Le diacr
tenant les mains jointes, dil:
Dominus voi ;le cheur lui ayant répondu, il fait lc sigue de la croix sur le livre et sur si ceuse le livre, et chante l'Evaugile à l'ordiuaire.
13. L'Evangile dit, le sous-diacre prend le livre, le porie à l'évéque pour le lui faire baiser, et le donne pres au malire des oérémonies ; les céroféraires portent leurs chandeliers sur la crédence; le mare des cérémonies fait ôter le pupitre, et le fait porter ailleurs, et le diacre, ayaot l'en-.
censoir du thuriféraire, encense l'évêque, étant encore debout et découvert, de trois espe d'encensoir, le saluant avant et aprés.
15. Le diacre el le suus-diacre se retireat à côté, les chantres commençant à chanter :
Mandatum novum, etc., que lechœur poursuit comme il est dit au Missel.
15. L'évéque quitte le pluvial retenant la mitre; ses chapelains, ayant apporté de la crédence le grand linge, le donnent à l'éré. que et le ccignent sur sa ceinture.
16. L'évéque, ayant le diacre et le soosdiacre à ses cótés, va aprés au devant du premier pauvre, se met à genoux sur un carreau, dont le maître des cérémonies ou quelque autre a le soin.
17. Les domestiques de l'évêque, qui sont en habit clérical, apportent de la erédence les bassins et aiguières ; après, l'évêque lave le pied droit du premier pauvre, le sous-diacre le tenant, puis l'essuie avec une des serviettes que le diacro lui a donnée, baise aprés le picd, donnant à chacun l'aumóne qu'il lai avait préparée.
18. L'éréque, ayant lavé lepied au premier, se lève à l'aide des diacre et sous-diacre étant toujours à ses côtés : le inaltre des cérémonies prend le carreau et le met au devant du second, sur lequel l’évêque se met à genour, et ceux qui ont la charge de porter les bassins et aiguières les ayant portés , l'éréque lave le pied du second, l'essuie et le baise, et lui donne l'aumóne comme au premier, et ainsi des autres, changeant de servielle à chaque pauvre.
19. Le lavement des pieds étant fait, l'évéque retourne à son siége, et étant assis lare ses mains à l'ordinaire, le plus digne des chanoines qui est à son cóté lui présentant la servielte; aprés, le diacre et le sous-diacre lui ótent le linge dont il était ceint, et lui dunnent le pluvial, puis lui ótent la mitre.
20. Cependant le maître des cérémonies conduit les deux acolytes des chandeliers avec les cierges allumés auprès de l'évêque, qui étaut debout dit à haule voix, Pater noster, poursuivant le reste tout bas jusqu'à, Ets nos inducus in tentationem, qu'il dit tout baut, le chœur lui répondant, Sed libera mos « malo.
21. L'évéque dit au méme ton les versets, Tu mandasti mandata tua, etc., el les autres » le chœur lui répondant , et enfin n Adesto, etc.
22. L'oraison dite , l'évêque, élevant la imaiu sans rien dire, donne sa bénédiction à lous ceux quisont présents à celle cérémonie; après il quitle ses ornements el se relire, étant accompagné de ses chanviues à l'ordinaire,
Si c'est à des chanvines qu'on lave les pieds, ils sont assis sur le bauc dont gous
avons parlé, sans quitter leurs habits ordinaires du chœur, ayant le pied droit nu; l'érêque le leur lave les uns après les autres, commençant par les plus dignes, les essuie el les baise aprés, mais il ne leur donne pas l'aumône, TITRE SECOND.
DU JEUDI SAINT HoRS DE LA PRÉSENCE DE L'ÉVÉQUE.
8 I. Ce qu'on doit préparer eu ce ,our.
1. Il faut préparer de bon matin ou quelques jours auparavant uue chapelle de l'église ou un autre lieu fort propre qui soit orné le plus magnifiquement possible, avec des lumières, des fleurs el des étoffes précieuses qui ne soient pas noires , sans tableaux séanmoins el sans reliques. (Memoriale rifn.) Jl doit y avoir sur l'autel de cette chapelle six chandeliers au moins, garnis de cierges de cire blanche ; un pelit coffre ou espèce de petit tabernacle au milieu, assez grand pour contenir le calice où le saint sacrement sera mis, et un ciboire; il faut deux corporaux, l'un dans le petit Labernacle et l'antre sur l'autel.
2. La messe de ce jour étant fort solennelle, le sacristain doit parer l'autel d'ornements blancs comme aux fêtes de première classe, saus lableau ni bouquets ; il serait bon d'en ter le saint sacrement, et de le porter avant la messe à un autel préparé pour cela. Tous les cierges doivent être de cire blanche, le voile de la croix blanc : il laisse néanmoins les parements violets aux autres autels. Do pius il met sur la crédence deux calices, l'un garni à l'ordinaire pour la messe solennelle avec deux grandes hosties , et l'autre plus beau, couvert de la patène, de la palle et d'un voile blanc pour y mettre l'hoslie qui doit être réservée pour le lendemain.
3. ll prépare dans la sacristie , outre les ornements blancs des officiers sacrés et les
célébrant, quatre autres chapes pour les clercs qui doivent porter le dais si cest l'usage, les ornements blancs d'an sous-diacre qui doit porter la croix sans manipule, un second encensoir, des cicrges blancs pour tous les ecclésiastiques, et quatre *u six flambeaux de méme couleur pour porter devant lc saint sacrement, la croix des processions couverte d'un voile violet, et un dais garai d'une éloffe blanche.
*. Il doit préparer pour le dépouillement desantels deux éto!es violelles et trois aubes pour les officiers sacrés , el si bien disposer loutes choses, qu'on puisse Óter aisémcul ce qui sera sur les autels.
5. I1 prépare pour le lavement dcs pieds, une table couverte d'une nappe en manière d'autel dans un lieu commode , comm» est la nef de l'église ; il y met des parements blancs, un crucifix voilé entre deux chandeliers garnis de cierges de cire blanche. ll melà côté ane crédence couverte d'une pelile nappe sur laquelle il met le Missel ct le livre
-vres,
des Evangiles, une aignière cl uu bassin area un essuie-main pour donner à laver au célébraut après le lavement des pieds, des manches de linge afin que le célébrant ne gâle point celles de son aube, un linge un peu grand en forme de tablier, treize servietles pliées dans un bassin, un autre grand bassin pour mettre sous les pieds des pau- T eux vases dans l'un desquels il y ait de l'eau chaude, et dans l'autre de l'eau froide , et un pelil bassin dans lequel: il met les aumônes qu’on doit faire aux pauvres. ll fait mettre des bancs pour ceux auxquels on doit laver les pieds, el un tapis à lerre sur lequel le célébrant el ses officiers se mettent à genoux pour laver les pieds, le lout parsemé de quelques fleurs et herbes odoriférantes, Il faut mettre aussi un pupitre nu en quelque lieu commode avec un livre pour chanter les anliennes et les versets durant la cérémonie.
6. l1 prépare dans la sacristie une chapa et une élole violettes pour le célébrant, une dalmalique, une tuoique, une étole et deux manipules blancs, pour lo diacre et le sousdiacre, la croix de la procession couverte d'un voile violet, l'encensoir et les deux chandeliers des acolytes avec des cierges de cire blanche.
$ II. De la messe du jeudi saint,
1. Celle. messe se célèbre solennellement comme les autres ; il n'y a que ce qui suit de particulier. 1* On ne dit pas au commencement le psaume Judica ni Gloria Putri à YIntroit, ni au Lavabo. 2* Pendant que le célébrant récite le Gloria in excelsis aprés lintonation, le premier acolyte sonne la ^ petite clochette, et pendant qu'on le chante au chœur, on sonne toutes les cloches, pour ne les plus sonner jusqu'au Gloria in excelsis de la messe du samedi saint. 3° Il faut chanter (in que le célé-
fort posément le Graduel, braat ait le temps de lire l'E: de béuir l'encens, el de donner la bénédi au h*Lecélébrantconsacredeux grandes hostie il met du côté de l'Evangile celle qu'il doit réserver, et ne montre que l'autre à l'élévation. 5° Après l'Agnus Dei on ne.donne point Japaix, le diacre passe pour lors à la gauche du célébrant et le suus-diacre à sa droite.
2. Pendant la dernière des oraisons qui précédent la communion, le cérémoniaire ou un autre (Cærem.l. 1t, c. 23), ou bien le sousdiacre, après la géauflexion va prendre à la crédence le calice couvert qu'on y a mis, et le porte sur l'autel au côté de l'Eplire, faisant la génuflexion en y arrivant. Aprés que lo célébrant a pris lo précieux sang , le sousdiacre couvre le calice et passe à la gauche, faisant aux deux côtés la génullexion avoc le diacre qui passe à la droite du célébrant. Le diacre découvre le calice qu'on a apporté, et le célébrant fait aussitôt la génullexion avec ses deux mi res ; ensuite le diacre lui présente lo calico un peu peaché, dans lequel le célébrant met l’hostie, de manière qu'il puisse le jour suivant l'en lirer, eu le penchaut seulement un peu; puis il fait la géuuftexion
avec ses ministres, et s'étant retiré vers le côté de l'Evangile, il se met à genoux avec le sous-diacre. Le diacre qui est resté au milieu de l'autel couvre ce calice de la pale, de la patène renversée dessus et du voile ; et l'ayant un peu avancé du côté de l'Evangile, il met l'autre calice du côté de l'Epitre, l’un et l'autre sur le corporal, et tellement placés qu'ils n'empéchent pas l'ouverture du tabernacle, s'il en doit tirer leciboire pour la communion générale du clergé qui se fait en ce jour; ayant découvert le ciboire, il dit le Confiteor à l'ordinaire, et communie avec le sous-diacre avant tous les autres, et méme avant les prétres. Si quelque évéque veut communier, le cérémoniaire ou quelque autre prêtre va le trouver à sa place pour le conduire à l'autel ; dans ce cas le diacre et le sous-diacre communienlseulement après l'évêque, selon quelques auteurs.
3. Lacommunion achevée, le diacre replace le calice couvert contenant l'hostie, au milicu de l'autel comme au commencement de la messe ; le célébrant consume les hosties qui restent, si l'on en réserve pour les malades à unautre autel; les porte-flambeaux ne s'en retournent pas, mais restent à genoux jusqu'au commencement de la procession, et le clergé se lient debout jusqu'à la fin de la messe. Le célébrant el ses officiers observent les cérémonies prescrites pour la messe qui se célébre en présence du saint sacrement.
Lesofficiers qui doivent servir à la procession, vont à la sacristie pour y prendre leursornements ; on distribue des cicrges au clergé, et on les allume avant la fia de la messe.
$ III. De la procession du jeudi saint.
1. Lorsque la messe est finie, le célébrant, entre ses deux ministres, fait la génuflexion en passant devant le milieu de l'autel , et va avec eux au côté de l'Epitre hors des degrés, où il quitte la chasuble et le manipule, sans tourner le dos au saint sacrement, et prend une chape blanche aidé de ses ministres, qui quittent aussi leurs manipules : ils vont ensuite tous trois par le pavé, les ministres levant les cótés de la chape, et font une génuflexion à deux genoux au bas des degrés de l'autel, el en méme temps tout le clergé se mel à genoux. Ensuite le célébrant avec ses ministres se meltent tous trois à genoux sur le plus bas degré pour faire une courte priére.
2. En méme temps deux thuriféraires, suivis d'un sous-diacre en aube et en tunique avec la croix et des prétres ou clercs revétus de chapes portant le dais, viennent de la sa-
cristieau chœur ; le porle-croix s'étantavancé au milieu du chœur, les deux acolytes partent de la crédence pour se j , et de-
meurent debout à ses côtés sans faire aucune révérence. Les clercs portant le dais s'arrétent à l'entrée du chœur el se mettent à genoux en quelque lieu où ils n'empéchent pas la marche de la procession.
3. Les thuriféraires font en arrivant la génuflexion à deux genoux derrière les offi- Ciers sacrés, en méme temps qu'eux, et se
rangent de part et d'autre pràs des degrés de l'autel , où ils se mettent à genoux sur le pavé. lis se lèvent un moment aprés; el sans tourner ledosau saint sacrement, ilsouvrent et présentent , chacun de son côlé, ou du méme côté, leurs encensoirs au célébrant, qui s'étant levé avec ses ministres, met de l'encens daus l'un et dans l'autre sans le béair.
^. Le célébrant, s'étant remis à genoux, encense le saint sacrement, faisant une iaclination profonde avant et aprés, les deax ministres soutenant le devant de sa chape et s'iaclinant comme lui; en méme temps le cérémoniaire va prendre le grand voile à la crédence. Le diacre ayant repris l'encensoir, le rend au thuriféraire qui était resté du côté de l'Epltre.
5. Aprés l'encensement, le célébrant monte sur le plus baut degré, le sous-diacre et le cérémoniaire ajustent le grand voile sur les épaules du célébrant; puis le diacre ayant fait la génuflexion prend le calice où e.t le saint sacrement de la main gauche par le nœud, et de la droile par le pied, se tourne à gauche et le donne debout sans inclination ni baiser au célébrant qui, étant à genoux, le prend de la main gauche par le nœud et met la droite dessus. Le diacre couvre en— suite des extrémités de l'écharpe le calice et les mains du célébrant, fait la génuflexion au saint sacrement, descend sur le secoud degré et se met à genoux à la droite da célébrant, le sous-diacre étant à sa gauche.
6. Le célébrant, ayant reçu le saint sacrement, se lève, monte sur le marchepied et se tourne rers le chœur avec les ministres sacrés; tout le clergé se lève et fait la génuflexion à deux genoux, à l'exception néanmoins de ceux qui sont dans les bautes formes, lesquels ne la font qu'aprés étre descendus; le diacre passe à la droite du célébrant et le sous-diacre à la gauche : les thuriféraires el les porte-flambeanx changent de côté; ceux qui sont du côté de l'Eplire passent du côté de l'Evangile, et les autres prennent leurs places sans tourner le dos au saint sacrement ; tous se lieunent debout la face tournée les uns vers les autres, jusqu'à ce qu'il faille partir pour aller &u reposoir; ou bien tous font la génuflexion deux à deux el changent de côté à mesure qu'ils se placent à la suite de la croix.
7. Silôt que le célébrants'est tourné vers le chœur, les chapicrsentonnent l'hymne Pange, lingua , et la procession commence à marcher, dans l'ordre qui suit, par le plus long chemia vers la chapelle où l'on doit mettre le saint sacrement; le clergé suit immédiatement la croix, les moins dignes les premiers; l'on change de côté en sortant du chœur ou aussitôt qu'on a fait la géauflexion deux à deux, le moins digne passant derrière l'autre. Après les chapiers viennent les porte-flambeaux, puis les thuriféraires
ui encensent continuellement (Cærem. ep.
. 11, c. 25, n. 31) le chemin par où le saint sacrement doit passer, l'un de la gauche à la droite, et l'autre de la droite à la gauche,
en agitant »egerement leur encensoir. Enfin le célébrant marche sous le dais au milieu de ses ministres qui lèvent le devant de sa chape et récitent tout bas avec lui l'hymne Pange, lingua, ou bien des psaume ajouter Gloria Patri. (Merati, Baldesch prélats el les personnes de condition viennent immédiatement après, ayant des cierges à la main ; mais les laïques qui portent des flambeaux aussi bien que les confrères du Saint-Sacrement précédent ordinairement la croix. L'ordre que ceux qui porlent le dais doivent garder est que les plus dignes
rennent les bátons qui sont devant le célénrant, le premier à la droite, et l'autre à la gauche.
8. Le porte-croix et les acolytes, étant arrivés à la chapelle, s'y placent à l'entrée pour donner lieu à tout le clergé de se placer enire eux et l'autel, ils demeurent toujours debout. Le clergé se range de part et d'autre, les moins dignes auprès de la croix et les plus dignes proche de l'autel, laissant un passage libre au célébrant et à ses ministres: ils se mettent à genoux quand lesaint sacrement passe, et y demeurent jusqu'à ce qu'il faille se r r. Les clercs qui ont porté le dais (: peuvent le laisser à la porte de la chapelle), les ch: de la messe, les thuriféraires et les porte-flambeaux s'approchent de l'autel, les plus dignes les premiers. .
9. Quand le célébrant cst arrivé au bas du marchepied, le diacre y monte, se met à noux devant le saint sacrement un peu
a côté de l'Epitre; aprés avoir óté les extrémités de l'écharpe qui couvrent les mains du célébrant, il prend le calico sans aucun baiser, meltant la gauche au-dessus de celle du célébrant et la droite dessus le alice; ayant atlendu un moment que le célébrant et le sous-diacre se soient mis à genoux et aient adoré le saint sacrement, il 5e léve, met le calice sur l'autel au milicu du corporal, accommode proprement le voile, fait la génuflexion ct revient à la droite du célébrant ; quand on est à genoux, les chapiers commencent Tontum ergo ; aprés les deux premiers versels, le célébrant ayant quitté son écharpe se lève avec le sous-diacre, met de l'encens dans l'encensoir da premier thuriféraire; après s'être mis à genoux, il le recoit des mains du diacre, et encense de trois coups le saint sacrement, faisant une inclination profonde avant et après.
10. L'encensement fait, le diacre ou un prétre en étole (Baldeschi) monte à l'aulel , fait Ja génuflexion, met le calice couvert comme il est dans le petit tabernacle, fait de nouveau la génpllexion, ferme le tabernacle, retourne à la droite du célébrant et fait 00e courte prière à genoux avec lui. Remarquez que si le diacre est obligé de se servir d'un petit escabeau pour mettre le saint sacrement dans le tabernacle, il fait la première génuflexion avant que de monter dessus, el en descend pour faire la seconde Avant de fermer Ja porte. Selon le Cérémo-
JEU 330 nial des évêques, liv. 11, ch. 23, n° 13, le diacre ayant pris le saint sacrement ne le dépose pas sur l'autel, mais dans le lieu préparé, quaad on l’a encensé, il ferme la porte et donne la clef au sacristain ou au Cérémoniaire, et non à des laïques, quelle que soit leur dignité. (S. R. C.
11.La petite prière achevée, ou plutôt lorsque l'hymne est finie, chacun se lève, le célébrant et tous ses officiers font la génuflexion à deux genoux (Baldeschi), reçoivent leurs barrettes, se rangeant pour cela en demi-cercle, les officiers sacrés les plus proches du célébrant, à leurs côtés les porte-dais, auprès de ceux-ci, les chapiers de la messe, ensuite les thuriféraires, et les porte - flambeaux; le cérém ire, apràs avoir donné les barrelles, se re entre le dernier chapier el le second thuriféraire.
Tous retournent deux à deux par le plus court chemin à la sacristie dans le méme ordre, excepté que les thuriféraires el les
orte-flambeaux précédent la croix, et que les plus dignes prennent la droite en sortant de la chapelle. Aprés leur départ, le clergé fait deux à deux la génuflexion, les plus dignes les premiers, el revient au chœur par le plus court chemin pour réciter vépres que le célébrant dit à la sacristie avec ses offciers. Dans le chœur, après la génuflexion faite en arrivant, chacun debout à sa place ditle Pater et l’Ave; ensuile le plus digne commence l'antienne d'une voix médiocre, P celle du Magnificat, el dit à genoux la
iserere et l'oraison.
12. Dès qu'on a récité les vépres, un prêtre en élole blanche, précédé de deux porteflambeaux, va prendre le ciboire au labernacle du grand autel s'il y est encore; ayant fait la génuflexion il monte à l'autel, tire le ciboire, le met sur le corporal, fait une nouvelle génuflexion , se met à genoux sur le marchepied, reçoit d'un clerc le grand voile sur les épaules, se lève, fait encore la génuflexion, prend le ciboire pour le porter où repose le saint sacrement , et le mel sur un corporal; il fait la génuflexion, se met à genoux, dépose le voile, se lève, fail une nouvelle génuflexion, et place le ciboire derrière le calice ou à côté; il fait encore la génuflexion , ferme le pelit tabernacle, fait une prière sur le plus bas degré, ensuite la génuflexion à deux genoux sur le pavé , ct retourne à la sacristie la tête couverte (Memoriale rituum). Ensuite on éteint la lampe, et la porte du labernacle du grand autel doit être toujours ouverte pour ne point donner lieu au peuple d'y adorer ce qui n'y est pas. Aprés les vépres el non plus tôt, on éteint les cierges du grand autel : les pelits officiers Ótenl tout ce qui est sur la crédence et détachent les épingles des parements de l'autel , afin que le dépouillement se ouisse faire plus facilement.
$ 1V. Du dépouillement des autels.
1. Quand les vépres sont finies et que le ciboire est transporté, le célébrant et le diacre ayant pris des étoles violettes sur
l'aube, sans manipales, les officiers entrent au chœur dans cet ordre : le thuriféraire, les acolytes, le cérémoniaire et les ministres sacrés, ayant tousles mains jointes, partent de la sacrisiie de la méme maniére qu'ils le font pour la messe solennelle; ils vont au bas des degrés de l'autel, où, après que le cérémoniaire a recu les barreltes, ils font tous la génuflexion, excepté le célébrant qui ne fait qu'une inclination profonde. Etant montés à l'autel, le célébrant commence tout baut l'antienne Diviserunt, que le chœur continue étant debout, et récile ensuile à voix hante le psaume Deus, Deus meus, respice, elc. , que le célébraat récite à voix médiocre avec ses officiers. L'antienne finie, Je célébrant óte tous les ornemen!
tel, n'y laissant que la croix et le:
deliers ; ensuite il va aveo ses ofliciers à tous les autres autels, y observant les mémes cérémonies : on ne dit néanmoins qu'une fois l'antieane et le psaume. Remarquez qu'en ces trois jours du moins, si ce n'est nm Yusage dans tous les temps, tous, excepté le célébrant et les cbapiers (le vendredi tous sans exception), doivent faire la génuflexion devant l'autel où on fait l'ofüce, quoique le saint sacrement ne soit pas dans le taberaacle, et non devant le reposoir si on ne passe is auprès. Il ne doi pas non plos yavoir de l'eau bénite dans l'église (S. À. C. 1831), si
ce n'est pas l'usage.
$ V. Du lavement des pieds.
1. Toutes choses étant. préparées pour le Javemeut des pieds, l'officiant ayant pris dans la sacristie une aube, une étole et une chape violettes, les minislres sacrés s'étant revétus d'ornemenis blancs, etl'encens ayant été bénit à l'ordinaire , on se rend processionnellement au lieu où lo lavement des ieds doit se faire. Le thuriféraire marche le premier suivi du sous-diacre, portant la croix entre les deux acolytes, leurs chandeliers à la main; le clergó vient ensuite deux à deux, et enfia l’ufficiant, couvert aussi bien que le diacre qui marche à sa gauche.
2. En arrivant à l'autel, le sous-diacre quitte la croix, qu'il met en quelque lieu convenable au côté de l'Evangile, et attend ensuile, au coin du marchepied du méme côté, que le célébrant soit arrivé. Les aco- Jytes et le thuriféraire au milieu font d'abord la génuflexion sur le pavé, et se retirent de parl et d'autre aux deux côtés du marchepied, où ils se tournent en face. Ceux du chœur qui suivent font aussi Ja génuflexion deux à deux devant la croix de cet autel, et se retirent de part et d'autre. L'officiant étant rrivé au bas du marchepicd, le diacre passe à sa droite et reçoit sa barrelle, le sousdiacre le joint à la gauche, et les pelits officiers s'étant rangés en droite ligne, saluent la croix de l'autel, l'ofüciant faisant seulement une inclination profonde, et les autres la génuflexion. Les acolytes et le thuriféraire vont ensuite à la crédeuce et ne «juitient point les chandeliers ni l'encensoir.
L'officiant monte à l'autel, le baise et se relire uu peu da côté de l'Evangile, et le sous-diacre se lient au bas du marchepied derrière l'ofüciant. Le diacre s'approche de Ja crédence, où le cérémouiaire lui donne le livre des Evangiles qu'il porte au mi:ieu de l'autel; ensuite il fait bénir l'encens, dit le Munda cor meum, demande la bénédiction et va chantér l'Evangile. Le célébrant passe en méme temps au coin de l'Epitre, et se tient tourné vers le diacre pendant l'Evanile. En un mot, on observe en cetle occasion les mêmes cérémonies qu'à la messe suleunelle. Aprés que l'officiant a baisé le livre et qu'il a été encensé descend au bas de l'autel où il fait la révérence convemablc entre ses deux ministres, et va ensuite à la crédence où il quitte sa chape, aidé de ses
officiers qui quittent aussi leurs manipules;
il prend des manches de linge, et se ceiat is il va
d'un linge en forme de tablier, faire la révérence à l'autel avec le sous-diacre, le tburiféraire et les la faisant derrière eux les mains jointes ; et s'approchant des treize pauvres qui soat assis sur les bancs, il se met à genoux, leur lave à tous le picd droit, que le sous-diacre soutient des deux mains à.la gauche de Y'ofüciaot, qui l'essuie avec les serviettes qui lui sont présentées par le diacre, lequel est à sa droite; il baise ensuite le pied el donne Yaumnóne à chacun. Le premier acolyte à la droite du diacre verse l'eau, prenant garde qu'elle soil tempérée; le second, à la gauche
3. Le lavement des pieds étant achevé, l'officiant retourne avec ses ministres au bas de l'autel, y fait la révérence convenable et se retire au côté de l'Eplire proche de La crédence où il lave ses mains; les officiers sacrés les lavent aussi après lui; les acolytes versent l'eau et présentent l'essuie-maig.
Ensuite l'ofüciant, aidé de ses ministres, quitte les manches et le linge dont il est ceint, et reprend la chape; les ministres reprennent aussi leurs manipules, et les acolytesicurs chaudeliers; alors tous les officiers vont au bas de l'autel, où ils se rangent en droite ligne et font la révérence convenable à l'autel. L'ofüciant, ayant les mains jointes, et au milieu de ses ministres qui soutiennent le Missel, chante les versets et l'oraison, à la Go de laquelle le cérémoniaire donne les barrettes ; lc sous-diacre ayant fait la géauflexion, va prendre la croix à l'endroit! où il l'a mise cn arrivant, et se place derrière le célébraut, où les acolytes vont le joindre : lorsque l'officiant salue l’autel, tout le cl. rgé
Lo] fev D et léy officiers, à l’exceplion nu perte-croix el des ncolytes, font la génuflexion à l'autel, et on retourne à la sacristie dans le mêms ordre qu'on a gardé en venant. .
‘LTRE TROISIÈME.