‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 132 sur 411 · II* PARTIE MESSE CHANTEE · texte numérisé non relu

II* PARTIE MESSE CHANTEE

AHTICLE UNIQUE.

Manièrede chanter la tnesse avec deux acolytes, selon Baldesclii.

i. Les acolytes destinés à cet emploi mettront en pratique tout ce qui est prescrit quand on sert la messe basse; ils observeront en outre les choses suivanles :

2. Avant le dernier coup de cloche, ils se revêtent du surplis , préparent toutes les choses nécessaires, savoir : sur l'autel, le corporal étendu, le calice dessus , le ciboire en arrière, s'il y a des communiants, le Missel ouvert avec les signets à leur place.

3. Sur la crédence , les burellos , le manuterge, le Missel pour chanter l'Epîlre (que le premieracolyte doit avoirprévuepour la bien chanter), et la nappe pour la communion.

Nota. II n'y a pas d'encensement à une telle messe ; l'usage de le lairc , s'il existe dans certaines églises , est contraire à un décret de la sacrée congrégation des Rites, donné le 18 décembre 177'J.

4. Au dernier signal de la cloche , le premier acolyte revél le célébrant, et le second allume les cierges de l'autel.

5. Quand le célébrant est revêtu, les acolytes se placent à ses côtés , tons trois font la révérence à l'image ou au crucifix de la sacristie; ensuite, marchant de front, les mains jointes , ils précèdent le célébrant en allant à l'autel: le premier présente de l'eau bénite au célébrant, puis à l'autre acolyte.

Nota. Us marchent aux côtés du célébrant pour soutenir les côtés antérieurs de la chape, quand il va faire la procession ou l'aspersion. Si le célébrant n'a pas la chape, ils marchent de front , parce qu'ils sont égaux en dignité et en costume , ce qui n'a pas lieu à l'égard du diacre et du sous-diacre qui marchent l'un après l'autre.

6. En arrivant à l'autel, ils se mettent aux côtés du célébrant ; le premier reçoit la barrette de sa main avec les baisers accoutumés, et quand ils oui fait la génuflexion, il la porte sur le siège du célébrant. Le second acolyte se met à genoux à la gau«lie du célébrant, un peu en arrière, et le preu)ier s'étant aussi mis à genoux à sa droite, ils répondent ensemble.

7. A ces mots : Domine, exaudi orationem meam , après la confession, ils se lèvent tous deux pour soulever un peu le bas de l'aube; pendant que le prélrc monte sur le marchepied, eux se mettent à genoux sur le plus bas degré, et répondent quand il faut.

8. Après avoir récité le Ki/rie, si le célébrant veut s'asseoir, ils se lèvent, se rapprochent, font la génuflexion ( toujours sur le pavé ), et vont au banc, le premier se mettant à droite et le second à gauche ; là, ils élèvent la chasuble du célébrant afin (lu'il n'y soit pas assis dessus; le premier lui présente la barrette avec les baisers ordinaires , et tous deux restent debout, les mains posées sur la poitrine, tournés en face l'un de l'autre, sans tourner le dos à l'autel.

• Nota, ils sont debout parce que l'un fait l'office de cérémoniaire ; si c'est l'usage qu'à la messe solennelle lecérémoniairc soitassis, les acolytes peuvent aussi s'asseoir, jjourvu qu'ils se lèvent quand l'un d'eux doit avertir le célébrant.

9. Au dernier /i'yrie, le premier avertit le célébrant de partir, reprend la barrette, la remet sur le banc; tous deux vont avec le célébrant au milieu de l'autel, font la génuflexion sur le pavé, élèvent l'aube et se mettent à genoux à leur place.

Nota. Us observent la même chose quand on va s'asseoir au Gloria et au Credo, étant bien attentifs à se lever dès qu'ils s'aperçoivent que le célébrant salue l'autel pour aller s'asseoir; quand on chante quelque verset qui exige une inclination, ils la font, tournés vers la croix ; le premier acolyte avertissant toujours le célébrant de se découvrir et de se recouvrir. Pendant le Credo, quand le chœur chante ces mots : Et incarnatus est, ils se mettent à genoux tournés vers l'autel

10. Quand le célébrant commence la dernière oraison, ils vont au côté de l'Epître; le second se tient debout près du célébrant, le premier prend le Missel sur la crédence, et se place derrière le célébrant sur le pavé; aux mots Jesum Christum de la conclusion , il s'incline vers la croix ; puis il va au milieu, y fait une génuflexion vers l'autel, retourne au même lieu pour chanter l'Epîlre avec gravité et faisant les inflexions requises : quand il a fini, il salue l'autel, et sans baiser la main du célébrant ( Ruh. miss. p. II, tit. G, n. 8), il porte le Missel sur la crédence, etrevientsemettreàgenouxàsa place.

Nota. Quand on a chanté l'Epîlre, s'il y a une prose ou un long Irait, le célébrant va s'asseoir comme au Kyrie ; au dernier verset il retourne à l'autel par le plus court chemin pour dire : Mxinda cor meum.

il. Le second acolyte transporte le Missel, quand il en est temps, par le chemin le plus long, et se remet encore à genoux à sa place. Au commencement de l'Evangile ils se lèvent; à la fin ayant répondu : Laits tibi, Christc, ils se mettent de nouveau à genoux, , jusqu'à ce que le célébrant ayant récité le Credo, aille s'asseoir

12. Lorsque après le Credo il a chanté Dominus vobiscum et Oremus, \is selèveut, foui

DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES niTES SACRES.

ilO

onsemblc 1,1 génuflexion au milieu, vont à. \:\ créileiKC lour .-ipporlcr les burelles sur l'aulcl ; II' premier présente celle du vin, et le sneonil à sa gauche celle de l'eau ; le premier verse l'eau sur les mains du célébrant, et le second lui présente le nianutergo, pour les essuyer, ayant soin de faire ensemble l'inclination au célébrant avant et après, comme à la messe solennelle.

13. Ayant déposé les burettes, ils retournent au milieu de l'autel, font la génuflexion sur le pavé, et se remettent à genoux à leur place.

Ik. A l'élévation , ils élèvent tous deux la chasuble et font le reste comme aux autres messes.

15. Le prêtre ayant communié et fait la génuflexion, le premier acolyle se lève et va présenter le vin et l'eau avec les révérences accoutumées; en même temps lesecond acolyte va au Missel, et pendant que le premier vaaucôtéde l'Evangile pour couvrir lecalice, le second descend sur le pavé avec le Missel, fait avec l'autre la génuflexion, place le Missel au côté do l'Epître, cl retourne à sa place, après avoir fait la génuflexion avec l'autre.

16. Le premier acolyte ayant porté ie calice sur la crédence, fait la génuflexion au milieu avec le second, comme; il vient d'être dit, cl chacun se remet à genoux <à sa place.

17. Au dernier Evangile ils se lèvent, et le premier va prendre la barrette; à Verbum raro ils font la génuflexion, et le célébrant étant doscendu de l'autel, ils font de nouveau la génuflexion avec lui ; on lui donne la barrette, et l'on retourne à !a sacristie comme on en est venu.

18. Arrives à la sacristie, ils font l'inclination ; le premier aide le célébrant à se déshabiller, tandis que le second va de suile éteindre les cierges et replacer chaque chose en son lieu.

Nola. S'il y a communion, quand le célébrant a pris la sainte hostie et qu'il a fait ensuite la génuflexion, \'i premier acolyle seul va prendre la nappe de co.nmnnion, relourne au milieu, et se met à genoux avec l'autre sur le pavé. Quand le prêtre prend le précieux sang, ils disent le Confitcor, profondément inclinés. Après Indulgcntiam , ils se lèvent, font la génuflexion pendant que ie célébrant la fait, et se metlenl à genoux sur le bord du marchepied, pour communier; ensuite ils se lèvent, font la génuflexion, se séparent et se remettent à genoux pour tenir la nappe. .\près la communion du clergé et du peuple, le premier acolyte retire à lui toute la nappe, ils font tous deux la génuflexion, et le premier va présenter les ablutions, comme il est dit ci-dessus. S'il y avait une nappe suspendue au balustre pour la communion du peuple, il en faudrait une autre à l'autel pour celle des clrrcs.

Selon Bauldry. le célébrant couvre lecalice et le place sur l'autel après la communion, comme il l'était au commencement de la nie^^se, ( lùi France il est d'usage que les acidylcs ne louchent p:is les vases sacres sans une permission de l'évèque .)

Selon le même auteur, quand il y a i aspersion avant la messe, le premier acolyte porte le bénitier à droite du célébrant, ensuite il soutient le livre au même c6lé, après l'aspersion ; en même temps l'autre acolyl(! apporte de la sacrislie au côté de l'Epître, le manipule et la chasuble, puis remporte la chape

S'il n'y a qu'un acolyle, Bauldry dit encore que le célébrant répond lui-même : Deo gratins , à la fin de 1 Epître ; un autre lecteur en surplis peut la chanter selon le Missel romain. {Rubr. p. ii, lit. 6, n. 8.)

lU'' PARTIE. — MESSE PONTIFICALE.

Page 1