Enfin on chante 15. Demum cante
Ic Te Uentn ( Voy. art. tur hymnus Te Deum ,
Evêque) que le délé- inchoatus a delegalo ;
gué a entonné; quand quo finito delegatus
on l'a fini, le délégué cantat oralionem pro
chante l'oraison d'ac- graCiarum actione. lion de grâces.
Oratio.
Deus, ci;jiis misericordiao non est numerus, et bonilatis infinilus est thésaurus , piissimîe majestati tuœ pro collatis donis gralias agiraus, tuam scmper clementiam exorantes ut qui petentibus postulala concedis, eosdem non deserens ad prœmia futura disponas. Per Dorainum nostrum.
Les chantres ajou- Canlores addunt : tent : Bénissons le Benedicamus Domi- Seigneur. ^ Grâces à no. ^ Deo gratias. Dieu.
Cette manière de bénir les peuples et les champs, revue et corrigée par le 11. P. Jules Rospigliosi, autrefois secrétaire de la sacrée congrégation des Rites, par l'ordre de la même congrégation, celle-ci l'a approuvé>\ a permis de l'imprimer, après l'avoir communiquée à Sa Sainteté, qui a donne son consentement le 1" octobre 1635
HBMARQUE.
Les prières précédentes ont pour objet principal de demander les fruits de la terre. On s'adresse à Dieu conime à notre unique ressource, l'auteur et le rémunérateur de la piété, qui étend les effets de sa bonté en tous lieux, qui fait croître les fruits par les influences combinées de l'air et de la pluie ; on lui demande qu'il rende efficaces les prières de son Eglise, que sa bénédiction se répande abondamment sur ce lieu, et qu'elle soit permanente, afin que les indigents et les pauvres, ainsi comblés de biens, bénissent son saint nom. On finit par rendre des actions de grâces à Dieu, dont la miséricorde est incompréhensible , et la bonté un trésor inépuisable, en lui demandant encore qu'il nous accorde toujours ce que nous lui demanderons, qu'il ne nous abandonne pas, mais que par ces bienfaits temporels il nous dispose aux récompenses éternelles.
Il est à remarquer que l'on bénit la tête couverte dans cette circonstance, en signe de la juridiction, disent les commentateurs du Rituel romain. {Vid. Catalanum, in liit. Rom. comment, t. Il)
PIE V (Saint) (1).
(Indulgences aulhenliques.)
Indulgences accordées à perpétuité à tout fidèle qui récitera , avec dévotion, l'hymne
Hymne.
La guerre approclie, le culte liu Seigneur est méprisé ; déjà la vengeance céleste menace de. punir la terre.
Dans un si grand danger, pourrions-nous invoquer parmi le? babilanls du ciel un défenseur plus puissant que vous , 6 bienheureux
rie?
PiTsonne, ô bienheureux pontife , n'a travaillé plus courageusement que vous à procurer ici-bas la gloire du Seigneur.
Dans un Si grand, elc.
Par des entreprises pleines d'une sainte hardiesse , vous avez délivré les nations chrétiennes du joug que Us barbares voulaient leur imposer.
Dans un si grand , etc.
Vos ferventes prières , plus encore que les flottes que vous aviez rassemblées, ont déterminé la célèbre victoire remportée à Lépanle sur les Turcs.
Dans un si grand, etc.
Au moment de la défaite do l'ennemi vous vites de Ruuje l'issue favorable, du combat, et vous en instruisîtes ceux qui vous entouraient.
Dans un si grand, elc.
Maintenant que dans le ciel vous pouvez plus encore, jetez un regard favorable surceux qui vousinvoquent; et daignez apaiser les discordes civiles et la fureur dis ennemis.
Dans un si grand, etc.
yue par le secours de vos prières le t^é^or de la paix nous soit enlin rendu , alin (|ue, désormais en sûreté, nous puissions chanter au Seigneur des cantiques de Joie.
Dans un si grand, etc.
Gloire, louanges et honneur vous soient rendus, ô sainte Trinité qui êtes un seul Dieu, dans tous les siècles des siècles. Ain:>i soil-il.
Belli tumultus ingrult, Cullus Dei contemnitur ; Ultrixque culpam perse-
quens, Jam pana terris imminel.
ijuem nos in hoc discrimine, Coelesliiira de sedibus, Prœsentiorem vindicem, Ouam te, Pie, invocabimusT
Nemo, béate ponlifei, Intensiore robore, Quam tu, superni numinis Promnvit in terris decus.
Quem nos, elc
Ausisve fortioribus.
Avertis a cervicibus, Quod christianis gentibUB Jugum parabant barbari.
Ouera nos, etc.
Tu, comparalis classibiu, Votis magis sed fervi.iis, Ad msulas Enrhiiiadas Fundis tjrannura Thraci*.
Quem nos, etc.
Absensque eodem lempore Hostis fuit quo perditus.
Vides, et astantes doces Pugnse secuudos exitus.
Ouem nos, etc.
Majora qui cœlo potes.
Tu supplices nunc aspice , Tucivium (liscordias Compesce et iras hoslium.
Quem nos, elc.
Precante (e, pax aurea Terras révisai, ut Deo Tuti queamus reddere Mox laetiora cantica.
Quem nos, elc.
Tibi, beata Trinitag, Uni Deo sit gloria , L)us cl polestas orania Per sœculurum sxcula.
Amen.
(1) Au commencement du pontiQcat de Pic Y, les Turcs menaçant d'envahir la chrétienté , les princes chrétiens réunirent leurs forces et remportèrent sur eux une victoire sigualéo dans le golfe de Lépante, le 7 octobre 1571. Ce succès fut aUribué aux prières du saint pontife, qui, comme un antre Moïse, élevait sans cesse les mains au ciel pour aUirer le secours d'en liaul. IJne révélation lui donna connaissance de la victoire au moment même où
elle se g.ignait, cl il l'annonça aussitôt a ceux qui se trouvaient aunrès de sa personne. Eu action de grâces de cet heureux évéuemenl Pie V lixa au 7 octobre la fêle du Saint-Kosaire, qui fut transférée par son successeur aupremier dimanche de ce mois. [Note île l'Édileur.)
(2) Pie VII, rescril du 11 août 1801, qui a été conlirmé par Pie VIll, par un décret perpétuel de la sacrée congrégation des Indulgences, en date du 2 octobre 1850.