‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 318 sur 411 · PALE · texte numérisé non relu

PALE

(]'esl une pièce de toile semblable à celle ou corporal, destinée à couvrir le calice. En Fr.ince, on y insère un carton pour la rcndie plus facile à manier. \ oici comment la décrit le Cérémonial de Lyon : « Six pouces carrés, sans broderies ni dorures, de lin dessus et dessous ( Décret de la Cowjr. ^2 janv. 1701, n. -iti-Ki ), avec une pelilt; croix au milieu. »

Ceux qui, malgré ce décret, se servent de pales dont le dessus est d'une étoffe précieuse ou brodée, doivent au moins on détacher le dessous et le laver assez souvent pour qu'il soit toujours propre, comme le corporal.

On a quelquefois oblenu la permission de consacrer la grande hostie sur une pale, pour recueillir plus facilement les parcelles. ( Voij. Meruli. )

[de la PALE.j

(Trailé des SS. Myslèrcs, par Collel.)

La pale n'était autrefois que le corporal qui, étant aussi long et aussi large que le dessus de l'autel, se repliait sur le calice pour le couvrir, comme il se pratique encore dans l'ordre des chartreux (1). De là il i

tu Le Bnin f.xmc. lilt. Iiist., elc, t. 1, p. 2'JT. Cela se fait aussi a» grand .uilcl de Lyon.

iuO^

niCTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES. ll?iG

l'qne la pale est nécessaire sub gravi pour la célébration des mystères. Et qui oser;iit laisser le calice découvert, et par là exposé à tous les inconvénients qui en peuvent naître? 2' que la pale doit être de lin dans sa partie intérieure qui rcfrarde le calice; car, dès que ce n'est on quelque sorte qu'un petit corporal détaché du premier, il faut qu'elle en suive la nature et les conditions. J'aurais cru que le dessus pouvait élre brodé en or ou en soie, et en effet j'en ai vu plusieurs de cette espèce ; mais la congrégation des rites l'a défendu en 170G (1) ; '.i" ii s'ensuit encore qu'on ne peut ni célébrer sans pale, ni en employer une qui ne soit pas bénile ou qui ne soit pas de lin. Gavantus, Suarez, Ouarli font un péché mortel de l'usage opposé, et V^asquez traite de non probable l'opinion contraire (2).

PALLIU-M.

On appelle ainsi en lalin une pièce d'étoffe plus ou moins riche qui orne le devant d'un aiilel. de la couleur convinable à l'office qu'on célèbre. 1 oy. Propreté, Uécoratihn.

On se sert du môme terme pour désigner, même en français, un orneincnt de laine blanche, semé ile croix noires, bénit par le pape, qui l'envoie aux archevêques, pour marque de leur juridiction.

(Cérémonial des évoques, 1. i, c. 16 )

Nota. On ne donne pas la traduction française de ce chapitre, parce que ce (jui suit en est un précis ; on voit aussi, à l'art. Messe pontificale , des règles relatives à l'usage du pallium.

(Extrait du Pontifical.) Du pallium. De pallio.

i. Lorsque le pa/- 1. Cum pallium a liiim est envoyé par sedc apostolica mitliie siège apostolique, lur, pontifex, cui res le pontife qui est ipsa commitlilur, slachargé de le remettre, tuta die cum eleclo , convient avec l'élu du convenit in ecclesia jour où ils se réuni- sua, si commode ficri ront dans son église, potesl, tel alla ecclesi on le peut coinmo- sia suœ diœcesis vel dément , ou dans une provincial majis comautre église de son moda , in qua missadiocèse ou de sa pro- rum solemnin peravince. On y célébrera guntur. El facta comunemesse solennelle, munioneper celebran- Après la communion, tem , pallium reponion étend le pallium lur supra médium alau milieu de l'autel, taris exlensum , et couvert de l'étoffe en serico, in quo invosoie dans laquelle il utum porlalum fuit, était enveloppé quand coopertum. Deinde on l'a apporté. Quand peraclis missarum soîa grand' messe est lemniis pontifex, inachevée, le pontife, dulus amictu , stola, revêtu du l'amict, de pluviali et milra, sel'élole, de la chape et dens anlealtare, su-

y^ (1) Tn sacrificiQ missae non est adliibenda palla a parte ' y^sirperlor! drappo serico cooperta. Sticr. Congreg. die 22 '' Junuar. 17C6. — L'u«age contraire l;iit qu'on ne les lave

de la mitre, s'assied per faldistorio cupit

devant l'autel sur un juramentum fidelitn-

fauteuil , reçoit, au tis,nomine sedis apos-

nom du siège apo- lolicœ, ab ipso eleclo,

stoliqiie, le serment omnibus ponlificali-

de fidélité de l'élu qui bus paramentis , ac si

est revêtu de tous les celebraturus esspt,mi-

ornements pontifi- tra tamen cl chirolhe-

caux, comme s'il de- ci? demplis , indulo,

vait célébrer, excepté antc se genuflexo ,

cependant la mitre et juxta formam per lil-

les gants; il se met leras opostolicas tra-

à ginoux devant le ditam.

ponlife , et prononce

la formule de serment prescrite par les lettres apostoliques. Voy. Evêque.

FOnMA JDRAJIENTf.

Ego iV., electus ecclesiœ iV., ab hac hora in aiitea fidelis, etc., prout habelur in consecrationc clccti in episcopum.

2. L'élu ayant pro- 2. Expleto jura~ nonce la formule, le mento ab eler.to , dicsusdit pontife tenant lus pontifex in gremio des deux mains sur suo librum Evangclioscs genoux le livre rumambabusmunibus des Evangiles ouvert, apertum Irnens, infele bas tourné vers l'é- riore parte libri electo lu, il en rrçoil le ser- versa, ab eo prwst'a' ment en ces termes, tionem liujusmodi juque l'élu prononce ramenti recipit , et encore à genoux de- electo adhuc coram eo vaut lui : « Qu'ainsi genuflexo , diccnle : Bien me soit en aide. Sic me Deus adjuvet, et ces saints Evan- et heec sancta Dei

giles. »

Le pontife répond :

« Rendons grâces à Dieu. »

Evangelia.

Tum pontifex respondet : Deo gratias.

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