ARTICLE PREMIER
DE LA MESSE PONTIFICALE (Cérémontal, 1. n, c. 8.)
Dans beaucoup d'églises, la préparation et l'action de grâces se font à la sacristie; dans d'autres il y a un nombre suffisant de clercs et assez de place daus le chœur pour cela ; c'est pourquoi l'auteur a mis dans le courant des chapitres quelques notes pour diriger le cérémoniaire dans l'hypothèse où tout se fait au cheur.
Cuarirre I. — Choses à préparer pour la messe.
1. Dans la sacristie, les ornements ordinaires du diacre el du sous-diacre sans mapule, el dans un lieu convenable, un petit pis avec un siége dessus ; de plus un livre vu carton pour la préparation, le bougcoir , et, tont prés, les vêtements des ministres ávec les souliers el les bas de l'évéque.
2. On prépare le grand autel, on ôte les cartons ; si le saint sacrement y est, il ést bon dele porter à un autre autel préparé pour cela.
3. Surle grand autel, les ornements de l'évêque, savoir: la chasuble, la dalmatique, I: tunique, l'étole, la croix pectorale, la ceinture, l'aube, l'amiet, les gants sur un plateau d'argent ; le tout sera couvert avec le voile qui doit servir de grémial à l'évéque. Au côté de l'Evangile, la mitre précieuse avec un voile que prendra le porte-mitre; et au côté de l'Epitre, la mitre en drap d'or, les fanons pendant un peu devant l'autel.
5. Sur la crédeuce, deux chandeliers pour les acolytes, et au milieu le calice avec purificatoire, patène, hoslie, pale, bourse contenant le corporal, le Missel enfermant le manipule pour l'évêque à l'endroit de J'Evangile du jour, un autre Missel pour chanter VEylire et l'Evangile, un coussin ou pupitre, les hurettes garnies de vin el d'eau, la son— 1,etle, la chape pour le prêtre assistant, les mauipules du diacre et du sous-diacre, un bassin et un yase d'eau pour laver les mains, un manuterge sur les buretles, une serviette pour essuyer les mains de l'évéque, l'encensoir et la navette.
5. Dans un lieu convenable, un réchaud avec des charbons allumés pour renouveler le feu dans l'encensoir, des pincettes, et quatre flambeaux pour l'élévation.
6. Si la crédence ne peut pas recevoir tout cela, le cérémoniaire en prépare une autre, et sur la première, c'est-à-dire la plus rap- Urochée de l'aulel, on mettra le calice, les
] OFF 926 chandeliers, les buretles, st plusieurs choses sur l'autel, s1 on le trouve plus comuude.
7. Sur le dernier degré de l'autel au milieu, un carreau violet ; au lieu où l'on a coutume de chanter l'Epltre, un marchepied couvert d'un tapis sur loquel on met le fauteuil couvert d'une couleur convenable à la fête ; et si les ministres sacrés sont constitués en quelque dignité, on pourra mettre au côté de l'Epitre un banc couvert convenablement.
Cnr. Il. — Depuis que les ministres partent de i sacristie jusqu'à ce que l'évéque s'haille.
1. L'évéque arrivé dans la sacristie s'assied sur le siége qu'on a préparé ; uu clerc se met à genoux devant lui avec le canon ou le livre ouvert pour la préparation ; et le prêtre assistant vétu d'un sarplis tient le bougeoir près de lui pendant toute la préparation. Dàs que l'évêque a commencé les
saumes , son domestique se présente devant ui pour lui mettre les bas el la chaussure ; en méme temps les minisires sacrés prennent leurs ornements, aidés par les acolytes.
2. Quand l'éréque a terminé les oraisons, et qu'on lui a mis ses bas et ses souliers, le cérémoniaire fait porter à la crédence le livre et le bougeoir. Le diacre et le sous-diacre sans.manipules, ayant leur barreties en main, font -inclination à l'image ou .à là croix, puis à l'évêque, se couvrent el partent de la sacristie, précédés du second cérémoniaire, et suivis des acolytes et des clercs qui doivent servir à l'autel pour porter les ornements de l’évêque. Si l'on passe devant l'autel du saint sacrement, le diacre et le sous-diacre se découvrent , font ensemble la génufexio , et arrivés à l'autel où l'on doit chanter la messe, ils y font aussi la génuflexion ; ces deux ministres vont au fauteuil, le diacre se place à droite, et le sous-diacre à gauche dudit fauteuil, la face tournée vers le peuple comme le fauteuil et les mains jointes, ayant donné leurs barrettes au second cérémoniaire. Les clercs aussi, ayant fait la génuflexion, vont à leurs places.
8. Les ministres et les clercs ainsi dispo— sés, l'évêque part de la sacristie, revétu de son camail et la barrette en main, accompagné du prêtre assistant et du premier cérémoniaire, et va au grand autel (le diacre et le sous-diacre lui font la révérence quand il arrive}; il y fait seulement une incliuation à la croix, se met à genoux sur le carreau qu'on Y a préparé, el après une courte priére il se làve, fait inclination à la croix , el va au fauteuil (le second cérémonia levant de suite le carreau et le placant derrière le fauteuil ) ; il est accompagné du premier cérémoniaire et du prêtre assistant. En méme lemps les ministres sacrés saluent l'évêque ; celui-ci s'assied et se couvre | même (ce qu'il doit faire toutes les fois qu'il est besoin de se couvrir de la barrette et de se découvrir, comme l'a déclaré la sacrée congrégation des Riles le 21 août 1605 et le 25 juillet 1683). Ensuite le diarre lui ote la croix pectorale, qu'il lui donue à baiser, el
le camail; il livre tout cela au cérémoniaire ; ll se présente devant l'évêque pour lui donner à laver, ou le fait faire par quelqu'un des domestiques, pourvu que ce ne soit pas un officier en uniforme: et ce domestique se tient à genoux, les isires sacrés lenant l'essuie-main et l'étendant ensuite sur les mains de l'évêque (1).
&. Quand l’évéque se lève pour prendre les habits sacrés. le cérémoniaire délie sa qucue par derrière, el la laisse tomber à terre.
Cnar. ll]. — Comment l'évéque doit s'habiller.
1. Pendant que l'évêque se lave les maius, le second cérémoniaire va à l'autel pour di tribuer les ornements à des cleros selon l'ordre assigné ci-dessus (Col. 925,n. 3), donnant d'abord l'amiot, puis lc reste successivement. Les gants doivent être portés avaat la chas b'e, ct l'anneau épiscopal après la mitre. Si les clercs sont en petit nombre, chacun ayant remis l'ornenent qu'il portait, fait indinalien à l'évéque et retourne à l'autel en prendre un autre successivement jusqu'au dernier.
2. Le clerc qui porte la mitre, se met au cou, avant de la prendre, un voile en forme d'étole, étendu par derrière sur les épaules, ct prend avec les extrémités de ce voile la witre précieuse, dont il tourne vers lui les fnons, ce qu'il doit observer toutes les fois qu'il tient la mi
3. Aprés la distribution des ornements, le second cérémoniaire culéve de l'autel la tre simple avec le voile qui couvrait les ornemenits, et mel tout cela sur la crédence (2).
. diacre ayant recu l'amicl des mains du clerc, le donne à baiser à l'évêque, el le lui ajuste (c'est principalement au diacro de mettre les h. acrés, et au sous-diacre de l'aider. Cerem. Episcop. l. 1, cap. 8, $ 12.) Pendant que le prétre présente l'amict à l'évéque, celui-ci se découvre, donnc sa barrette au cérémoniaire, et se lève ; lo cé-
l'évêque fait a pré l'autel pour les raldates di dessut 6 cómonluie prüparera our Ja crédence les bas et la chaussure sur ua plateau, le voile qui duit servir à celui qui le porjera, le canon ou livre de préparation et le bougooir. Li istres et l'évêque étant
venus au fauteuil come on vient de le dire, celat-ci s'as- *
sicd eL se couvre ; un clerc à genoux tient devaat lui le livre de préparation, et le prêtre assistant à sa gauche tient le bougeoir. L'évéque lisant la préparation, se dócouvre au Gloria Patri; ea méme temps quatre où six dlercs viennent. devant lai pour former un demi-cercle, après lui avoir fait la révérence; un elerc, avec an voi sur ses épaules commo le sous-diacre à [3 messe, port convert dà méme volle, le bassin cù suo la De el ls chaussure, accompagné du domestique, qui les placo d'abord au pied droiL, ensuite au pied gauche; c»la étant fait, tous les clercs foat inclination et parteut. L'óvágue eu étant au Kyrie de la préparation se découvre, se lève (les ministres sacrés changent de place) et lit ce Lourné vers l'autel, le clerc destiné à cela soutenan bout le livre-appuyé sur sa tête. Les prières étant fluies, il s'assied de nouyeau (les ministres reprennent leurs aces et s'étant couvert, il lit les prières relatives aux
bits épiscopans. Lorsqu'il les a schovées, il so découvre, ^1 le diacre lui &te la croix pectorale, la lui faisant baiser, suite le camail; et remettant 4out cela entre les mains du cérémoniaire, I1 va lui présenter à laver, comme il est spas haut.
(2) Si l'église est unc de celles dont on a parlé au come si cement da chaplire, dout le chœur ex spacieuz, le
rémoniaire la porte au même lieu que le camail : il est contre l« Cérémonial que l' que s'habille étant couvert de sa barrelke.
(Bauldri, I. xx1, cap. 8, & zi
5. L'évéque s'assied quaod il est rerétu de la tunique et de la dalmatique ; le diacre lui ôte l'anneau du d. » et conjoistement avec le sous-diacre il lui met les gants (qui sont placés dans un bassin de manière que le droit soit du côté du diacre, et le gavche du côté du sous-diacre); il baise la main, puis le gant ( Cerem. Episcop , ibid., $ 19); il place celui de la main droite, ei le sous-diacre celui de la gauche de la méme manière. Les gants étant l'évêque se lève, se revêt de la chasuble, et s'assied de nouveau ; le diacre lui met la mitre précieuse, faisant inclination avant et après.
C'est principalement au diacre à meltre la mitre à l'évêque ; à son défaut le cérémoniaire le remplace. La mitre étant posée, le diacre et le sous-diaere passent à la gasce de l'évêque aprés lui avoir fait une indisilion, et prennent tous deux leurs manipsles, ue parles jets (Carem. Episcop., id,
6. Pendant que l'évéque se revêt deu chasuble, le prêtre assistant prend la chape, se place devant lui, le salue el lai me as doigt annulaire l'anneau qu'on doit apporter sur un bassin ou plateau; il baise l'auvesu, puis la main (Cerem. Episcop., ibid., 4 8j, réitère l'inclination et se met à sa droite.
T. L'évéque ainsi revétu se lève, vaàl'aslel avec ses ministres dans l'ordre où ils trouvent, savoir : le prêtre assistant à droit, et à gauche le diacre et le sous-diacre arx le Missel daos lequel on a mis le manipule de l'évêque ; viennent aprés lui le porte-aitre, le caudataire et le second cérémoniaire.
B. Quand l'évêque va à l'autel, il doit y avoir au milieu à la place du carlon l'ordnaire de la messe, que le sccond céré&sniaire y a porté quand l'évêque s'est revés des habits sacrés, et qu'il a ouvert aux mos cérémoutaire choisira onze clercs, sí l'anneau doit &e
Lé par un autre celui qui porte los gants, seuefent dix. sullsemt, Ceux-ci, averte par le ciréarubin dh de l'Eytue. Le
ne 385225:
a diari
place, tous deux , insi que font successivement Lous les suires.
919 OFF Aufer à nobis ; M y mettra aussi le bougeoir.
Caar. IV. — Depuis le commencement jusqu'à l'Evangile.
1. L'évéque étant arrivé à l'autel avec ses ministres comme on l'a dit, le diacre lui óté la mitre. Après cela l'évêque fait une profonde inclination ou une génuflexion si le saint sacrement est sur l'autel ou dans le tabernacle, ce qu'il observe toujours en pareil castCærem. Episcop. l. 1, c. 12,6 9), et les ministres une génuflexion sur le pavé; il commence la messe, le prétre-assistant étant à sa droite, le diacre à sa gauche, el près dedi le sous-diacre (Zbid., l. n, cap. 8,
2. Le cérémoniaire ayant pris le Missel dans les mains du sous-diacre, tiendra le manipule prét, pour le donner, quand il sera temps, àu sous-diacre, qui le présentera à l'érêque au mot Indulgentiam (le diacre se retirant un peu en arrière pour faire place au sous-diacre) ; il le baise par un cos, le fait baiser à l'évéque sur la croix, et le lui meten lai baisant la main (Cer. Episc., ibid., $ 32). Pendant la confession au bas de l'autel, tous ceux du chœur et les bas officiers sont à genoux, exceplé les personnes con- »tituées en dignité, s'il y en a.
3. Après la confession, tous montent ensemble à l'autel, le prêtre assistant se retire sur le second degré au cô'é de l'Epitre, et le diacre va à la droite de l'évéque, le sousdiacre restant à sa gauche. L'évéque baise l'autel au milieu, puis le commencement de l'Evangile du jour, présenté par lé sousdiacre (Carem. Episc. ibid., $ 33) ; ensuite le second cérémoniaire emporlera le Missel , l'ordinaire de la messe appelé canon, le bougeoir , et mettra le tout sur la crédence.
k. L'éréque ayant baisé l'Evangile, le diacre présente l'encens à l'ordinaire, disant Benedicite , pater reverendissime. Dès que l'évêque a. encensé l'autel, il rend l'encensoir au diacre, le cérémoniaire ‘lui met la mitre, et le diacre accompagné du sous-diacre étant descendu sur le pavé, encense l’évéque à l'ordinaire.
5. Quand il a été encensé, il se tourne vers l'autel, fait inclination à la croix avec
avant el après.
6. Quand on lui a óté la mitre, l'évêque se lève , se tourne vers l'autel par son côté gauche ; de même quand il se retourne pour s'asseoir, c'est par son côté droit, comme il ferait si son siége était devant l'autel; ce qu'il observe toutes les fois qu'il doit ou entonner le Gloria, ou dire Paz vobis , ou Doaninus vobiscum (Cærem. Epie- La, cap. 19, 86,5). Ayant à sa droite le prétre assistant qui tiendra lo bougeoir, le diacre et le sous-
ofr 9:0
diacre de chaque côté, tl iit sur le Missel soulenu par un clere l'Introit de la messe, dit ensuite le Kyrie avec ses ministres alternativement ; aps cela , si le chant est prolongé il s'assied, le diacre lui met la mitre en drap d'or (Cerem. Episc. l. n, cap. 8, $36).
et le sous-diacre le grémial ; puis se mettant en ligne avec le prêtre assistant, ils font à l'évêque l'inelinalion requise, puis la génuflexion à la croix vis-à-vis le milieu de l'autel, et vont s'asseoir de nranière que le prétre assistant soil plus près de l'évêque, lo diacre et le sous-diacre ensuite du méme côté, et le premier cérémoniaire de l’autre côté de l'évêque, un peu en arrière (Par.
crass. |, 1, cap. k. Bauldri, p. 1v, cap. 11, art. 1, n. 5). Le second cérémoniaire leur présente les barrettes.
7. Aprés le Kyrie, les trois ministres sa crés se présentent devant l'évêque, si on est allé s'asseoir , el après lui avoir fait inclination , le sous-diacre lui ôte le grémial , et le diacre la mitre ; ensuite l’évêque se lève, et tourné vers l'autel il entonne le Gloria, un clerc tenant devant lui le canon, et le prêtre assistant le bougeoir. Le diacre et le suusdiacre étant l'un derriére l'autre, pendant l'intonation du Gloria, se metlent ensuite aux deux côtés de l'évêque pour le eontinuer avec lui
8. Le Gloria étant ini, l'évêque s'assied ; on lui met la mitre et le grémial, on lui fait une inclination et l'on va s'asseoir, comme il est dit plus haut. Aux mots Adoramus te, Gratias egimus tibi , Tévéque toujours assis tourne un peu la téte vers l'autel pour faire inclination à la croix ; il fait de méme au nom de Jésus dans l'Epitre ou ailleurs , ct les ministres sacrés se découvrent.
9. Vers la Ga du Gloria, les ministres reviennent devant l'évêque, lui ótent le grémial et la mitre comme on l'a dit ; il se lère, et tourné vers le peuple, il dit : Paz vobis , le diacre et le sous-diacre étant l'un derrière l'autre tournés vers l'autel (Cærem. Episc.
l. 1, c. 9). Ensuite l'évêque se tourne vers l'autel, chante les oraisons dans le Missel qui est soutenu par un clerc comme on l'a dit ; au commencement de la deruiére oraison, le sous-diacre recoil le Missel du second cérémoniaire, el après le mot Jesum de la conclusion , il va saluer l'autel au milieu du plus bas degré, accompagné du méme céré- 'e, puis il vient devant l'évêque à une distance convenable avec le Missel fermé.
10. Aprés les oraisons, l'évéque s'assied, le diacre lui met la mftre et le grémial, ensuite lui fait inclination avec le prétre assistant. Celui-ci et le diacre s'étant retirés, le sous-diacre salue l'évêque, ouvre le Missci et chante l'Epitre ; quand eile est finie, il salue de nouveau l'évêque, puis l'autel au milieu, revient devant l'évêque, où il se met à genoux, lui baise la main et reçoit sa bénédiction
11. Après la bénédiction, le sous-diacre se lève, ouvre le Missel pour faire lire à l'évéque l'Epitre, le graduel, le verset, elc., et
le Munda eor meum (pour lequel le cérémoniaire porte le canon), et l'Evangile.
12. Quand l'Epitre est finie, le prêtre assistant se lève, et va à la gauche de l'évêque avoc le bougeoir ; pendant ce temps le diacre reste assis. L'évéque ayant lu l'Évangile, le prêtre assistant donne le bougeoir au cérémouiaire, el rcsle là ; le sous-diacre ayant aussi rendu le Missel au second cérémoniaire, s'arréle devant l'évêque à une distance convenable.
13. Au deruier verset du graduel, ou de V Alleluia ou de la prose (Cerem. Episc. l. 11, c. 8, n. &2), le diacre se lève, prend le livre de l'Evangile, et'aprés avoir salué J'éréque, il le porte fermé à l'autel ; il fait la génuflexion sur le pavé ( ou surle plus bas degré, S. C. 1831), le place au milieu, el réitérant la génuflexion sur le marchepied, il va par le plus court chemin à la droite de l'éréque pour faire mettre l'encens; le thuriféraire ayant salué l'évêque, lui présente l'encensoir à genoux. À ce momeul les acolyles prenuent leurs chandeliers à la crédence, ei vont devant l’évêque à une distance convenable.
Nota. Si on doit chanter la prose on quel. que chose d'un peu long, dès que l’évêque a lu l'Evangile, le sous-diacre el le prêtre assistant lui font inclination et vont s'asseoir. S'il y a pendant l'Evangile une génuflexion à faire, l'évêque le lisant en particulier ne la fait pas ; ainsi l'a décidé la sacrée congrégation des Rites, le 28 avril 1708.
15. L'encens étant bénit, le diacre va par Je plus court chemin dire Munda cor meum.
sur le bord du marchepied, et le thuriféraire s'étant levé, va au milieu des acolytes. Le diacre ayant dit Munda cor meuin, prend le Missel, fait Ja génuflexion, et vient directement à l’évêque lui demander la bénédiction, à genoux devant lui, disant Jube, domne, beedicere; l'ayant reçue, il se lève el se met à la droite du sous-diacre, ayant derrière lui le second cérémoniaire: tous ensemble saluent l'évêque, font la génuflexion au bas de l'autel, et vont au lieu où l'on chante l'Evan-
ile.
8 15.. Pendant que les ministres vont chanter l'Evangile, le cérémoniaire ôte à l'évéque le grémial, la mitre et la calotte; il [ui remet velie-ci dés que l'Évangile est achevé. L'évéque découvert se léve, se tourne vers le diacre qui commence alors à chanter l'Evan-.
[29 ; ie prétre assistant est à la gauche de évéque un peu en arrière.
,, Nota. Si pendant qu'on chante l'Evangile il faut faire la génuflexion, le sous-diacre et les acolytes ne la font pas (Cærem. Episc.
Ll. 1, cap. 11, $ 8), et le cérémoniaire apforte le coussin sur lequel l'évéque la fera, la face tournée vers le livre de l' vangile.
Caar. Y.— Depuis l'Evangile jusqu'à la comunion.
1. L'Evangile étant chanté, le sous-diacre va directement en donner à baiser le commencement à l'évêque ; il lui fait inclination sculement après avoir fermé le Missel, e! se
DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES. "n
relire à la gauche du prêtre assistant. Ls acolytes vont immédiatement déposer leurs chandeliers, faisant la génuflexion aa milies, et l'inclination à l'évêque, s'ils passent de vant lui. Le diacro, du lieu méme oà ila chanté l'Evangile, encense l'évéque après qu'il a baisé le Missel, fait au milieu avec e thuriféraire la génuflexion à la croix, el se met avec le sous-diacre derriére l'évéque,
ui entonne le Credo, assisté comme a;
loria.
2. Aprés l'intonation du Credo, le disce et le sous-diacre vont aux deux côtés de l'evéque, comme pendant le Gloria. A l'Inte.
natus est, le cérémoniaire prend le coussia, qui est derrière le fauteuil, le met sous le genoux de l'évêque, puis le reporte à s place. Le prétre assistant et le clerc qui est le canon ouvert, ne font pas alors la génsflexion.
3. Dés que l'éréque a lu le Credo, oa iui met la mitre cu drap d'or el le grémil comme auparavant, le diacre reste à sa droile et les deux autres ministres vont s'asse si le chant est lent, tous vont s'assoir.
Quand on chante dans le chœur le versel £ incarnatus est, l'évêque incline la téle ten l'autel, les ministres se découvrent, el la clercs se mettent à genoux ; il faut excepit le jour de Noël et celui de l'Annoncialiet, auxquels l'évêque se met à genoux deraaik fauteuil avec la mitre en té!e, et les mivistres à leurs places (Cærem. Apisc., in sei Nativ.) .
^. Dès qu'on a chanté le verset Et iz.
natus est, le diacre se lève, s'il élail assis,
rend la bourse des mains du cérémoniaire, [i les saluts accoutumés, et la porte àl'av-
il en tire le-eorporal, le place oM a milieu, mettant la bourse au côté de l'Erasfite, fait la génuflexion sur le marchepitd, a irectement à son siége, et salue les deu ministres d'une inclination médiocre. —
5. Au signal du cérémoniaire, les tros ministres sacrés viennent devant l'évêque; on lui ôte le grémial et la mitre, puis le dicre et le sous-diacre se placent l'un derrière l'autre. L'évéque se lève et chante Demisu vobiscum ; ensuile tourné vers l'autel il chante Oremus, et lit l'offertoire dans le Missel. Le diacre et le sous-diacre iuclinest l tête à Oremus, ct vont aux deux côtés de l'evéqué, le prêtre assistant étant à sa droie avec le bougeoir.- uM
6. L'évéque ayant lu l'vffertoire, s'assiel de nouveau, et le diacre lui met la mitre pré cieuse (on ne se sert plus que de celle-li): les trois ministres font inclination et chasgent de place, le diacre va à la droite, k sous-diacre à la gauche de l'évéque, e f
rétre assistant à la crédence ; le diacre Iu De l'anneau et le gant de la main droile, a le sous-diacre celui de la gauche ( Cert».
Episc. l. 1, cap. 9, $ 1), mettant tout sur €t plateau porté a cet effet par un clerc; pl on lui donne à laver comme vu l'a déjà ensuite le diacre lui rcimet l'anneau are lé baisers ordinaires. J