PRA
été nommé avec le sieur d'Estopinian, pour voir le livre composé par le sieur du Molin, “chanoine d'Arles, des Cérémonies de la messe pontificale, ils l'avaient considéré diligemment, et avaient trouvé qu'il était fort judicieusement écrit, qu'il serait trés-utile à Messeigneurs les prélats et à ceux qui servent auprès d'eux quand ils officient; et qu'il serait à propos de convier ledit sieur du Molin de travailler aussi sur les Cérémonies des vépres pontificales, et de faire imprimer ces deuz traités en un volume, avec celui qu'il a déjà mis au jour de la Messe parochiale. Sur quoi mondit seigneur de Riez a été prié de vouloir écrire audit sieur Molin. ei de lui témoigner que la compagnie a loué son travail et l'exhorte de continuer.
Extrait du procès-verbal de l'assemblée générale du clergé de France, tenue à Paris en l'année 1645. Par nous secrétaire de lasusdite assemblée soussigné.
Hucuss TaLon.
Lzrrax de Monseigneur l'évêque de Riez, à monsieur Molin, primicier et chanoine en l'Eglise métropolitaine d'Arles, et grand vicaire de Monseigneur l'archevéque.
Monsieur,
Le livre que vous avez écrit de la Pratique des cérémonies des messes poniificales, ayant été présenté à Messcigneurs de l'assemblée , ne pouvait manquer de leur étre trés-agréable , lant à raison du mérite et utilité de l'ouvrage, que pour le respect et autorité de Monseigneur
"archevéque d'Arles, voire prélat, qui en a
voulu étre le parrain. C'est pourquoi ils ont
désiré que je vous le témoignasse de leur part, comme je fais par ces lignes , et m'ont commandé aussi de vous exhorter de le mettre au plus t0t en lumière, et continuer à travailler de méme sur les matines et vépres pontificales, et les offices de la semaine sainte, et autres semblables qui se rencontrent dans le cours de l'année, pour le joindre. à ce qu'ils apprennent que vous avez déjà écrit des grandes messes parochiales et collégiales , et le faire réimprimer tout. ensemble en un mémz volume qui serve de directoire à tous ceux qui sont em ployés à servir et assister les prélats dans leurs fonctions pontificales ; en quoi j'estime que vous ne plaindres pas votre travail, puisqu'il était destiné pour recevoir une si glorieuse récompense qu'est celle de l'approbation de cette auguste compagnie, laquelle, entre autres belles et illustres marques qu'elle a données de sa piété el de son sèle à la gloire de Dieu, a encore volontiers embrassé cette occasion d'entretenir et augmenter l'honneur et le service des autels, et la splendeur des cérémonies sacrées qui composent le culte externe de la religion. A quoi je n'ai rien à ajouter, sinon qu'obéissant , comme je dois, à ses ordres , et conspirant à tous ses sentiments, je le fais particuliérement en l'estime qu'elle a montré de faire de votre vertu, et suis, Monsieur, Votre trés-a[fectionné serviteur, Louis, évéque de Riez.
A Parts, ce 15 décembre 1685.