‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 152 sur 411 · Chapitre I. — Préparation · texte numérisé non relu

Chapitre I. — Préparation

1. Celui qui est employé à tenir la milre, s'élant rendu de bonne heure à la sacristie, fait sa prière, et s'étant lavé les mains, il prend le surplis, et atlend l'arrivée de l'évêque au lieu qui lui est préparé pour prendre ses ornenienis ; et lorsqu'il est arrivé , il le Ealue, lui faisant la génuflexion.

2. 11 a soin de la mitre et doit avoir une écharpe, ou taffetas assez long, pendant des lieux côtés de son cou , pour la porter sans la toucher des mains nues. Quand il la porte, c'est des deux mains élevées jusqu'à la poitrine, en sorte que les fanons soient vers lui; et quand il la pose sur la crédence ou sur l'autel , les fcinons doivent toujours pendre du côlé du peuple.

3. S'il doit aider à porter les ornements à l'évêque , il va à l'autel où ils sont, martliunl avec gravité et modestie, et tenant les mains jointes.

k. Avant de recevoir l'ornement il fait une génuflexion à l'autel ; ensuite il le reçoit et le porte des deux mains élevées jusqu'aux épaules , fait une génuflexion à l'évêque, s'il peut la faire commodément, et le présente au diacre et au sous-diacre. Ceux-ci l'ayant reçu , il fait une autre génuflexion à l'évêque ; mais si roruement est trop empêchant, il omet la première génuflexion en arrivant.

5. Pendant que l'évêque achève de s'habiller il va prendre l'écharpe ou taffetas, qu'il met sur ses épaules, et prend la .nitrc

simple. Et tandis que l'évêque reçoit la chape, il s'approche du diacre de l'Evangile, auquel il la présente avec les révérences ordinaires, et se retire arec les autres acolytes.

6. 11 prendra garde à présenter celle des mitres qui convient (soit la précieuse ou la simple), au temps que l'évêque s'en voudra servir. Or il se sert ordinairement de la mitre simple, premièrement à tierce, secondement depuis qu'il a dit l'hymne Gloria in cxcelsis , jusqu'à ce qu'il ait lu l'offertoire; il se sert de la précieuse en tout autre temps, savoir : 1° toutes les fois qu'il va à l'autel ou qu'il en sort ; 2° les deux fois qu'il est encensé à l'autel ; 3° aux deux lavements des mains durant la messe ; 4* quand il donne la bénédiction solennelle à la fin de la messe ; à moins qu'il ne soit archevêque, auquel ras il donnerait la bénédiction sans mitre. L'évêque néanmoins, pour sa commodité, peut user plus souvent de la simple.

7. Règle générale. T'oMîes lesfoisqitel'acolyte de la mitre vient clevanl Vévéqne pour donner la mitre à celui qui la doit mettre à l'évêque, ou pour la recevoir de celui qui l'a ôtée, on pour quelque autre sujet que ce soit , il fait a<ne fjénuflexion, et une autre en se retirant; comme aussi toutes les fois qu'il passe devant et proche de l'évêque , il lui fait une génuflexion : ce que font tous les autres acolytes en semblables cas.

8. Avant que l'évêque dise l'oraison de tierce il reçoit la mitre du diacre et se retire au même lieu que ci-devant.

9. L'évêque étant revêtu de tous ses ornements épiscopaux, même de la chasuble (et s'il est archevêque ayant prisle pallium), il présente au diacre de l'Evangile la milre précieuse.

Chap. II. — De la première entrée à l'autel.

i. Quand l'évêque veut partir pour aller à l'autel, l'acolyte de la milre se met derrière lui avec les autres acolytes, et si c'est dans une chapelle ou une sacristie , il fait une génuflexion à la croix, en même temps que les autres la font, et à l'évêque quand il se lourne, puis il marche après lui à la gauche du porte-crosse, portant des deux mains la milre simple, au cas que l'évêque se soit habillé à la sacristie ou à la chapelle. *■

2. Si l'évêque salue les chanoines, il les salue aussi d'une inclination profonde.

3. L'évêque étant arivé au devant du dernier degré, il reçoit la mitre, ayant auparavant mis l'autre mitre en un lieu commode, ou entre les mains de quelque acolyte ; et après avoir fait la génuflexion avec les autres, il se met à genoux durant la confession, du côlé de l'Epître.

k. La confession finie, pendant que l'évêque monte à l'autel, il se lève, et, l'encensemenl de l'autel étant fini, il porte des deux mains la mitre précieuse au côté de l'Eplire au premier diacre d'honneur, et après avoir fait une génuflexion à l'évêque, il le suit quand il va à son siège, faisant une génuflexion en passant au milieu de l'aulel. En-

suite il reçoit la mitre et se relire au bas des degrés du trône épiscopal, où il demeure debout ou assis comme il voudra, tenant la mitre des deux mains.

Lorsque Vévêque est au siège épiscopnt et que l'acolyte doit présenter la mitre , sa place sera du côté du premier diacre d'honneur; et au contraire, elle sera du côté du second pour la recevoir de lui. Il présente aussi toujours la mitre au premier diacre d'honneur, et la reçoit du second.

Chap. III. — De rintroit et du Gloria in cxccisis.

1. Quand l'évêque a dit les Kyrie, l'acolyte présente la mitre précieuse au premier diacre d'honneur et retourne à sa p!arc.

2. Il reçoit des mains du second diacre la itiilre quand le chœur achève les Kyrie.

.S. L'évêque ayant fini l'hymne, il porte la mitre simple au premier diacre, et se retire à sa place, et quand la même hymne est achevée par le chœur, il reprend la mitre des mains du second diacre.

!*. Les oraisons entièrement finies, il présente la même mitre simple au premier diacre et se retire à sa place.

5. Quand le diacre veut commencer l'Evangile, il reprend la mitre et demeure à sa place debout.

Chap. IV. — Du Credo.

1. L'acolyte de la mitre se met à'^enoux quand l'évêque fait la génuncxion en disant El incarnatus est, etc.

2. L'évêque ayant achevé le Credo , il porte la mitre simple au diacre , et après il se relire à sa place ; jiuis, lorsque le chœur chante Et incarnatus est, etc., il se met à genoux sur le plan, la face tournée vers l'autel.

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