‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 165 sur 411 · Pendant la préface les doux ministres · texte numérisé non relu

Pendant la préface les doux ministres

sacrés, étant debout derrière le célébrant,» Ton! les mêmes inclinations que lui; avant les deux derniers mois ils font la génuflexion à leurs places, «et montent à ses côtés,» le diacre à la droite et le sous-diacre à la gauche, oiî ils disent, inclinés comme lui, trois fois Sanctus, etc., ce que font aussi les ministres inférieurs à leurs places. A Benedictus, tous se redressent et font le signe de la croix, excepté le sous-diacre, qui tient durant tout ce temps-là la patène appuyée sur sa poitrine, et tourne avec la main gauche le feuillet du livre avant de se retirer. Ensuite, le sous-diacre ayant fait la génuflexion, descend au bas des degrés à sa place ordinaire, «et le diacre passe à la gauche du célébrant» (lour tourner les feuillets du livre, faisant la génuflexion aux deux côtés ou au milieu; ce que les ministres sacrés observent toujours quand ils passent d'un côté du célébrant â l'autre, comme il a été ci-devant remarqué, art. .3, n. 9.

2. Le céréinoniaire, ayant fait la génuflexion à la gauche du célébrant, en même temps que les ministres sacrés l'ont faite à leurs places vers la On de la préface, passe au côté de l'Epitre; ou bien il va à la sacristie, saluant le chœur, s'il passe par devant, et pourvoit à ce que tout soit bientôt prêt pour l'élévation. La préface étant achevée, le chœur diante le Sanctus jusqu'à Benedi' dus exclusivement, el pendant ce temps on sonne la grosse cloche de l'église, si c'est la coutume ; ou bien le premier acolyte sonne seulement la clochette de l'autel, comme aux messes basses, pendant que le célébrant dit le Sanctus.

3. « Ensuite les deux acolytes,» ayant fait les révérences convenables a l'autel et puis au chœur, s'ils passent par devant, «vont à la sacristie prendre des flambeaux,» sans allumer les cierges qui servent pour l'élévation aux messes basses. Ils retournent incontinent après à l'autel, seuls ou précédés du cérémoniaire, qui marche à la gauche du thuriféraire, portant l'encensoir de la maia droite et la navette de la gauche; tous quatre s'étant rangés en droite ligne à l'entrée du chœur, ils le saluent à l'ordinaire, et vont faire dans le même ordre la génuflexion à l'autel sur le pavé derrière le sous-diacre; puis ils se mettent à genoux, le cérémoniaire et le thuriféraire au côté de l'Epître sur le pavé, comme au commencement de la messe, et les deux porte-flambeaux vis-à-vis les deux coins de l'autel, ou bien aux deux côtés sur le pavé, la face tournée l'un vers l'autre, s'il est nécessaire pour la commodité des communiants, conformément au Cérémonial, liv. 11, chap. 8.

i. Quand il y a plusieurs clercs au chœur, il est plus à propos que deux d'entre eux portent les flambeaux que les acolytes ; el si

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à raison de la solennité de la fête on en doit porter quatre ou six, il faut autant de clercs pour cela , dont les moins dignes marchent les premiers ; tous saluent le chœur deux à deux après le cérémoniaire et le thuriféraire, g'ils passent par devant; puis, à mesure qu'ils arrivent devant l'autel , ils s'écartent sans faire la génuflexion , en sorte que les plus dignes soient au milieu ; ayant fait tous ensemble la génuflexion, ils se mettent à genoux sur le pavé, formant une ligne droite, ou bien ils vont au côté de l'autel, comme il a été dit, et pour lors les plus dignes en doivent être les |)lus proches, moins cependant que le thuriféraire et le cérémoniaire.

5. Le chœur, ayant achevé de chanter le Sanctus, se met à genoux , et les acolytes aussi , s'ils sont à la crédence , sans attendre que les porte-flambeaux soient arrivés. Le célébrant continue la messe à l'ordinaire; « lorsqu'il dit Qucm oblationem, le diacre » fait la génnflexion et « passe de la gauche du célébrant à sa droite, où il s'agenouille ; ce que le sous-diacre fait aussi en même temps sur le plus bas degré, » tenant la patène appuyée sur sa poitrine, jusqu'à ce qu'il se relè\e. « Durant l'élévaiion de l'hostie et du calice, le diacre élève de la main gauche le bas de la chasuble du célébrant, » sans la baiser avant ni après ; quand le célébrant a remis l'hostie sur l'autel et qu'il l'a adorée, le « diacre se lève avec lui pour découvrir le calice, puis se remet aussitôt à genoux ; après l'élévation du calice il se relève pour le couvrir » avant que le célébrant fasse la génuflexion, laquelle il l'ait avec lui; « il retourne au côté de l'Evangile, » oii il fait une autre génuflexion , tourne les feuillets du livre quand il est besoin, fait les signes de la croix que le célébrant fait sur soi, et s'incline comme lui excepté à Supplices te rogamus , et aux oraisons avant la communion, dont il sera parlé ci-après.

fi. S'il y a un ciboire sur l'autel avec des hosties à consacrer, le diacre, étant arrivé à la droite du célébrant, ayant fait la génuflexion aux deux côtés ou au milieu, le découvre et le met au côté du calice proche de la grande hostie ; quand le célébrant l'a mise et adorée sur l'autel après l'élévation, le diacre se lève incontinent et couvre le ciboire qu'il remet à sa place; puis il découvre le calice et fait le reste comme ci-dessus.

7. « Le thuriféraire ayant fait mettre de l'encens dans l'encensoir par le cérémoniaire, s'il y en a un, ou en ayant mis luimême sans aucune bénédiction, encense à genoux l'hostie et le calice de trois coups chacun durant l'élévation, » avec une inclination profonde avant et après. Pendant ce temps le cérémoniaire, ou le premier acolyte, sonne la clochette trois fois ou continuellement à chaque élévation, et l'on ne chante rien au chœur; mais on adore en silence le saint sacrement, quoiqu'on puisse jouer des orgues d'un ton grave et dévot, selon le Cérémonial, liv. I, ch. 28.

8. Le célébrant ayant fait la génuflexion après l'élévation du calice , tous se lèvent

avec lui, et le chœur chante Benediclus qui venir, etc., faisant le signe de la croix. Les porte-dauibeaux, le céremoiiiaire el le Ihuriféraire s'étant joinls, font ensemble la génuflexion au devant de l'aulel, derrière le sous-diacre ; ensuite ils saluent le chœur, s'ils passent par devant ; le cérémoniaire va porter la clochette sur la crédence, les autres vont porter les flambeaux et l'encensoir dans la sacristie ou autre lieu commode. Aux messes où il y a communion du clergé ou du peuple , el en celles où le chœur se lient à genoux durant les oraisons, comme il a été dit ci-devant art. 4, n. 9, les porte-flambeaux demeurent à genoux à leurs places avec les flambeaux allumés jusqu'après la communion , et le thuriféraire va seul quitter son encensoir, après les révérences convenables.

9. « Lorsque le célébrant dit : Per quem hœc omnia, etc., le diacre passe à la droite du célébrant avec les génuflexions requises aux deux côtés , découvrant néanmoins le calice en arrivant avant de faire la seconde génuflexion;» pendant que le célébrant fait les signes de croix avec l'hostie, disant Per ipsutn el cum ipso, etc., le diacre appuie deux doigts de sa main droite sur le pied du calice, selon le Cérémonial, liv. i, ch. 9 , sans incliner la tête à ces paroles omnis honor et gluria ; l'hoslie étant remise sur le corporal, il couvre le calice, fait la génuflexion avec le célébrant, el demeure à sa droite jusqu'au commencement du Paler.

10. Le cérémoniaire, ayant fait sur le pavé la génuflexion quand le diacre la fait pour passer à la droite du célébrant, monte à l'aulel à sa gauche, ei fait la génuflexion avec lui dès que le calice est découvert. Il demeure au môme lieu jusqu'à Pax Voinini, etc., s'il n'est obligé d'en partir plus tôt pour aller au défaut d'un autre recevoir le voile du sousdiacre à la fia du Pater.

11. Si! y a un préire assistant, ce que la rubrique suppose pendant le canon , il demeure proche du livre jusqu'après i'Agnus Dei, tournant les feuillets, montrant au célébrant ce qu'il doit dire, quand il est besoin , faisant comme lui les génuflexions, les inclinations de télé et les signes de croix, el frappant sa poitrine à Nobis quoque peccatoribus. 11 se relire néanmoins au côté de l'Evangile pour faire place au sous-diacre au Sanctus e^. àVAynas I>ej, qu'il dit avec le célébrant el les minisires .sacrés, étant médiocrement incliné comme eux vers la croix. 11 se met à genoux au même côté du célébrant un peu avant la consécration, et ne se relève qu'après l'élévation du calice, s'il n'y en a quelque nécessité. Le diacre demeure à la droite du célébrant el tant soit peu derrière, depuis le Sanclus jusqu'au Paler, suivant les rubriques du Missel, lit. 7, u. 11, et lil. 8, n. 8.

VARIÉTÉS

A Paris, le sous-diacre ne tient pas la patène ; elle reste sur l'aulel jusqu'après le Sanetus; alors il la donne au ministre qui en est chargé, el il va lui-même à la gauche du célébrant pour tourner les feuillets du li-

vre au défaut du diacre dans certains cas. Il y a dans le rite parisien beaucoup de particularités qu'il serait trop long de rapporter.

ARTICLE IX

De l Oraison dominicale jusqu'à la fin.

(Rubriques.) In missa solemni cum célébrons dicit :

Per quem hœc omnia, etc., diaconus fada sacramenlo (jenuflexione, accediC ad dexterum celebranlis, et quando opus est, discooperit calicem, et cum célébrante adorât : similiter cooperit et iterum genufleclit. Cum incipil Paler nosler, idem vadit rétro post celebrunlem, fada prius sacramenlo genuflexione, ubi stat, dum dicitur oratio Dominica.

Jn missa solemni diaconus stans rétro post celebrantem, cum in oratione dominica dicitur Et dimille nobis debila noslra, fada ibidem genuflexione vadit ad dexteram celebrantis, et subdiaconus circa finem oralionis Dominicœ, fada itidem genuflexione revertitur ad altare ; et stans in cornu Epistolœ porrigit palenam diacono, qui eam discooperit, et pitrificaturio abstergens dat celebrunti , illius manum osculando ; et, quando opus est, discooperit calicem, et cum célébrante adorai, subdiaconus reddita patenn, el deposilo vélo quod ab humeris cjus pendebat, genufleclit tt descendit rétro post celebrantem, et cum dicitur paxDomini, iterum ijemtflectens accedit ad sinistram celebranlis, et simul dicunt Agnus Dei. Deinde fada ibidem sacramenlo genuflexione. redit post celebrantem, diu' conus vero a dextris gcnuflexus exspedat pacem : et cum celebrans osculatur altare, ipse se eriyens simul oscul<ilur illud extra corporale, cl a célébrante dicente Pax lecuni complexus, accipil pacem sinistris genis sibi invicem appropinquantibus, et ei respondel Et cum spirilu luo. Postea iterum sacramenlo in altari adorato, vertit se ad subdiaconum rétro post celebrantem, et similiter dat ei pacem; subdiaconus, accepta pace a diacono, et [acta altari genuflexione , comitalus ab acoUjtho vadit ad chorum; et dat pacem primo cujusque ordinis, dignioribus prius, deinde minus dignis, et reversus ad altare, fada genuflexione, dat pacem acolytho, qui ipsum comitaverut, qui el aliis acolytliis circa altare dat pacem; deinde subdiaconus vadit ad dexteram celebranlis, et, quando opus est, discooperit calicem, accipit ampullam vini, el infundit quando celebrans vult purificare. Diaconus post datam pacem subdiacono vadit ad librum ; et, dum celebrans se communical, slant ipse et subdiaconus profunde inclinali versus altare. Jn tnissa ponlificali assistens accipU et deferl pacem, ut in Cœremoniali habelur. Si in missa solemni fiât communia, omnia sêrventur ut supra, sed prius commumcet diaconum et subdiaconum, deinde alios per ordinem; et diaconus purificalionem ds tninistret. Intérim a choro canlalur antiphona, quœ dicitur Communie.

(TraducUoii et dévcloppeiheots.) 1. « Lorsque le célébrant commeme le Paler nosler, le diacre fftil la génuflexiou cl

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va derrière lui ; à ces paroles : Et dimitte nobis débita nostra, il fait la génuflexion avec le sous-diacre, chacun à sa place, et montent tous deux au côté de l'Epflrc, où le diacre ayant reçu la patène que le sousdiacre lui présente sur l'autel, il l'essuie avec le purificatoire, » cl la tenant des deux mains par les côtés, « il la baise » par le bord d'en naut, « puis la présente au célébrant en lui baisant la main, » pendant que le chœur répond Sed libéra nos a malo. « Le sous-diacre, ayant donné la patène au diacre, quitte le voile qu'il portait, » et le laisse entre les mains du thuriféraire ; lequel, ayant fait aussitôt la génuflexion avec le sous-diacre, va le plier à la crédence, et l'autre « retourne à sa place derrière le célébrant, » sans y faire une seconde révérence, suivant la rubrique du Missel, tit. 10, n. 8.

2. Lorsque le célébrant fait le signe de la croix sur lui avec la patène, tous les ministres de l'autel qui n'ont pas les mains occupées le font avec lui ; puis « le diacre découvre le calice et fait la génuflexion avec le célébrant; quand la particule est mise dans le calice, il le recouvre et fait la génuflexion avec le célébrant et avec le sousdiacre, qui est monté de l'autre côté, à ces paroles, Pax Domini, après avoir fait la génuflexion à sa place. Alors le célébrant dit à l'ordinaire VAgnus I)ei entre les deux ministres sacrés, qui le disent aussi * en frappant leur poitrine, étant inclinés comme lui vers le saint sacrement. En même temps le chœur chante VAgnus Dei, et ensuite l'antienne appelée communion, pourvu que le célébrant ait pris le sang de Notre-Seigneur, et qu'il n'y ait personne à communier, auquel cas le chœur est assis et couvert durant cette antienne.

3. « Après que le célébrant a achevé 1'^gnus Dei, le sous-diacre fait la génuflexion et descend à sa place » ordinaire, où il demeure debout. « Le diacre s'étant mis en même temps à genoux à la droite du célébrant, attend la paix » ayant les mains jointes; sur la fin de la première oraison, « lorsque le célébrant est prêt de baiser l'autel, il te lève et le baise avec lui hors du corporal » sans mettre les mains sur l'autel, « puis approchant sa joue gauche de celle du célébrant, >! reçoit de lui la paix par un baiser » avec Une inclination médiocre avant et après, le célébrant lui mettant les mains par dessus les bras, et «lui disant Pax tecum, et le diacre » étendant ses mains par-dessous et « répondant : Et cum spiritu tuo; » ce que tous les autres observent en donnant et en recevant la paix. Le célébrant ne fait point la génuflexion avant de donner la paix au diacre, ni après l'avoir donnée ; « le diacre l'ayant reçue fait la génuflexion au même lieu devant le saint sacrement, descend à la droite du sous-diacre sur le pavé, et lui donne la paix de la manière susdite, » sans lui faire aucune inclination auparavant, mais seulement après; le sous-diacre la reçoit lui faisant une inclination avant et après. « Le diacre monte aussitôt au côté du livre » où il

Dictionnaire des Rites sacrés. II.

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fait la génuflexion en arrivant, et sert le célébrant sans s'incliner comme lui aux oraisons Domine Jesu et Perceptio, etc.

k.u Le sous-diacre, ayant reçu la paix, fait la génuflexion au même lieu; 'et, ayant à sa gauche le cérémoniairc qui l(» précède un peu, ou à son défaut le thuriféraire, il va au chœur sans le saluer et y donne la paix au premier de chaque rang, » le saluant seulement après, et non pas auparavant, et commençant toujours par les plus dignes, comme il est plus amplement rapporté ciaprès, à l'article Paix. Puis, s'étant avancé vers le milieu, il salue le chœur, commençant par le côté droit, « et retourne à l'autel, où il fait la génuflexion au milieu sur le dernier degré, et donne la paix à celui qui l'a accompagné, lequel la donne aux aulrc-s ministres inférieurs qui sont debout dans le sanctuaire, » mais non pas à ceux qui sont à genoux. S'il doit donner la paix à quelquesuns avec un instrument, il observe ce qui est dit ci-après, art. Paix.

5. « Cependant le sous-diacre ayant donné la paix, monte à la droite du célébrant, » où il fait la génuflexion en arrivant, si le célébrant n'est pas sur le point de la faire; il s'incline médiocrement vers le saint sacrement, et frappe sa poitrine comme le diacre au Domine, non sutn dignus ; si c'est l'usage, un acolyte ou le thuriféraire sonne la clochette; pendant que le célébrant communie sous l'une et l'autre espèce, ils demeurent tous deux profondément inclinés vers l'autel ; mais non pas durant l'espace qui est entre l'une et l'autre communion. Les ministres inférieurs observent les mêmes choses à leurs places, excepté ceux qui tiennent les flambeaux. « Le sous-diacre découvre le calice » lorsque le célébrant commence à séparer ses mains, et fait la génuflexion aussi bien que le diacre avec le célébrant.

6. Si le sous-diacre n'est pas revenu du chœur après que le célébrant a pris le précieux corps de Notre-Seigneur, le diacre fait la génuflexion et passe à la droite du célébrant; y étant arrivé, il découvre le calice (lorsque le célébrant commence à séparer ses mains), et fait avec loi la génuflexion; ensuite il lui présente la purification et l'ablution ; mais quand le sous-diacre arrive, il lui cède la place et lui laisse achever le reste de son office, retournant en même temps au livre avec la génuflexion accoutumée, si co n'est qu'il y eût communion du clergé ou du peuple ; car, en ce cas, le diacre demeurerait à la droite du célébrant, et le sous-diacre ayant fait la génuflexion en bas monterait à la gauche, où ils observeraient avec les auires ce qui est prescrit a l'article de la communion générale. Voy. Commdnion.

7. Lorsque le célébrant est sur le point le prendre le sang de Notre-Seigneur, le premier acolyte, ou à son défaut le rhurifératre, porte sur )e côté de l'Epîlre les burettes, sans faire aucune génuflexion, et les présente l'une après l'autre au sous-diacre, «qui verse du vin dans le calice» quand le célébrant le lui présente pour la purification j

puis, s'étant retiré au coin de l'Epflre, et ayant reçu de l'acolyte la burette de l'eau de la main gauche, il verse le vin et l'eau de la droite, rendant pour cet effet la burette du vin à l'acolyte dès qu'il s'en est servi, et observant en celte action envers le prêtre les révérences requises, et les baisers dos burettes seulement, comme il sera dil à l'arliclc Servant de la messe basse. Ensuite ayant pris la pale qu'il porte appuyée sur la poitrine, il change de place avec « le diacre ; lequel transporte le livre sur le pupitre au côté de l'Epîtrc,» faisant tous deux l'un derrière l'autre la génuflexion seulement ;iu milieu : en même temps le second acolyle , ay;int pris le petit voile du calice qui est sur la crédence, le porte sur l'autel au côté de lEvangile, faisant au milieu la génuflexion tant en allant quen revenant.

8. Le diacre ayant ouvert le livre à l'endroit où est l'antienne appelée comm'union, la montre au célébrant, «et se retire derrière lui sur le second degré. Le sous-diacre étant arrivé au côté de l'Evangile, essuie le calice avec le purificatoire qu'il met ensuite dessus; il le couvre de la patène et de la pale, plie le corporal de la même manière que le célébrant aux messes basses, et le met dans la bourse; puis, ayant mis le voile sur le calice et la bourse par-dessus, il le prend de la gauche par le nœud, tenant la droite dessus, et le porte ainsi à la crédence par le plus court chemin, faisant la génuflexion seulement au milieu sur le dernier degré; ensuite il retourne derrière le diacre,» où il fait la génuflexion, si c'est au milieu, mais non pas si c'est au côté de l'Epitre.

9. S'il y a un prêtre assistant, aussilôt que YAgnus Dei est dit, il fait la génuflexion avec les minisires sacrés, qui se retirent à leurs places, pendant qu'il va par le plus court ch' min à la droite du célébrant où il se met à genoux, allendani la paix qu'il reçoit après la première oraison, de la manière qui a été dito ci-dessus, n. 3. Ensuite il Ja donne premièrement au diacre, puis au chœur, et enfin à celui qui l'a accompagné; après quoi il monte à la gauche du célébrant, observant en tout cela ce qui a été dil, n. k. Le diacre ayant reçu la paix du prêtre assistant, fait la génuflexion à sa place, descend sur le pavé du côlé de l'Epîlre, et la donne au sousdiacre puis tous deux, ayant fait la génuflexion sur le plus bas degré, montent aux côlès du célébrant; savoir, le diacre à la gauche, et le sous-diacrr à la droite. Mais lorsque le prélre assistant, étant revenu du chœur, fait la génuflexion en bas pour monter au côlé de l'Evangile, les deux ministres sacrés la fout aussi en même temps, le sousdiacre descendant en bas à sa place ordinaire, et le diacre passant à la droite du célébrant, auquel en ce cas il donne la purification et l'aululion, selon le cérémonial, l.i, c.QetlO. Si néanmoins le sous-diacre avait déjà commencé à donner la purification quand le prêtre assistant retourne au livre, il continuerait, et le diacre se retirerait à sa place ordinaire. Ensuite le orélre assistant porte

le livre au côté de l'Epitre par le plus court chemin, avec une révérence convenable au milieu, les ministres sacrés faisant en même temps la génuflexion derrière lui ; puis le sous-diacre monte au côlé de l'Evangile pour accommoder le calice; le diacre suit le célébrant au côté de l'Epitre, sans monter à sa droile, et le prêtre assistant demeure au livre comme à l'Introït.

VARIÉTÉS

Selon les Missels de Paris, de Toulouse cl de Aienne, en donnant le baiser de paix au diacre, le célébrant dit : Pax tibi, (rater, et Ecclesiœ sanclœ Dei. Il n'y est pas dit (jue le diacre doit élre àgenoux pendant la première oraison ; mais la rubrique de Paris veut (ju'il soit à genoux pour présenter l'inslHumcnl de la paix après avoir baisé l'autel; jusqu'à ce qu'il ait répondu : Et cum spiritu tuo

ARTICLE X

Depuis l antienne appelée cummunion jusqu'à

la fin de In messe.

(Rubriques.)

Jn missa solemni diaconus defert librum Missatis ad cornu Epistolœ , deinde vadit rétro post celebrantem, subdiaconus vero vadit ad cornu Evitngelii, ubi calicem mun~ dat, aptat cum purificatorio, pattna et palla cooperit, plient corporale, reponit in biirsam, et illam ponit super calicem coopertum vélo; quem coïlocat in altari, tel super credentia, ut prius : postea redit ad locitm suum rétro post diaconum, qui cumdicil Ite Missa est, cum célébrante vertit se ad populum, et in Quadragesima dicta per celebrantem Oremus, diaconus in cornu Epistolœ vertens se ad populum, junctis manibus dicit, ut supra, Humiliale, etc. ; quo dicto vertit se versus altare a tergo celebranlis, et célébrons dicit orationem super populum.

Jn missa solemni célébrons eadem voce et modo quo in missis privalis, semel tantum be~ nedicit populo, nisi sit episcopus, vcl abbas, ut infra, et dicto Evangelio secundum Joannem, velalio ut supra, ministrante subdiacono librum, si opus est, discedit cum minislris, ordine et modo quo veneral.

Episcopus autem ter benedicit populo, etium in missis privalis, ut in Cœremoniali habetur. ( Tiaduclion et développemenls.)

1. Le célébrant ayant lu au coin de l'Epitre la communion va au militu de l'autel, suivi du diacre qui est sur le second degré ; puis il baise l'autel, chante Dominus vobiscum; et, étant aussilôt retourné au livre, il chante l'oraison ou les oraisons, lui et tous les autres observant les mêmes choses qui ont été dites ci-dessus aux oraisons avant l'Epîlre.

2. «En Carême, aux messes de la ferie, le célébrant ayant dit le dernier Oremus pour l'oraison sur le peuple, le diacre se tourne à droite vers le peuple sans faire aucune génuflexion, et chante, les mains jointes elles yeux baissés, Humiliate capita vestra Deo; puis se tourne aussitôt par le même côté vers l'autil, et le célébrant, qui n'a point dit de son côlé Humiliate capita vestra Deo, chan\.Q celte oraison. »

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