‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 403 sur 411 · PRÉDICATION · texte numérisé non relu

PRÉDICATION

(Cérémonial des é\Cviues, 1. 1, c. 22.)

1. Comme on le dit à l'arl. Messe pontificale, quand l'évéque célèbre solennellement, il ne convient pas du lout que l'on prêche, si ce n'est l'évéque lui-même, ou (lueique chanoine, qui daus ce cas sert à l'évéque de prêtre assistant; à l'art. Assistants on indique la manière dont il doit le l'aire.

2. Si l'évéque ne célèbre pas, mais assiste à la messe chantée par un autre , quelqu'un des clercs qui en soit capable, avec la permission de l'évéque, fera le discours ; il aura le camail sur le rochet , ou un autre habit canonial propre à cette église. Si c'est un religieux , il sera vêtu comme il l'est ordinairement pour prêcher. Le sermon qu'on fait pendant la messe doit régulièrement avoir pour objet l'Evangile du jour. Quel que soit le prédicateur , quand l'Evangile est fini, il sera conduit par le cérémoniaire, après les saints requis, auprès de l'évéque, à qui il baisera la main , à genoux s'il n'est pas

.^""T^SI-e Canon du Sacrauienlaire du saint pape Gélase

coniineBce ainsi : Ikcipit Canon actionis : Sursum corda,

, ,BABEMUS)U> iJoMiM'M (Co(i . Socram., p. 196). Il commence

■ 4oTBC'iue iljus l'aucien Missel des Francs avant Charle-

chanoine ; mais un chanoine reste debout, s'incline profondément, baise la main, ensuite il demande la bénédiction. L'évéque lui répond : « Que le Soigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres , afin que vous annonciez dignement et avec fruit ses paroles sainles. Au nom du Père f, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. »

3. Ayant reçu la bénédiclion de l'évéque, il lui demande les indulgences ; l'évéque lui accorde celles qui sont d'usage ; après quoi, ayant fait les saluls requis, il se retire et va à l'ambon ou autre lieu destiné à cela; il y monte, s'y repose un moment étant couvert; bientôt il se découvre, fait le signe de la croix et récite à genoux la salutation angélique (et non le liegina cceli, même dans le temps pascal) d'une voix intelligible et d'un ton pieux ; ensuite il se lève, se couvre et commence son discours.

h. Pendant la prédication, lorsqu'il adresse la parole à l'évéque ou à un légat qui est présent , il fait une profonde inclination de tête. Après le sermon il est découvert et à genoux pendant que le diacre fait la confession ; quand elle est finie il se lève, et, debout au lieu même où il a prêché, il publie les indulgences accordées par l'évéque; aussitôt il descend et se retire; il a par conséquent dû prévoir et savoir de mémoire la manière d'annoncer les indulgences.

5. S'il doit y avoir un discours extraordinaire comme pour la publication d'un jubilé, pour rendre grâces à Dieu de quelque heureuse nouvelle ou traité d'alliance, ou à l'occasion dupassagede quelquegrand prince et autres cas semblables, l'on ne doit pas prêcher pendant la messe, mais quand elle est finie, et l'on ne demande pas la bénédiclion.

6. 11 en est de même si l'on prêche à la messe pour les défunts, ou si l'on fait l'éloge funèbre de quelque grand homme ; dans ce cas , dès que la messe est finie, avant l'absoute, comme il est dit à l'art. Messe pontificale pour les défunts, on prêche en habit ordinaire.

Page 1