‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 310 sur 480 · ARTICLE SECOND · texte numérisé non relu

ARTICLE SECOND

DES VÉPRES PONTIFICALES.

(Cérémonial, 1. u, c. 4.) Caamirae I. — Choses à préparer.

4. A la sacristie on préparera des chapes pour les assistants et les chantres. .

2. Le grand autel sera préparé comme il est dit art. 1, ch. 1, n. 3, et l'on mettra dessus la chape étendue, l'étole, la croix pectorale , la ceinture, l'aube, l'amict, et tout sera convert d'un. voile de la couleur des ornements : au côté de l'Evangile on mettra la mitre précieuse, avec un voile pour le clerc qui doit la porter, el au côté de l'Epltre celle en drapd'or. .

3. Sur la crédence, les chandeliers pour les acolytes, le livre de chœur, le canon

ur la bénédiction, le bougeoir. Au côté de l'Epitre , le fauteuil et le coussin , comme il est dit art. 1, chap. 1, n. 7.

&. Dans le chœur, deux escabeaux pour les chapiers chantres, l'encensoir et la navette à leur place, et dans un lieu convevable , un réchaud avec des pincetles.

Cua. 11.— Depuis le départ de la sacristie jusqu'au commencement des vépres.

1. Les chapiers sortent de la sacristie la tête couverte, précédés du second cérémoniaire et suivis des clercs qui doivent servir Yéréque (s'ils passent devant l'antel du saint sacrement ils font la génuflexion). Arrivés au grand autel , les chapiers se mettent en Jigne pour faire la gónuflexion, les deux assistants donnent leur barrette au second cérémoniaire, et se placent, le premier à droite , le second à gauche du fauteuil , restant debout, la face teurnée vers le peuple et les mains jointes. Les deux chantres vont à leur siége, où ils se tiennent debout, la face tournée vers l'autel. Les clercs ayant aussi fait la génuflexion, vont à leur place (1).

9. Les assistants et les chantres étant ainsi disposés, l'évéque accompagné du

remier cérémoniaire va au grand autel [errant ce que nous avons prescrit à l'art. 1), ensuite au fauteuil, où il sera salué par les assistants et les clercs.

3. Dès qu'il est assis, le second cérémoniaire va à l’autel pour distribuer les ornements aux clercs, et tout se fera comme il est dit art. 1, exceplé qu'on ne donne pas àlaver à l'évêque. Pendant qu'il est levé pour prendre l'amict, le cérémoniaire lui abaisse la queue. Quand l'évêque est habilié, on lui met la mitre précieuse, ses assistants lui font la révérence et changent de place, le premier se mettant à gauche et le second à droite de l'évêque, la face tournée vers le peuple.

h. Tous étant ainsi disposés, les deux chapiers chantres viennent faire la géou-

(1) Dans les églises où c'est l'usage de prendre les cha- [rper le, mais à l'autel, on met sur la cré-

deux chapes pour les assistants, et les autres sur les escabeaox. Les deux prêtres qui duivent servir d'assistants à l'évêque, étant revétus de mis, perient de la sacristie la barrette en main, lu second cérémouiaire et suivis des clercs qui doivent servir l'érêque. Ar-

Dicrionxaime Des Rites sacnás. Il.

flexion devant le milieu de l’autel, puis se rendent devant l'évêque. Alors les assistants vontau milieu des chantres , et tous aïnst

lacés en ligne directe font la révérence à Féréque ; le premier assistant lui ôte la mitre, il se lève, se tourne vers l'autel avee les chapiers, ayant le premier assistant à droite, le second à gauche, et les deux chantres en arrière.

Car. III. — Depuis le commencement des vépres jusqu'à la fin.

1. L'évéque s'étant tourné vers l'autel dit tout bas : Pater noster el Ave Maria; deux clercs viennent devant lui, l'un avec le livre de chœur , l'autre avec le bougeoir. Aprés l'Ave, Maria, il chante Deus, in adjutorium , etc., le premier assistant élevant de son côté le bord de la chape afin que l'évéque puisse faire le signe de la croix sans géne; à Gloria Patri, tous inclinent la téle vers la croix.

Quand on a chanté Deus, in adjutorium, elc., le premier chantre s'approche de la droite de l'évéque pour lui donner le ton de la premiére antienne; aprés cela ils se tiennent tous deux derrière l'évêque ; quand il a entonné l'antieune, les clercs qui portent le livreet le bougeoir font inclination à l'évéque , déposent tout sur la crédence, el vont à leur place.

9. Pendant qu'on entonne Dizit Dominus, Y'évéque se tourne et s'assied comme il ost dit art. 1, c. b, n. 6. Le cérémoniaire étend sa chape de manière qu'elle couvre le fauteuil, le premier assistant lui met la mitre en drap d'or, ensuite les deux assistants étant au milieu des chantres en ligne droite, ils font tous la révérence à l'évéque et la génuflexion devant le milieu de l'autel; les deux assistants vont s'asseoir prés de l'autel , le premier restant plus prés de l'évêque ; le second cérémoniaire leur donne la barrette, et les chantres s'étant salués mutuellement , vont s'asseoir à leur place.

8. Le premier cérémoniaire se tient debout, pendant icut le temps des vépres, à la gauche de l'évêque, pour l'avertir des inclinations à faire à Gloria Patri , aux noms de Jésus , Marie, elc.

k. Les cinq psaumes étant achevés , les Chapiers chantres vont devant l'autel; en méme temps les deux assistants se lèvent (donnent leurs barrettes au second cérémoniaire), et placés au milieu des autres , ils font tous ensemble la génullexion à l'aulel , puis l'inclination à l'éréque, en arrivant devant lui. L'évéque se léve et se tourno vers l'autel, ayant à droite le premicr as-istant, et le second à gauche. Le dernier ehapier, ayant recu le livre de chœur du second cérémoniaire, cbante le capitule à l'endroit où on a coutume de chanter l'Epttre. (Cærem.

Episc. Lu, c.1,62.)

5. Le capitule étant terminé, le premier chantre annonce à l’évêque l'intohation de l'hymne; celui-ci s'assied, le premier assistant lui met la mitre; il se lève, se tourne vers l'aulel , ayant les assistants à ses côtés comme au commencement des vépres, et entonne l'hymne sur le livre de chœur souenu parun clerc, un autre tenant le bou-

eoir.

6. Après l'intonation de l'hymne, l'évéque et les chapiers assistants restent debout tournés vers l'autel ; les chantres ayant fait Ja génuflexion devant le milieu de l'autel vont à leur place,etle thuriféraire va mettre du feu dans l’enceusoir,

Nota. Si l'on chante Thune Veni Creator, ou Ave, Maris. stella , l'évêque l'ayant entonnée, se mel à genoux devant le fauteuil sur un coussin préparé par le cérémoniaire, el restera à genoux avec les assistants jusqu'à la fin de la première slrophe ; les chantres iront se meltre à genoux sur le plus bas degré de l'autel. La premiére strophe étant terminée, tous se lèvent et restent debout jusqu'à la (in de l'hymne (Cwrem. Episc., ibid., 8 12). Les chantres ayant fait la génuflexion vont à leur place.

7. A la fin de l'hymne, les chapiers chantres vont au milieu du chœur chanter le verset, faisaut avant et après la génuflexion. Ensuite ils vont au fauteuil; le premier chantre donne à l'évêque le ton de l'antienne du Magnificat; ils retournent au milieu, font la génuflexion et vont s'asscoir à leur place.

8. L'évéque, ayant entonué l’antienne, s'assied ; le premier assistant lui metla mitre précieuse avec les saluts accoutumés.

Ensuite les deux assistants changent de

lace. Le thuriféraire arrive, fait inclination

l'évéque, et, tenant son encensoir, il attend à genoux ( Bauldry, |. 1,c. 1, $ 11) qu'on y ait mis l'encens présenté dans la navette par le premier assistant. En méme temps les acolyles viennent devant l'éváque avec le second cérémoniaire ; quand l'encens a été mis, le thuriféraire va derriére les acolytes à la droite du second cérémoniaire; ils font tous ensemble lination à l'évéque, et vont devant le milieu de l'autel.

9. Quand on entonne Magnificat, l'évêque se lève avec la mitre, fait le signe de la croix, le sa chape étant soulevés par ses istants (Cerem. Episc., ibid., $ 14).

Pendantquel'évéque fait le sigue de la croix, les chantres viennent faire la génuflexion , se présentent. devant lui, le saluent, changent de place; le premier se mettant près du premier assistant , et le second à côté du second; ils vont devant l'autel, y font ensemble la géuuflexion en méine temps que les acolytes , le thuriféraire el le cérémoniaire , Yévéque faisant une profonde révérence.

, 10. Aprés les saluls requis à la croix, les chapiers changent de place et vont dans cet ordre à l'autel du sainl sacrement. Le second cérémoniaire marche devant , à la droite du buriféraire; suivent les acolyles, ensuite los chautres, puis l'évêque au milieu de ses

deux assistants qui ent les côtés de sa chape ; viennent ensuite le premier cérémoniaire, le clerc porte-mitre et le caudataire,

11. Les ministres se couvrent au sortir da sanctuaire; arrivés à l'autel da saint sacrement ils se découvrent; le premier assi. stant au bas des degrés ôle la mitre et la calotte à l'évêque, et tous ensemble font la génuflexion sur le pavé, sans coussin pour l'évêque, selon le Cérémonial, liv. 1, c. 15, $ 5. On encenso l'autel à l'ordinaire, tous, excepté les assistants, étant debout en face les uns des autres. Après l'encensement , oa fait inclination et l'on descend, el tous font la génuflexion. Le premier assistant remet la calotte et la mitre à l’évêque, et l'on s’en retourne comme on élait venu. S'il faut eosuite encenser un autre autel, on fait comme

d'étre dit, on retourne au grand autel dela méme manière qu'on l'avait quitté. À l'elrée du chœur, les acolytes se divisent, les- Cond cérémoniaire et le thuriféraire se reirent au côté de l'Epitre, et les chapies chantres de chaque côté. L'évéque étant arrivé devant l'autel avec ses assistants, le premier lui óte la mitre, l'évêque fait une profonde inclination, et tous les autres la génuflexion. Ensuite les acolytes vont déposer les chandeliers sur la crédence, l'éréque. avec ses deux assistants monte sur le marchepied, les aulres demeurant à la méur place tournés en facé les uns des autres; oa fait l'encensement à l'ordinaire, après quoi l'évêque étant sur le marchepied au côle de l'Epitre reçoit la mitre précieuse, fait use inclination à la croix avec les deux chapiers, descend sur le pavé, et après les révérencs requises, on va au fauteuil.

13. L'évéque étant debout, la face tournée vers le peuple, est ncensé par le premier aw sistant, puis il s'assied; le même assistant rendant de suite l'encensoir au thuriferüire, lui óte la mitre. Après cela il se live, se tourne vers l'autel, ayant les deux assistaus à ses côtés, et demeure ainsi jusqu'à Sic erat. Quand l'évêque est encensé, le second chantre fait la génuflexion au milieu, va ren son siége, où il reste debout, et le premier à

ui lo thuriféraire donue l'encensoir encenM l'abord les deux assistants (qui se tourseat pour cela vers le preinier chantre), puis l'atfre chapier, le thuriféraire soulevant © méme temps le côté droit de sa chape; rttourné à son siége, il est encensé par le tbe riféraire, qui encense ensuite les céremoniares, les clercs et le peuple. .

1k. Aux mots Sicut erat, après Gh»

Patri, l'évêque s'assied (les chantres aus?

et le premier assistant lui met la mitre p cieuse; tous deux ayant la face tournée ter le peuple aux cólés du fauteuil, attesdes qu'on ait répété l'antienne; alors le prexit assistant Óle la mitre à l'éréque, qui sc i

9n OFF

ensuile, se tourne avec ses assistants vers l'autel pour chanter l'oraison, un clerc tenant le livre de chœur et un autre le bougeoir, au milieu des acolytes avec leurs chandeliers. Les chantres assistent aussi à l'oraison, et pour cela ils se lèvent en méme temps que l'évéque, font la génuflexion au milieu, et vont derrière les deux assistants.

Nota. S'il y a des commémoraisons, dàs que la premiére oraison est terminée, les chantres vont au milieu, et quand il en est temps ils chantent les versels des commémoraisons, et demeurent là jusqu'à ce qu'ils aient chanté Benedicamus Domino.

15. A la fin de la conclusion de l'oraison, les chantres partent et vont au milieu du chœur chanter Benedicamus Domino (Cærem.

Æpisc. l. n, c. 1, $ 18). Après les oraisons et Dominus vobiscum, les aculyles font la révérence à l'évéque avec les clercs du livre et du bougeoir, portent tout sur la crédence, et retournent à leur place. Après cela le second cérémoniaire imet sur l'autel le canon ouvert à Sit nomen Domini, etc., avec le bougeoir.

16. Les chantres ayant dit. Benedicamus Domino, font la génuflexion, et vont devant l'évêque, qui s'étant assis, recoit du premier assistant la mitre précieuse, et tous ensemble lai font inclination, rangés en ligne; puis changeant ie place, les premiers vont à la droite, et les seconds à la gauche de l'évéque. Aprés cela, l'éréque se làve, va à l'autel, ayant les chapiers à ses côtés, et sans qu'on lui óte la mitre il fait une profonde révérence, et les autres la génuflexion; il monto sur le marchepied, accompagné des deux assistants (les chantres demeurant sur le pavé), et donne la bénédiction à l'ordinaire.

17. Aprés la bénédiction, il descend avec ses assistants sur le pavé, fait l'inclination requise à la croix, va au fauteuil, s'y assied et tous les chapiers lui font inclination ; les chantres restent debout devant l'évéque un peu en arrière, et les assistants lui ôlent ses ornements, comme il est dit au chapitre premier. Après que le premier assistant a revétu l'évêque de son camail, et qu'il lui a mis la croix pectorale, tous s'élant rangés en ligne lui font inclination et vont faire la génullexion devant l'autel, en méme temps que les acolyles et le second cérémoniaire ; puis ils vonL à la sacristie comme ils en sont venus, et l'évéque aussi (1) !

Nota. Si les cardinaux assistent à vépres (il faut en dire autant de la messe), l'évéque attend qu'ils soient à leur place, et leur fait jaclination avant de commencer l'office, et ensuite avant de donner la bénédiction , comme pour en demander la permission.

Pendant vépres on ne se sert pas de bougeoir, eL les cardinaux sont encensés de trois coups. H

(1) Si les chaplers ont pris leurs capes devant l'autel, dès que les vépres sont times, ils vout devant l'évêque ei lui fout tous ensemble la rérêrence ; les chantres vout

OFF ARTICLE Il.

DE La MESSE PONTI:ICALE POUR LES MORTS.

(Cérémonial, 1, n, c. 11.) Cnaprrag In. — Choses à préparer.

1. Dans la sacristie, les ornements noirs ordinaires pour le diacre et le suus-diacre.

2. Sar l'autel, six chandeliers sans ornements avec une croix analogue, les ornements épiscopaux mentionnés art. 1, c. 1, n. 3; on y met aussi le manipule, et non des gants; et la mitre simple au côté de l'Eplire avec un voile pour le clerc qui doit la porter. Les degrés de l'autel doivent être couverts d'un pelit tapis, avec un carreau au milieu. On met le fauteuil à sa place ordioaire sur un pelit tapis, et tous les ornements, tant de l'autel que du fauteuil doivent étre noirs. (Cærem. Episc. l. n, c. 11, $ 1.)

3. Sur la crédence, deux chandeliers pour les acolytes, le calice préparé au milieu, un bassin, un vase d'eau (out simple, deux Missels', le canon, lo bougeoir, le bénitier avec l'aspersoir, les burettes, la sonnette, l'encensoir el sa navette, la chape noire pour le prétre assistant, deux manipules pour les ministres, el un coussin ou pupitre pour le Missel. A côté, la croix processionnelle ct quatre flambeaux ; et dans un lieu convenable, un réchaud avec des charbons allumés et des pinceltes.

5. Au milieu de l'église ou ailleurs, selon l'usage on prépare la représentation du cercueil avec des lumiéres autour, un fauteuil four l'absoute, placé à l'extrémité du cóté de

l'autel, à l'opposé de la croix que tiendra le sous-diacre. (Cerem. Episc. ibid., $ 16.)

CaaP. Il. — Depuis le départ de la sacristie jusqu'au. commencement de la messe.

1. Le diacre el le sous-diacre revétus de leurs ornements et accompagnés des clercs

rtent de la sacristie et vont à l'autel, comme l est dit au chapitre deuxième de l'article premier, col. 926, ct l'évêque en fait autant. » 9. Des qu'il est au fauteuil, deux clercs viennent devant lui, l'un avec le bougeoir, l'autre avec le canon, qu'il tient, à genoux, ouvert à l'endroit des priéres qui concernent les habits sacrés (car on ne dit pas celles de la préparation devant l'autel), laissant celles qu'on dit en prenant les pantoufles et les gants, dont on ne se sert pas pendant cette messe. (Cerem. Episc. l. 1, c. 11, $ 2).

3. Pendant que l’évêque lit ces prières, les clercs vont prendre les ornements, comme il est dit à l'article premier. L'évéque, ayant achevé ces prières, se lave les maius et prend les ornements, comme il est dit au méme lieu, excepté qu'on lui met le manipule avant la croix pectorale. (Bauldry, l. 1, cap. 11, art. 1, n. &.

Nota. On omet les baisers accoutumés, soit en revétani l'évêque, soit pendant toute la messe. (Jbid., $5).

&. L'evéque étant habillé, le diacre et le

faire la génuflexion au milieu du chœur, et se rendent à leurs sièges pour y déposer les chapes; quand l'évêque est parui, les assistants déposeut aussi les leurs, etc.

w5 DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES. "

sous-diacre lui font inclination et vont à sa

gauche, où ils prennent leurs manipules ; en-

suite le prêtre assistant le salue, se met à sa

droite, et l'on va à l'autel comme il est dit à

l'article premier.

Cua. Ill. — Depuis la confession jusqu'à l'offertoire.

1. On fait au bas de l'autel la confession à l'ordinaire, excepté que le sous-diacre ne met pas le manipule à l'évêque, puisqu'il l'a mis au fauteuil. L'évéque ayant dit Oramus te, Domine, etc., baise seulement l'autel et non le commencement de l'Evangile, et ne fait

as l'encensement; mais ayant recu la mitre, 1l va droit au fauteuil pour dire l'Antroit à l'ordinaire.

9. Quand on a chanté Kyrie, l'évêque se lève et dit Dominus vobiscum au lieu de Paz vobis. Pendant qu'il dit les oraisons, tous sont à genoux, excepté les ministres sacrés, a b gere nl tient le Missel. (Cerem. Episc., bid., $ 5.

3. Aprés les oraisons, le sous-diacre va chanter l'Epftre; ensuite il vient devant l'évéque, lui fait inclini us se mettre à genoux pour la bénédiction, i ser la main; il ouvre le Missel, où l'évéque lit l'Epltre, le graduel, le trait, la prose, et Munda cor meum dans le canon, puis l'Evangile, le prétre assistant demeurant à sa gauche avec le bougeoir; quand il a terminé

'Evangile, on s'assied.

&. Pendant que le chœur chante la prose, les clercs distribuent les cierges qu'on doit tenir allumés pendant tout l'Evangile, depois le Sanctus jusqu'à la communion, et pendant l'absoute. (Cærem. Episc., ibid., Ml

5. Vers la fin de la prose le diacre se lève, porte le livre de l'Evangile sur l'aulel avec

les saluis accoutumés, le place au milieu et se met à genoux sur le bord du marchepied pour dire Munda cor meum. En méme temps viennent devant l'évéque le sous-diacre avec les deux acolytes sans chandeliers, el le aous-cérémoniaire, en attendant le diacre, qui sans demander la bénédiction et sans baiser la main (Cerem. Episc., ibid.), se met à la droite du sous-diacre; tous font la révérence à l'évéque et l'on va chanter l'Evanile à l'ordinaire, excepté qu'on ne Porte pas le livre à l'évêque pour lai iser le commencement de l'Evangile; mais le sousdiacre ayant fermé le Missel, le donne au second cérémoniaire, fait génuflexion avec les autres, et l'on continue comme aux autres messes.

Car. IV. — Depuis l'offertoire jusqu'à

la fim de la e il 1. L'évéque ayant lu l'offertoire, s'assied ; le diacre lui mei la mitre, et il se lave les maius; en méme temps le prétre assistant pere à l'autel le coussin ou pupitre avec le

issel, le canon et le bougeoir, comme on l'a dit à l'article premier.

2. Quand il s'est lavé les mains, il va à l'autel; le sous-diacre prend sur la crédence le calice avec la bourse, sans voile sur ses ^paulos, et va à l'autel, où il fait son oflice

p l'ordinaire sans faire Lw' Tam (Cer pisc. 1. n, cap. 11, $ 0); puis il va à la gauche de l'évêque, à la diis du prêtre assistant, un peu en arrière.

3. Quand l'évêque a dit V eni sanctificater, il bénit l'encens et fait l'encensemeat, ayaat le diacre et le sous-diacre à ses deux dus, et le prêtre assistant óte, quand il le faul, le Missel de dessus l'autel. Aprés l'enceasement, le cérémoni met la mitre à l'évéque, et le diacre n'encensera que lai (ibid.). Ayant rendu l'encensoir au thuriféraire, il soulient l'essuie-main avec le sous-diacre, pendant qu'un domestique ou un autre à noux verse de l'eau sur les mains de [3

véque.

^. Quand il s'est lavé les mains, le diacre lui óte la mitre, tous trois vont au milies l’un derrière l'autre, et le diacre répoad Sw seipiat, quand il en est temps.

5. Au Sanctus, ils vont aux deux côtés de l'évêque, le sous-diacre se tenant un peo ea arrière. Pendant ce temps, quatre clercs viennent de la sacristie avec des flambeaur, et restent là jusqu'aprés la conimunion sous l'espéce du vin.

,9. Aux mots Quam oblationem, le sou diacre fait la génuflexion au milieu, el aat côté de l'Epiire pour encenser pendant l'elévation; l'encens est mis. is l'encensoit par un acolyte (Cærem. Epise., ibid. 4 8).

Après l'élévation lesous-diacre retourne à a place derrière l'évóque.

T. Lorsque l'évéque est aux mols Disi nobis du Pater, le diacre va seul présenter a patène; aprés avoir dit Agnus Dei, il restelà pour présenter l'ablution, ne devant pas donner la paix; la messe continue à l'oréinaire jusqu'à Placeat, comme il est dit à l’article premier,

8. Quand l'évéqe a chanté le dernier Dr minus vobiscum , le diacre tourné vers l'avtel chante Requiescant in pace, l'évêque k disant aussi à voix basse, selon le décrel de la congrégation des Bites du 7 septembre 1816.

9. Quand l'évéque a dit Placeat, il baise l'autel, et sans donner la bénédiction il ra dire le dernier Evangile selon l'usage, les ministres se tenant comme il esl marqué art. 1, c. 6, n. 56; quand il est fui, le diacre lui met la mitre, et tous vont directe ment au fauteuil, aprés avoir fait inclipalion à la croix.

10. L'évéque étant assis, les ministres quitent leurs manipules (Cærem. Episc., ib $ 9), et le prêtre assistant, la cha qui doit servir à l'évéque pour l'absoute (Eran. Ln, cap. 39, et Bauldry, l. n, cap. 11, art. 4, n. 11); les deux ministres tent à l'évéqueh manipule, la mitre, la chasuble et la dalmalique, et fui mettent la chape et la mitre. ,

Cnar. Y. — De l'absoute.

1. L'évéque ayant ren la chape et la si tre, les deux ministres lui font uoe indimtion, le diacre se mel à sa gauche, le s09*diacre prend la croix processionuelle,

acolytes tenant leurs chandeliers allumés, d warche avec eux vers le milieu du chœur,

945 orr

récédé du thuriféraire et du clerc qui porte |^ bénitier et le Rituel. Arrivés au milieu, le thuriféraire el le porte-bénitier font la génuflexion et vont vers la représentation. Après la croix viennent ceux du chœur, deux à deux, qui font la génuflexion à l'autel, et enfin l'évêque apt le diacre à sa gauche qui éléve le bord de sa chape, le premier cérémoniaire les suit, tous ayant fait à l'autel la révérence requise (Cærem. Episc. l.u, cap. p 14), et le diacre se couvre.

2 Arrivés à la représentation, le thuriféraire et l'autre clerc s'arrétent à la droite du fauteuil, la face tournée vers la croix, que le sous-diacre tient à l'opposite au milieu des acolytes (1bid., $ 16), la face tournée vers le fauteuil, et assez éloignée de la représentation pour que l'évéque puise y passer avec istants pendant l'absoute. Le clergé se divise, formant deux lignes qui l'entourent, la face tournée en dedans, élant un peu éloigné comme le sous-diacre. Arrivé au fauteuil, l'évêque s'assied (/bid.), le cérémoniaire lui étend la chape, et le diacre se découvre, restant à auche.

3. Tous étant ainsi disposés, les chantres entonnent le répons Libera me, Domine, etc.

Quand on le répète, le diacre passe à la droite de l'évéque pour présenter l'encens sans baisers, le thuriféraire s'approchant

ur cela, et l'évéque met et bénit l'encens

l'ordinaire.

b. Avant que le chœur chante Kyrie, le diacre Ôte la mitre à l'évêque, qui se lève ensuite; quand on a chanté le dernier Kyrie, il dit à haute voix Pater noster ; il continue tout bas, recoit l'aspersoir, sans baisers, du diacre (qui est à sa droite jusqu'à ce qu'il lai ait remis la mitre), et va asperger trois fois chaque côté de la représentation, commen- «ant par sa droite; quand il passe devant la croix du sous-diacre, il fait inelination, et le diacre génuflexion. (Ibid., $18.)

5. Dés que l'évéque a fait cette aspersion, il rend l'aspersoir au diacre, prend l'encensoir et encense les deux cótés de la même 1naniére ; il rend l'encensoir au diacre el va au fauteuil, où il dit le verset Et ne nos inducas in tentationem, etc., avec l'oraison, le Rituel étant soutenu par un clerc (Rituale Romanum, de exsequiis) ou par le diacrc (Rubr. Missalis, 5 n, tif. 16, n. 4), un autre clerc tenant le bougeoir. Le chœur ayant répondu Amen, l'évêque fait un signe de croix vers la représentation cn disant Re-

uiem eternam, elc. (Rit. Rom. et Rubr.

'issal. ibid.),

6. Les chantres ayant dit Reguiescant in pace, l'évêque ajoute, soit au jour anniversaire, soit en présence du corps : Anima ejus et anime omnium fidelium defunctorum per misericordiam Dei requiescant in pace (Rubr.

Miss. ibid. et S. eongr. Rit. 2, dec. 1654); pos il s'assied, le diacre lui met la mitre, et

‘on va au chœur eu à la saeristie quitter les babits sacrés. (Cerem. Episc., ibid., $ 23).

(1) La misse servient ministri, 1* de libro, 2 de candela, S^ de baculo pastorali, 4* de mitra, 5* de thurib., 6* et 7° de

err #5 Cuar. VI.— De l'absoute en présence du corps.

1. Si l'on fait la cérémonie des obsèques en présence du corps, le sous-diacre avec la croix sera toujours vers la tête (Rit. Rom.

de ezsequiis et sacra congr. Rit., 3 sept. 1746), et le fauteuil sera placé aux pieds du défunt (Carem. Episc. l. 1, cap. 14, $25).

2. L'évéque étant arrivé au fauteuil, le diacre lui óte la mitre, et il dit debout, sur le ton des leçons, la prière Non intres in judicium cum servo tuo, elc., sans changer ces derniers mots en serva fua si c'est une femme, commo l'a déclaré la sacrée congrégation des Rites, le 21 janvier 1741, le Rituel étant soutenu par un clerc ou par le diacre, comme il est dit art. 1, c. &, n. 10 : après celte prière, l’évêque s’assied, le diacre lui met la mitre, et l'on continue comme ci-dessus.

8. Si le corps doit immédiatement être porté au sépulcre, quand l'évêque a terminé

oraison Deus, cui proprium, elc., les chantres entonnent l’antienne In paradisum, elc.;

‘on fait tout ce que prescrit le Rituel romain

au litre De exsequiis; en relournant du sépulcre à l'église ou à la sacristie, l'évêque dit sans chanter Si iniquitates, et les chanm le psaume De profundis. (Rit. Rom., ibid.

&. Si l'on ne porte pas de suite le corps au sépulcre, l'évêque ayant dit l'oraison Deus, cui proprium est, etc., entonne Ego sum, et les chantres Benedictus (Rit. Rom., tbid.); les chantres ayant répété l'antienne, il dit Kyrie et Pater noster; il asperge le corps trois fois, de sa place, et continue comme porte le Rituel. "

5. Si le défunt est un cardinal, un évéque, un prélat prêtre, l'empereur ou le roi, etc., on observera tout ce qui est prescrit à cet égard dans le Pontifical romain De ezsequiis, et dans le Cérémonial des évêques, livre u,

chap. 11.

VARIÉTÉS

(Extrait d'un Cérémonial viennois.y

Voici quelles sont, dans certains diocèses de France, les cérémonies de l'office pontiical.

Avant chaque office, deux chanoines assistants ou, à leur défaut, deux autres prétres, précédés du suisse ainsi que d'un aquéféraire, et suivis du domestique caudataire et du bedeau, vont prendre l’évêque à son palais et le reconduisent de méme après, le premier assistant lui présentant, avec les haies ordinaires, le goupillon à la porte de

l'église.

9 $ L. pz Là GRAND'MESSE PONTIFICALE

Nota. Tout ce qui n'est pas spécifié pratique comme à la grand

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