Après l'Evangile, lorsqu'il arrive au milieu de l'autel
13. Après l'oblalion de l'hostie, avant d'aller au côté de l'Epître mettre du vin et de l'eau dans le calice, et étant de retour au milieu de l'autel avant l'oblalion du calice.
l'i-. Avant de laver ses mains et après, ce qu'il fait hors des degrés ou du marchepied de l'autel du côté de l'Epîlre, ayant la face vers le peuple, s'étant auparavant tourné de la droite à la gauche, afin de ne pas tourner le dos au saint sacrement.
15. Avant de se tourner pour dire Orate, fralres; et alors il ne fait pas le tour entier, mais il revient par le même côté et fait la génuflexion.
16. Après avoir pris la puriûcalion, i( fait la génuflexion, prend le calice, va au côté de l'Epîlre recevoir l'ablution des doigts à l'ordinaire, se tournant le plus qu'il peut vers le saint sacrement {Baldescfii, etc. ); étant revenu au milieu, il fait la génuflexion et prend l'ablution de la manière acioulumée.
17. Après avoir accommodé le calice, avant d'aller au côté de l'Epîlre dire l'antienne appelée Communion, il l'ait la génuflexion.
18. Après avoir lUiJte, Missa est, ou s'il faut dire Benedicamus Domino, après Dominus vobiscum, il fait la génuflexion cl le dit la face tournée vers l'autel.
MES
MES
10. Pour donner la bénédiction, il baise l'autel , et dit : Benedicat vos omnipotens Vms, sans incliner la tétc, parce que aussitôt après il fait la génuflexion , et s'étant retiré un peu au cdté de l'Evanuile, il poursuit : Pater, et F(7ù<st, et Spiritus sanctun; après quoi il n'achève pas le tour, et ne retourne pas aussi au milieu de l'autel, mais au coin de l'Kvangile, où, sans faire la génuflexion, il dit le dernier Evangile à l'ordinaire.
tiO. Il ne fait pas le signe de la croix sur î'autcl, selon la rubrique du jeudi saint, mais sur le livre ou sur le carton, s'il y eu a un, et sur lui.
21. A ces paroles : Et Verlium caro faclum est, il fait la génuflexion un peu tourné vers le saint sacrement; ce qu'il observerait encore au premier P>angiie et même à l'Epttre, s'il arrivait qu'il y prononçât quelques mois auxquels il fallût faire la génuflexion.
22. L'Evangile étant dit, avant de prendre le calice pour s'en aller, il fait la génuflexion, et en descendant il prend garde à ne pas tourner le dos au saint sacrement.
23. Etant descendu au bas des degrés, il fait la génuflexion à deux genoux sur le pavé, comme en arrivant, et ne reçoit sa barrette qu'au même lieu où il l'a quillée; puis il se couvre et s'en retourne à la sacristie.
2i. S'il donne la communion durant la messe, lorsque tenant entre ses mains le saint sacrement, il dit : Ecce Agnus Dei; il a, connue à l'ordinaire, le dos tourné au milieu de l'autel.
2a. Ou doit observer tout ce qui vient d'être dit lorsque le saint sacrement est exposé, quand même il serait voilé ou renfermé dans le ciboire, selon un décret de la sacrée congrégation des lliles, du 22 décembre 1752.
VARIÉTÉS
Quand on vient au milieu de l'autel, la première chose à faire, c'est la génuflexion. La rubrique viennoise manque à celle règle, disant qu'après avoir lu la Communion, ou baise l'autel, puis on fait la génuflexion.
On pourrait croire qu'il faut se placer hors de l'autel pour recevoir la dernière ablution comme pour le lavement des mains; mais il y a de la difl'ércnce entre ces deux cas. Il faut se laver les mains hors de l'aulcl parce que la rubrique romaine du vendredi saint le marque ainsi : Aliquantuhim extra altare in cornu Epislolœ ; la congrégation des llitesl'a déclaré en lti82. S'il fallait recevoir la dernière ablution dans la même posture, la rubrique romaine du jeudi saint le marquerait ; son silence prouve le contraire. Les autres rubriques viennent à l'appui de cette décision. Elle est aussi fondée sur ce que le calice doit être sur l'autel autant qu'il est possible, quand on reçoit les ablutions.
ARTICLE XV
De la messe basse qu'on célèbre devant le souverain pontife ou im cardinal en quelque lieu que ce soit, ou devant un nonce et lé- (jat apostolique dans les lieux de sa légation, un archevêque dans sa province, un
ivêque dans son diocèse, et un abbé bénit dans S071 monastère.
1. «Le prêtre allant à l'autel pour célébrer devant un des prélats que nous venons de nommer, s'arrête au lieu convenable; il lui fait une inclination profonde,» la tête découverte, s'il ne porte pas le calice, ou s'il le porte, il lui fait une inclination médiocre la tête couverte; puis il salue l'autel au milieu et y monte. (Si tout est prêt sur l'aulel, il ne va pas au milieu pour le saluer.) H est plus à propos que le calicr; et le Missel soient préparés sur l'autel, et même que le célébrant y arrive avant le prélat, l'attendant sur le pavé au côté de l'Evangile (si la place du prélat n'est pas de ce côté), la face tournée vers le côté opposé. (Baldeschi.)
2. Si le prélat est arrivé avant lui, après avoir préparé le calice et le Missel, s'ils ne l'étaient déjà, il descend au bas des degrés du côté de l'Kvangile, supposé que le prélat soit au milieu de l'autel ou au côté de l'Eplire, « et il se lient debout tant soit peu tourné vers le prélat, jusqu'à ce qu'il lui fasse signe de commencer» {Rub. miss. p. ii, tit.'S,n.2), ou bien sans attendre ce signe, si ce n'est pas l'usage (Baldescln), «ensuite le célébrant fait une inclination profonde au prélat sans changer de place, puis il se tourne vers l'autel et fait aussi une inclination profonde à la crois, ou la génuflexion si le saint sacremont y est, et commence la niesse. S'il devait célébrer devant le souverain pontife, il attendrait sa bénédiction, à genoux sur le pavé, tourné vers lui.» {Rubr., ibid.)
3. «Au Confiteor, au lieu de dire vobis, frntres, et vos, fratres; il dit tibi, Pater, et te, Pater, s'inclinanl profomlément vers le prélat, faisant la génuflexion si c'est le pape.» {Ibid., n. 8.) S'il y avait plusieurs prélals, l'usage est de dire au pluriel, vobis, Patres, et vos Patres.
4. Après avoir dit Oremus, il fait une inclination profonde au prélat (une génuflexion au souverain pontife), et va au milieu de l'autel, devant le plus bas degré, où il commence l'oraison Aufer anobis, etc., en montant les degrés, et continue le reste à l'ordinaire, excepté ce qui est marqué ci-après.
5. A la On de l'Evangile, il ne dit pas, Per evangelica dicta, et ne baise point le livre, parce qu'il doit être porté au prélat par son aumônier, s'il est en surplis, ou par le clerc, comme il sera dit en son lieu. S'il y avait plusieurs prélals, ou ne porterait le livre qu'au plus digne; s'il étaient tous égaux en dignité, on ne le porterait à aucun, et le prêtre ne le baiserait pas. C'est le célébrant et non l'évêque qui bénit l'eau. {Cierein. episc. l. I, c. 30, n. 3).
6. Après l'Agnus Dei, si ce n'est pas une messe des morts, le célébrant ayant dit la première oraison, baise l'autel au milieu, et ensuite l'inslrumenl de la paix qui lui est présenté, disant Pax tecum. S'il y a plusieurs prélats, on commence par donner la paix au plus digne, et s'ils sont tous égaux, on commence par celui qui occupe la première place, ou qui est le plus près de l'autel
7. « Après avoir dit Sencdicat vos omnipotens Dcus, ri s'être lourné, il fail une inclination profonde au prélat (uiio génufloxion au souverain ponlifc), comme lui ilrniiiiid.iiit permission de bénir, et puis il poursuit : Pater, et Filins-];, et Spiritus sancius , donnant la bénédiction du côté où le prélat n'est /las ; » s'il est tiu milieu, le prêtre bénit le côté de l'Evangile. [Baldcschi.)
8. Sitôt qu'il a achevé le dernier Evangile, « il se tourne » au môme lieu où il l'a dit, « vers le prélat, et lui fait une inclination profond', comme au commcnceuuînt de la messe. » [Ruhr. miss. tit. 12), et attend là qu'il soit parti. [Baldeschi.)
9. S'il ne part pas encore, le prêtre va au milieu, prend le calice, descend, salue l'autel et le prélat, se couvre et retourne à la sacristie.
10. S'il célèbre devant un légat hors du lieu de sa légation, un archevêque hors de sa province, ou un évêquc hors de son diocèse, mais que ce soit dans une chapelle domestique, il observe tout ce qui vient d'être marqué; mais si c'est dans une église publique qu'il célèbre devant eux, il fait tontes les actions de la messe comme s'il n'y avait aucun prélat , si ce n'est qu'il peut leur faire présenter l'instrument de la paix, et les saluer d'une inclination médiocre avant et après la messe, si c'est la coutume. Il peut aussi O'bserver la même chose quand il célèbre la messe en présence de quelques grands princes ou princesses ; si en quelque lieu l'usage est de présenter l'Evangile à baiser aux hommes de cette qualité, on leur doit porter un autre livre que celui dont se sert le prêtre, lequel baise toujours le sien à l'ordinaire ; mais ilneiefauljamaisprésenleraux femmes, ni au seigneurdulieu,nià un commandeur de Malte, selon le décret de la sacrée congrégation du 17 septembre 1611, ni même à un vicaire apostolique, s'il n'est évéque, d'après le décret du 8 mars 1813 ; dans celui du 2 septembre i;^o9, il est établi que si l'évêciue assiste à une messe célébrée pontificalement par un abbé, on lui doit faire baiser le livre des Evangiles, s'il est l'évêque diocé-.ain. Pour ce qui rrgarde les rois et les reines, et autres princes souverains, on doit suivre la coutume louable des lieux, qu'on peut apprendre de leurs chapelains.
VAniÉTÉS.
Les Missels français ne supposent pas qu'on se place au côté de l'Evangile ; il faudrait le faire si l'évêque était devant le milieu de l'autel.
Les rubriques parisiennes et viennoises veulent que le célébrant baise le livre de l'Evangile après l'évêque. Celles de tienne veulent que l'évêque bénisse l'eau; ceci est contraire au Cérémonial des évoques, ch. 30, n. 3. Saint Liguuri décide qu'on doit s'en abstenir, et le silence des autres auteurs coufirme sa décision, dit M. Caron.
ARTICLE XVI
Sommaire des cérémonies de la messe bn^se.
U y a trois sortes de révérences en géné-
ral. La première s'appelle prostration , qui se fait en prosternant tout le corps à terre; ce que le célébrant avec les ministres sacrés pratii]uent le vendredi saint au comnicncenient de l'office et le samedi saint pendant qu'on chante les litanies. La seconde est la génuflexion que le prêlre fait ordinairement d'un seul genou et quelquefois de tous les deux. La troisième est l'inclination , dont il y a trois espèces. La première est l'inclinalion profonde, pour laquelle le prêtre baisse la moitié du corps, en sorte qu'il puisse toucher les genoux de l'extrémilé des mains; la seconde, l'inclination médiocre qu'on fait en courbant à demi la tête et les épaules; et la troisième, l'inclination de tête, qui est de trois sortes ; savoir , la plus grande , la moyenne et la plus petite. La plus grande inclination de tête se fait en baissant la tête sur le devant, et penchant aussi tant soit peu les épaules. L'inclination de tête moyenne se fait en baissant la tête notablement sans pencher les épaules. La plus petite inclination de télé consiste à baisser légèrement la tête.
Inclinauoii de lêlc.
1. Le prêtre fait la plus grande inclination de tête, quand il a accommodé le calice au milieu de l'autel, avant d'aller revoir les signets du Missel au côté de l'Epîlre, et quand il y est revenu avant de descendre (Ruhr, miss.) ; dans la suite de la messe, quoiijue la rubrique ne prescrive pas cette inclination, si ce n'est quand le prêtre transporte luimême le Missel, il convient qu'il la fasse toutes les fois qu'il va au milieu de l'autel ou qu'il s'en retire, ou qu'il passe par devant, si la rubrique ne l'oblige à quelque antre inclination plus grande, ou à baiser l'autel.
2. Au Gloria Putri du psaume Judica; à celui (le l'Iniroïl, et celui du Lnvaho.
3. Pendant le Gloria in excclsis , à ces mois ; Deo ; Adoramus le; Gratias aç/imus tibi; JesH Cliriste; Suscipe deprecationem noslram;Jesn Christc.
k. Toutes les fois qu'il dit Oremus.
o. An saiotnom de Jésus.
6. A ces mots du symbole : In jinum Deum ; Jcsitm Christum ; Simul adoi'atur.
7. A ces deux mots de la préface, Deo noS' tro, après Gratins agmmis.
8. Aux deux Mémento, il demeure la tête inclinée durant la mémoire mentale des vivants et celle des morts.
9. A libi gratias aijens, tant avant la consécration de l'hostie qu'avant celle du calice.