jare- .

ligion qui connaît la mesure de ses droits, ne me désavouera pas , je demande que l'église la plus pauvre soit tenue aussi proprement qu'elle pourra l'être ; que son linge, ses ornements, ses livres soient ménagés avec soin et respect ; que le peu d'enfants de chœur «ui s'y trouvent soient bien formés ; quo les cérémonies, et principalement celles qui ne reviennent qu'unefois par an,soient toujours préparées ; que chacun se fasse une règle d'arriver plutôt un quart d'heure avant le commencement de l'office qu'une minute aprés ; qu'on ne traîne point sur ce qui doit se dire rondement, qu'on ne coure point sur ce qui doit êire dit avec gravité ; qu'on évile, en baissant les stalles, ce fracas énorme qui

rappelle les ténèbres de la semaine sainte ;.

qu'on n'y souffre jamais, ni dans la musique,

ni sur l'orgur, ces airs profanes qui respirent

toute antre chose que la. piété (1) ; qu'il n'y

ait au chœur que ceux que leur état et leur

sexe n'en excluent pas, et que de tous ceux qui le composent il n'y en ail pas un scul qui n'annonce par son recurillement profond el par tout son extérieur que le mouvement de ses lèvres n’est qu'une faible expression du mouvement de son esprit (2). Or, la vertu dit qu'en tout cela il n'y a rien que d'aisé:

je ue contenle de dire qu'il n'y a rien d'im-

possible.

Cmar. HH. — De l'obligation des chanoines par

rapport à l'office en général.

(Voyes ce chapitre à l'art. Caaxozs.) Cua. Il, — De l'obligation des chanoines par rapport à cerlains offices.

(Voyez ce chapitre à l'art. cité.) Cuar, IV — Des causes qui exemptent de la résidence.

(Voyez ce chapitre à l'art, cité.) Cuar. V. — Suite de la méme matière.

(Voyez ce chapitre à l'art. cité.)

Cnar. VI. — Des peines, soit d'un chanoine qui manque à l'office, soit de ceux qui le fuvorisent.

(Voyes ce chapitre à l'art. cité.) 7 Cuar. VIL — Des moyens d'exciter el denourrir sa ferveur dans les offices publics.

(Voyez ce chapitre à l'art, Fenvzon.) TITRE QUATRIÈME.

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